Comprendre les enjeux

La 5G sera une technologie polymorphe, voire protéiforme, capable de répondre à des usages qui adresseront les différentes " verticales " de l'économie : énergie, santé, médias, industrie, automobile, etc.

Dès début 2017, l’Arcep partageait sa compréhension des enjeux de la 5G dans un rapport.
 

Libérer et attribuer les fréquences

Pour répondre à des besoins et des usages d'une nature nouvelle, la 5G nécessite de recourir à de nouvelles fréquences, en particulier dans les bandes hautes, pour accroître la capacité et les débits des réseauxréseaux mobiles.

L’Arcep travaille à la libération de ces bandes, notamment par la migration de certains usages sur d’autres bandes.

Elle a lancé, fin juillet 2018, une consultation sur l'utilisation future des bandes 26 GHz et 1,5 GHz dans la perspective des réseaux 5G .

En vue de préparer l'attribution de nouvelles fréquences dans les bandes 3,4-3,8 GHz, 26 GHz et 1,4 GHz, l'Arcep a également lancé, du 26 octobre au 19 décembre 2018, une consultation publique afin que les opérateurs, les équipementiers, les collectivités territoriales, les acteurs des " verticales " de l'économie et toutes les parties intéressées puissent exprimer leurs besoins.

L'Arcep organisera une deuxième consultation sur le ou les textes d'appel à candidatures, qu'elle proposera ensuite au Gouvernement. L'appel à candidatures pourra être lancé à partir de la mi-2019.

L’attribution de ces fréquences dédiées à la 5G pourrait donc être menée d’ici fin 2019 ou courant 2020.

Ces actions s'inscrivent dans le cadre de la feuille de route nationale du gouvernement sur la 5G pour faciliter les déploiements et du programme 5G de l'Arcep publiés le 16 juillet 2018.

"Le régulateur est un facilitateur. Il est là pour donner les armes aux innovateurs, pour faire bouger les lignes. Mais s’il n’y a pas de mouvement des acteurs économiques eux-mêmes, on court le risque d’un retard français sur la 5G".

Sébastien SORIANO, président de l’Arcep, dans Next INPact (15 mars 2018)


Accompagner les acteurs : le  guichet « pilotes 5G »

La 5G n’est pas le simple prolongement de la 2G, 3G et 4G. Elle ne tiendra toutes ses promesses que si les entreprises et les acteurs industriels et d’infrastructures s’en saisissent et inventent des usages innovants.

Pour accompagner ce mouvement, l’Arcep a ouvert en janvier 2018 un guichet « pilotes 5G », qui met à disposition du spectre pour permettre aux acteurs industriels de tester le déploiement grandeur nature de pilotes 5G (ports, hôpitaux, routes connectées...), ainsi que les modèles économiques de demain. L’Autorité pourra ainsi mieux préparer la future procédure d’attribution des autorisations 5G.

L'Arcep  peut  d’ores  et  déjà  délivrer  des  autorisations d'utilisation  de  fréquences,  à  titre  transitoire,  pour développer  des  pilotes  5G.  Dans  la  bande  3400 -   3800 MHz,  des  fréquences  sont  déjà  disponibles  dans  les agglomérations de Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Le Havre, Saint-Étienne, Douai, Montpellier et Grenoble. Cette liste n'est pas exhaustive et peut évoluer : les acteurs intéressés sont invités à contacter l'Autorité s'ils envisagent de tester cette technologie dans d'autres zones géographiques ou d'autres gammes de fréquences.

 

5G et neutralité de l'internet : amis ou ennemis ?

L'Arcep a pour mission de veiller au respect de la neutralité de l'internet en France. Elle est aussi en charge du développement et du déploiement de la 5G sur le territoire.

Pour certains, 5G et neutralité de l'internet sont incompatibles. Qu'en est-il ? La réponse de l'Arcep en BD.