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Numérique et environnement

Selon les sources, le numérique représenterait aujourd’hui 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Si cette part demeure modeste comparativement à d’autres secteurs, et que les données sur l’empreinte environnementale du numérique font encore largement défaut, la croissance annuelle de la consommation numérique et l’évolution des usages doivent nous interroger.

Le numérique, chance ou menace pour l’environnement ?

Le baromètre du numérique publié par l’Arcep en 2019 révèle un renversement de l’opinion sur le sujet : le numérique est perçu comme une chance pour l’environnement par 38 % de la population française en 2019, contre 53 % une décennie plus tôt. Conscients de l’impact du numérique sur l’environnement, ils sont nombreux à se déclarer prêts à modifier leurs pratiques.

Comment intégrer la dimension environnementale dans les réseaux du futur ?

En 2018, l’Arcep a ouvert un cycle de réflexion sur les « réseaux du futur » : dix personnalités qualifiées du monde académique, entrepreneurial et industriel, dans divers domaines d'expertise, se sont jointes à l’Arcep dans le cadre d’un comité scientifique. Parmi les 8 notes thématiques produites par ce comité, une note se penche sur « l’empreinte carbone du numérique ».

Les évolutions technologiques suffisent-elles à absorber l’augmentation de trafic et les nouveaux usages ? Quelles sont les technologies les plus efficaces ?  Quels sont les leviers à employer pour réduire les émissions de GES du numérique ? La note de l’Arcep tente d’apporter des premiers éléments de réponses, s’appuyant sur l’audition d’experts de la société civile, des industriels ainsi que des acteurs publics.

Voir la note « L’empreinte carbone du numérique », publiée dans le cadre du cycle de réflexion « Réseaux du futur ».

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L'enjeu environnemental, nouveau chapitre de la régulation des télécoms ?

En juin 2020, l’Arcep a annoncé le lancement d’une plateforme de travail ouverte et transparente : « Pour un numérique soutenable ». Associations, institutions, opérateurs, entreprises du numérique, personnalités intéressées ont été appelées à y contribuer.

Suite au premier rendez-vous le 9 juillet, l’Arcep a publié le programme détaillé (pdf - 269 Ko) des ateliers et discussions menés au second semestre 2020.

Après un semestre ponctué de cinq ateliers thématiques et deux « grandes discussions », l’Arcep a publié le 15 décembre 2020 un rapport d’étape, fruit de ces échanges, et alimenté par 42 contributions écrites d’acteurs participants. Dans ce rapport, le régulateur formule 11 propositions pour conjuguer développement des usages et réduction de l’empreinte environnementale du numérique.

Fibre, 3G, 4G, 5G, smartphones, box internet… Comment mesurer l’empreinte environnementale du numérique ?

La mesure de l’empreinte environnementale du numérique n’est pas encore satisfaisante, et les données nécessaires à l’analyse et à la prise de décision font défaut. Pour combler ce manque, en septembre 2020, le gouvernement a confié à l’Arcep et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) une mission conjointe pour identifier et évaluer les différents facteurs qui permettent de quantifier cette empreinte.

Que contiendra le baromètre environnemental du numérique ?

La mise en place d’indicateurs précis portant sur l’ensemble de la chaîne de valeur et permettant de mettre en lumière, de manière cohérente, l’impact de l’action des acteurs sur l’environnement apparaît indispensable.

L’Arcep a présenté dans son rapport une première ébauche, loin d’être exhaustive ou finalisée, de liste d’indicateurs qu’il pourrait donc être utile de collecter dans l’objectif de fournir une information compréhensible permettant d’informer l’utilisateur et de conduire à des prises de décision pour encourager une dynamique du marché plus respectueuse de l’environnement.

Pour engager un premier pas, l’Arcep a ajouté en avril 2020 un volet environnemental à son outil de collecte d’informations auprès des opérateurs dans l’idée de commencer à travailler avec eux aux méthodologies et aux écueils de remontée de ces données. Les indicateurs collectés portent sur les émissions de gaz à effet de serre produits par les principaux opérateurs sur leurs réseaux, ainsi que leur décomposition par scope entre 2015 et 2019, et sur la consommation électrique des box et décodeurs utilisés par leurs clients.

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Que font les régulateurs européens sur l'impact environnemental du numérique ?

Sous l’impulsion de l’Arcep, les régulateurs européens des télécoms, réunis au sein du BEREC, ont intégré la « soutenabilité » (sustainability) à leurs travaux. Anaïs Aubert, chargée de mission de la Direction Economie, Marchés et Numérique de l’Arcep, co-préside le groupe d’experts dédié à ce sujet. 

L’objectif de ce groupe de travail :

  • Evaluer et limiter l’impact environnemental propre au BEREC, notamment concernant les déplacements ;
  • Etudier l’impact environnemental des réseaux télécoms au sens large et envisager les pistes permettant de le réduire.

Voir le communiqué de presse du 6 avril 2020

L'enjeu climatique, un sujet au cœur des réflexions communes entre régulateurs

Huit autorités administratives ou publiques indépendantes, parmi lesquelles l’Arcep, ont engagé ensemble fin 2019 des réflexions pour confronter leurs approches de l’enjeu climatique.

Elles témoignent, dans un document commun, de la nécessité de prendre en compte l’urgence climatique dans la définition et l’exercice de leurs missions et décrivent leurs leviers d’action.

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Pour aller plus loin

L’impact des réseaux de communication, des terminaux et des usages sur l’environnement est un sujet d’attention croissant. L’ambition de l’Arcep est de faire de cet enjeu un nouveau chapitre de la régulation.

Pour vous informer sur les travaux de l'Autorité, rejoindre la plateforme de travail « Pour un numérique soutenable » et lire le rapport d'étape, fruit de ces travaux, consultez notre grand dossier.

Le grand dossier sur l'empreinte environnementale des réseaux