L'Arcep pivote ! Pour repenser la réalisation de ses missions, l'Arcep dévoilait en janvier 2016 une feuille de route stratégique. Un " pivot " qui inscrit son action d'architecte et gardien des réseauxréseaux d'échanges dans la démarche d'Etat-plateforme :

  • privilégier le mode agile, libérer les innovations, 
  • ouvrir les données (open data), 
  • encourager des acteurs tiers à s'en saisir pour y ajouter de la valeur.

Avec la conviction que pour exercer sa mission à " l'âge de la multitude ", l'Arcep doit être à l'écoute des utilisateurs des réseaux internet fixes, mobiles et postaux, savoir détecter les signaux faibles, et informer de la manière la plus fine et la plus transparente possible pour faire de chaque citoyen un micro-régulateur.

C'est l'objectif de la " régulation par la data ", un nouveau mode d'action qui complète les outils traditionnels du régulateur. Son principe : utiliser la puissance de l'information afin d'orienter le marché dans la bonne direction. 

En pratique, il s’agit de :

  • donner du pouvoir aux utilisateurs en leur fournissant une information précise et personnalisée, que celle-ci provienne des utilisateurs eux-mêmes (crowdsourcing) ou qu’elle soit collectée par l’Arcep auprès des opérateurs (« dégroupage de la data ») ; l’Arcep veille en priorité à une information riche en matière de couverture et de qualité des réseaux télécoms, afin que la concurrence s’exerce non seulement par les prix mais valorise aussi l’investissement dans les réseaux. Pour faciliter la diffusion de ces informations, l'Arcep généralise la diffusion en open data des données issues de ses observatoires ;
  • mobiliser les utilisateurs pour faire remonter les problèmes rencontrés via un espace d'alerte, en passant d’une logique de plainte consommateur à un acte citoyen.

En créant une alliance avec la "multitude", l'Autorité souhaite que chaque utilisateur participe à la régulation et bénéficie d’un marché mieux régulé. Ce nouveau mode d’intervention vise à compléter les outils traditionnels d’intervention du régulateur, par son approche moins intrusive et selon une logique d’Etat-plateforme.