Revue de presse

Les titres de la presse du mercredi 5 mars 2014

REGULATION

Plan France Très haut débit

• Le Premier ministre a engagé 275 millions du programme d'investissements d'avenir (PIA) pour financer la mise en place du très haut débit dans certaines zones et financer des projets innovants (AFP, universfreebox.com, Communiqué)

Neutralité du net/Etats-Unis

• Des annonces récentes de la part d’opérateurs internet américains indiquent que la Neutralité du Net risque d’être profondément mise à mal. Ce n’est pas étonnant : des raisons fondamentalement encrées dans les mécanismes de marché expliquent cette dynamique. Quelles sont les issues probables ? (journaldunet.com)

AAI

• Olivier Schrameck, président du CSA, est élu président des régulateurs audiovisuels européens (ERGA). Ce groupe de 28 autorités de régulation audiovisuelle aura pour mission de se saisir à l’échelle européenne des questions de médias à l’ère du numérique, la protection des publics, la liberté d’expression et le pluralisme, et l’affirmation de l’indépendance des autorités de régulation (Les Echos)

• Jean-François Carrez, président de chambre honoraire à la Cour des Comptes, présidera de la formation restreinte de la CNIL (Correspondance de la presse)

• La commission des finances du Sénat a auditionné le nouveau président de l’Arjel, Charles Coppolani (contexte.com)

TELECOMS - FRANCE

Consolidation du marché français

Les prétendants au rachat de SFR appelés à se déclarer avant ce soir

• Confronté aux difficultés de SFR, Vivendi accélère les choses et a donné jusqu'à mercredi soir aux prétendants à un rachat de sa filiale télécoms pour déposer des offres fermes. Vivendi a confirmé fin février avoir été approché par la holding Altice, maison-mère de Numericable, en vue d'un "éventuel rapprochement" avec SFR, tout en assurant ne pas avoir renoncé au projet de mise en Bourse de l'opérateur, qui pourrait intervenir le 24 juin. Altice est prêt à offrir 11 milliards d'euros en numéraire à Vivendi, qui conserverait une part de 32% de l'opérateur tandis que le nouvel actionnaire en obtiendrait 50%, selon un scénario dévoilé par le Figaro hier. Mais Bouygues Telecom voit d'un mauvais oeil ce mariage qui le laisserait isolé et devrait faire une contre-offre, tandis qu'Iliad, maison-mère de Free, n'a pas dévoilé ses intentions. Selon Le Monde, le fonds d'investissement Capital Partners, qui contrôle l'opérateur suisse Sunrise, est aussi intéressé par SFR. Les difficultés du secteur pourraient pousser l'Autorité de la concurrence et les pouvoirs publics à accepter une concentration (AFP)

SFR au cœur de la folle journée des télécoms.

• Si un rapprochement de SFR avec Numericable ne pose pas de difficultés majeures pour l'Autorité de la concurrence, une fusion avec Bouygues sera examinée à la loupe car elle donne au nouveau groupe une position de marché forte dans le mobile. Bouygues serait prêt à céder des fréquences et des infrastructures mobiles pour y remédier. Free, qui avait élaboré un projet de rachat de SFR en septembre 2012, s'était vu opposer un veto clair de la part de l'Autorité de la concurrence. Mais si finalement le projet Bouygues-SFR passe les fourches caudines de la concurrence, alors Free reviendra à la charge (Le Figaro, Les Echos, Reuters, Le Monde, L'Humanité, Les Echos, Le Parisien, L'Opinion)

Bouygues peut-il se payer SFR ?

• Le groupe de BTP est financièrement fragilisé par l'effondrement de la rentabilité de deux filiales, Bouygues Télécom et Alstom. Pour la première fois, il a dû emprunter pour payer son dividende 2013 … Une solution serait de diminuer le dividende, qui absorbe plus d’un demi-milliard par an. Mais Martin Bouygues refuse de le faire car cela fragiliserait l’actionnariat salarié, qui détient 25% du capital du groupe. Grâce aux salariés, le groupe n’est pas opéable alors qu’il y a quinze ans, il avait dû faire face à un raid de Vincent Bolloré . Toutefois, de moins en moins de salariés souscrivent aux plans proposés par la direction, qui par ailleurs expirent au bout de cinq ans (bfmtv.com)

Numericable défend son projet de rapprochement avec SFR

• Le câblo-opérateur met en avant ses propositions en termes d’emploi et d’investissement (Le Figaro)

Le ministre du Redressement productif insiste sur l’emploi dans le dossier de SFR

• "Nous avons des positions de principe sur l'emploi et l'investissement". Numericable promet de maintenir l'emploi chez SFR et envisage la disparition de sa marque au profit de celle de SFR (Reuters, latribune.fr)

Analyses

• Mobile : à qui profite le crime ? Si, demain, les numéros deux et trois de la téléphonie mobile concrétisent leur projet de fusion pour donner naissance à un nouveau numéro un encore plus gros qu'Orange, le paysage français des télécoms s'en trouvera bouleversé. Le tandem captera la moitié du marché, l'ex-France Télécom contrôlera de son côté plus de 40 % des abonnés. A eux deux, les deux premiers acteurs détiendront plus de 90 % des clients ! Il ne restera donc que très peu de place pour la concurrence. Et dans une industrie où les économies d'échelles sont clefs, Orange et SFR-Bouygues seront si puissants qu'ils risquent de pouvoir annihiler toute forme de concurrence (Edito/Les Echos)

• La meilleure solution pour les analystes : une fusion Bouygues-Free (Le Monde)

Portrait

• Patrick Drahi, 14ème fortune de France (latribune.fr)

Marché Entreprises

• Bouygues Telecom et Telefonica créent une offre commune sur le marché français des grands comptes internationaux (Correspondance de la presse)

Economie

• Selon le rapport annuel 2013 de la FFT, les télécoms jouent un rôle prépondérant dans l'économie française ; les investissements des opérateurs n'ont pas fléchi malgré la crise ; les télécoms créent des emplois directs (129 000 fin 2012 selon l'ARCEP) mais de plus en plus indirects et enthousiasment les startups (EDI)

Publiphonie

• Oise : une cinquantaine de cabines téléphoniques va disparaître d'ici à 2016. L'essor du mobile a eu raison de ces équipements (Le Parisien)

TECHNOLOGIES

Déploiement du Net/Pays émergents

• Facebook veut apporter une connexion internet aux populations les plus défavorisées, grâce à des drones. Le réseau social serait en discussion pour racheter Titan Aerospace, un fabricant de drones à énergie solaire, qui fonctionnent comme des satellites, mais en suspension près de la Terre plutôt que dans l'espace. Google a également pris la voie des airs afin de connecter à internet les populations les plus défavorisées avec "Loon", son projet de ballons d'hélium avec des antennes et des panneaux solaires. De son côté Le Media Development Investment Fund, une organisation américaine à but non lucratif, prévoit d'envoyer en orbite une constellation de minisatellites afin de diffuser gratuitement une version simplifiée d'internet, l'Outernet (Le Figaro, The Guardian, Wall Str. jal, Reuters, AFP)

• Les géants du Web vont s'affronter dans les airs. A en croire les projets d’Amazon, de Google et de Facebook, le monde de demain verra des drones livrer des colis à la fenêtre de nos immeubles, des ballons voyageant à 10 000 mètres d’altitude et des drones solaires à 20 000 mètres. Une occupation de l’espace aérien nécessaire à une planète entièrement connectée (L'Opinion)

Data centers

• Les data centers, nouvel eldorado du Web. Les entreprises externalisent de plus en plus l'hébergement de leurs données. En 2020, ce marché devrait atteindre 80 milliards de dollars (Les Echos)

CONTENUS

Audiovisuel /Etats-Unis

• Verizon Communications is in talks with content providers to deliver web-based TV services to mobile platforms (Reuters)

SECTEUR POSTAL

Brésil

• Poste Italiane and Brazil’s postal service Correios have signed an agreement to launch a mobile phone network in Brazil. The two postal firms plan to establish a joint venture to introduce the new wireless communications network (postaltechnologyinternational.com)