Le comité d’experts techniques mobile

Impact de l’extinction des technologies 2G et 3G sur la couverture des réseaux mobiles en métropole

Suivez l’actualité de l’Arcep

Abonnez-vous à notre newsletter Le Post pour recevoir chaque mois de la régulation (beaucoup) et du numérique (partout) dans votre boîte mail.

C’est parti !

L’Arcep a publié le 30 mars 2026 un rapport du Comité d’experts technique sur les réseaux mobiles analysant l’impact de l’extinction des technologies 2G et 3G sur la couverture des réseaux mobiles en France métropolitaine. 

Un usage continuellement en retrait des technologies 2G/3G à l’approche de leur extinction

En France, les opérateurs de réseaux télécom mobiles prévoient à partir de 2026 un l’arrêt progressif des réseaux mobiles 2G et 3G, qui répond à des enjeux de sécurité, de performance énergétique et d’amélioration de la qualité de service. .

Aujourd’hui, la part du trafic en 2G/3G est estimée à moins de 1% selon les experts du Comité. Selon l’étude, les analyses de la campagne de mesures terrain réalisées dans le cadre des enquêtes qualité de service (QoS) de l’Arcep 2025 montrent que, pour des terminaux compatibles Voix sur 4G (aussi appelée VoLTE), moins de 0,1% des communications voix/SMS/data réussies sont réalisées en 2G et moins de 0,9% des communications voix/SMS/data réussies sont réalisées en 3G. Les services voix, internet mobile et IoT encore actuellement desservis par la 2G et la 3G ont vocation à migrer vers les réseaux 4G et la 5G. 

Quelle différence de couverture de couverture des services mobiles entre les réseaux 2G/3G et la 4G ?

Destinée à l’ensemble des parties prenantes, la note vise à répondre à ces questions :

  • Dans un contexte de l’extinction annoncée de la 2G, existe-t-il des différences de couverture des services voix, IoT et internet mobile selon qu’ils sont fournis avec les technologies 2G, 3G ou 4G/5G ?
  • Comment évoluera la couverture de chacun de ces services lorsque les technologies 2G et 3G seront toutes les deux éteintes ? 

Il est à noter que dans l’étude, plusieurs éléments d’analyse sont spécifiques à la couverture des réseaux mobiles du territoire métropolitain. Les analyses associées aux performances relatives des technologies 2G, 3G et 4G qui sont développés dans cette note restent pleinement valables en Outre-mer, même si les stratégies des opérateurs présents dans ces territoires peuvent présenter des différences. 

Quels sont les enseignements de l’étude ?

L’étude conclut à ce sujet que :

  • pour les services IoT et internet mobile, l’interface radio 4G permet intrinsèquement des performances supérieures par rapport aux réseaux 2G/3G ;
  • pour les services voix, bien que certains éléments techniques propres à la 4G seraient de nature à générer des écarts entre le niveau de couverture VoLTE et celui de la voix classique en 2G/3G au détriment de la VoLTE, la technologie 4G et ses évolutions récentes ainsi que des évolutions d'ingénierie réseau permettent aux opérateurs de mettre en œuvre plusieurs leviers afin d’améliorer la couverture du service VoLTE et de contrebalancer les limitations identifiées par rapport à la 2G/3G.

Au regard de ces éléments, il n’apparaît pas que l’arrêt des réseaux 2G puis 3G puisse se traduire par des variations substantielles du niveau de couverture du territoire par les réseaux mobiles. L’étude souligne à ce sujet que les opérateurs ont les moyens de gérer l’extinction de la 2G puis de la 3G sans une régression de la couverture mobile pour les clients équipés de terminaux compatibles VoLTE pour le service voix.

Une note d’analyse qui s’inscrit dans l’attention portée par l’Arcep au suivi de l’évolution de l’extinction des technologies 2G/3G et de son impact sur les utilisateurs

L’Arcep a précédemment publié des éléments d’information, d’analyse et de suivi de cette extinction, que vient compléter ce nouveau rapport :

Approche méthodologique employée

Pour répondre aux problématiques posées par la note, l’approche adoptée par la note est une analyse qualitative comprenant une description des différents outils et leviers apportés (terminaux, réseau) par la 4G et l’appréciation de leurs contributions sur la couverture des services, éclairée par des éléments quantitatifs à travers une analyse des résultats de mesures terrain issues des enquêtes QoS Arcep 2025. 

En revanche, une projection cartographique de la différence de couverture entre technologies n’a pas été considérée par le Comité comme réalisable, ceci s’explique par :

- La diversité des paramètres couplée à leur incertitude (paramètres liés aux terminaux, équipements réseaux, gains de traitement de chaque technologie, paramètres d’installation et configuration de sites etc.).

- Des écarts qui peuvent atteindre facilement 5 à 10dB [1] ce qui se traduit par des écarts de couverture jusqu’à 600m (en urbain) ou 2km (en rural) [2] soit des distances comparables entre deux sites d’un même opérateur.

Ainsi, une approche par bilan de liaison n’est pas adaptée pour des comparaisons précises en limite de couverture, qui dépendent fortement du terrain, de l’ingénierie réseau et des terminaux.

 


[1] 5dB correspond à un ratio de 3.2; 10dB correspond à un ratio de 10

[2] Ecart en dB traduit en écart de couverture métrique selon le modèle de propagation Hata en bande 900MHz (ETSI)