Indicateurs économiques

Marché des communications électroniques en France - Année 2017 - Résultats définitifs

Historique

Tous les observatoires trimestriels et annuels

Les chiffres depuis 1998

Synthèse

Le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché final est stable en 2017 après plusieurs années de recul.

Le revenu des opérateurs de services de communications électroniques s’élève, sur le marché final, à 36,3 milliards d’euros hors taxes en 2017, et à 32,5 milliards d’euros HT hors revenus annexes (ventes de terminaux principalement). Si ces revenus reculent continûment depuis 2011, l’intensité de la baisse n’a cessé de diminuer depuis 2014 (-0,4% en 2017 pour les services de télécommunications et -0,1% pour l’ensemble du revenu des opérateurs sur le marché de détail).

Les revenus annexes ne relèvent pas à proprement parler du marché des services de communications électroniques. La contribution des opérateurs déclarés ne donne qu'une vision partielle de ces segments de marché. Cette rubrique couvre les revenus liés à la vente et à la location de terminaux et équipements (fixes, mobiles et internet), les revenus de l'hébergement et de la gestion de centres d’appels, et les revenus des annuaires papier, de la publicité et des cessions de fichiers.

Le revenu des services mobiles (14,2 milliards d’euros HT, y compris le MtoM), en décroissance depuis 2011 (jusqu’à -11% en un an en 2013), enregistre un rythme annuel de baisse inférieur à 1% depuis 2016 (-0,3% en 2017) ; cette amélioration s’explique en partie par une proportion de forfaits de plus en plus importante, dont le revenu par carte est trois fois supérieur à celui des cartes prépayées (respectivement 17,6 euros HT et 5,5 euros HT par mois). Le revenu issu de la vente des forfaits mobiles progresse d’ailleurs pour la deuxième année consécutive (+0,3% en un an en 2017).

Croissance du revenu issu de la vente des abonnements internet haut et très haut débit et de celui des forfaits mobiles

Le revenu des services fixes (17,2 milliards d’euros HT) diminue de 0,3% en un an en 2017 comme en 2016, soit à un taux très inférieur aux années précédentes. En effet, la croissance du revenu du haut et très haut débit (11,7 milliards d’euros HT), est stable autour de 3% depuis deux ans après une année 2015 à 1,3%. Parallèlement, le revenu du bas débit (3,0 milliards d’euros HT), qui diminue depuis près de quinze ans, connaît un recul moins prononcé depuis cinq ans.

Les revenus annexes progressent de 3,0% grâce aux revenus issus de la vente et de la location des terminaux (3,3 milliards d’euros HT, +4,8% en un an). Quant au revenu des services à valeur ajoutée, celui-ci enregistre une moindre baisse en 2017 (-5,2% en un an contre deux fois plus les années précédentes).

En cinq ans, la part des accès internet en fibre optique de bout en bout dans le nombre total d’accès internet haut et très haut débit est passée de 1% à 11%.

Les accès internet haut débit (21,4 millions), composés essentiellement d’abonnements DSL, diminuent continûment depuis le début de l’année 2015, et à un rythme de plus en plus soutenu (-790 000 en un an en 2017, soit deux fois plus qu’en 2016). Ces accès sont remplacés progressivement par ceux à très haut débit (7,0 millions fin 2017), en particulier par ceux en fibre optique de bout en bout (3,3 millions) dont la croissance ne cesse de s’intensifier (+1,1 million en un an en 2017 contre +375 000 trois ans auparavant). Ces derniers représentent ainsi 11% des accès internet, soit trois points de plus en un an. Dans une moindre mesure, les abonnements dont le débit est compris entre 30 et 100 Mbit/s - VDSL2, câble coaxial ou box 4G - (2,4 millions), contribuent également à la croissance avec 370 000 accès supplémentaires en un an. Le nombre d’abonnements à très haut débit représente un abonnement sur quatre à internet sur un total de 28,4 millions.

39% des logements éligibles au très haut débit bénéficient d’un abonnement (+5 points en un an),
32% pour la fibre optique de bout en bout

Sur la téléphonie fixe, la technologie FttH se substitue également au DSL. Sur le mobile, près de 1,6 million de cartes SIM supplémentaires sont en service en France.

Les clients des opérateurs remplacent leur abonnement bas débit (10,3 millions fin 2017,
-1,1 million en un an) et plus récemment leur abonnement DSL, qui baisse d’ailleurs pour la première fois en 2017 (23,0 millions, -330 000 en un an), majoritairement par des offres internet box « FttH » incluant le service téléphonique. Au total, 3,4 millions d’abonnements téléphoniques sur 38,7 millions sont en fibre optique de bout en bout, soit 1,1 million de plus qu’en 2016. Les abonnements DSL sont néanmoins encore largement majoritaires, représentant plus de 80% des abonnements VLB, et plus de la moitié (60%) du nombre total d’abonnements.

Pour téléphoner en mobilité, les clients des opérateurs mobiles privilégient les forfaits (64,3 millions en 2017), et en particulier ceux non soumis à une durée d’engagement (près de sept forfaits sur dix le sont, soit 4,2 millions de forfaits supplémentaires en un an) ; la croissance annuelle des forfaits s’intensifie (+2,7 millions en un an en 2017 contre +2,0 millions en 2016), tandis que le nombre de cartes prépayées ne cesse de diminuer (10,3 millions, -1,1 million en un an fin 2017). Par ailleurs, les clients des opérateurs mobiles sont de plus en plus enclins à changer d’opérateur sans changer de numéro de téléphone, le nombre de numéro conservés atteignant un nouveau record historique de 7,7 millions. Enfin, près d’un forfait sur trois est souscrit conjointement à un abonnement fixe.

Grâce à leur smartphone, ces mêmes clients mobiles se connectent de plus en plus à internet en situation de mobilité, et majoritairement sur les réseaux 4G.

41,6 millions sont actifs sur les réseauxréseaux mobiles 4G, soit environ 10 millions de plus qu’en 2016, et 56,1 millions sur les réseaux 3G, soit 75%. Les clients 4G sont à l’origine de plus de 90% de la consommation totale de données ; ils consomment en moyenne 4,8 Go par mois contre 2,7 Go par carte SIM en moyenne. Au total, la consommation moyenne de données double chaque année depuis plus de quatre ans. Cette tendance se vérifie également lorsque les clients des opérateurs français partent à l’étranger ; en effet, avec la fin des frais d’itinérance en Europe, leur consommation de données depuis l’étranger fait plus que tripler en un an.

Près de 60% des cartes SIM sont actives sur les réseaux 4G. 30% le sont dans les départements ultramarins

 

Les clients des opérateurs mobiles délaissent progressivement les SMS, mais consomment de plus en plus de données depuis leur terminal.

En effet, le nombre de SMS envoyés (184,4 milliards) diminue de 8,2% (après -0,8% en 2016) et la consommation moyenne (219 SMS par mois) de 10%. L’ensemble du trafic téléphonique fixe et mobile (230,6 milliards de minutes) baisse de 2,6% en un an : l’accroissement de la consommation de téléphonie mobile qui ralentit depuis 2014 (+1,9% en un an en 2017 contre +5% les deux années précédentes), ne compense plus en 2017 la diminution d’environ 10% par an du trafic fixe. Ces évolutions se traduisent par une baisse significative de la consommation moyenne mensuelle sur le fixe (2h28 par ligne, -22 minutes), et une stabilité sur le mobile (3h15 par carte). Comme pour la consommation de données à partir des mobiles depuis l’étranger, l’utilisation en roaming du téléphone portable augmente fortement pour les SMS et les minutes, d’environ 30% par rapport à 2016.

Après trois années de quasi stabilité, la consommation de minutes (fixes et mobiles) diminue.
La baisse du nombre de SMS entamée en 2016 s’accélère

Le marché des cartes SIM dédiées aux objets connectés progresse de 3,2 millions en un an en 2017, soit la plus forte croissance enregistrée jusqu’ici.

Au total, 14,9 millions de cartes sont en service en 2017. Le revenu s’élève à 113 millions d’euros HT, en croissance de 9,4% en un an.

Le montant des investissements réalisés par les opérateurs atteint 9,6 milliards d’euros, en croissance de 7,5% en un an.

L’accroissement de l’investissement (+670 millions d’euros en un an) provient en totalité de l’augmentation des dépenses de déploiements dans les boucles locales fixes et mobiles. Au total, sur les 9,6 milliards investis en 2017, près de 40% l’ont été dans les boucles locales à très haut débit, fixes ou mobiles, contre seulement un quart quatre ans auparavant

Depuis cinq ans, le nombre de salariés employés directement par les opérateurs (112 600 au 31 décembre 2017) recule sur un rythme de 3 000 à 4 000 emplois par an (-2 950 en 2017).

Le revenu sur le marché des services de télécommunications vendus aux entreprises diminue de 3,1% en un an, alors qu’il est stable sur le marché grand public.

Le revenu de la vente de services télécoms aux entreprises s’élève à 9,2 milliards d’euros HT en 2017. Tous les segments de marché sont en baisse : -2,0% en un an pour les services fixes, -5,4% pour les services mobiles, ou encore -7,5% pour les services à valeur ajoutée. Le marché résidentiel est quant à lui stable à 23,3 milliards d’euros HT (-0,1% en un an en 2017). Au total, 28% du revenu des opérateurs provient des services facturés aux entreprises, en baisse d’un point en un an. Le poids du marché entreprise est plus important sur le fixe (37% en comptabilisant les services de capacité) que sur le mobile (18% des revenus sur le marché mobile).

Le revenu issu de la vente des accès internet HD/THD est le seul poste en croissance
(+2,8% en un an) sur le marché entreprise

Au sein des services fixes, le poste de dépense principal est celui des liens spécifiques destinés aux entreprises qui totalise 2,4 milliards d’euros. Ce montant diminue légèrement chaque année depuis 2010 (-1,6% en un an en 2017). En revanche, le revenu attribuable à la vente d’offres internet haut et très haut débit semblables à celles des particuliers (2,2 milliards d’euros HT) augmente à nouveau en 2017 (+2,8% en un an) après deux années de quasi stabilité. Enfin, les revenus attribuables aux services bas débit (1,8 milliard d’euros) diminuent de 7,6% en un an, soit moitié moins que pour les particuliers (-14,7%).

Près d’un quart des abonnements téléphoniques fixes et un peu plus d’une carte SIM sur dix proviennent du marché entreprise.

Le nombre d’accès vendus à des entreprises (accès internet, services de capacité) s’élève à 2,6 millions ; il augmente de 0,4% en un an uniquement grâce à la croissance des abonnements internet (2,1 millions, +1,0% en un an) généralement souscrits par les petites et moyennes entreprises. En revanche, les accès spécifiques (services de capacité) vendus à des entreprises, diminuent légèrement (-1,8%). En matière de téléphonie fixe, les entreprises sont équipées en majorité (pour 64%) d’abonnements téléphoniques (canaux) par le réseau téléphonique commuté -RTC- (5,7 millions sur les 8,9 millions). Comme sur le segment grand public, ce nombre d’abonnements diminue d’environ 500 000 par an depuis cinq ans. En revanche, le nombre d’abonnements en voix sur large bande (3,2 millions) augmente entre 200 000 et 400 000 par an sur la même période (+150 000 en 2017). Dans le même temps, le nombre de lignes mobiles des entreprises augmente de 265 000 en 2017, soit une croissance semblable à celles observées depuis trois ans (en moyenne +3%), pour atteindre 8,6 millions (hors cartes MtoM) fin 2017.

L’équipement des entreprises continue de croître :
+3% de lignes mobiles, +5% d’abonnements téléphoniques en VLB et +1% d’accès internet HD/THD

En matière d’usage, la consommation de minutes (fixes et mobiles) des entreprises diminue de 2,4% en un an, tandis que les autres usages mobiles sont en croissance.

Le volume des appels depuis les postes mobiles (19,5 milliards de minutes) est supérieur au trafic depuis les fixes (18,6 milliards) depuis 2016. Quel que soit le réseau fixe ou mobile, la consommation moyenne mensuelle des entreprises est supérieure à celle de la clientèle grand public. Par ailleurs, comme sur le marché résidentiel, les entreprises téléphonent en moyenne plus longtemps depuis les lignes mobiles que depuis les lignes fixes (RTC et VLB confondus) : respectivement 3h43 (-8 minutes en un an) et 2h49 (-3 minutes). En revanche, la consommation moyenne des entreprises au départ du réseau fixe en VLB reste la plus importante et dépasse les 4h par mois (4h14). En ce qui concerne les autres modes de communications, les entreprises en font un usage beaucoup plus modéré que les particuliers, même si les consommations sont en hausse : +3% pour les services de messagerie (SMS et MMS), soit 89 messages par ligne mobile et par mois, et un quasi doublement de la consommation de données qui atteint 1,5 Go par ligne. A titre de comparaison, la consommation est de 286 messages et de 3,3 Go pour les clients résidentiels détenteurs de forfaits.

 

Remarques méthodologiques

1. Modification des publications à la suite de la consultation menée en 2014

L’Arcep a réalisé, au cours de l’année 2014, une consultation des principaux opérateurs de communications électroniques, portant sur l’évolution des indicateurs contenus dans ses publications statistiques. Les réponses à cette consultation ainsi que les récentes évolutions du marché des communications électroniques ont conduit l’Autorité à modifier sensiblement les publications relatives au suivi du marché.

Évolution du périmètre des services de capacité :

Jusqu’en 2014, l’indicateur « recettes des services de capacité » sur le marché de détail incluait une partie des prestations vendues à des opérateurs de communications électroniques déclarés auprès de l’Arcep. Il s’agissait principalement du revenu de liaisons louées et de transport de données dont il était difficile jusqu’à présent pour l’opérateur répondant, de dissocier les montants attribuables à des entreprises et ceux attribuables à d’autres opérateurs. Les recettes provenant des liaisons d’aboutement et des liaisons partielles terminales étaient, quant à elles, incluses dans l’indicateur « prestations de gros de l’accès haut débit et très haut débit » figurant dans la section relative à l’interconnexion et aux prestations de gros. Des ajustements ont été réalisés afin de dissocier dorénavant parfaitement les marchés de gros et de détail : ainsi, l’ensemble des recettes des services de capacité vendus aux opérateurs figure désormais dans la section dans la section marché de gros, indicateur « services de capacité ». Cela a pour conséquence directe une baisse d’environ 500 millions d’euros par an du revenu total sur le marché de détail et d’une hausse du même montant des recettes relatives au marché de gros des opérateurs fixes.

Services mobiles : dissociation du marché des services des objets connectés :

L’ensemble des publications statistiques de l’Arcep dissocient depuis 2015, au sein des services mobiles, le segment des cartes Machine to Machine (MtoM) des autres services mobiles dits « classiques ». Les indicateurs du nombre de cartes SIM et de revenu des marchés afférents sont ainsi présentés séparément. S’agissant des trafics (appels vocaux, messagerie interpersonnelle, données consommées), les indicateurs présentés sont susceptibles d’inclure le trafic issu des cartes MtoM. Néanmoins, ces consommations sont faibles et négligeables au regard des consommations réalisées à partir des cartes SIM mobiles classiques.

2. Changement de champ réglementaire en 2004

L’Arcep interroge, pour ses observatoires, tous les opérateurs entrant dans le champ de la régulation. L’évolution du cadre réglementaire en 2004 a élargi le périmètre d’enquête, en couvrant également tous les fournisseurs d’accès à internet et les transporteurs de données. Cette modification du cadre réglementaire s’est traduite par un élargissement du nombre d’opérateurs interrogés. Dans la mesure du possible, les évolutions sont présentées sur le même champ de 1998 à 2004, puis sur le nouveau champ pour les années à partir de 2004. Les données concernées sont l’emploi, l’investissement et les charges.

3. Ruptures de séries
  • En 2015, l’allocation du revenu des forfaits mobiles dits « bundlés » (voix+data) entre les différents services a été supprimée. Auparavant, il s’agissait principalement de segmenter le revenu total entre les services vocaux classiques et les services de données, mais selon la composition des forfaits, une certaine partie du revenu des forfaits pouvait également être allouée au revenu des services à valeur ajoutée vocaux et data. Pour l’année 2014, les indicateurs sont présentés sur le périmètre 2015, c’est-à-dire qu’il s’agit des revenus des prestations payées en supplément du forfait. Pour 2013, une rétropolation des données a également été effectuée.
  • L’année 2013 a été marquée par une modification dans la structure du marché des services de capacité aux opérateurs (marché de gros) : la fusion entre France Telecom et Orange a entraîné une suppression des flux financiers entre ces deux sociétés. Avant cette date, France Télécom vendait des services de capacité à Orange. Afin d’évaluer l’évolution de ces prestations entre 2012 et 2013 sur des données comparables, les données de revenu publiées sur l’année 2012 correspondent au champ 2013, c’est-à-dire hors ventes entre France Télécom et Orange. Les données postérieures à 2012 ne sont pas comparables à celles des années précédentes.
  • L’année 2006 a été marquée par une modification dans la structure du marché des services de capacité spécifiquement dédiés aux entreprises : l’intégration de Transpac dans France Télécom au 1er janvier 2006 a entraîné une suppression des flux financiers entre ces deux sociétés. Avant cette date, France Télécom et Transpac se vendaient des services de capacité. Ces revenus étaient comptabilisés dans les rubriques « Liaisons louées » et
    « Transport de données ». Le revenu des services de capacité est présenté à partir de l’année 2006.
  • En 2005, l’intégration d’un nouvel opérateur important sur le segment du marché des annuaires (rubrique « Revenus annexes ») crée une rupture entre 2004 et 2005.
4. Revenus des services de téléphonie fixe et d’internet

La segmentation pratiquée dans les publications de l’observatoire rattache, par convention, l’ensemble des revenus des offres multi services à l’internet et ne rattache aux revenus de la téléphonie fixe que les revenus qui lui sont directement attribuables.

L’indicateur de revenu directement attribuable aux services de téléphonie fixe couvre le revenu des frais d’accès et abonnements au service téléphonique (Réseau téléphonique Commuté - RTC et Voix sur large bande - VLB lorsqu’elle est facturée indépendamment du service internet), le revenu des communications depuis les lignes fixes explicitement facturées (RTC et VLB facturés en supplément des forfaits multiplay), le revenu de la publiphonie et des cartes.

L’accès à un service de voix sur large bande et les communications en VLB, lorsqu’ils sont inclus dans la facturation du forfait internet haut débit, ne sont pas valorisés dans l’indicateur de revenu directement attribuable à la téléphonie fixe : ils sont inclus dans l’indicateur « revenu de l’accès à internet haut débit » et, à un niveau plus agrégé, dans l’indicateur « revenu internet ».

5. Segmentation par type de clientèle

La segmentation par type de clientèle peut différer d’un opérateur mobile à l’autre selon que les professionnels (artisans, professions libérales,…) sont considérés comme du grand public ou comme des entreprises.

La définition adoptée à partir de 2008 pour la segmentation entre clientèle grand public et entreprise sur le marché de détail est la suivante :

  • La clientèle « entreprise » regroupe deux types de clients :
  • Les clients d’une offre ou d’une option réservée à la clientèle des professionnels, des entreprises et des entités publiques, par exemple parce que l’offre ou l’option ne peut être souscrite que par une personne morale ou parce qu’il est demandé au client de produire à la souscription une preuve de commercialité – numéro d’inscription SIREN, SIRET, etc.
  • Les clients des autres types d’offres qui se sont explicitement déclarés à la souscription comme des professionnels.
  • La clientèle « grand public » : tous les clients ne faisant pas partie de la clientèle «entreprises». Ces clients peuvent être regroupés, selon les opérateurs, dans les catégories dites « Grand public » ou « Résidentiel ».
6. Les données du marché dans les départements et collectivités d’outre-mer en 2016

Une étude sur le marché des communications électroniques dans les départements et collectivités d’outre-mer en 2016 est disponible sur le site de l’Autorité :

https://www.arcep.fr/fileadmin/reprise/observatoire/march-an2016/obs-annuel-2016-OUTREMER-provisoire-230517.pdf

7. Divers

Sauf mention contraire, les unités utilisées dans cette publication sont les unités pour les données d’emploi, les millions d’unités pour les indicateurs de parc, les millions d’euros pour les indicateurs d’investissement et de revenus (hors taxes), les millions pour les trafics de téléphonie ou de messages (SMS), les téraoctets pour les indicateurs relatifs au volume de données échangées.

Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux sont liés aux arrondis.

Les données révisées sont indiquées en italique dans les tableaux.

Toutes les données de revenu publiées sont établies selon les normes comptables IAS 18, l’application des nouvelles normes comptables IFRS 15 par les opérateurs intervenant à partir du 1er janvier 2018.

Les données sont disponibles sous format électronique sur le site data.gouv.fr : ici