Numérique

Réseaux du futur

« Intelligence artificielle dans les réseaux télécoms » et « Agriculture connectée ». L’Arcep publie deux nouvelles notes dans le cadre de ses réflexions sur les réseaux du futur


En septembre 2018, l'Arcep a ouvert un nouveau cycle de réflexion pour anticiper l'évolution des réseaux, avec un horizon de 5 à 10 ans. Quelle(s) forme(s) prendront-ils ? Quelles incidences ces évolutions auront-elles sur le métier de régulateur de l'Autorité ? L'objectif pour l'Arcep est de se préparer aux défis à venir de la régulation des réseaux d'échanges et d'orienter son action en conséquence.

Pour mener ces travaux, l'Arcep s'est entourée d'un Comité scientifique composée de 10 personnalités du monde académique, entrepreneurial et industriel couvrant divers domaines d'expertises. Le comité s’est réuni le 2 décembre dernier pour discuter de deux nouvelles notes, publiées aujourd’hui sur le site de l’Autorité.

Deux nouvelles notes sur les réseaux du futur sont publiées aujourd’hui sur le site de l’Autorité

  • L’intelligence artificielle dans les réseaux télécoms

L’intelligence artificielle est une technologie prometteuse. Quelle place peut-elle prendre dans les réseaux télécoms ? Pour répondre à cette question, la note publiée par l’Arcep se penche sur deux usages spécifiques : l’optimisation du fonctionnement des réseaux et l’amélioration de la planification radio (gestion de l’accès au spectre et extension des zones de couvertures mobiles avec des panneaux intelligents). Elle revient également sur plusieurs enjeux liés à cette technologie tels que la standardisation, la propriété des modèles ou encore l’opacité des algorithmes en particulier vis-à-vis de la maîtrise par les opérateurs de ces paramètres pour ce qui concerne la régulation. 

  • L’agriculture connectée

Le secteur agricole est aujourd’hui confronté à de nombreux défis : productivité, souveraineté alimentaire, environnement… La numérisation des usages agricoles apparaît comme un levier de croissance pour le secteur. La note publiée par l’Arcep présente les usages numériques développés pour répondre à ces défis et soulève également la question de la gestion des données générées par cette connectivité. Cette entrée dans l’ère du « big data » peut conduire à la concentration de données aux mains d’un faible nombre d’acteurs. De nouveaux schémas de dépendance pour les exploitants agricoles peuvent alors émerger et conduire à une perte de souveraineté à l’échelle de l’exploitant comme à l’échelle nationale.  

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Comme précédemment, ce travail constitue un état des réflexions à date - à ce titre ils ne reflètent pas une position des membres du Comité ou de l'Arcep.

L'Arcep invite tous les acteurs qui le souhaitent à contribuer à cette réflexion, en faisant part de leurs commentaires sur les notes publiées jusqu’à ce jour (sept au total) à l'adresse " reseaux-du-futur[a]arcep.fr ", afin de permettre à l'Autorité d'enrichir son analyse. Une version finale de ces documents sera publiée ultérieurement. Une huitième et dernière note sera publiée prochainement. Elle porte sur les cas d’usages de la virtualisation des réseaux.

Amorcer un débat sur les réseaux du futur et leur place dans la Cité : l’Arcep ouvre un espace dédié sur son site internet et organisera une conférence en juin prochain

L’ensemble des notes publiées par l’Arcep est dorénavant regroupé dans un espace dédié sur son site 

Ces notes thématiques serviront de base de discussion lors d’une conférence dédiée aux réseaux du futur organisée par l’Arcep en juin prochain. Au cœur des débats : quels bénéfices peut-on tirer de ces innovations pour dessiner un modèle de société souhaitable ? En quoi, à l’inverse, peuvent-elles présenter des menaces pour les valeurs portées par les démocraties européennes ? Et quel rôle le régulateur devra-t-il jouer pour mettre les réseaux au service d’un futur désirable ?

Le Comité scientifique " Réseaux du futur ", 10 personnalités réunies par l'Arcep