Revue de presse

Les titres de la presse du mercredi 22 février 2017

RÉGULATION

L’Acep fête ses 20 ANS aujourd’hui

               . Interviews

• Sébastien Soriano : l’Arcep s’adapte à la révolution numérique. Trois questions au président de l’Autorité

-              Sur la régulation de la fibre vs Orange

-              Sur la 5G

-              Sur les risques que font peser sur la net neutralité la nouvelle administration américaine (AFP)

• Bruno Lasserre : confier la régulation d’un secteur économique aussi stratégique que les télécoms à une autorité indépendante a été un choix très discuté. C’était inédit en France : les agences indépendantes étaient jusqu’alors vues plus comme un moyen de protéger des libertés publiques que comme un lieu d’exercice de prérogatives économiques. Et cela n’allait pas de soi d’un point de vue politique : le ministre tenait les rênes du secteur depuis la création du télégraphe, en vertu de règles hâtivement écrites en 1937 … il a fallu deux réunions de ministres, présidées par Alain Juppé, alors Premier ministre, pour trancher le point : François Fillon, ministre des télécoms, avait compris que cette évolution, qu’elle lui plaise ou non, était un élément du succès de la réforme (NB : l’ouverture à la concurrence) qu’il défendait (Les Echos)

               . Editorial

• David Barroux « Ne pleurons pas les PTT ». Certes le monde concurrentiel est imparfait et l’on pourra toujours remarquer qu’il est toujours plus facile de déréguler un marché en croissance boosté par l’innovation que dans les secteurs en crise. Mais l’exemple de cette libéralisation réussie prouve qu’il est encore possible d’inscrire une action publique dans la durée et qu’il ne faut pas toujours désespérer du capitalisme (Les Echos)

               . Analyses

• A vingt ans, le gendarme des télécoms doit se réinventer un avenir.  L’Arcep se définit plutôt désormais comme un « architecte et un gardien des réseaux d’échanges ». alors que la concurrence est maintenant installée – tant et si bien que le secteur tente de se consolider -, l’Arcep doit se réinventer un avenir. Elle défriche aussi de nouveaux chnatiers : neutralité de l’internet, internet des objets, convergence des télécoms et des médias, un « effet de mode » pour le président de l’Arcep (Les Echos)

• Cinq dates qui ont fait l’histoire de la régulation du secteur :

-              1997 : la naissance

-              2000 : l’organisation du dégroupage

-              2009 : la 4ème licence mobile

-              2011 : la libéralisation du marché postal

-              2015 : les enchères en or pour les fréquences 700 MHz (Les Echos)

Déontologie

• Sébastien Soriano : « aujourd’hui, l’Arcep ne peut rien contre Google ». Interrogé hier sur France Info TV sur le passage du DG de l’Arcep, Benoît Loutrel, aux affaires publiques de Google France et sur le pouvoir du régulateur français des télécoms face au géant américain, le président de l’Arcep a renvoyé la balle aux législateurs français et européens. « Ils décident de la régulation, nous sommes là pour l’appliquer », a-t-il déclaré, rappelant que les propositions de faire réguler Google par l’Arcep ont été rejetées. « Mais cela ne nous interdit pas de réfléchir, de faire de la prospective », a-t-il précisé. La commission de déontologie se prononcera le 23 février sur le transfert (Contexte, Univers Freebox, Huffington Post)

• Question écrite de Karine Berger, députée socialiste sur le départ d’un haut dirigeant de l’Arcep vers Google « qui pose le sujet des conflits d’intérêts » (Question écrite Assemblée Nationale)

 

NUMÉRIQUE

Point de vue

• Stéphane Richard : " Nous vivons une époque sans précédent. Pour la première fois, les start-up ont la capacité de remettre en cause, à coût marginal, une grande majorité des positions établies par les acteurs principaux de chaque secteur économique" (Les Echos)

 

TÉLÉCOMS - FRANCE

 

Consommateurs / Services à valeur ajoutée

• Démarchage téléphonique illicite : une lutte « d’une efficacité trop limitée » selon la ministre à la consommation. Le gouvernement vient de publier un point d'étape sur la plateforme Bloctel qui permet à tout particulier de s'enregistrer sur une liste pour interdire les démarches commerciales téléphoniques. Malgré l'agacement des consommateurs, le dispositif qui a permis de condamner 25 entreprises ne semble pas encore assez efficace (La Tribune)

Couverture des territoires

Les territoires ruraux peuvent-ils se permettre de ne pas investir dans la fibre ? Les professionnels de Bapaume réclament de la fibre. Mais passer de la montée en débit à la fibre coûte cher. Et l’investissement a déjà été réalisé par la collectivité (communauté du sud Artois) en 2013. Il faut donc maintenant attendre le déploiement du FTTH par la Fibre Numérique 59/62  (La Voix du Nord, édition Sud Artois)