Revue de presse

Les titres de la presse du lundi 20 octobre 2014

REGULATION

ARCEP / Mises en demeure

• L’ARCEP a annoncé la mise en demeure de Guadeloupe Téléphone Mobile, Martinique Téléphone Mobile et Guyane Téléphone Mobile pour non déploiement de leurs réseaux 2G et 3G. "L'instruction a permis de constater que ces trois opérateurs n'ont, à ce jour, déployé aucun site 2G ou 3G en vue de fournir des services mobiles", précise l'ARCEP qui a enjoint les trois opérateurs de couvrir, d’ici le 15 janvier, l’intégralité de la population prévue aux termes de leurs autorisations. (AFP)

Service universel

• La secrétaire d'Etat chargée du numérique a estimé que les cabines téléphoniques ont certes "vécu", mais qu'elles ne sauraient être retirées sans garantie de couverture mobile, actuellement "pas parfaite". Aux 2èmes Assises nationales de la médiation numérique à Bordeaux, Axelle Lemaire recevait un rapport du sénateur Pierre Camani et du député Fabrice Verdier sur le devenir du service universel. Entre autres recommandations, ils préconisent le retrait des cabines, qui représentent, selon la secrétaire d'Etat, "moins de cinq minutes de communication par cabine par jour". (AFP, Les Echos)

Europe / Consolidation

• In Europe, telecom alarm is ringing. Regulators are waking up to Europe’s telecom dreams when they should be out of bed. With a new Europe Commission starting business next month, its members will need to address the issues in an industry with more than 100 fixed and mobile providers operating in 28 jurisdictions. (The WSJ)

TELECOM - FRANCE

Fibre optique / Collectivités territoriales

• Les retards et l’insatisfaction du conseil général des Hauts-de-Seine auront eu raison du contrat conclu en 2008 avec Numericable pour l’équipement en fibre optique du département. Dans une décision du 17 octobre, l’Assemblée départementale a en effet voté la résiliation de la DSP dont Numericable et SFR collectivités sont titulaires à travers Sequalum. Pour les Hauts-de-Seine, c’est aussi l’épilogue d’un dossier violemment critiqué dès le début. Le fait que le département subventionne à hauteur de 59 millions d’euros cette opération avait notamment fait couler beaucoup d’encre. (AFP, Le Monde, Le Parisien,  ZDNet)

Fusions / Acquisitions

SFR-Numericable

• Patrick Drahi prendra la présidence du futur SFR-Numericable, avec Eric Denoyer comme directeur général. Nommé « conseiller », l’actuel PDG, Jean-Yves Charlier, a envoyé aux salariés un long e-mail en forme d’adieu, où il juge que « c’est SFR qui a mené la plus profonde transformation du marché des télécommunications en France ». Vivendi doit nommer deux des dix administrateurs. Vincent Bolloré donnera un siège à Jean-René Fourtou. Un autre ira a priori à Stéphane Roussel. (Challenges)

Iliad – T-Mobile US

• Il faudra encore un peu de temps au titre d’Iliad pour regagner le terrain abandonné depuis le 31 juillet dernier, date de la confirmation par le groupe de son offre de rachat d’une partie de la filiale américaine de Deutsche Telekom, T-Mobile US. Le titre a en effet perdu 24% entre le 31 juillet et le 13 octobre, date de la confirmation par la maison mère de son renoncement à cette opération. (Investir)

• L’abandon de l’opération américaine clarifie la situation, même si une incertitude demeure sur d’éventuelles autres opérations, ce qui pèse sur la perception du marché. Pour Victoire de Trogoff, gérante de Fidelity Europe, pour qui le titre Iliad vaut 220€ rien que sur la base de ses activités françaises, l’absence de surenchère sur T-Mobile US est une preuve de discipline financière. (Investir)

TELECOMS - INTERNATIONAL

Opérateurs vs équipementiers

• Les opérateurs mobiles le redoutaient, Apple l'a fait. En intégrant une carte SIM universelle dans ses nouveaux iPad, c'est désormais Apple qui fournit au client ce petit carré de métal doré qui lie, depuis 20 ans, les opérateurs à leurs abonnés. Disponible dans les modèles 4G, l’Apple SIM doit permettre au propriétaire de l’iPad de choisir un opérateur et un forfait, court-circuitant le lien direct entre l’opérateur et l’abonné. (Les Echos, Le Figaro)

Opérateurs

• Royaume-Uni : Orange s’interroge sur l’avenir de sa participation dans EE (Everything Everywhere), sa filiale commune avec l’allemand Deutsche Telekom en Grande-Bretagne. Depuis la rentrée, les deux partenaires réfléchissent à nouveau à se séparer du plus grand opérateur de téléphonie mobile anglais, selon Bloomberg. Une introduction en Bourse serait l’option privilégiée. (Les Echos)

• Allemagne : La filiale allemande de Telefonica s’apprête à supprimer 1 600 emplois d’ici à 2018. L’opérateur vient de racheter E-Plus (groupe KPN) pour le marier à son propre opérateur O2, créant ainsi un poids lourd dans le mobile et 5 milliards d’euros de synergies. (AFP, Les Echos)

• Cameroun : Avec l’obtention surprise d’une licence globale, l’opérateur mobile camerounais, Camtel, fait son retour dans la téléphonie mobile. Mais sans alliance stratégique, il aura bien du mal à percer. (Jeune Afrique)        

Equipementiers

• Huawei séduit les jeunes ingénieurs. Le géant chinois des télécommunications, qui veut créer 650 emplois dans l’Hexagone, a invité 15 jeunes Français à découvrir son campus de Shenzhen et Pékin pendant quatre semaines. (Le Figaro)

Haut débit mobile / Recherche

• La Commission européenne et le Japon ont présenté quatre projets de recherche visant le développement de nouvelles technologies pour les réseaux à haut débit dans les zones où les utilisateurs sont très nombreux. Les investissements conjoints s’élèvent à 12 millions d'euros et plus de 40 partenaires sont concernés. L'objectif est notamment de fournir plus d'un gigabit à chaque membre de la foule présente dans le stade olympique de Tokyo, lors des Jeux olympiques de 2020. (Communiqué de presse de la Commission européenne)

Paiement sans contact

• Le paiement sans contact par mobile se développe. Accélérer le temps de passage en caisse, c’est l’argument que les partisans du paiement par smartphone mettent en avant. Zoom sur une technologie d’avenir. (Le Parisien)

L'INTERNET

Neutralité du net

• All you need to know about net neutrality. The FCC is set to decide whether Internet providers are like utilities. (Bloomberg)

• « Le combat pour la neutralité du net n’est pas totalement perdu ». Interview d’Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de la Quadrature du Net. (Le Monde)

Régulation des contenus illicites / loi antiterroriste

• Le projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme prévoit la possibilité, pour l'autorité administrative, de bloquer directement, sans recours à l'autorité judiciaire, l'accès aux sites ou contenus faisant l'apologie du terrorisme. Actuellement examiné au Sénat, il est aussi l'occasion de nouer un débat sur la régulation des contenus illicites sur les médias sociaux. Une tribune de Benoît Thieulin, président du CNNum. (Le Huffington Post)

Cyber surveillance

• Dans une tribune parue le 16 octobre sur le site du FBI, son directeur met en garde les sociétés du numérique, comme Google ou Apple, qui cryptent leurs données pour échapper à la surveillance des agences américaines. (Contexte, Techcrunch)

Wi-Fi

• La secrétaire d’Etat en charge du numérique a provoqué une belle agitation sur Twitter, en interpellant publiquement la SNCF à propos de l’absence de réseau Wifi dans les trains. Dans un tweet diffusé vendredi, Axelle Lemaire, qui compte 42 000 abonnés, a innové dans les relations entre un membre du gouvernement et une grande entreprise publique, en écrivant : « Toc toc toc, la SNCF : on peut se voir pour discuter wifi dans le train ? Merci d’avance ! ; -) ». (Rue89)

• Avec le Wi-Fi à bord, les compagnies aériennes se distinguent. (Le Figaro)

e-inclusion

• Axelle Lemaire et Christian Buchel, directeur général adjoint d’ERDF, ont signé une convention de coopération visant à l’amélioration du développement des usages du numérique au bénéfice de tous. (Contexte, Communiqué de presse d’ERDF)

• Axelle Lemaire confirme la création d’un label de la médiation numérique. (La Tribune)

CONTENUS

Services de vidéo à la demande / Neutralité du net

• L’audiovisuel veut faire payer le trafic internet. Comment faire payer les géants de l'internet? Les professionnels du cinéma, réunis ce week-end à Dijon, pensent avoir enfin trouvé une bonne piste: faire payer le trafic internet consommé (bande passante). En effet, pour accéder aux internautes français, les sites étrangers ont besoin d'un tuyau qui va jusque chez l'internaute. Ce tuyau est fourni par les fournisseurs d'accès, comme Orange ou Free. L'idée est donc d'instaurer un péage à l'entrée du réseau internet français. Et le site web qui refuserait de payer verrait son trafic bloqué... (BFM Business)

• Face à Netflix, Amazon et autres acteurs internationaux de la vidéo en ligne, les groupes français doivent développer leurs propres services pour soutenir la création nationale et concurrencer les acteurs mondiaux, estiment les professionnels réunis aux Rencontres cinématographiques de Dijon. (AFP)     

• Face à Netflix, HBO lance sa contre-offensive. En 2015, la chaîne à péage américaine sera disponible sur internet par abonnement et souhaite lancer une contre-offensive à l’international, notamment en Europe de l’Ouest. (Le Monde)

• La vidéo en ligne va-t-elle tuer la diffusion télévisée classique ? Débrancher la prise du câble ou du satellite pour regarder la télévision seulement sur internet: l'idée semble encouragée par deux grandes chaînes américaines. HBO et sa concurrente CBS ont annoncé cette semaine que leurs programmes allaient être disponibles sur internet sans avoir, comme c'était le cas pour les services en ligne qu'elles proposaient jusqu'ici, à s'abonner d'abord à leur offre classique, par câble ou satellite. (AFP)

SECTEUR POSTAL

e-commerce

• Dans le cadre de son offensive e-commerce, La Poste augmente la capacité de ses trois centres colis. Elle renforce ainsi ses performances de tri des colis lors de pics de charge. (ITJ)

• Aux Etats-Unis, Amazon bouscule les géants de la livraison. Les livraisons gratuites posent problème aux entreprises postales, les colis devenant parfois plus chers à livrer qu’ils ne rapportent. Reportage chez le leader mondial, UPS, qui livre 30 % des colis Amazon. (Les Echos)

• A New-York, la concurrence fait rage pour livrer les colis au plus vite. Google, eBay, Amazon et Uber expérimentent des services de livraison le jour même, accentuant d’autant la pression sur les entreprises postales. (Les Echos)

• Pour se redresser, TNT dédaigne l’e-commerce. Le groupe, à l’inverse de ses concurrents, préfère se concentrer sur la livraison aux entreprises. (Les Echos)