Revue de presse

Les titres de la presse du mercredi 26 février 2014

RÉGULATION

Concurrence/Aides d'Etat

• Le ministre du Redressement productif estime que la direction générale de la Concurrence de la Commission européenne "devrait être démantelée d'urgence", et renouvelle ses critiques contre "les talibans du droit" de la concurrence européens : "La Commission européenne, n'a pas compris que la mondialisation place en face des entreprises européennes des pays qui autorisent des aides d'État massives (...) pour financer le renouveau industriel et technologique" (challenges.fr)

TELEPHONIE MOBILE

Mobile World Congress/Barcelone

5G

• La 5G un nouvel horizon pour la téléphonie mobile. Les industriels du secteur travaillent déjà sur la norme qui succédera à la 4G. L’enjeu des réseaux 5G sera la transmission instantanée de données et la connexion à internet de millions d’objets (Le Monde)
Les industriels chinois se sont lancés tôt dans la bataille. Huawei a investi dès 2009 dans cette technologie, avec un budget de recherche pure, excluant le développement de produits, de 600 millions de dollars (437 millions d’euros), déroulé jusqu’en 2018 (Le Monde)

Gestion du spectre

•Industry warns radio frequencies may be scarcer than oil. While the EU faces the serious risk of a new indefinite delay in regulating radio spectrum access across member states, industry warns against mobile data gridlocks and potentially higher prices for smartphone usage, as frequencies become “scarcer than oil” (euractiv.com)

Opérateurs

•Telenor enjoys brief respite in India after spectrum auction. Norwegian operator's CEO predicts further consolidation in India ; reiterates opposition to retroactive tax policy totaltele.com)

Equipementiers

•Vers la fin de la guerre des prix chez les équipementiers ? Alcatel-Lucent comme Nokia Solutions & Networks ne souhaitent plus gagner des parts de marché à n’importe quel prix. Et s’appuient sur les partenariats pour assurer leurs développements (silicon.fr)
Nokia, Motorola et BlackBerry affichent leurs espoirs de reconquête du marché, mais les analystes sont pessimistes : "Tous ces fabricants historiques de téléphones ont complètement raté le coche quand les smartphones sont arrivés", résume Bengt Nordstrom, patron du cabinet suédois Northstream (AFP)
Phone makers race to low end (Wall Str. jal)
Pour se relancer sur les marchés émergents,  BlackBerry lance un smartphone low-cost. Fabriqué par le sous-traitant chinois d'Apple, Foxconn, ce modèle sera commercialisé dans un premier temps seulement en Indonésie, en avril (latribune.fr)
La bataille des bracelets connectés a commencé.Complément au smartphone et relais de croissance, les géants du mobile ont tous dévoilé leur propre modèle et la bataille promet d'être féroce sur ce nouveau marché (Les Echos, Le Figaro)

TELECOMS - FRANCE

Résultats financiers

Vivendi

•Les résultats du groupe plombés par les difficultés de SFR. Le résultat opérationnel de Vivendi a chuté de plus de 20% en 2013, avec a un chiffre d’affaires de 22.1 milliards d’euros, en hausse de seulement 0.2%. La guerre des prix lancée par Free sur le marché mobile, ainsi que les baisses de tarifs imposées par les autorités de régulation, notamment sur les SMS et l’itinérance mobile, ont eu un "impact" important sur la rentabilité de l’opérateur. Malgré les chiffres à peu près en ligne avec les attentes du marché, le titre reculait de 1,1% "Les marchés sanctionnent le manque de prévisions pour 2014, l'absence d'informations sur la revue stratégique du groupe, les acquisitions et le dividende ", commente un analyste (Les Echos, Reuters, AFP)
Pour Vivendi, "la création de valeur pour les actionnaires est la priorité". Tout ce qui permettra de faire remonter le cours de Bourse, qui a déjà progressé d'un tiers depuis un an, sera entrepris. Ainsi, le groupe a confirmé, lors de la présentation de ses résultats, le recentrage du groupe sur les médias et les contenus (Canal+, Universal Music et GVT). Concernant SFR, dont le chiffre d'affaires a régressé de 9,6%, à 10,1 milliards d'euros, le président du directoire du groupe a reconnu sa "volonté de participer à la recomposition du secteur des télécoms en France en explorant activement toutes les opportunités" (Le Monde)
Vivendi fourth-quarter sales trail estimates on mobile price war (Bloomberg, Financial Times)
Les finances de SFR sombrent, la faute au secteur mobile ? (pcinpact.com)
Vivendi : résultats 2013 conformes aux attentes dans un environnement difficile (Communiqué)

Bouygues

•Bouygues en perte pour la première fois depuis 1995, en raison d’une dépréciation de 1,4 milliard de sa participation de 29,4% dans Alstom. Dans le mobile, Bouygues Telecom est revenu dans le vert l’an dernier avec un bénéfice net de 11 millions d’euros, après une perte de 14 millions d’euros en 2012. Les résultats du plan de transformation, mis en place début 2012, "sont nettement supérieurs aux attentes avec 599 millions d’euros d’économies enregistrées sur les coûts de l’activité Mobile depuis fin 2011" indique le groupe. Son chiffre d’affaires, en revanche, a reculé de 11%, à 4,7 milliards d’euros (Le Monde, AFP)
Résultats annuels 2013 : performances opérationnelles en ligne avec les objectifs, excellente performance commerciale des activités de construction, structure financière très solide, résultat net reflétant la dépréciation d’Alstom, maintien du dividende à 1,60 euro (Communiqué Bouygues)

Consolidation du secteur

Vivendi confirme avoir été approché par Altice en vue d’un rapprochement entre SFR et Numericable

•Vivendi exploring all option for SFR. Analysts and industry executives expect the French telecommunications market to undergo deeper change this year and SFR, currently France's No. 2 mobile provider by subscribers, is expected to play a key role in that. A combination of SFR and Numericable could spark further consolidation, especially involving smaller rival Bouygues Telecom, which would face even tougher competition after a tie-up between its two rivals (Wall Str. jal)
Selling SFR is not enough to reinvent Vivendi (New York Times)
Vivendi's mix media problem. A breakup of Vivendi is finally on the cards. The media-to-telecoms conglomerate is still pursuing a demerger of its biggest asset, French mobile operator SFR, by the end of June. Another option is a tie-up between SFR and cable operator Numericable: Vivendi has confirmed an approach from Numericable's controlling shareholder Altice. That deal could create more value through cost savings. But with Vivendi's shares up 30% since last July, that already looks reflected in its price (Wall Str. jal)
French telecoms : marriage blessings (lex column/Financial Times)
Pourquoi Numericable met la pression sur Vivendi. Le câblo-opérateur a tout intérêt à boucler rapidement un rachat de SFR pour profiter de l'absence d'offres concurrentes, et de la mini-bulle dont bénéficie le câble en bourse (bfmtv.com)

Bouygues Telecom s'interroge sur l'opportunité de pousser un peu plus loin son alliance avec SFR

•Vivendi relance les grandes manœuvres. L'offre de Numericable sur SFR pourrait déclencher une contre-proposition de Bouygues. Certes, le groupe peut compter sur les accords de mutualisation signés fin janvier avec SFR, qui ne seront pas remis en cause quoi qu'il advienne. Mais Free pourrait être tenté de racheter à bas prix un Bouygues Telecom isolé. Toutefois, ce rapprochement poserait un problème réglementaire, l'Autorité de la concurrence ainsi que les pouvoirs publics ne voulant pas revenir à trois opérateurs de réseau (Le Figaro)
Bouygues étudie aussi l'option SFR. Complexe, cette alternative pourrait séduire Vivendi, qui étudie sérieusement l'option Numericable mais qui cherche encore à être rassuré sur la capacité financière du câblo-opérateur. Séduisante sur le papier, une telle concentration serait difficile à mettre en oeuvre, car l'Autorité de la concurrence a déjà laissé entendre qu'un mariage SFR-Bouygues Telecom poserait de vrais problèmes concurrentiels. Pour qu'un tel accord soit acceptable, Bouygues Telecom pourrait devoir s'engager à céder une partie de ses fréquences 4G ou de son réseau à Free, ou à revendre une partie de son portefeuille d'abonnés fixes (Les Echos)
Veillée d'armes dans le mobile. Numericable a sonné la charge en proposant de racheter SFR, Bouygues pourrait proposer dans les prochains jours une offre de fusion à SFR. Avec, assure Martin Bouygues, l'assentiment du ministre du Redressement productif, avec qui il partage son exaspération face au bradage des prix de la téléphonie mobile par Free. Pas en reste, Free admet qu'une négociation avec Bouygues serait "logique". Les inimitiés s'effaceraient devant les exigences du tiroir-caisse (Le Canard Enchaîné)

Analyses

•"Les paysans des télécoms". "On ne peut pas s’inquiéter de la capacité d’investissement des opérateurs télécoms français et se réjouir d’une opération de concentration financée par la dette. C’est pourtant ce qui se dessine. Le projet de mariage avec Numericable fait du sens, puisque ce dernier possède une infrastructure qui lui fait défaut. Mais le montage financier apparaît très tendu. Sur les 12 milliards d’euros nécessaires à l’acquisition de SFR, 8 milliards seraient financés par de la dette. L’inverse, c’est-à-dire un rachat de Numericable par SFR, ferait supporter deux fois moins de dette au nouvel ensemble. Et préserverait ainsi ses capacités d’investissement" (Editorial de Jean-Baptiste Jacqui/Le Monde)
Patrick Drahi, le discret milliardaire qui lorgne SFR. Pour Altice et sa filiale Numericable, ce serait l'occasion de faire son entrée sur le marché de la téléphonie mobile grand public ( (Le Canard Enchaîné)
Bouygues, Niel, Richard : choc des ego et guerre des prix dans les télécoms. Les patrons des trois opérateurs s’affrontent sur tous les marchés alors que leur concurrent SFR est à vendre. La rente dans les télécoms, c’est fini depuis l’arrivée de Xavier Niel, alors que les opérateurs doivent investir pour la 4G. Coups bas et petits arrangements entre ennemis, tout est permis. La concurrence s’étend désormais à l’Internet à domicile, et c’est Bouygues, en difficulté financière, qui a ouvert le feu avec un forfait à 20 euros. Il envisage de racheter SFR. Free regarde le dossier. La consolidation du secteur débute (Le Monde)
Martin Bouygues joue la carte de bonne relation avec le ministre du Redressement productif afin d'obtenir la non-reconduction de Stéphane Richard à la tête d'Orange si celui-ci n'arrête pas de louer son réseau à Free (Le Canard Enchaîné)

Bouygues Telecom relance la guerre des prix dans le fixe

•Bouygues Telecom, revenu dans le vert en 2013 avec 11 millions d'euros de bénéfice net, lance une guerre des prix dans l'internet fixe, dévoilant une offre triple-play présentée comme 33% moins chère que celles des opérateurs concurrents (AFP)
Bouygues relance la guerre des prix, les projets de mariage se multiplient. Après le mobile, dont les tarifs se sont effondrés avec l'arrivée de Free, Bouygues Telecom s’attaque aux prix du fixe. Dès le 3 mars, il proposera une offre triple play à 19,99 euros seulement. Soit près de 12 euros de moins que le tarif que l’opérateur – et tous ses concurrents – pratique depuis des années. La filiale du groupe de BTP brise un tabou. Jusqu’à présent, personne n’avait osé s’en prendre à ces offres, véritables vaches à lait des opérateurs (Le Monde)
Douze ans de guerre des prix dans l’accès internet (Le Monde)

Abus de position dominante

•Orange condamné à payer 51 millions d'euros à SFR. Le tribunal de commerce de Paris a condamné l'opérateur historique à indemniser SFR, qui jugeait anti-concurrentielle son offre d'abonnement téléphonique pour les résidences secondaires (bfmtv.com)

TELECOMS - INTERNATIONAL

Opérateurs

•AT&T in pioneering network redesign (Financial Times)
Carlos Slim in on pact to secure Telekom Austria (Reuters)

Câbles sous-marins

•Maroc Telecom, à travers sa filiale malienne, Sotelma-Malitel, câble l'Afrique de l'ouest. Après le réseau terrestre Agadir-Dakhla-Aousserd, Maroc Télécom aura bouclé le chantier fibres optiques africain reliant le Maroc à ses fililales au Burkina Faso, Mali et Mauritanie. Pour rappel, le groupe marocain, jusque filiale à 53% de Vivendi, est en passe de voir cette participation cédée à l'opérateur émirati Etisalat pour plus de 4 milliards d'euros. La direction de Vivendi a indiqué qu'elle pensait boucler cette opération "dans les prochaines semaines"  (usinenouvelle.com)
Afin de contourner un éventuel espionnage des Etats-Unis, le Brésil et l'Union européenne vont installer un câble sous-marin destiné à acheminer les télécommunications entre les deux continents. Le câble doit être installé d'ici à l'année prochaine, grâce à un partenariat entre l'entreprise brésilienne Telebras et l'espagnol IslaLink Submarine Cables, ainsi que des fonds européens et brésiliens (latribune.fr)

CONTENUS

Plates-forme  vidéo

•Le PDG d'Orange a confirmé être en négociation avec Microsoft en vue d'un accord "avant tout industriel" avec Dailymotion, qui a besoin de s'internationaliser (Le Monde, Le Figaro, Wall Str. jal, Financial Times)
Pour développer Dailymotion en Amérique, Orange met la pression sur Microsoft. Un deal avec la firme de Redmond permettrait à la pépite française de profiter des 175 millions de visiteurs uniques que comptent les sites de Microsoft aux Etats-Unis. Stéphane Richard a assuré qu'Orange conserverait la majorité du capital de Dailymotion. Officiellement, rien n'est acté et officieusement, cette communication précoce est l'occasion pour le patron d'Orange d'accélérer la procédure avant le renouvellement, ou non, de son poste (L'Opinion)
Orange serait également en discussions avec des éditeurs de contenus français. Probablement Canal+ et/ou TF1, qui pourraient utiliser Dailymotion pour créer une concurrence à Netflix et YouTube (numerama.com)

VoD

•Netflix may need to pay AT&T, Verizon for faster speeds (Reuters)
Concurrencé par beIN Sports, Canal + redoute l'arrivée de Netflix. Avec les prix hypercompétitifs que risquent de proposer les nouveaux entrants, les fans de télévision payante pourraient bien être tentés de se constituer leur propre bouquet, avec un abonnement beIN Sports et un autre chez Netflix, pour un tarif au final moins élevé que chez Canal+. Pour ne plus être dépendant des fournisseurs d'accès, une nouvelle division a été créée, Canal OTT, qui va permettre de recevoir ses chaînes de télévision sur son téléviseur via le Web (Le Figaro)

Outre-mer

•Les investisseurs Bpifrance, Proparco et Perspectives et Participations (Bred) ont annoncé qu'ils cédaient à Canal+ leurs parts dans l'opérateur de télécoms alternatif ultramarin Mediaserv, que le groupe audiovisuel vient de racheter (AFP)

SECTEUR POSTAL

Royaume-Uni

•Ofcom has published a statement on a decision to make a clarificatory amendment to a regulatory condition applying to Royal Mail (Communiqué)

Secteur financier

•La Banque Postale veut doubler son portefeuille de clients professionnels pour le porter à 200 000 à fin 2020 (Les Echos)
Un an après l'acquisition de la Banque Privée Européenne, La Banque Postale affiche 540 000 clients patrimoniaux (Les Echos)