Prise de parole - Speech

Fibre, Internet mobile, dividende numérique, bill and keep, qualité de service, impact de la crise financière sur le secteur, protection de la vie privée, fin de mandat : Paul Champsaur, président de l'ARCEP, répond aux questions d'Yves GASSOT, directeur général de l'Institut

Paul Champsaur, président de l'ARCEP, répond aux questions d'Yves GASSOT, directeur général de l'IDATE , lors des 30 èmes Journées internationales de l'Idate sur "l'Internet du futur", le 20 novembre 2008

Quelques extraits de l'enregistrement audio :

FTTH
"C'est plus compliqué que ce que nous avions prévu car il y a des choix technologiques à faire, et les opérateurs font des choix différents. Mais j'ai bon espoir".

Internet mobile
"Nous sommes trés heureux qu'il y ait des fréquences du dividende utilisables pour l'Internet mobile, et qu'elles soient en bonne voie d'harmonisation en Europe".

Interco et bill and keep
"A court terme, cette question a trés peu de connexion avec les terminaisons d'appel. Si les terminaisons d'appel fixe et mobile deviennent d'un niveau comparable, la question du bill and keep se posera, mais il est trop tôt pour se la poser. Aujourd'hui, nous gérons nos terminaisons d'appel et nous n'avons pas de point de vue arrêté sur ce qui se passera après".

Net Neutrality
"L'Arcep est favorable à la version minimale de la net neutrality telle qu'elle a été définie par la FCC, c'est à dire une régulation symétrique dans laquelle tous les opérateurs doivent informer leurs clients des performances de leurs débits (...) Par contre, je ne vois pas pourquoi les opérateurs ne pourraient pas tarifer leurs services en fonction des débits fournis, et négocier avec les fournisseurs de contenus afin que ceux-ci contribuent financièrement".

Relations accès-contenus
" L'accès aux contenus audiovisuels par les opérateurs télécoms et les FAI est important ; la fibre ne se développera que si cela est possible (...) Ce qui nous préoccupe, ce sont les effets de levier entre les deux secteurs, ce qui renvoie à la puissance de marché des entreprises de chaque côté".

Impact de la crise sur le secteur
"Les services de télécoms sont eux aussi sensibles à la conjoncture (...) Il est donc vraisemblable que les raisonnements que les régulateurs tiennent risquent d'être contredits. car nos hypothèses reposent sur l'hypothèse que les entreprises vont investir. En clair, si personne n'investit dans le fibre, la logique de ce que nous voulons faire devra être revue (...) Faut-il pour autant que l'Etat s'en mêle ? (...) Les télécoms ne sont pas au premier rang des secteurs où l'Etat doit se précipiter pour faire des investissements, à l'exception peut-être des collectivités territoriales".

Fin de mandat
"Bien que les principes qui régissent les offres de gros sont trés voisins d'un pays à l'autre, je suis fier qu' en France, on ait fait un peu mieux : on a suivi leur mise en oeuvre. et donc ça marche. Ça marche parce que France Télécom a joué le jeu, parce que les jeunes ingénieurs de l'ARCEP suivent les choses de très près"

"Mon plus grand regret est qu'on n'ait pas réussi à faire suffisamment de co-régulation avec les entreprises du secteur. Ce sujet devient de plus en plus important parce que la régulation, quand elle réussit - comme cela a été le cas en France - passe de la régulation asymétrique, c'est à dire quelque chose qu'on impose à France Télécom comme les offres de gros, à la régulation symétrique qu'on impose à tous. Pour faire de la bonne régulation symétrique, il n'y a pas de mystère, il faut beaucoup discuter avec toutes les entreprises".


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