Au sommaire ce mois-ci :Le poids environnemental de l'IA générative et des centres de données • Des réflexions sur l'importance de la mesure des impacts environnementaux • Des indicateurs sur la santé économique des télécoms • La Norvège s'attaque à « l'emmerdification » • L'itinérance mobile gratuite en plein boom en Afrique de l'Ouest.  | Temps de lecture : 10 minutes. |
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 | L'édito |

Empreinte environnementale du numérique : « Les faits et la science comme cap »
Par Anne Bouverot, coprésidente du Conseil de l’IA et du numérique et présidente du conseil d’administration de l’ENS En fin d’année 2025, le Conseil de l’IA et du numérique a lancé une consultation citoyenne dont les résultats révélaient une préoccupation très nette pour l’empreinte environnementale du numérique et de l’IA. Plus de la moitié (58 %) des 6 000 répondants s’en inquiètent. Nous avons porté ce sujet lors du Sommet de Paris sur l’IA en février 2025, marqué par la première conversation mondiale sur le sujet et le lancement de la « Coalition pour une IA durable », qui réunit aujourd’hui plus de 200 acteurs : états et organisations internationales, entreprises (y compris américaines) et centres de recherche. 
« Une vision d’ensemble, guidée par les faits »Dans les faits, ce sujet recouvre des réalités multiples. Il concerne à la fois la durée de vie trop courte des terminaux, les méthodes de refroidissement des centres de données, le mix énergétique des pays où les modèles d’IA sont entraînés, la course aux terres rares ou encore la fabrication des semi-conducteurs. Bien sûr l’IA permet également d’optimiser la consommation énergétique, de mieux prévoir les catastrophes naturelles et d’innover dans les énergies renouvelables, mais cela ne dispense pas d’un travail rigoureux pour comprendre ses impacts environnementaux. Ce travail doit être nourri par un fil directeur : les faits, la raison et la science. Il est ainsi essentiel d’affiner notre évaluation de l’impact environnemental du secteur et d’exiger la même transparence des acteurs économiques, en particulier les géants du secteur, pour guider nos décisions collectives. C’est tout l’objet des travaux de l’Arcep, premier régulateur sectoriel à publier régulièrement des indicateurs pour mesurer l’empreinte environnementale du numérique en France. Ce numéro du Post dévoile l’édition 2026 de l’enquête de l’Arcep « Pour un numérique soutenable », qui présente chaque année les données collectées auprès des acteurs du numérique pour évaluer et suivre dans le temps leur impact sur l’environnement. 
« Mener de concert les transitions environnementales et numériques »L’exigence collective de transparence et de méthodologie est d'autant plus cruciale que nous assistons à des développements technologiques extrêmement rapides, avec d’un côté, des gains d’efficience majeurs et d’un autre, l’essor tout aussi rapide de nouvelles fonctionnalités, par exemple l'IA agentique. Selon les analyses prospectives de l’ADEME, la généralisation de l’IA agentique pourrait faire passer l’IA de 20 % à près de 49 % de la consommation totale des centres de données d’ici la fin de l’année. L’électricité décarbonée de la France et sa production excédentaire sont des atouts. L’enjeu est également économique et stratégique : nous devons encourager le développement de modèles spécialisés plus efficaces, moins gourmands en énergie et moins coûteux pour leur adoption par nos entreprises et organisations ; nous devons aussi développer, en Europe, la recherche sur les modèles IA « de pointe » ou « de frontière », sous peine de nous retrouver en vassaux numériques, notamment sur les sujets de cybersécurité. |
 | Datarcep |
Telconomics 2026 : les indicateurs clés du marché français des télécommunicationsRevenus des opérateurs, niveaux d’investissements, états des déploiements qui en découlent… L’Arcep a présenté jeudi dernier lors de sa conférence annuelle « Telconomics » des indicateurs clés permettant de comprendre les dynamiques économiques du secteur. En 2025, le montant total des investissements des opérateurs baisse pour la quatrième année consécutive, en lien direct avec la fin des déploiements de la fibre optique dans de nombreux territoires et la baisse du nombre de nouveaux sites mobiles déployés. L’observatoire des prix fait également état d’une légère baisse des prix des services fixes (-2 % entre décembre 2024 et décembre 2025 contre -7% un an auparavant) et mobiles (-2% contre -18% un an auparavant). Ces données éclairent l’Arcep dans ses chantiers de régulation en cours et à venir. Elle en a ainsi présenté les principaux, dont les détails et orientations sont à retrouver via ce lien. 
Extrait de la présentation de l’Arcep lors de la conférence « Telconomics » 2026. |
 | Les pépites à partager |
Cybermalveillance.gouv.fr confirme une nette hausse du nombre d’usurpation de numéro en 2025 Dans son rapport d’activité, Cybermalveillance.gouv.fr présente les tendances de la menace observées pour l’année 2025. L’usurpation de numéro de téléphone y enregistre un bond de +517 %. Cette évolution fait écho aux plus de 19 000 signalements d’usurpation d’identité sur la plateforme « J’alerte l’Arcep » en 2025. Elle sera suivie de près cette année au regard des nouvelles modalités de protection des numéros de téléphone émises par l’Arcep et entrées en vigueur au 1er janvier 2026, et de l’enquête administrative ouverte par l’Autorité. 
Une vidéo virale de l’Agence norvégienne de protection des consommateurs sur « l'emmerdification »Visionnée plus de 3 millions de fois, une vidéo de l’Agence norvégienne de protection des consommateurs met en scène un « enshittificator » professionnel qui réalise ses méfaits sur internet : « my job is to make things shitty » (« mon travail est de rendre les choses merdiques »). L’Agence dénonce ainsi avec humour et cynisme la dégradation des produits et services numériques et les pratiques commerciales portant atteintes aux consommateurs (publicités en ligne, obsolescence programmée, automatisation des abonnements payants etc.). Elle s’appuie sur son rapport « Breaking Free : Pathways to a fair technological future » (« Libérez-vous : des conseils pour un monde technologique équitable »). 
L’univers immersif de l’exposition « Destination IA » à RouenL’Atrium de Rouen accueille de février 2026 à octobre 2027 « Destination IA », une exposition immersive consacrée à l’intelligence artificielle. Conçue pour le grand public et en particulier les familles, cette exposition mêle expériences immersives et ateliers pédagogiques afin de mieux comprendre l’impact concret de l’IA dans notre quotidien. |
 | Numérique soutenable |
Rapport sur l'empreinte environnementale de l’IA générative et un développement compatible avec les limites planétaires48 % des Français les utilisaient déjà en 2025 (+28 points en deux ans). Dans l’édition 2026 du Baromètre du numérique, l’Arcep constatait l’adoption fulgurante des services d’IA générative. Or, celle-ci n’est pas immatérielle : son développement repose sur des infrastructures physiques, des capacités de calculs élevées et des investissements massifs dans les centres de données et les serveurs spécialisés. Ainsi, la rapidité de son adoption et l’intensité des dynamiques concurrentielles qui accompagnent son développement peuvent renforcer les tensions sur certaines ressources et amplifier les enjeux environnementaux existants. 
Des leviers à activer d'urgencePour objectiver ces effets, l’Arcep a publié un rapport faisant la synthèse des connaissances sur les impacts environnementaux de l’IA générative (rendue difficile par le manque de transparence des principaux acteurs). Cette revue de la littérature scientifique est complétée par des auditions d’experts du secteur et un travail inédit réalisé avec le PEReN pour identifier les principaux facteurs ayant une influence sur la consommation énergétique des prompts (requêtes) pour plusieurs modèles d’IA générative. Toutes ces données ont permis à l’Arcep de formuler neuf recommandations activables urgemment (la plupart pouvant s’exercer dans le cadre de législations européennes déjà en vigueur ou à venir) et visant à rendre compatible le déploiement de ces nouveaux services avec les limites planétaires. Extrait d’un des schémas du rapport de l’Arcep sur les impacts environnementaux de l’IA générative.
Enquête « Pour un numérique soutenable » : l’empreinte carbone des opérateurs de centres de données en France augmente encore fortement+38% entre 2021 et 2024. Malgré un nombre limité de nouvelles implantations, la consommation électrique des principaux opérateurs de centres de données continue de progresser fortement d’après la nouvelle édition de l’enquête annuelle « Pour un numérique soutenable » produite par l’Arcep. Dans son bilan prévisionnel 2025, RTE prévoit d’ailleurs que la consommation d’électricité des centres de données pourrait être multipliée par un facteur allant de quatre à huit d’ici 2035 par rapport à 2024, selon les scénarios. Cette hausse reflète un changement d’échelle des capacités informatiques des nouveaux centres. Alors que les centres ouverts en 2023 présentaient déjà une capacité informatique moyenne de 9 MW par centre, contre 3 MW pour les centres déjà installés, ceux mis en service en 2024 atteignent désormais 20 MW en moyenne. Extrait de la synthèse infographique de l’enquête « Pour un numérique soutenable ».
Les terminaux, autre brique essentielle de l’écosystème numérique, ne sont pas en reste. L’enquête constate en 2024 une reprise des mises sur le marché d’équipements neufs et révèle que leur taille a encore augmenté. Un indicateur important à prendre en compte car, en phase de fabrication comme d’utilisation, plus un écran est grand, plus ses impacts (consommation d’énergie, de métaux, etc.) sont élevés. Pour approfondir et découvrir les impacts environnementaux d’autres acteurs étudiés (opérateurs télécoms, fabricants de câble en fibre optique pour la première fois cette année, équipementiers de réseaux mobiles, etc.), nous vous invitons à consulter la synthèse infographique de l’enquête et le rapport complet. |
 | Ailleurs dans le monde |
Le Bénin, le Sénégal et le Togo s’associent pour former une zone d’itinérance mobile gratuiteSur un modèle similaire à celui en vigueur dans l’Union européenne et ses pays partenaires, les clients des opérateurs de réseaux mobiles peuvent désormais communiquer sans surcoût, où qu’ils voyagent dans ces trois pays. Cet accord initié par le Togo et signé officiellement le 24 avril lui permet d’étendre l’itinérance gratuite des clients de ses opérateurs à un total de sept pays d’Afrique de l’Ouest. Une étape franchie de plus vers l’harmonisation complète du roaming dans la région et vue par les régulateurs sur place comme un moyen de renforcer les liens économiques de leurs pays. |
 | L'Arcep raconte |
« Jusqu’à présent, pour mesurer l’impact environnemental du numérique, c’était un peu "chacun sa méthode" »Docteur et ingénieur de formation, travaillant à l’Arcep depuis plus de 9 ans, Ahmed Haddad est expert sur le sujet de l’impact environnemental du numérique. Ces derniers mois, il a contribué à actualiser la « Recommandation L.1450 » de l’UIT, l’Union internationale des télécommunications. Il nous explique ce qui se cache derrière ce nom cryptique, et en quoi ces travaux doivent améliorer la mesure de l’empreinte environnementale du numérique à une échelle internationale. 
Arcep : Vous avez travaillé à actualiser le standard international de l’UIT L.1450. Qu’est-ce que cette mise à jour change concrètement ? Jusqu’à présent, pour mesurer l’impact environnemental du numérique à l’échelle nationale ou mondiale, c’était un peu « chacun sa recette » au détriment de la rigueur méthodologique. Nous déplorions ce constat dans le secteur, en particulier au sein du comité d’experts technique de la mesure co-piloté par l'Arcep et l’ADEME. Bien que se référant souvent aux principes communs de l’analyse par cycle de vie fixés dans le standard générique ISO 14040, les différentes études sur le sujet pouvaient en effet diverger très sensiblement. Les standards de l’UIT, et en particulier le standard L.1450, n’étaient que faiblement utilisés en dehors du cercle restreint de certains experts : ils étaient jugés non exhaustifs et insuffisamment opérationnels. Nous avons fait remonter le point en 2023 au sein de l’UIT en proposant de mettre à jour le standard L.1450. Celui-ci propose désormais une méthodologie plus flexible et complète. Pouvez-vous nous expliquer cette nouvelle méthodologie ? Le sujet est relativement technique. Mais dans les grandes lignes, elle propose une approche par cycle de vie qui apporte : - Une évaluation par niveaux (par « tiers ») pour s'adapter à la maturité des données des acteurs et l’objectif poursuivi par l’exercice d’évaluation. Par exemple, un praticien avec peu de données sur le sujet pourrait commencer par le niveau le plus simplifié (« tier 3 ») pour une première approximation de l’impact avant d’évoluer vers un niveau plus élevé (« tier 2 », voire même « tier 1 ») au fur et à mesure de la disponibilité des données ;
- Une vision multicritère où on ne regarde plus seulement le carbone, mais l'ensemble des impacts environnementaux ;
- Un cadre méthodologique plus clair pour les nouvelles frontières technologiques (IoT, constellations satellitaires, blockchain ou encore virtualisation des réseaux).
Est-ce que cette mise à jour a été compliquée à obtenir ? Je ne dirais pas « compliquée ». Mais cela a nécessité un travail collectif soutenu depuis 2023. Chaque mois, nous animons un comité d’experts technique sur la mesure de l’impact environnemental du numérique regroupant des experts de l’industrie du numérique (opérateurs de réseaux et de centres de données, fournisseurs d’équipements, fournisseurs de services et de contenu), des chercheurs et des think-tanks environnementaux. Nous avons publié en avril 2023 un rapport intitulé « Évaluation de l’impact environnemental des TIC : analyse des écarts méthodologiques ». Nous nous sommes ensuite appuyés sur les conclusions de ce rapport pour proposer à nos partenaires au sein de l’UIT une mise à jour du standard L.1450. Heureusement ceux-ci ont été réceptifs : il fallait obtenir l’unanimité de tous ! Je ne vous cache pas que l’aboutissement de ce travail est une vraie satisfaction pour l’Arcep et sa présidente Laure de La Raudière. C’était un des objectifs stratégiques de l’Autorité dans son « Ambition 2030 ». Est-ce que cette nouvelle méthodologie sera bien appliquée ? C’est tout l’enjeu maintenant. Si la dynamique est déjà lancée avec certaines études en Suisse et en Norvège, nous espérons que le secteur va davantage s’emparer de cette méthodologie pour réaliser leurs prochaines études d’impact et obtenir des résultats comparables et robustes. Cependant, si le secteur ne suit pas ce nouveau standard, leurs études risquent d’être marginalisées et on peut noter que l’UIT s’appuiera déjà dessus pour mettre à jour la trajectoire compatible avec les accords de Paris des émissions carbone au niveau mondial pour le secteur des TICs. |
 | L'agenda |
On vous donne rendez-vous11 juin, locaux de l’Arcep Webinaire « Les technologies du quantique et leur impact sur les réseaux »L’Arcep vous invite à un webinaire de présentation et de débat consacré à la note de synthèse publiée dans le cadre de son cycle de réflexion « Réseaux du Futur », sur le thème des technologies du quantique et leur impact sur les réseaux. Vous pouvez vous inscrire via ce lien. Les participants pourront suivre en ligne ou sur place dans la limite des places disponibles à l'Arcep. 16 juin, locaux de l’Arcep Webinaire sur l'IA et l'environnementL’Arcep présentera en ligne son nouveau rapport « Intelligence artificielle générative : quels défis environnementaux ? ». Un autre webinaire important, dont les inscriptions seront ouvertes dans les prochains jours. 24 juin, en ligne Audition par l'Assemblée nationaleLaure de La Raudière, présidente de l’Arcep, sera auditionnée par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. L’audition sera retransmise le mercredi 24 juin à 10h00 en direct sur le site de l'Assemblée. On y participe10 juin, Bruxelles Forum du groupe des régulateurs indépendants IRGLaure de La Raudière et Sarah Jacquier-Pélissier, présidente de l’Arcep et membre du collège, assisteront au « Digital & Telecom Innovation, Investment Forum » du groupe des régulateurs indépendants IRG (« Independent Regulators Group »). 23 juin, Bruxelles 40ème anniversaire de CullenLaure de La Raudière, présidente de l’Arcep, participera à la conférence organisée à l’occasion du 40ème anniversaire de Cullen international, un cabinet de conseil spécialisé dans les réglementations notamment du secteur numérique et des télécommunications. Avec un objet central : « réguler les infrastructures numériques pour favoriser l'innovation et préserver nos libertés ». 3 juillet, Paris Assises du Très haut débitIntervention de la présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière à cette vingtième édition de l’événement consacrée aux « infrastructures numériques sous tension » (énergétique, commerciale ou étrangère). On y a participé20 avril, Tarbes Visite terrain avec la Ministre Anne Le HénanffLaure de La Raudiere, présidente de l'Arcep, s’est déplacée à Tarbes aux côtés de la Ministre Anne Le Hénanff pour une visite de terrain consacrée à la connectivité fixe et mobile en zone de montagne. La journée a débuté par une séquence dédiée à l'innovation chez un acteur de la transition énergétique, en présence du maire de Tarbes, Pascal Claverie, avant un point d'étape avec Orange sur le déploiement de la fibre et l'extinction du réseau cuivre. La commune de Pouyastruc a ensuite accueilli un échange avec les maires du département et les représentants de la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms), puis à Arbeost, commune de montagne, ont été discutées la résorption des zones blanches et la résilience des réseaux télécoms. En fin de journée, la visite du tiers-lieu « La Turbine » à Arrens-Marsous a permis d’échanger sur l'impact de la fibre optique sur le développement et l'attractivité du territoire. 12-15 mai, Ankara Global Symposium for Regulators (GSR-26)Xavier Merlin, membre du collège, a participé au colloque mondial des régulateurs, intitulé GSR-26, et organisé par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Il a modéré une session sur les infrastructures numériques et a été interviewé par l’UIT. 22 mai, Toulouse Rencontres « Territoires Connectés d’Occitanie »Dans le cadre des « Territoires Connectés d’Occitanie », coorganisées par l’UGAP et la Mêlée, Akim Oural, membre du collège, est intervenu en tant que « grand témoin » sur le thème « Pour des trajectoires numériques résilientes et responsables sur les territoires ». 1er juin, Paris Forum annuel des InterconnectésIntervention d’Akim Oural, membre du collège, au Forum annuel des Interconnectés pour une table ronde sur « Les données au service de la résilience des territoires ». 2-3 juin, Bruxelles Plénière du BERECSarah Jacquier-Pélissier, membre du collège et vice-présidente du BEREC, et Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep, ont participé à la réunion plénière du groupe des régulateurs européens, le BEREC. |
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