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Une démarche ouverte, un projet collaboratif

L'ARCEP pivote : de quoi s'agit-il ?

Une démarche ouverte, un projet collaboratif

Pour être efficace, la revue stratégique doit à la fois pouvoir se construire avec l’ensemble des agents de l’Autorité et se nourrir des réflexions des acteurs du monde numérique.

Lialine Dedryver et Laurent Toustou, deux chargés de mission de l’ARCEP, sont en charge, sous la direction du président, d’organiser ce travail de réflexion et de rapporter leurs travaux au comité de pilotage du projet ainsi qu’au Collège de l’Autorité.

S’appuyer sur les talents des agents de l’ARCEP

L’adhésion de l’ensemble de l’ARCEP à ce projet collectif est une condition nécessaire à sa réussite. Les agents de l’Autorité sont en effet les experts les mieux placés pour effectuer un recensement des activités actuelles et proposer des évolutions concrètes.

L’objectif est ainsi de provoquer un débat interne sur le rôle de l’ARCEP, afin de répondre aux trois questions suivantes :

  1. Où en est-on ? Recenser les activités actuelles en évaluant les charges de travail associées.
  2. Où veut-on aller ? Identifier les problématiques futures et les évolutions possibles du cadre réglementaire.
  3. Que faire pour y arriver ? Cartographier les problématiques et les activités pour organiser le partage des tâches.

La réflexion proposée par la revue s’est donc construite en commun. Tout d’abord au travers d’une phase de recensement des sujets et problématiques de chacun, permettant à chaque agent d’exprimer son analyse sur les enjeux à venir pour l’ARCEP. Ensuite, via l’organisation d’ateliers de réflexion transverse autour des principaux thèmes recensés.

Cinq ateliers pour réfléchir ensemble

Organisés entre octobre et novembre 2015, ces ateliers visaient à la fois des sujets d’adaptation de la régulation, mais aussi de fonctionnement de l’institution :

  • « L’ARCEP, village gaulois de la régulation ? »

Communiquer avec l’extérieur, s’améliorer par l’expérience des autres, dialoguer avec les consommateurs, le marché, les AAI, le gouvernement, l’Europe…

  • « Doit-on réguler l’innovation ? »

Légitimité de l’ARCEP sur les sujets numériques (internet des objets, plateformes, etc.), risque de brider l’innovation par la régulation, nouveaux sujets possibles, autres acteurs compétents…

  • « Comment gérer la transition de certains sujets ? »

Identification de sujets, émergence de solutions de transition, communication sur ces sujets…

  • « Savez-vous sur quoi travaillent les personnes qui ne sont pas à votre étage ? »

Communication interne, positionnement des sujets dans la logique de régulation, vie collective à l’ARCEP, formation…

  • « Mieux travailler ensemble »

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Ouvrir le débat aux acteurs du monde numérique

La réussite de l’examen stratégique passe aussi par l’ouverture des débats à l’ensemble de l’écosystème. Particulièrement nécessaire pour analyser le rôle et le positionnement actuel de l’ARCEP vu de l’extérieur de l’institution et de ce fait mieux comprendre les problématiques d’avenir, cette ouverture intervient dans un deuxième temps de l’exercice.

Une fois les principales pistes de réflexion identifiées en interne, celles-ci conduiront à la rédaction d’un document ouvert que l’ARCEP publiera sous la forme d’une consultation publique. Chaque acteur du monde numérique sera ainsi en mesure d’apporter sa pierre à la réflexion de l’ARCEP et des entretiens avec certains acteurs spécifiques seront organisés si nécessaire.

Cette réflexion élargie aura également toute sa place lors du colloque que l’ARCEP co-organise avec The Family le 5 novembre sur le thème : « Les barbares attaquent la régulation ! » de façon à poser de manière trans-sectorielle la question de l’adaptation de la régulation aux évolutions du monde numérique.