Août

Les titres de la presse du mercredi 28 août 2019

REGULATION

Consommateurs

• Démarchage, un harcèlement très téléphonéL'Arcep, depuis le 1er aout, a fait en sorte que les appels internationaux et les messages vocaux préenregistrés sous un faux numéro soient interdits. Si sympathique soit-elle, cette initiative du David des télécoms ne terrassera en rien le Goliath du colportage téléphonique. Pour protéger les consommateurs du harcèlement téléphonique, le gouvernement comptait beaucoup sur Bloctel, mais le dispositif  bloque peu. Pour être tranquille, mieux vaut être sur liste rouge !. Selon le CNC, les 3 500 centres d'appel français em-ploient 280 000 personnes à temps plein, dont un cinquième entièrement dévolues au démarchage télépho- nique. En 2016, ce marché pesait 2,1 milliards d'euros. Les opérateurs n'ont aucun intérêt à prêter main forte aux pouvoirs publics. Non seulement ils gagnent de l'argent à chaque appel, mais, en plus, ils veulent eux aussi pouvoir démarcher de nouveaux clients depuis leurs plate-formes situées à l'étranger (Le Canard enchaîné)

Contenus 

• Free-BFMTV: la revanche des télécoms. Saisi cet été par BFMTV pour régler le différend qui l’opposait à Free, le CSA avait ébauché une nouvelle règle du jeu entre les deux acteurs : les chaînes de télévision étaient fondées à demander une rémunération, mais  les opérateurs télécoms n’avaient pas l’obligation de les distribuer. Au lieu de solidifier les fondations du nouveau cadre que tentent de mettre en place les groupes audiovisuels, cette décision a peut-être créé une brèche dans laquelle les opérateurs télécoms pourraient être tentés de s’engouffrer. «Il y a un trou dans la raquette de la régulation, admet Sébastien Soriano, le président de l’Arcep. L’Arcep devrait être dotée d’une compétence pour veiller au bon accès des contenus et des services.». Altice est également en pleine renégociation de son contrat avec Orange qui arrivera à son terme tout début septembre. Pour le moment, ces discussions sont au point mort

• Conflit Free-Altice : comment est-on arrivé là ? Pourquoi faudrait-il payer des chaînes gratuites ? Pourquoi ça bloque ? Combien de temps cela va durer ? Et le téléspectateur dans tout ça ? Décryptage (AFP)

• BFM disparaît des Freebox, nouvelle étape d'une bataille au long cours . Questions-Réponses : Quel est le problème entre Altice et Iliad ? Quels sont les points d'achoppement ? Pourquoi rémunérer des chaînes gratuites ? Pour Alain Weill, le PDG d'Altice France, la question de fond est celle du financement des chaînes de télévision classiques, bousculé par les nouveaux modes de consommation et en premier lieu l'arrivée des plateformes de streaming comme Netflix ou Amazon Prime (AFP)

 Au G7

Taxe Gafa  : La France n'a pas gagné grand chose dans l'accord Macron-Trump au G7 (latribune.fr)

• L'industrie technologique américaine dénonce l'accord USA-France. Un groupement professionnel américain représentant les Gafa a dénoncé mardi l'accord sur la taxe numérique française par les présidents Donald Trump et Emmanuel Macron. Le parlement français a adopté le nouveau prélèvement en juillet. "Si les Etats-Unis donnent leur autorisation à la France, ce sera alors l'occasion pour d'autres gouvernements étrangers de s'en prendre aux grands employeurs américains et d'imposer des taxes similaires » a déclaré Joe Kennedy, de l'information Technology& Innovation Foundation (ccianet.org, AFP)

• Emmanuel Macron appelle à défendre la souveraineté numérique. le président de la République Emmanuel Macron a plaidé pour une stratégie européenne sur le cyber, dont « nous sommes très loin », lors de la Conférence des ambassadeurs, le 27 août. À ce propos, il demande que soit redéfinie la relation avec la Russie, dans « un dialogue franc et exigeant ». Il a aussi appelé à un débat « pour bâtir les conditions d’une souveraineté technologique », en particulier en matière de câbles sous-marins « dans l’axe indo-pacifique » et de 5G. « Sur la 5G, quel est notre choix ? Choisir une technologie américaine ou chinoise ? », a-t-il demandé (La Correspondance de la Presse)

 Contenus en ligne : le G7 signe la « charte internet » de la France… sans les États-Unis. « La charte consacre quatre grands principes : la liberté d’expression, la protection des victimes, le retrait immédiat des contenus terroristes et la lutte contre les contenus haineux », détaille le secrétaire d’État au numérique Cédric O. Les principales concernées, les plateformes, ne l’ont pas encore signée (Le Figaro)

• Un partenariat mondial sur l'intelligence artificielle . Emmanuel Macron a annoncé, à l’issue du G7, que des accords avaient été conclus, tant au sujet de la taxation des géants du numérique que de la modération des contenus haineux. Le secrétaire d’État au Numérique a annoncé le lancement d’un « partenariat mondial » consacré à l’intelligence artificielle. Les pays du G7 ont également conclu un partenariat avec l’Afrique, dont un volet est consacré à la « transformation numérique » du continent. Les signataires s’engagent entre autre « à assurer la sécurité des télécommunications, notamment la sécurité des réseaux 5G, ainsi qu’à faire en sorte que la transformation numérique profite à tous et favorise une bonne gouvernance, la viabilité environnementale, une transformation économique équitable et la création d’emplois » (nextinpact.com)

 

En Europe

• L'UE enquête sur Google for Jobs pour abus de position dominante.La Commission Européenne cherche à déterminer si Google n'a pas accordé injustement un traitement de faveur à son propre service de recherche d'emplois au détriment de la concurrence. Les autres sites d'emplois s'inquiètent des données collectées, et 23 d'entre eux ont écrit une lettre à la commission pour dénoncer Google sur sa position dominante. L'exécutif européen a déjà infligé une amende totale de 8,25 milliards d'euros à Google dans trois dossiers distincts (Reuters, Les Echos)