Revue de presse

Les titres de la presse du mardi 23 août 2011

regulation

Economie du numérique/point de vue

• Numérique : quelle politique industrielle. Alors que la crise économique continue à faire des ravages, il est plus que jamais nécessaire pour la France de reprendre en main son destin numérique pour poser les bases de l'économie de demain. Or force est de constater que nos dirigeants semblent plus sensibles à la facette consumériste de l'informatique et de l'Internet qu'à l'ébauche d'une stratégie de développement à long terme de la société. A ce titre, le débat sur la neutralité des réseaux est exemplaire ; il accapare l'attention de nos élus au détriment de la formulation d’une politique industrielle globale, vitale pour créer un véritable tissu de PME innovantes et pérennes (un point de vue de Michel Riguidel, professeur à Télécom Paris, publié dans les Echos)

Fin de l'internet illimité fixe ?

Les opérateurs démentent tout projet

• French Government, Telco Federation defend unlimited Web deals (Dow Jones)

• L'arrêt de l'accès illimité à l'internet fixe n'est pas à l'ordre du jour. L'évocation par la Fédération des télécoms d'un possible "blocage" de l'accès à l'internet fixe au-delà d'un certain "plafond" de consommation a réveillé les peurs d'une fin de l'internet fixe illimité, une hypothèse peu vraisemblable compte tenu de la concurrence dans le secteur. Alors que les Français sont habitués depuis des années à l'internet illimité, cette information a aussitôt été démentie par la FFT. A l’origine de la controverse, un document de travail de la fédération, issu d'une réflexion menée par les opérateurs avec les associations de consommateurs, à la demande de l'ARCEP : le texte vise à rendre plus transparente la gestion des réseaux et la notion d'"illimité", mais "il ne s'agit absolument pas de propositions" concrètes, souligne Yves Le Mouël/directeur général de la FFT, interrogé par l'AFP (AFP, Les Echos)

• Après Numéricâble et Free, qui ne sont pas membres de la FFT, Bouygues Télécom, SFR et Orange ont fait savoir qu'ils ne songeaient pas à abandonner l'illimité sur l'internet fixe (numerama.com, pcinpact.com, zdnet.fr, lemonde.fr, freenews.fr, Reuters, owni.fr)

L'internet illimité en débat

• La FFT relance le débat sur la neutralité du Net. Bien malgré elle. Le débat, lancé la publication du document de travail de la FFT, a enflammé la toile tout le week-end : l’heure de la fin de l’Internet illimité fixe, en France, a-t-elle sonné ? «Pas chez nous» ont rapidement clamé en coeur plusieurs opérateurs. Mais là où la CFE-CGC/Unsa dénonce «hypocrisie et mensonges», l’Acsel et le Geste s’inquiètent ouvertement de la perspective d’un Internet à deux vitesses. Pour eux, c’est bien de ça qu’il est question, en trame de fond : la neutralité du Net   (lemagit.fr)

• La fin de l'internet illimité en débat. Un document de travail de la FFT révèle l'existence d'un projet visant à appliquer des plafonds aux forfaits ADSL sur le modèle de ce qui se fait pour la téléphonie mobile, avec des plafonds de consommation. L'application s'annonce compliquée, le gouvernement et tous les FAI n'étant pas sur la même longueur d'ondes (hightech.nouvelobs.com)

• Vers la fin de l'Internet illimité en France ? Des quotas et des plafonds discutés à la FFT !  Pour désengorger leurs réseaux, les opérateurs songent à un internet fixe qui serait  bridé une fois une certaine limite atteinte et plafonné dans la consommation, que ce soit sur la VoIp, le P2P ou l'accès aux newsgroup par exemple (pcworld.fr, linformaticien.fr, Le Monde)

• Internet fixe illimité : oui mais pas trop. La question de la neutralité du Net revient sous la forme d’un projet de plafonnement des données téléchargées sur l’Internet fixe. Les opérateurs télécoms démentent… tout en reconnaissant réfléchir à la question (silicon)

• Pour la FFT,  les "Net-goinfres" devront payer plus pour croquer plus. 5% à 10% des utilisateurs, considérés comme gros consommateurs de bande passante, pourraient voir leur débit bridé et leur consommation plafonnée. Mais selon l'UFC-Que choisir, l'idée des opérateurs n'est pas seulement de sanctionner les plus gros consommateurs de bande passante, mais aussi et surtout de créer des formules de forfaits à géométrie variables. Ce qui aura pour effet de rendre très difficile la comparaison des forfaits d'un opérateur à un autre, comme sur le mobile où le nombre de formules différentes est ridiculement élevé  (easybourse.com, numerama.com)

Analyses

• La fin de l’internet illimité ou le début de l’internet à deux vitesses. L’émoi provoqué ce week-end par la publication du document de travail de la FFT préfigure les prochaines bagarres médiatiques que devront prochainement livrer les opérateurs télécoms pour justifier de nécessaires changements tarifaires. La suggestion d’une fin programmée de l’internet illimité, tel que nous le connaissons en France depuis plusieurs années, n’est pas une idée lancée en l’air. Les opérateurs réfléchissent activement à de nouveaux modèles économiques qui leur permettront de faire face à l’explosion des usages et l’utilisation de leur bande passante dans les prochaines années (le blog de Gilles Fontaine sur Challenges)

• Quelles sont les marges financières des opérateurs télécoms ? Y a-t-il urgence financière à mettre place des quotas d'utilisation de l'accès à Internet chez les FAI ? Non, si l'on en juge par les résultats des quatre principaux opérateurs, et les investissements qu'ils prévoient : les opérateurs sont très loin de risquer le déficit s’ils maintiennent leurs investissements pour accompagner la croissance en bande passante. En France, leurs marges d’exploitation représentent entre 12 et 28% de leurs chiffres d’affaires, ce que jalouseraient plus d’un secteur industriel. Alors, les « net-goinfres » sont-ils les internautes qui à longueur de journée vont sur YouTube, ou les actionnaires qui ne veulent surtout pas voir s’affaiblir leurs juteux dividendes ? (numerama.com)

Points de vue

• "Tuer les usages n’est un progrès pour personne" : une interview, d'Edouard Barreiro, directeur adjoint des études de l'UFC-Que Choisir (pcinpact.com) 

• Le ministre de l’économie numérique écarte le plafonnement, mais accepte la mort d’internet ? En indiquant dans un communiqué que "le gouvernement travaille à encadrer l'utilisation du terme "illimité" par les opérateurs afin de protéger les consommateurs contre certains abus", le gouvernement introduit subrepticement l'idée d'un internet limité, pas seulement en débit. Il pourra l'être en volume, mais il pourra aussi et surtout l'être en termes de fonctionnalités. A côté de la limitation par plafonnement de bande passante, le tableau préparé par la Fédération FFT ouvre la porte au blocage d'au moins trois types de protocoles : VoIP, P2P, Newsgroups (numerama.com, Libération)

• Internet limité : pourquoi pas ? L'alternative est simple : faire payer les utilisateurs pour ce qu'ils consomment réellement. Si les FAI veulent proposer des forfaits limités, ils doivent aussi le faire à des coûts variés, correspondant aux différents cas d'utilisation de leurs clients. L’Internet limité n’est pas forcément problématique. Ce qui le serait, ce serait de brider les forfaits illimités pour les gros consommateurs, sans donner de nouvelles alternatives économiques aux petits (silicon.fr)

Les réactions politiques

• "La fin de l’internet illimité : c’est l’internet définitivement confisqué !". Le député de la Nièvre, Christian Paul, demande au gouvernement qu'il "assume ses responsabilités" de "chef d'orchestre" du déploiement du haut débit, pour faire obstacle à tout projet de segmentation de l'offre par le plafonnement des consommations (christianpaul.fr, numerama.com)

TELEPHONIE MOBILE

4G

• La 4G relancera-t-elle l'économie américaine ? Les opérateurs américains pourraient investir entre 25 et 53 milliards de dollars pour construire leurs réseaux 4G d'ici à 2016, de quoi relancer l'emploi et la croissance (journaldunet.com)

Google-Motorola

• Microsoft veut profiter du nouveau paysage dans l'univers mobile. Le géant du logiciel pourrait être le grand gagnant des récentes opérations annoncées dans la high-tech. Le rachat de Motorola par Google et la démission de HP dans le mobile lui offrent autant d'opportunités pour se repositionner face à Apple et Google (Les Echos)

• Google , Motorola and the patent wars (Wall Str Jal, The Economist)

• Motorola face uncertain future with Google (Herald Tribune)

Consommateurs

• Quand les factures explosent. Connexions internet intempestives, SMS non émis facturés, appels fantômes… les litiges liés à la facturation sont assez fréquents. Et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas toujours des erreurs. Dossier (Que choisir)

• Internet, c'est dans la poche : test de smartphones (Que choisir) 

télécoms - stratégies des acteurs EN FRANCE

Opérateurs

• SFR introduit de l’illimité voix et data dans ses offres prépayées. L'opérateur entend se différencier en innovant sur un segment qui avait peu évolué depuis longtemps, celui du prépayé : il bouleverse son offre 'SFR La Carte' (3 millions de clients) en y introduisant de l'illimité voix ou data. Cette nouvelle offensive semble également viser les dernières offres de ses concurrents et des MVNO. Les offres sans engagement ne s'approchent-elles pas finalement du prépayé ? (businessmobile.fr, Communiqué de presse)

• Darty se lance dans le quadruple play (journaldunet.com)

Télématique

•  Le Minitel sera définitivement débranché en 2012. Retour sur la carrière de cet ancêtre du Net (La Tribune)

 

TELECOMS - STRATÉGIES DES ACTEURS à l'international

 

Equipementiers

• ZTE tiré par l'international. Le chinois, soutenu par la croissance de son activité hors frontières, se hisse au cinquième rang mondial des mobiles (Le Figaro)

internet

Fusions/acquisitions

• Skype annonce le rachat de GroupMe, un fournisseur de services de messagerie mobile s'adressant à des groupes (Wall Str Jal, Le Figaro)

Chine

• Après Google, la star de l'Internet chinois Baidu se retrouve dans la ligne de mire de Pékin. Plusieurs médias chinois ont vivement critiqué, la semaine dernière, le moteur de recherche pour ses pratiques commerciales. Mais c'est aussi le poids des nouveaux géants du Web chinois qui est dans le collimateur (Les Echos)

SECTEUR POSTAL

USA

• Neither snow nor rain. Nor heat nor gloom of nights stays theses couriers. But the internet will (The Economist)