Les enchères 5G en Italie ont battu des records

L'Italie vient d’attribuer des licences dans les trois bandes de fréquences ciblées pour la 5G : 700 MHz, 3,7 GHz et 26 GHz. Au total, 1 260 MHz de spectre ont été attribués pour 19 ans aux opérateurs mobiles italiens lors d’enchères qui ont atteint plus de 6,5 milliards d'euros. Rapportée à la population, la bande a été valorisée deux fois et demi plus qu’au Royaume-Uni et huit fois plus qu’en Espagne.

Pour la France, l’Arcep lancera fin octobre une consultation publique invitant opérateurs, acteurs économiques et collectivités à faire entendre leurs voix sur les modalités et conditions d’attributions des fréquences dédiées à la 5G.

La feuille de route 5G de l'Arcep

Le Post n°23 - Octobre 2018

Contourner les magasins d’applications : le cas Fortnite

Fortnite est l’un des jeux les plus populaires du moment sur mobile. Selon Sensor Tower Store Intelligence, il aurait généré jusqu’à 2 millions de dollars par jour d’achats intégrés lors de son lancement sur iPhone au printemps dernier ; sur ce montant, près d’un tiers (600 000 dollars) sont quotidiennement reversés à Apple via son iStore selon les règles de partage établis par la marque. Des règles de partage similaires sur le Play Store de Google…

Profitant du fait que Google autorise aussi le téléchargement d’applications hors de son magasin d’applications, EPIC Games (l’éditeur) a pris le parti de distribuer son jeu directement depuis son site. Une manière d’éviter d’avoir à reverser une partie de ses gains à Google (l’application restant indisponible sur le Play Store). Malgré une installation du jeu moins aisée et un problème de sécurité apparu dans les premiers jours (corrigé en 24h), le jeu a été téléchargé 15 millions de fois en moins de 21 jours à partir des smartphones Android.

Est-ce le premier cas d’une longue série ? En 2016 déjà, Spotify avait décidé de bloquer la possibilité de s’abonner à ses services via l’application (qui reste toutefois disponible sur les App stores) pour échapper également à ces règles de partage. Netflix teste lui aussi actuellement une stratégie similaire.

Le contournement des magasins d’applications est l’une des questions soulevées par l’Arcep dans son rapport « Terminaux, maillon faible de l’internet ouvert » publié en février dernier. Le rapport contient plusieurs propositions dans le but notamment de lever plus directement certaines restrictions imposées par les acteurs clés des terminaux.

Le Post n° 22 - Septembre 2018

Facebook abandonne son projet de drones Aquila… mais en confie la production à Airbus

Initiative lancée en 2014, les drones Aquila imaginés par Facebook, doivent délivrer un accès à internet aux zones du monde difficiles à connecter grâce à un signal 4G LTE au sol.

Si Facebook a annoncé fin juin abandonner à la production de ces drones, il ne renonce pas pour autant à son projet. La connectivité des zones reculées reste un enjeu crucial pour lui, mais il préfère s’en remettre à l’un de ses partenaires industriels dans le projet. Depuis 2014, la technologie a en effet rapidement évolué et d’autres entreprises ont acquis plus d’expertise que lui dans ce domaine. C’est donc à Airbus que Facebook a choisi de confier dorénavant la production de ces appareils.

Le Post n°21 - Juillet 2018

Les États-Unis abandonnent le principe de neutralité du net

Votée en décembre 2017 par la FCC, le régulateur américain, l’abolition du principe de neutralité du net est entrée en application aux États-Unis le 11 juin dernier.

Le texte intitulé « Restoring Internet Freedom » revient intégralement sur les dispositions de « l’Open Internet Order » votée en 2015 ; parmi elles, l’interdiction de bloquer, de brider et de faire de la priorisation payante est abandonnée. Conséquence : les fournisseurs d’accès américains peuvent, par exemple, proposer des offres commerciales différenciant le traitement ou la tarification de contenus particuliers. Seule condition, que ce type de pratiques soit précisé dans leurs contrats. Le régulateur américain justifie son action par des arguments paradoxalement assez semblables à ceux des défenseurs de la neutralité du net ; parmi eux, le retour à un cadre de régulation très léger qui a permis, selon lui, le développement de l’internet tel qu’on le connaît, ou encore la mise en avant d’une innovation sans permission (pour les fournisseurs d’accès plutôt que pour les fournisseurs de contenus). Un tel revirement n’est pas possible en Europe, la neutralité d’internet étant garantie par un règlement européen (le plus haut texte normatif européen). Pour y voir plus clair, l’Arcep, garant du respect des principes de neutralité du net en France, propose une cartographie en images des débats actuels.

Ailleurs dans le monde, pour marquer leur attachement à la neutralité du net et en faire une valeur partagée, l’Europe et l’Inde ont opéré un rapprochement significatif : le Berec et le régulateur indien ont ainsi adopté, il y a quelques jours, un document « Joint statement » déclinant leur vision commune et un « Memorandum of understanding » pour faire progresser le principe de neutralité du net dans le monde.

Le Post n°20 - Juin 2018

Bientôt la fin des frais d’itinérance pour dix-neuf pays d'Amérique ?

Près d’un an après l’Europe, bientôt la fin des frais d’itinérance pour dix-neuf pays d'Amérique ? C’est ce qu’a validé l’assemblée de la Commission interaméricaine des télécommunications (le Citel) en mars dernier. Cette décision, dont la date d’application reste encore à déterminer, permettrait aux personnes en déplacement dans les pays signataires de cet accord d’utiliser leur mobile dans les mêmes conditions que dans leur pays d’origine.

Le Règlement européen sur le sujet a donc fait des émules. Le 15 juin 2017, il mettait fin aux frais d’itinérance : une véritable révolution pour les Européens. Depuis, la consommation de data mobile à travers l’Europe a "explosé" : + 435% entre l’été 2016 et l’été 2017 selon les chiffres du BEREC (l’organe des régulateurs européens). Le niveau de consommation des Français en déplacement en Europe a lui aussi considérablement augmenté. Ils ont consommé près de 20 000 Téraoctets de data entre juillet et septembre 2017 (contre 5 000 sur la même période de l’année 2016).

Les pays impliqués dans l’accord « américain » sont : l'Argentine, les Bahamas, la Barbade, le Bélize, le Brésil, le Canada, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, El Salvador, les États-Unis, le Mexique, le Nicaragua, Panama, le Paraguay, le Pérou, la République dominicaine, Trinité-et-Tobago et l'Uruguay.

Le Post n°19 - Mai 2018

La 5G au Japon : la France est-elle si en retard ? » – Par Pierre-Jean Benghozi, membre du collège de l’Arcep

L’avance du Japon sur la 5G fait la une des gazettes. C’est pourtant vers l’expérience française que ce pays se tourne pour faire évoluer sa gestion du spectre. Plusieurs constats amènent ainsi à relativiser le supposé « retard français ».

  • En dépit d’annonces très volontaristes de lancement commercial 5G dès 2020, les premières offres relèveront plus du e-LTE plus que d’une « vraie » 5G qui ne viendra que plus tard. Certains acteurs économiques japonais s’inquiètent d’ailleurs déjà de la faible visibilité de leurs futures règles d’allocation.
  • Japon comme France partagent le même enjeu crucial de connectivité et couverture territoriales. Comme archipel, le Japon doit en effet assurer une cohérence entre des zones denses rentables et des milliers d'îles que l’éloignement géographique et la faible densité rendent peu attractifs pour les déploiements privés.
  • C’est la raison pour laquelle les autorités japonaises sont particulièrement intéressées par le « New Deal » récemment mis en place en France qui offre une alternative entre concours de beauté et enchères strictes pour assurer que toutes les dépenses associées aux fréquences soient des investissements efficaces au service du déploiement des réseaux partout.

Ces constats ne peuvent qu’inciter l’Arcep à tenir le cap et les échéances annoncées pour la 5G : appel à la mobilisation des « verticaux » et opérateurs pour des pilotes en 2018, attributions puis lancement en 2020.

Le Post n°18 - Avril 2018

Retour sur le Mobile World Congress 2018

Le Mobile World Congress 2018, le salon high-tech le plus important de l’industrie mobile se tenait en février dernier à Barcelone. A l’honneur cette année : la 5G, l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle.

Sur le marché grand public, la place des assistants virtuels s’affirme, les objets connectés se multiplient... Comme chaque année, de nouveaux smartphones ont été présentés en avant-premières par les gros fabricants comme Samsung, Nokia et Sony.

Du côté des constructeurs, un sujet phare : la 5G. L’occasion pour eux de présenter leurs prochains équipements et faire un point sur le déploiement de ce réseau et ses usages : la ville intelligente, l’usine du futur ou encore la voiture connectée… Plusieurs équipementiers ont annoncé des premiers tests au niveau des puces 5G pour permettre le lancement de smartphones compatibles d’ici le début 2019.

Le président et les équipes de l’Arcep étaient présentes. Les travaux de l’Autorité sur la 5G, les terminaux et la couverture mobile étaient très largement à l’honneur et ont reçu un excellent accueil de la part des nombreux acteurs rencontrés.
 

Le Post n°17 - Mars 2018

Inde : quand les usages guident le marché

En Inde, plus qu’ailleurs, les utilisateurs de smartphones sous Android souffrent d’un étrange manque de stockage interne (un propriétaire sur trois est concerné en Inde, contre un sur dix aux Etats-Unis). En cause ? Une mode indienne qui consiste à se souhaiter une « bonne journée » chaque matin via des gifs et autres images…. très consommateurs en octets ! Si l’information peut prêter à sourire, les employés de Google ont dû vite trouver une solution. C’est chose faite avec la création d’une application dédiée permettant de supprimer ces images en un clic.

Quand les usages guident le marché…

L'article du Wall Street Journal

Le Post n°16 - Février 2018

Quand la Corée du Sud règlemente les applications

Nos smartphones accueillent des apps qu’on ne peut pas supprimer. Sont-elles toutes indispensables ? Depuis 2014, le ministère coréen des télécommunications souhaite que les utilisateurs puissent désinstaller toutes les apps qui ne sont pas nécessaires au bon fonctionnement de leur téléphone. En inscrivant cette recommandation dans le « Telecommunications Business Act » en 2017, la Commission coréenne des communications a interdit aux constructeurs, développeurs et opérateurs de bloquer la suppression (ou l’installation) d’applications, et rend à l’utilisateur le pouvoir de faire ce choix.

Le Post n°15 - Janvier 2018

Neutralité du net : la FCC fait machine arrière

Le 14 décembre dernier, la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des communications électroniques, a décidé de mettre fin à la neutralité du net aux États-Unis par une décision intitulée « Restoring Internet Freedom ». Dans ce nouveau dispositif, seule une obligation de transparence sur les pratiques des fournisseurs d’accès à internet persiste, dont la surveillance incombe maintenant à la Federal Trade Commission (FTC).

A contrario, la Telecom Regulatory Authority of India (TRAI), le régulateur indien, a adopté le 28 novembre, une série de recommandations renforçant la neutralité du net, très proche du règlement européen de 2015 assurant un internet ouvert au sein de l’Union européenne.

Le Post n°14 - Décembre 2017

Au Japon, le marché des systèmes d’exploitation mobiles attire l’attention de l’Autorité de la concurrence

Au Japon, le marché des systèmes d’exploitation mobiles (OS) attire l’attention de l’Autorité de la concurrence (JFTC) et du ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI). Ces deux autorités ont en effet décidé de donner suite à une enquête qu’elles ont menée sur le sujet l’année dernière.

Les inquiétudes se cristallisaient notamment sur la possibilité de développement d’OS concurrents, la pré-installation ou encore la mise en avant de certaines applications sur des terminaux.

Des panels d’experts vont maintenant être formés afin d’étudier le sujet de manière plus approfondie. Des pistes de solutions en termes de droit de la consommation ou de droit du commerce seront proposées.

Le rapport de l’Autorité de la concurrence japonaise (Japan Fair Trade Commission) publiée en 2016

Le Post n°13 - Novembre 2017

Bientôt la fin des frais d’itinérance en Afrique ?

La fin du roaming n’est pas qu’une affaire européenne et pourrait bientôt aussi devenir une réalité en Afrique. Réduire les frais d’itinérance internationale entre certains pays africains pour favoriser la mobilité de la population et libérer leurs usages est aussi une priorité pour ce continent.

Début octobre, les États membres de la CEDEAO (Communauté économique des pays de l’Afrique de l’Ouest représentant quinze pays) ont franchi une étape majeure en validant un projet de règlement ayant pour objectifs :

- de supprimer les tarifs de réception d’appel en itinérance dans l’espace CEDEAO ;

- de plafonner le tarif des appels émis au sein de cet espace.

Dans un premier temps, les tarifs en vigueur dans le pays visité, y compris pour les appels internationaux (« Roam like a local »), s’appliqueront aux clients en itinérance. Le but final demeure toutefois la suppression totale des tarifs d’itinérance au sein de la région (soit le « Roam like at home »).

Cette initiative, qui s’inscrit dans la continuité du projet « Free Roaming » mis en place entre six pays de la région depuis mars 2017, est soutenue par les autorités de régulation de l’ARTAO (l’Association des régulateurs télécoms d'Afrique de l'Ouest).

Le Post n°12 - Octobre 2017

Vers une connectivité globale par satellite ?

One Web, Space X ou encore Google avec son projet « Loon » ; nombreux sont les projets recourant aux technologies spatiales en orbite basse (ou LEO pour Low Earth orbit) pour connecter la planète à internet. Leurs avantages :

  • répondre aux besoins de connectivité des zones les moins bien couvertes par les réseaux filaires et hertziens ;
  • permettre des délais de latence beaucoup plus faibles pour les services en haut débit et en téléphonie, qu’en orbite géostationnaire (utilisée aujourd’hui pour les offres de haut débit par satellite en France).

Des interrogations existent quant à la faisabilité concrète de ces projets. Par exemple, les engins spatiaux en orbite LEO auraient une durée de vie assez courte (un peu plus de 5 ans en moyenne) pouvant entraîner leur renouvellement régulier. La coordination en matière de fréquences doit aussi être particulièrement rigoureuse au niveau de l’Union internationale des télécoms pour éviter des brouillages entre les différentes constellations de satellites.

Le secteur se met en ordre de marche. SpaceX a, dans ce sens, rencontré Jacques Stern, membre du collège de l’Arcep, lors du « Global Symposium for Regulators » organisé par l’UIT en juillet dernier. Sébastien Soriano, président de l’Arcep et du BEREC en 2017, a également échangé avec les équipes de OneWeb.
 

Le Post n°11 - Septembre 2017

La concurrence comme levier du développement de la connectivité et l’attachement à la neutralité du net

Un sommet commun sur le thème de la connectivité entre le BEREC et les réseauxréseaux de régulateurs de l’Est de l’Europe (EaPeReg), des pays d’Amérique latine (REGULATEL) et du pourtour de la Méditerranée (EMERG), s’est tenu le 31 mai dernier au Portugal. Au total, 45 régulateurs du monde entier y étaient représentés.

Ils ont échangé sur les investissements nécessaires pour assurer la connectivité de leurs régions, les problématiques liés aux fréquences et sur les défis à relever en matière de neutralité de l’internet. Une déclaration commune a été signée à l’issue du sommet. Les régulateurs y affirment leur soutien à la concurrence comme levier du développement de la connectivité. Ils ont également rappelé leur attachement à la neutralité d’internet, en reconnaissant le droit pour chacun d’accéder et de distribuer des contenus ou des applications de son choix, sans discriminations, blocages ou ralentissements injustifiés.

La déclaration commune

Le Post n°10 - Juin 2017

Le marché mobile, moteur de l’écosystème numérique en Afrique

Le marché mobile africain est aujourd’hui l’un des plus importants au monde avec environ 1 milliard de cartes SIM en circulation pour près de 1,3 milliard d’habitants. D’après une étude de la GSMA publiée en juillet 2016, le continent comptait 550 millions d’abonnés fin 2015 ; un chiffre qui pourrait monter à 725 millions en 2020.

Dans son sillage, le marché mobile entraîne tout un écosystème numérique qui bénéficie de cette connectivité :

  • le secteur bancaire, fortement bouleversé par l’arrivée d’opérateurs tels qu’Orange Bank ou M-Pesa. Avec un taux de bancarisation relativement faible et une utilisation des services mobiles en forte croissance, les services bancaires sur mobile constituent en Afrique une alternative à l’utilisation de comptes dans un établissement financier.
  • le secteur commercial bénéficie lui aussi de ce dynamisme avec l’apparition de services de vente en ligne tels que Jumia (filiale de l’allemand Rocket Internet), une plateforme de e-commerce.

L’expansion de ce nouvel écosystème numérique pose plusieurs questions : de régulation, notamment sur les activités bancaires des opérateurs mobiles, de sécurité des transactions et de lutte contre le blanchiment.

Le Post n°9 - Mai 2017

Le marché mobile indien en pleine effervescence

Le marché mobile indien, deuxième marché mondial après la Chine avec plus d’un milliard d’abonnés, connaît depuis quelques mois d’importants mouvements. Ils font suite à l’entrée sur le marché de Reliance Jio qui est venu bouleverser les équilibres précédemment en place. En effet, grâce à une offre commerciale très offensive, Jio a atteint en quelques mois le chiffre symbolique de 100 millions d’abonnés, entraînant une vague de fusions : Bharti avec Telenor en février, Vodafone avec Idea Cellular fin mars. Rappelons que le marché indien compte une dizaine d’opérateurs.

Parallèlement, certains opérateurs ont attaqué le nouvel entrant en déposant des recours devant la Telecom Disputes Settlement and Appellate Tribunal (TDSAT) contre les nouvelles offres commerciales. Une audition devant le TDSAT devrait avoir lieu début mai 2017.

NB : Sébastien Soriano, président du BEREC en 2017, était en Inde fin mars, où il a notamment rencontré le président du régulateur indien, la TRAI (qui était lui-même présent à Paris quelques semaines plus tôt), ainsi que les acteurs clé du marché indien, dans le cadre du voyage d’étude du BEREC.

Interview de Sébastien Soriano au quotidien indien Economic Times

Le Post n°8 - Avril 2017

Quel avenir pour la neutralité du net aux Etats-Unis ?

En janvier 2017, Ajit Pai a pris la tête de la Federal Communications Commission (FCC), le régulateur américain des télécoms, dont il était membre depuis 2012.

Connu pour son opposition à l’Open Internet Order adopté par la FCC en 2015, une de ses premières décisions a été d’abandonner l’examen de plusieurs offres de zero rating, initié sous la présidence de Tom Wheeler, son prédécesseur.

Le zero rating (auquel on fait parfois référence en français par « différenciation tarifaire ») est une pratique commerciale qui consiste, par exemple, à ne pas décompter le trafic correspondant à un service ou une catégorie particulière de services, alors que le reste des usages du client final est encadré par un plafond de consommation de données.

Conséquence : une levée de bouclier de plus de 170 organisations qui ont, dans une lettre ouverte, appelé la FCC à poursuivre son action en faveur de la défense de la neutralité de l’internet.

Le Post n°7 - Mars 2017
 

États-Unis : pour AT&T, la 2G c’est fini !

Le réseau 2G d’AT&T n’existe plus aux États-Unis depuis janvier. Pourquoi ? L’opérateur souhaite réattribuer l’ensemble des fréquences utilisées pour la 2G aux réseaux 3G et 4G LTE. AT&T entend ainsi s’adapter aux nouveaux usages mobiles et au secteur des objets connectés qui demandent des connexions toujours plus rapides.

Le Post n°6 - Février 2017

L’internet haut débit, un service de base au Canada

Faire de l’accès à internet haut débit un service télécom de base pour tous les Canadiens, tel est le nouvel objectif du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Considérant qu’il s’agit d’un véritable enjeu de compétitivité économique, le CRTC souhaite que l’accès à une connexion internet haut débit (5 mbits/s minimum) soit assuré pour tous les habitants du Canada, l’un des pays les plus vastes au monde.

Pour cela, le gouvernement canadien investira 750 millions de dollars canadiens (soit 535 millions d’euros) sur cinq ans pour construire ou rénover les infrastructures d’accès à internet, fixe et mobile.

Le Post n°5 - Janvier 2017

IPv4 bientôt has been ?

Depuis le 7 novembre 2016, l'IAB (Internet Architecture Board), comité chargé de la surveillance et l'évolution d'internet via diverses organisations (telles que l'IANA, l'IETF et l'IRTF), préconise que les standards établissant le fonctionnement d'internet soient dorénavant conçus et enrichis uniquement pour le protocole IPv6, sans recherche de rétrocompatibilité avec IPv4.

L'Arcep salue cette décision qui marque une étape majeure dans le processus d'adoption d'IPv6 qui doit entraîner avec lui simplification, sécurisation et innovation.

Le Post n°4 - Décembre 2016

L'intérêt des GAFA pour les câbles sous-marins

Google et Facebook ont annoncé il y a quelques semaines la construction du " Pacific Light Cable Network ", un câble sous-marin de près de 13 000 km qui reliera Los Angeles à Hong-Kong dès 2018 et dont le chantier débutera en 2017. Une annonce qui fait écho à d'autres projets mis en œuvre récemment par Microsoft ou encore Amazon, des acteurs de l'internet qui investissent eux aussi dans les câbles sous-marins. Les câbles sous-marins sont en effet un élément indispensable du maillage mondial de l'Internet, dont l'investissement est aujourd'hui porté par les opérateurs télécoms. Pour les géants du net, il s'agit d'un enjeu important pour maîtriser leurs flux de données et la qualité de service.

Le Post n°3 - Novembre 2016

Les États-Unis ne chapeautent plus l'ICANN

Créée en 1998 en Californie, l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) tient un rôle symbolique dans l'internet mondial : superviser le système d'adresses IP et de noms de domaine (c'est elle qui gère notamment l'attribution des noms de domaine en .com, .net ou .org). Alors qu'elle était depuis sa création sous contrat avec l'administration américaine, elle est devenue, le 1er octobre dernier - après trois années de débats - une organisation internationale auto-régulée à but non lucratif ; gage d'un fonctionnement qui se veut plus transparent et plus démocratique.

Le Post n°2 - Octobre 2016

MySpeed, l'application crowdsourcing du régulateur indien

Mesurer sa vitesse de connexion 3G, 4G et Wi-Fi en temps réel ? C'est désormais possible en Inde grâce à l'application lancée par le régulateur des télécoms indien (TRAI) cet été. Tous les tests de mesure effectués par les utilisateurs sont ensuite agrégés sur le portail du régulateur permettant ainsi d'avoir une vision globale de la qualité du service mobile à travers le pays.

Le Post n°1 - Septembre 2016

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