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La régulation par la data

Dernière mise à jour le 25 juin 2018

Construire une régulation par la data : l'Arcep dans l'Etat-plateforme

La régulation par la data, c'est quoi ?

L'Arcep pivote ! Pour repenser la réalisation de ses missions, l'Arcep dévoilait en janvier 2016 une feuille de route stratégique. Un " pivot " qui inscrit son action d'architecte et gardien des réseaux d'échanges dans la démarche d'Etat-plateforme :

- privilégier le mode agile, libérer les innovations,
- ouvrir les données (open data),
- encourager des acteurs tiers à s'en saisir pour y ajouter de la valeur.

Avec la conviction que pour exercer sa mission à " l'âge de la multitude ", l'Arcep doit être à l'écoute des utilisateurs des réseaux internet fixes, mobiles et postaux, savoir détecter les signaux faibles, et informer de la manière la plus fine et la plus transparente possible pour faire de chaque citoyen un micro-régulateur.

C'est l'objectif de la " régulation par la data ", un nouveau mode d'action qui complète les outils traditionnels du régulateur. Son principe : utiliser la puissance de l'information afin d'orienter le marché dans la bonne direction.

En pratique, il s’agit de :

• donner du pouvoir aux utilisateurs en leur fournissant une information précise et personnalisée, que celle-ci provienne des utilisateurs eux-mêmes (crowdsourcing) ou qu’elle soit collectée par l’Arcep auprès des opérateurs (« dégroupage de la data ») ; l’Arcep veille en priorité à une information riche en matière de couverture et de qualité des réseaux télécoms, afin que la concurrence s’exerce non seulement par les prix mais valorise aussi l’investissement dans les réseaux. Pour faciliter la diffusion de ces informations, l'Arcep généralise la diffusion en open data des données issues de ses observatoires ;

mobiliser les utilisateurs pour faire remonter les problèmes rencontrés via un espace d'alerte, en passant d’une logique de plainte consommateur à un acte citoyen.

En créant une alliance avec la "multitude", l'Autorité souhaite que chaque utilisateur participe à la régulation et bénéficie d’un marché mieux régulé. Ce nouveau mode d’intervention vise à compléter les outils traditionnels d’intervention du régulateur, par son approche moins intrusive et selon une logique d’Etat-plateforme.

Les chantiers de régulation par la data réalisés en 2017 et en 2018

En 2017, deux chantiers menés par les équipes de l'Arcep concrétisent et commencent à faire vivre cette démarche de modernisation de la régulation :

Les cartes du site " monreseaumobile.fr "


Lancées sur toute la France le 18 septembre 2017 après une période de rodage en Nouvelle Aquitaine, elles permettent aux utilisateurs de comparer très précisément la couverture et la qualité de service des réseaux mobiles.

> Communiqué de presse
> monresaumobile.fr

La plateforme de signalement " J'alerte l'Arcep "


Lancée le 17 octobre 2017, elle ouvre aux utilisateurs, par un geste citoyen, l'opportunité de faire peser leur expérience dans la régulation du marché, pour inciter les opérateurs à améliorer leurs services et à développer leurs réseaux. Des conseils adaptés à leur situation leur sont également proposés.

> Communiqué de presse
> jalerte.arcep

Pour l'Arcep, les alertes recueillies permettront de suivre en temps réel les difficultés rencontrées par les utilisateurs, d'identifier les dysfonctionnements récurrents ou les pics d'alertes. L'objectif étant ainsi de gagner en efficacité dans ses actions de régulation.

Dans un contexte de forte attente des Français en matière de connectivité, ces outils sont évidemment perfectibles, et ont vocation à être régulièrement améliorés. Premières briques de la " plateformisation " de l'Arcep, ils constituent déjà de précieux instruments de pilotage pour la régulation.

J'alerte l'Arcep en vidéo

Partenariat Arcep/Qosi pour intégrer les données de couverture mobile en services voix et SMS au comparateur Qosbee

En septembre 2017, l'Arcep publiait ses nouvelles cartes de couverture mobile sur son site monreseaumobile.fr, et mettait en open data les données utilisées. Elle lançait aussi un appel à la mobilisation des acteurs pour reprendre ces données et créer des comparateurs ; appel auquel la start-up Qosi est la première à donner suite avec son application Qosbee.

D'ici mi 2018, les données relatives à la couverture mobile en services voix et SMS seront intégrées au comparateur Qosbee, lui permettant d'offrir à ses utilisateurs la possibilité de déterminer le meilleur opérateur mobile pour eux, en fonction de leurs différents lieux de vie (à la maison, au travail, en vacances, etc.). Dans un premier temps, le comparateur reprend déjà les données de l'Arcep relatives à la qualité de service mobile. Dans une démarche de partage, Qosi transmettra également à l'Arcep à titre gracieux, les données obtenues de son côté via ses applications de crowdsourcing et ses propres enquêtes terrain afin d'alimenter la vision du marché par le régulateur.

A l'avenir, l'Arcep souhaite développer davantage les interactions avec les acteurs du crowdsourcing. Les liens tissés devront faire évoluer une appréhension commune des méthodologies de collecte des données, et viser un haut niveau d'exigence de qualité, de transparence et de représentativité. Redressement des biais de collecte, lutte contre la fraude… feront notamment l'objet d'une attention particulière. L'Arcep souhaite aussi explorer l'opportunité d'une réutilisation des données de ces acteurs dans ses travaux et dans ses propres outils, afin de gagner en précision et de coller au plus près du ressenti des utilisateurs.

> Le communiqué de presse sur le partenariat Arcep/Qosbee (17 janvier 2018)

Tout savoir sur la régulation par la data par l'Arcep en 4 pages

Regulation with Data in four pages - Arcep-as-a-Platform (English version)

Les données de l'Arcep sur la plateforme ouverte des données publiques