L’Arcep collecte trimestriellement des données auprès des opérateurs télécoms, publiées dans cet observatoire du marché des communications électroniques. Créé en 2000, cet observatoire présente l’ensemble des indicateurs de revenu, de nombre d’abonnés et d’usage des utilisateurs des services sur les réseaux fixes et mobiles.
Parmi ces indicateurs figurent par exemple le revenu des opérateurs, le nombre d’abonnements internet à très haut débit sur réseaux fixes, le nombre de cartes SIM actives sur les réseaux 4G et 5G, ou encore la consommation vocale fixe et mobile, les usages de données sur réseaux mobiles ou les usages de SMS.
Retrouvez sur cette page une synthèse du dernier observatoire trimestriel, le rapport complet, le lien pour accéder à l’open data et consultez notre historique pour accéder aux précédents observatoires.
Pour connaître les prochaines dates de publication de l’observatoire des marchés télécoms et des autres publications de cartes et données de l’Arcep, rendez-vous sur notre calendrier des publications.
Synthèse
Le revenu des opérateurs sur le marché de détail diminue depuis un an après quatre années de croissance.
Le revenu des opérateurs sur le marché de détail s’élève à 9,2 milliards d’euros HT au premier trimestre 2026. Il diminue depuis le début de l’année 2025 : - 1,9 % en un an au premier trimestre 2026 contre - 0,8 % un an auparavant. Cette contraction intervient après quatre années de croissance continue, portée par les marchés fixes et mobiles. Or, tous les postes de revenus sont désormais en recul à l’exception du revenu des terminaux mobiles.
En effet, le revenu des services mobiles diminue depuis le début de l’année 2025, sous l’effet notamment de baisses de prix intervenues depuis 2024 (1). Ce recul s’est accentué, passant de - 2 % environ au premier trimestre 2025 à - 4 % en un an au premier trimestre 2026. En revanche, le revenu des terminaux mobiles vendus par les opérateurs est en croissance depuis la fin de l’année 2025 (+ 1,7 % au premier trimestre 2026, contre - 2,6 % un an auparavant). Au total, le revenu des services et terminaux mobiles s’élève à 4,4 milliards d’euros HT, en baisse de 3 % en un an, contre - 2 % un an auparavant.
En outre, le revenu issu de l’ensemble des services fixes (accès à haut et très haut débit et bas débit), de 4,4 milliards d’euros HT au premier trimestre 2026, diminue pour le quatrième trimestre consécutif après près de quatre ans de croissance continue. Ce changement de tendance est lié au ralentissement progressif de la croissance du revenu des services internet à haut et très haut débit entamé au troisième trimestre 2024 (+ 1,7 % en un an au premier trimestre 2026, contre + 6,2 % au troisième trimestre 2024), couplé à une baisse des revenus des services bas débit et de haute qualité. Parallèlement, la facture mensuelle moyenne par abonnement internet à haut et très haut débit est pratiquement stable pour le quatrième trimestre consécutif, alors qu’elle avait augmenté d’environ 2 euros HT au premier trimestre 2024 et de près d’un euro HT en un an au premier trimestre 2025. Elle atteint 37 euros HT par mois et par abonnement au premier trimestre 2026.
Fin mars 2026, plus de huit abonnements internet sur dix sont en fibre optique.
La fibre optique est désormais largement adoptée en France : fin mars, elle représente ainsi 84 % du nombre total d’abonnements internet à haut et très haut débit (+ 7 points en un an) et 94 % du nombre total d’abonnements à très haut débit (+ 2 points en un an). La croissance du nombre d’abonnements en fibre optique reste soutenue, avec 2,5 millions d’abonnements à la fibre supplémentaires en un an. Fin mars 2026, le nombre d’abonnements internet fibre s’élève à 27,7 millions. Parallèlement, le déploiement du réseau FttH se poursuit : 42,8 millions de locaux sont raccordables à la fibre au premier trimestre 2026 (+ 1,7 million en un an ce trimestre) sur un total de 45,1 millions de locaux présents sur le territoire national, soit un taux de couverture de près de 95 %.
La fibre optique est la technologie majoritairement souscrite par les utilisateurs d’internet. Cependant, le nombre de box 4G et 5G à usage fixe augmente à nouveau depuis près de deux ans, et d’environ 100 000 abonnements supplémentaires par an depuis cinq trimestres. Le nombre de cartes SIM 4G et 5G à usage fixe s’élève à 655 000 fin mars 2026, ce qui représente 2 % du nombre total d’abonnements internet.
Au total, le nombre d’abonnements internet augmente de 1,3 % en un an au premier trimestre 2026, un rythme un peu plus soutenu qu’au premier trimestre 2025 (+ 0,8 %). Cette amélioration s’explique par une baisse moins prononcée du nombre d’abonnements internet à haut et très haut débit sur réseau cuivre DSL (- 2,1 millions en un an, contre - 2,5 millions un an auparavant). Le nombre d’abonnements sur réseau cuivre DSL s’établit ainsi à 3,5 millions à la fin du premier trimestre 2026, et représente 11 % du nombre total d’abonnements internet (- 7 points en un an). Au total, le nombre d’abonnements internet à haut et très haut débit atteint 33 millions fin mars 2026.
Au premier trimestre 2026, le nombre cartes SIM actives sur les réseaux 5G s’élève à 35,4 millions.
La croissance du nombre de cartes SIM connaît une nette accélération au premier trimestre 2026 : + 800 000 en un an, contre + 670 000 un an auparavant. Cette accélération provient majoritairement de celle du nombre de forfaits (+ 810 000 cartes en un an, contre + 720 000 au premier trimestre 2025). Le nombre de cartes prépayées se stabilise quant à lui, après une baisse de 50 000 cartes au premier trimestre 2025. Fin mars 2026, le nombre total de cartes SIM atteint 84,7 millions dont 77,9 millions de forfaits.
L’usage des réseaux 5G par les clients des opérateurs mobiles continue de progresser grâce au déploiement des réseaux 5G sur le territoire et à l’augmentation de téléphones compatibles. Au premier trimestre 2026, 35,4 millions de cartes SIM sont actives sur ces réseaux, ce qui représente 42 % du nombre total de cartes SIM (+ 10 points en un an) et une hausse de 33 % en un an (+ 8,8 millions de cartes SIM). Parallèlement, le nombre de cartes SIM actives sur les réseaux 4G continue de croître (+ 3 % en un an ce trimestre), mais à un rythme moins soutenu que sur la période 2018-2021 (entre + 10 % et + 13 % par an), en raison d’un taux d’adoption déjà très élevé de ces réseaux : 91 % des cartes SIM sont actives sur les réseaux 4G, soit une augmentation de 2 points en un an.
La croissance de la consommation de données sur les réseaux mobiles décélère mais reste soutenue.
Les utilisateurs des réseaux mobiles ont consommé 4,4 exaoctets de données au cours du premier trimestre 2026. La croissance de ce trafic s’établit à + 9 % ce trimestre après s’être stabilisée autour de 13 % par an durant deux ans. Un client consomme en moyenne 18,4 Go par mois de données au cours du premier trimestre 2026, soit une hausse de 1,4 Go en un an. Depuis l’étranger, le trafic de données mobiles consommé par les clients des opérateurs français progresse également (+ 14 % en un an).
En revanche, le nombre de SMS envoyés diminue de façon continue depuis neuf ans, avec une nette accélération depuis un an : - 27 % en un an ce trimestre après - 22 % un an auparavant et trois années de recul compris entre - 7 % et - 14 % par an. Parallèlement, les applications de messagerie instantanée sont massivement utilisées. Selon le Baromètre du numérique (2), 86 % de la population des 12 ans et plus a utilisé des applications de messageries instantanées pour envoyer des messages en 2025 (+ 1 point en un an). Plus récemment, le déclin des SMS s’explique également par la montée en puissance du RCS (Rich Communication Services), un système de messagerie sur internet qui fonctionne de la même manière que les messageries instantanées. Ainsi, au premier trimestre 2026, un client envoie en moyenne 54 SMS par mois (- 21 SMS en un an), contre 250 SMS par mois à son niveau le plus haut en 2016.
S’agissant de l’usage vocal, les utilisateurs des réseaux mobiles ont consommé 49,7 milliards de minutes au premier trimestre 2026. Environ 70 % de ce trafic a été effectué via le réseau LTE, quand un peu moins de 10 % l’a été en Wi-Fi. En moyenne, la consommation mensuelle vocale des abonnés mobiles reste élevée, au contraire du trafic moyen par ligne fixe. Au premier trimestre 2026, l’usage vocal moyen par ligne mobile s’élève à 3h24 par mois (- 4 minutes en un an). Il retrouve ainsi un niveau équivalent à celui observé avant la crise sanitaire, au premier trimestre 2019. La consommation vocale par ligne fixe est très inférieure à celle depuis les lignes mobiles, avec seulement 41 minutes par mois (- 9 minutes en un an et - 2h30 en dix ans).
Notes :
- D’éventuelles révisions des données d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis ;
- Tous les revenus s’entendent hors taxes. Toutes les comparaisons s’entendent du trimestre T comparé au même trimestre de l’année précédente, sauf mention contraire ;
L’historique des données est téléchargeable sur le site data.gouv.fr
[1] Source : observatoire de l’évolution des prix des services fixes et mobiles.
[2] Source : Baromètre du numérique, Baromètre du numérique - édition 2026 - Le RAPPORT