Observatoire des marchés des communications électroniques en France

Marché des communications électroniques en France - Année 2025 - Résultats provisoires

Historique

Tous les observatoires trimestriels et annuels

Les chiffres depuis 1998

Synthèse

Le revenu des opérateurs sur le marché de détail baisse de 1,6 % en un an en 2025 après quatre années de croissance.

Le revenu des opérateurs sur le marché de détail, 37,5 milliards d’euros HT en 2025, diminue après quatre années de croissance : - 1,6 % en un an en 2025 après + 1,6 % en 2024 et + 2 % environ chaque année sur la période 2021- 2023. Ce recul provient essentiellement de celui du revenu des services mobiles, tandis que le revenu des services fixes et les revenus annexes sont pratiquement stables. 

Le revenu des services mobiles recule de 3,5 %en 2025 notamment sous l’effet de baisses de prix intervenues en 2023 et 2024[1]La baisse du revenu des services mobiles intervient après deux années de ralentissement de croissance (+ 4 % en 2022 et + 0,4 % en 2024). Le revenu lié à la vente de terminaux mobiles par les opérateurs progresse faiblement : + 0,4 % en un an en 2025 après - 1,5 % en 2024. Sur le marché fixe, le revenu est pratiquement stable en 2025 (- 0,3 %) après + 3 % en 2024 et + 2 % en en 2023, en raison d’une moindre croissance du revenu des services à haut et très haut débit (+ 1,8 % en 2025, - 4,5 points de croissance en un an). En 2025, un client des opérateurs a dépensé en moyenne 15 euros HT par mois pour un forfait mobile, et 37 euros HT pour un abonnement internet à haut et très haut débit fixe.

Sur le marché de gros des services fixes et mobiles, le revenu des opérateurs, 8,5 milliards d’euros en 2025, recule de 5,5 % en un an, en raison de la baisse du revenu des services mobiles (- 8 % en 2025) et de celle du revenu lié aux prestations fixes sur réseaux cuivre (- 25 % en 2025). Cette baisse n’est pas totalement compensée par la hausse du revenu lié à la vente des offres sur réseaux FttH, marquée par un net ralentissement (+ 5 % en 2025 après + 16 % en 2024).

Les investissements des opérateurs diminuent de 15 % en 2025.

Hors achats de fréquences mobiles, le montant des investissements réalisés par les opérateurs s’élève à 10,3 milliards d’euros en 2025. Les montants investis diminuent depuis quatre ans, et de 15 % en un an en 2025. Ils retrouvent un niveau comparable à celui de 2018, avant le pic d’investissements observé en 2021, lié à l’accélération des déploiements des réseaux de fibre optique.

Les opérateurs ont investi 5,1 milliards d’euros dans le déploiement des boucles locales fixes et mobiles à très haut débit, soit 50 % des investissements totaux. En 2025, ces investissements diminuent de 18,7 % sur un an. Le recul est porté à la fois par la baisse des investissements dans les déploiements des boucles locales fixes à très haut débit (3 milliards d’euros soit - 20,3 % en un an) et par la baisse des montants investis dans les boucles locales mobiles (2,1 milliards d’euros, - 16,2 % en un an). 

Pour plus de détail sur le marché des entreprises, voir la publication de l’Arcep « Le marché des services de communications électroniques en ENTREPRISE (pdf - 0,95 Mo)» 

Plus de huit abonnements internet fixes sur dix sont en fibre optique.

Le nombre total d’abonnements internet en France s’élève à 33 millions fin décembre 2025. Il continue de croître, à un rythme qui s’accélère en 2025 (+ 1,2 % en un an après + 0,7 % en 2024), sous l’effet conjoint d’une croissance toujours élevée du nombre d’abonnements en fibre optique (+2,7 millions an un an) et d’un moindre recul du nombre d’abonnements internet DSL à haut et très haut débit (- 2,3 millions en un an après - 2,6 millions en 2024). En l’espace de quatre ans, le nombre d’abonnements en fibre optique a doublé ; il atteint désormais 27,1 millions fin 2025, ce qui représente 82 % du nombre total d’abonnements internet (+ 7 points en un an) et 93 % du nombre d’abonnements internet à très haut débit (+ 2 points). Dans le même temps, le nombre d’abonnements internet DSL à haut et très haut débit est passé de 14,4 millions fin 2021 à 4,0 millions fin 2025. Ces abonnements représentent désormais 12 % du nombre total d’abonnements internet en France.

Près de 33 millions de cartes SIM ont été utilisées sur les réseaux 5G[2].

La croissance du nombre d’utilisateurs des réseaux 5G reste soutenue avec 8,3 millions de cartes actives supplémentaires en un an en 2025 (+ 34 % en un an), tandis que la croissance du nombre d’utilisateurs des réseaux 4G ralentit depuis l’année 2020 (+ 3 % en un an en 2025, soit - 8 points de croissance en cinq ans). Fin décembre 2025, 91 % des cartes SIM (+ 2 points en un an) sont actives sur les réseaux 4G et 39 % sur les réseaux 5G, une proportion en forte progression (+ 10 points en un an).

Au 31 décembre 2025, 84,9 millions de cartes SIM (hors cartes MtoM) sont en service en France. La croissance annuelle du nombre de cartes s’intensifie en 2025 (+ 1 million en un an en 2025 contre + 440 000 en 2024). Cette accélération s’explique par la croissance du nombre de forfaits mais également par celle du nombre de cartes prépayées, qui progresse de 245 000 cartes après treize années de recul. Le nombre de forfaits (92 % des cartes) continue ainsi d’augmenter, au rythme de 760 000 abonnements supplémentaires en moyenne par an depuis deux ans. En 2025, la population française est massivement équipée de téléphone mobile (97 %[2] des 12 ans et plus).

La consommation de données sur réseaux mobiles progresse de 13 % en un an pour la deuxième année consécutive.

Le trafic de données consommées sur les réseaux mobiles, que cela soit pour naviguer sur internet, envoyer ou recevoir des fichiers, regarder des vidéos, ou encore jouer en ligne, s’élève à environ 17 exaoctets en 2025. Le rythme de croissance de ces usages se stabilise en 2025 : + 13 % en un an en 2024 et 2025 après + 20 % en 2023, + 28 % en 2022. Lesclients actifs sur les réseaux mobiles consomment ainsi 18 Gopar moisen moyenne en 2025, en hausse de 2 Go environ chaque année depuis 2018. Depuis l’étranger, le trafic de données consommées par les clients des opérateurs français progresse de 18 % en 2025, atteignant un niveau d’environ 485 000 téraoctets en 2025. 

Parallèlement, le nombre de SMS diminue depuis 2016 en raison de l’usage massif des applications de messageries instantanées. Selon le Baromètre du numérique[4], 86 % de la population des 12 ans et plus les ont utilisées pour envoyer des messages en 2025. L’accélération du recul observée en 2025 (- 27 % en 2025 après - 10 % par an environ en 2023 et en 2024) s’explique en partie par la montée en puissance du RCS[5]. L’usage moyen de SMS s’élève à environ 70 SMS par mois par carte SIM en 2025, contre environ 250 dix ans auparavant. 

La consommation vocale depuis les réseaux fixes et mobiles diminue continûment depuis 2014 (- 4 % en un an environ en 2025), à l’exception de l’année 2020 marquée par la crise sanitaire (+ 20 %). Les utilisateurs de forfaits mobiles consomment, en moyenne, 3h34 par mois en 2025, un niveau proche de celui de l’année 2019 (3h39) qui a précédé la crise sanitaire. Sur les réseaux fixes, l’usage recule nettement (hors crise sanitaire), pour s’établir à un niveau historiquement bas : 50 minutes par mois et par abonnement RTC en 2025, soit - 1h15 environ en dix ans et 41 minutes par abonnement en VLB, soit - 3h00 environ en dix ans. 

[1] D’après l’observatoire de l’évolution des prix des services fixes et mobiles, les prix des services internet à haut et très haut débit en métropole sur le marché résidentiel ont progressé de 2,8 % entre octobre 2022 et décembre 2023. 

 

[2] Les parcs actifs 3G, 4G et 5G sont définis comme le nombre de clients ayant accédé au cours des trois derniers mois (en émission ou en réception) à un service mobile utilisant l’une de ces technologies d’accès radio. Ces rubriques ne sont pas exclusives : un consommateur ayant utilisé les réseaux 3G, 4G et 5G au cours du trimestre sera comptabilisé dans chacun de ces indicateurs.

[5] Le RCS (Rich Communication Services) est un système de messagerie sur internet qui fonctionne de la même manière que les messageries instantanées.

Remarques générales

Publication

Chaque année, l’Arcep dresse un bilan de l’activité des opérateurs au cours de l’année précédente. Cette publication s’inscrit dans le cadre des compétences confiées à l’Arcep par le législateur[1]. Elle a pour objectif principal d’assurer l’information de l’ensemble des acteurs du secteur sur les principaux segments du marché des communications électroniques. Pour ce faire, l’Arcep collecte trimestriellement et annuellement des données auprès des opérateurs de communications électroniques. Cet observatoire publie des indicateurs agrégés de revenu, de nombre d’abonnés et d’usage des utilisateurs des services sur les réseaux fixes et mobiles. Parmi ces indicateurs figurent, par exemple, le revenu des opérateurs sur les marchés de détail et de gros, le nombre d’abonnements internet en fibre optique, le nombre de cartes SIM actives sur les réseaux 4G et 5G, les consommations vocales fixe et mobile, les usages de données sur réseaux mobiles ou encore les usages de SMS.

Élargissement du périmètre des acteurs interrogés en 2021

L’Arcep a élargi son périmètre d’enquête en 2021 en interrogeant l’ensemble des opérateurs d’infrastructures de téléphonie mobile (gestionnaires d’infrastructures d’accueil spécialisés dans l’hébergement d’équipements de téléphonie mobile). Ces opérateurs viennent s’ajouter aux opérateurs interrogés exploitant un réseau de communications électroniques ouvert au public ou fournissant au public un service de communications électroniques. Cela se traduit par un élargissement du nombre de sociétés interrogées depuis les enquêtes 2021. Les données concernées sont l’emploi et l’investissement. Les séries historiques de ces indicateurs ont été revues afin de conserver des évolutions cohérentes.

Modification des publications en 2015

L’Arcep a réalisé, au cours de l’année 2014, une consultation des principaux opérateurs de communications électroniques, portant sur l’évolution des indicateurs contenus dans ses publications statistiques. Les réponses à cette consultation ainsi que les récentes évolutions du marché des communications électroniques ont conduit l’Autorité à modifier sensiblement les publications relatives au suivi du marché. 

Évolution du périmètre des services de capacité : 

Jusqu’en 2014, l’indicateur « recettes des services de capacité » sur le marché de détail incluait une partie des prestations vendues à des opérateurs de communications électroniques déclarés auprès de l’Arcep. Il s’agissait principalement du revenu de liaisons louées et de transport de données dont il était difficile jusqu’à présent, pour l’opérateur répondant, de dissocier les montants attribuables à des entreprises de ceux attribuables à d’autres opérateurs. Les recettes provenant des liaisons d’aboutement et des liaisons partielles terminales étaient, quant à elles, incluses dans l’indicateur « prestations de gros de l’accès haut débit et très haut débit » figurant dans la section relative à l’interconnexion et aux prestations de gros. Des ajustements ont été réalisés afin de mieux dissocier les marchés de gros et de détail : ainsi, l’ensemble des recettes des services de capacité vendus aux opérateurs figure désormais dans la section sur le marché de gros (indicateur « services de capacité », au point d) de la partie A de l’annexe. Cela a eu pour conséquence directe une baisse d’environ 500 millions d’euros par an à partir de 2015 du revenu total sur le marché de détail et une hausse du même montant des recettes relatives au marché de gros des opérateurs fixes.

Services mobiles : dissociation du marché des services des objets connectés :

L’ensemble des publications statistiques de l’Arcep dissocient depuis 2015, au sein des services mobiles, le segment des cartes Machine to Machine (MtoM) des autres services mobiles dits « classiques ». Les indicateurs du nombre de cartes SIM et de revenu des marchés afférents sont ainsi présentés séparément. S’agissant des trafics (appels vocaux, messagerie interpersonnelle, données consommées), les indicateurs présentés sont susceptibles d’inclure le trafic issu des cartes MtoM. Néanmoins, ces consommations sont faibles et négligeables au regard des consommations réalisées à partir des cartes SIM mobiles classiques.

Changement de champ réglementaire en 2004

L’Arcep interroge, pour ses observatoires, tous les opérateurs entrant dans le champ de la régulation. L’évolution du cadre réglementaire en 2004 a élargi le périmètre d’enquête, en couvrant également tous les fournisseurs d’accès à internet et les transporteurs de données. Cette modification du cadre réglementaire s’est traduite par un élargissement du nombre d’opérateurs interrogés. Dans la mesure du possible, les évolutions sont présentées à champ constant de 1998 à 2004, puis sur le nouveau champ pour les années à partir de 2004. Les données concernées sont l’emploi, l’investissement et les charges.

Ruptures de séries

  • L’application, à partir du 1er janvier 2018, de la nouvelle norme comptable IFRS 15 a entraîné une rupture de séries en 2018 dans les revenus des services mobiles et des terminaux mobiles. La partie liée au remboursement des terminaux est désormais enregistrée comptablement en totalité à la date de son achat par le client, dans les revenus des terminaux. Auparavant, ce montant (la « subvention opérateur ») était facturé au travers de l’abonnement mensuel du client pour la période d’engagement. Afin d’évaluer les évolutions entre 2017 et 2018, sur un périmètre comparable, les revenus mobiles de l’année 2017 sont également présentés dans la présente publication selon les normes IFRS 15. Pour plus d’informations, se reporter au point b) de la partie B de l’annexe.
  • En 2015, l’allocation du revenu des forfaits mobiles couplés (voix + data) entre les différents services a été supprimée. Auparavant, il s’agissait principalement de segmenter le revenu total entre les services vocaux classiques et les services de données, mais selon la composition des forfaits, une partie du revenu des forfaits pouvait également être allouée au revenu des services à valeur ajoutée vocaux et data. Pour l’année 2014, les indicateurs sont présentés sur le périmètre 2015, c’est-à-dire qu’il s’agit des revenus des prestations payées en supplément du forfait. Pour 2013, une rétropolation des données a également été effectuée, mais, s’agissant des services à valeur ajoutée data, une partie de l’allocation peut encore subsister.
  • L’année 2013 a été marquée par une modification dans la structure du marché des services de capacité aux opérateurs (marché de gros) : la fusion entre France Télécom et Orange a entraîné une suppression des flux financiers entre ces deux sociétés. Avant cette date, France Télécom vendait des services de capacité à Orange. Afin d’évaluer l’évolution de ces prestations entre 2012 et 2013 sur des données comparables, les données de revenus publiées sur l’année 2012 correspondent au champ 2013, c’est-à-dire hors ventes entre France Télécom et Orange. Les données des années 2012 et 2013 ne sont pas comparables à celles des années précédentes.
  • L’année 2006 a été marquée par une modification dans la structure du marché des services de capacité spécifiquement dédiés aux entreprises : l’intégration de Transpac dans France Télécom au 1er janvier 2006 a entraîné une suppression des flux financiers entre ces deux sociétés. Avant cette date, France Télécom et Transpac se vendaient des services de capacité. Ces revenus étaient comptabilisés dans les rubriques « Liaisons louées » et « Transport de données ». Le revenu des services de capacité est présenté à partir de l’année 2006.
  • En 2005, l’intégration d’un nouvel opérateur important sur le segment du marché des annuaires (rubrique « Revenus annexes ») crée une rupture entre 2004 et 2005.

Revenus des services de téléphonie fixe et d’internet 

La segmentation pratiquée dans les publications de l’observatoire rattache, par convention, l’ensemble des revenus des offres multi services à l’internet et ne rattache aux revenus de la téléphonie fixe que les revenus qui lui sont directement attribuables.

L’indicateur de revenu directement attribuable aux services de téléphonie fixe couvre le revenu des frais d’accès et abonnements au service téléphonique (réseau téléphonique commuté - RTC et voix sur large bande - VLB lorsqu’elle est facturée indépendamment du service internet), le revenu des communications depuis les lignes fixes explicitement facturées (RTC et VLB facturés en supplément des forfaits multiplay) et le revenu de la publiphonie et des cartes.

L’accès à un service de voix sur large bande et les communications en VLB, lorsqu’ils sont inclus dans la facturation du forfait internet haut débit, ne sont pas valorisés dans l’indicateur de revenu directement attribuable à la téléphonie fixe : ils sont inclus dans l’indicateur « revenu de l’accès à internet haut débit » et, à un niveau plus agrégé, dans l’indicateur « revenu internet ».

Les données du marché dans les départements et collectivités d’outre-mer en 2024

Une étude sur le marché des communications électroniques dans les départements et collectivités d’outre-mer en 2024 est disponible sur le site de l’Autorité : Observatoire des marches des communications électroniques - Les services de communications électroniques dans les DEPARTEMENTS ET COLLECTIVITES D’OUTRE-MER – Année 2025 (17 juillet 2025).

Sauf mention contraire, les unités utilisées dans cette publication sont :

  • en unités pour les données d’emploi ;
  • en millions d’unités pour les indicateurs de parc ;
  • en millions d’euros courants pour les indicateurs de revenus (hors taxes) et d’investissement ;
  • en millions de minutes pour les trafics de téléphonie ;
  • en millions pour les messages texte (SMS et MMS) ;
  • en exaoctets pour les indicateurs relatifs au volume de données mobiles ou fixes ;
  • en gigaoctets pour les usages mensuels moyens de données.

Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux sont liés aux arrondis. Les données révisées sont indiquées en italique dans les tableaux.

Toutes les données sont disponibles sur le site data.gouv.fr (ici).