Tableau de bord des expérimentations 5G en France

Pour permettre à l'ensemble des acteurs - opérateurs, industriels, start-up...-  d’anticiper l’arrivée de la 5G, l’Arcep a ouvert début 2018 un guichet « pilotes 5G » : il permet à l'Arcep de délivrer des autorisations d'utilisation de fréquences dans les bandes de fréquence pressenties pour la 5G, à titre transitoire et dans la limite de leur disponibilité. Ce tableau de bord des expérimentations 5G en France présente de manière détaillée les expérimentations en cours ou achevées, sous la forme d'un panorama de l'ensemble des cas d'usages testés, d'une carte de France des expérimentations 5G, et d'un rappel sur la disponibilité des nouvelles bandes de fréquences 5G (3,5 GHz et 26 GHz).

La cinquième génération de communications mobiles (5G) se présente comme la génération de rupture, qui devrait représenter un bond technologique ouvrant la porte à une variété de nouveaux usages numériques, aussi bien pour le grand public (démocratisation du streaming vidéo 3D, etc.) que pour les entreprises (développement d’applications de rupture dans tous les secteurs industriels). Il s'agit d'un enjeu stratégique pour l’industrie française, la compétitivité de notre économie, la rénovation des services publics. Le gouvernement et l'Arcep ont annoncé leur feuille de route 5G pour la France; et l'Arcep a publié son programme de travail 5G en juillet 2018.

Retrouvez tous les travaux de l'Arcep pour préparer l'arrivée de la 5G dans le Grand dossier "5G"

Panorama des expérimentations 5G

Dans son panorama des expérimentations 5G, l'Arcep présente des informations détaillées sur l'ensemble des expérimentations 5G, en cours ou achevées, classées par cas d'usage.

Mode d'emploi

Utilisez les menus déroulants ci-dessous pour sélectionner les usages expérimentés et les villes où se déroulent les expérimentations 5G à afficher. Les expérimentations dont les autorisations d'utilisation de fréquences ont expiré apparaissent en grisé.



Carte des expérimentations 5G

La carte ci-après fait apparaître les lieux du territoire métropolitain où des expérimentations 5G sont en cours.

La disponibilité des bandes de fréquences pour la 5G

La 5G nécessite de recourir à de nouvelles fréquences, en particulier dans les bandes hautes, pour accroître la capacité et les débits des réseaux mobiles.

L’Arcep travaille à la libération de ces bandes, notamment par la migration de certains usages sur d’autres bandes. Cette section fait le point sur la disponibilité des nouvelles fréquences 5G.

La bande 3,5 GHz (3,4 - 3,8 GHz)

Jusqu’en juillet 2026, la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz est attribuée partiellement à différents acteurs, notamment :

  • opérateurs de réseaux radio à très haut débit (THD radio) ou de réseaux de boucle locale radio (BLR) en Wimax dans un certain nombre de départements. Les réseaux THD radio utilisent la bande 3410 ‑ 3460 MHz. Le guichet pour l’attribution de ces fréquences pour le THD radio a été ouvert par l’Arcep, à ce stade, jusqu’à fin 2019. Les réseaux Wimax utilisent aussi dans certains départements 30 MHz répartis dans la bande 3410 ‑ 3580 MHz ;
  • Bolloré Télécom, titulaire de deux blocs de 15 MHz de fréquences. Ces blocs pourraient être réaménagés dans un bloc dont le positionnement final n’est pas encore fixé. Il pourrait se situer dans la bande 3460 ‑ 3490 MHz et dans la bande 3410 ‑ 3460 MHz dans les départements où cette bande n’est pas attribuée par ailleurs ;
  • SHD, titulaire de deux blocs de 15 MHz de fréquences dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France. Ces blocs pourraient être réaménagés dans un bloc dont le positionnement final n’est pas encore fixé. Il pourrait se situer soit dans la bande 3410 ‑ 3460 MHz (bande THD radio) dans les départements où cette bande n’est pas attribuée par ailleurs, soit dans la bande 3490 ‑ 3520 MHz ;
  • différents utilisateurs de stations satellites terriennes, qui disposent d’autorisations jusqu’en 2023 dans la bande 3700 ‑ 3800 MHz.

Après 2026, un besoin de bande de garde est identifié pour éviter les brouillages des radars du ministère des armées en dessous de 3,4 GHz, afin de garantir une limitation de puissance telle que recommandée par la Conférence européenne des administrations des postes et des télécommunications (CEPT) dans cette partie du spectre. Cette bande de garde est estimée entre 10 à 20 MHz actuellement par l’industrie, mais pourrait potentiellement être réduite avec l’amélioration des performances des équipements radio.

La bande 26 GHz (24,25 ‑ 27,5 GHz)

La 5G utilisera de nouvelles fréquences bien supérieures à celles aujourd'hui utilisées dans les télécommunications civiles, dans les bandes dites "millimétriques" (supérieures à 24 GHz). Ces nouvelles bandes de fréquences permettront notamment d’atteindre de très hauts débits pour répondre à des besoins localisés de réseaux mobiles en zones très denses, et de développer de nouveaux services 5G dédiés à l'industrie.

À ce jour, seule la bande 26,5 ‑ 27,5 GHz (1 GHz) est libre et peut être utilisée dès 2020. Par la suite, l’intégralité de la bande devrait être rendue progressivement disponible, sous réserve de conditions de coexistence avec les services de radioastronomie et d’exploration de la terre, et des travaux en cours pour évaluer l’utilisation partagée du spectre à 26 GHz entre les systèmes 5G et les stations terriennes des services par satellite dans la bande 25,5 ‑ 27 GHz de façon à éviter un impact significatif sur la couverture et le déploiement 5G dans cette bande.