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L'ARCEP rend publics les résultats provisoires pour 2013 de l'observatoire des marchés de communications électroniques en France ainsi que l'observatoire des investissements et de l'emploi en 2013 des opérateurs de communications électroniques.

Paris, le 28 mai 2014

Observatoire des marchés de communications électroniques en 2013 : forte croissance des usages et des abonnements, baisse du revenu des opérateurs

Le volume de l'ensemble du trafic téléphonique fixe et mobile continue de croître en 2013 (240 milliards de minutes, +2,8% par rapport à 2012) grâce à la forte progression de la voix sur les réseaux mobiles (18 milliards de minutes supplémentaires en 2013). Ce dynamisme sur les réseaux mobiles se fait au détriment du trafic vocal fixe qui enregistre une forte baisse (-10,0% sur un an). De même, la consommation de données sur les réseaux mobiles est en plein essor avec une croissance de 10 milliards du nombre de SMS envoyés et une progression de 63% du volume de données consommées au départ des réseaux mobiles par rapport à 2012. Quant à la consommation de données sur les réseaux fixes, elle ne fait pas l'objet de mesures précises, mais est considérablement plus élevée que sur les réseaux mobiles, et croit rapidement. Enfin, le nombre d'abonnements aux services mobiles et aux services fixes continue de s'accroitre rapidement, respectivement de 5,0% pour le mobile et de 4,0% pour le haut et le très haut débit fixe, en une année.

A l'inverse, le revenu des opérateurs de communications électroniques sur les marchés de gros et détail a atteint 46,6 milliards d'euros hors taxes en 2013, en baisse de 6,4% à périmètre constant par rapport à 2012. Le seul marché de détail représente 38,0 milliards d'euros en 2013, dont 35,1 milliards pour les services de communications électroniques. La fusion en juin 2013 de France Télécom et d'Orange France a entrainé la suppression des flux financiers entre ces deux entités, ce qui a impacté essentiellement le marché de gros entre opérateurs, mais aussi une partie du marché de détail des services de capacité. A périmètre constant, la baisse du revenu des opérateurs sur le marché final de détail en 2013 est estimée à -7,7% par rapport à 2012.

Observatoire des investissements et de l'emploi en 2013 des opérateurs de communications électroniques: niveau très élevé des investissements et baisse de l'emploi

Le montant des investissements réalisés par les opérateurs au cours de l'année 2013 s'élève à 7,2 milliards d'euros, soit 1,5% de l'investissement global national (FBCF). Hors montant consacré par les opérateurs aux achats de licences (2,6 milliards d'euros en 2012), le niveau des investissements se maintient donc depuis trois ans à un niveau supérieur à 7 milliards d'euros. L'activité mobile représente environ le tiers des flux d'investissements des opérateurs, la partie de ces investissements réalisés dans le haut et très haut débit mobile (3G et 4G) est estimé à environ 1,7 milliard d'euros en 2013.

 

L'emploi direct des opérateurs de communications électroniques était de 125 000 personnes à la fin de l'année 2013. Après environ dix ans de baisse continue, le niveau d'emploi des opérateurs s'était globalement amélioré les trois dernières années (2010, 2011 et 2012), mais, en 2013, le nombre de salariés des opérateurs a reculé d'environ 4 000 emplois (-3,3% sur un an). Une partie de la baisse est due au transfert, au sein des groupes télécoms, d'activités exercées auparavant par les opérateurs eux-mêmes, vers leurs filiales mais aussi vers des prestataires externes. Pour les cinq principaux groupes, la baisse est de 3 300 personnes entre 2012 et 2013. Elle s'explique pour l'essentiel par celle des effectifs d'Orange, les hausses et les baisses d'effectifs des autres opérateurs s'équilibrant. En 2013, les effectifs totaux restent supérieurs à leurs niveaux de 2009.