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| Observatoires / Observatoire des marchés |
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| Le marché des services de télécommunications en France au 4ème trimestre 2007 |
| Dernière mise à jour le 29 avril 2008 |
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 Pour télécharger et / ou imprimer cet Observatoire ( pdf)  Au quatrième trimestre 2007, le revenu des opérateurs
de communications électroniques sur le marché final s’élève
à 11,0 milliards d’euros. Les prestations d’interconnexion et les ventes
sur le marché de gros entre opérateurs sur le marché intermédiaire
représentent 2,2 milliards d’euros de revenu supplémentaire.
Le revenu des seuls services de communications électroniques
sur le marché final hors revenus annexes des opérateurs (vente
et location de terminaux, annuaires, publicité, hébergement, gestion
de centre d’appels…) est de 10,0 milliards d’euros au quatrième trimestre
2007. Par rapport au quatrième trimestre 2006, ce revenu augmente de
3,3%.
Le volume de trafic des services de téléphonie
fixe et mobile atteint 53,7 milliards de minutes au quatrième trimestre
2007. Il progresse de 4,1% sur un an.
Services fixes (téléphonie fixe et Internet)
Le nombre d’abonnements à un service téléphonique
atteint 39,6 millions à la fin de l’année 2007, dont 10,8 millions
d’abonnements à un service de voix sur large bande (essentiellement des
abonnements en IP sur DSL). Le nombre d’abonnements aux services de voix sur
IP s’est accru en 2007 sur un rythme soutenu (un million de plus en moyenne
chaque trimestre), et ces abonnements représentent désormais 27,4%
des abonnements téléphoniques. Le nombre d’abonnements téléphoniques
sur des accès bas débit a diminué parallèlement
au rythme de 700 000 par trimestre en 2007 et s’élève à
28,7 millions à la fin de l’année.
Une part croissante des lignes ne supporte plus le service
téléphonique sur le RTC. Ces offres sont construites par les opérateurs
(aussi bien les opérateurs alternatifs que l’opérateur historique)
à partir du dégroupage total ou de l’" ADSL nu " et
concernent près de 5,9 millions de lignes DSL, soit 3,4 millions de lignes
en plus en un an. A la fin de l’année 2007, les lignes disposant uniquement
d’un service de voix sur IP (DSL et câble) représentent 18% des
lignes fixes contre 8% un an auparavant.
Par contre, la proportion des lignes téléphoniques
qui supportent deux abonnements téléphoniques (un abonnement "classique"
sur le RTC et un abonnement à un service de voix sur IP) s’élève
à 14% au quatrième trimestre et n’augmente plus depuis trois trimestres.
Cela correspond à 4,7 millions de lignes.
Certains abonnements téléphoniques "classiques"
sur le RTC, issus des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA), ne sont
désormais plus facturés au client final par l’opérateur
historique mais par un opérateur alternatif. A la fin de l’année
2007, 700 000 abonnements, soit 2,5% des abonnements téléphoniques
bas débit, sont concernés.
Le nombre d’abonnements aux offres de téléphonie
fondées sur la sélection du transporteur (sélection appel
par appel et présélection) est de 4,9 millions de clients à
la fin de l’année 2007 et recule de deux millions sur un an. Cette forte
diminution est due en grande partie à la concurrence des offres de téléphonie
sur IP mais aussi, dans une moindre mesure, au passage d’abonnés en présélection
vers des offres de téléphonie issues de la VGA.
Le revenu directement attribuable à la téléphonie
fixe (revenu des abonnements et des communications) est de 2,7 milliards d’euros
au quatrième trimestre 2007. Il diminue de 3,8% sur un an. La hausse
du tarif de l’abonnement, intervenue en juillet 2007, a permis de maintenir
le revenu lié à l’abonnement téléphonique. A contrario,
le revenu issu des communications téléphoniques (hors publiphonie
et cartes) est, avec 1,1 milliard d’euros en baisse de 9,6% sur un an au quatrième
trimestre 2007. Cette tendance s’explique par la diminution rapide du volume
de communications émises sur le RTC (-15,3% sur un an au quatrième
trimestre 2007) au profit de communications émises au départ d’accès
IP (en hausse de 73,5% sur la même période). Ces dernières
sont la plupart du temps incluses dans un forfait Internet et ne sont donc pas
valorisées dans le revenu des communications.
Le trafic au départ des postes fixes (hors publiphonie
et cartes) atteint 27,4 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007,
soit une progression de 5,1% par rapport au volume de trafic du quatrième
trimestre 2006.
La part des communications IP dans le trafic au départ
des postes fixes est passée de 23% fin 2006 à 38% fin 2007. Ce
développement très rapide du trafic au départ des accès
IP a permis de compenser largement la baisse du trafic sur le RTC.
Le trafic IP se développe particulièrement vers
les destinations qui bénéficient d’offres dites " illimitées "
incluses dans la plupart des forfaits multiplay. Ainsi, à la fin de l’année
2007, le trafic IP représentent 39% des communications nationales entre
téléphones fixes et 57% des communications fixes émises
vers l’international, mais seulement 15% des minutes du trafic fixe vers mobiles
(peu concernées par ces offres " illimitées ").
L’abonnement à un service téléphonique
sur IP conduit également à un usage plus intensif que celui d’un
abonnement à un service de téléphonie " classique " :
en moyenne 5h37 pour l’IP et 3h15 pour le RTC de communications par abonné
et par mois au quatrième trimestre 2007.
Le nombre d’abonnements à Internet est de 17,1 millions
à la fin de l’année 2007 (en croissance de 11,8% sur un an). Le
nombre d’accès à haut débit représente neuf abonnements
Internet sur dix, soit 15,6 millions. En un an, le nombre d’accès haut
débit s’est accru de près de trois millions (+22,5%). Les accès
haut débit utilisant la technologie ADSL sont très largement majoritaires
avec 14,8 millions d’accès à la fin de l’année 2007.
Le revenu du haut débit se monte à 1,1 milliard
d’euros au quatrième trimestre 2007 (+25,8% sur un an) et représente
91% de l’ensemble du revenu Internet.
Téléphonie mobile
Le nombre de clients à la téléphonie mobile
en France s’élève à 55,3 millions à la fin de l’année
2007, soit un accroissement de 3,7 millions sur un an. Le taux de croissance
annuelle s’est maintenu tout au long de l’année 2007 à un niveau
soutenu de 7% (+7,1% au quatrième trimestre 2007). Les deux tiers des
clients (65,6%) ont souscrit à une formule forfaitaire plutôt qu’à
une formule de type " prépayée ".
La procédure simplifiée de conservation du numéro mise en place à partir du 21 mai 2007 a entraîné une réduction significative du délai nécessaire au « portage » du numéro, et un accroissement notable du nombre de numéros portés au cours d’un trimestre. Ainsi, 327 000 numéros mobiles ont été portés d’un opérateur à l’autre au cours du quatrième trimestre 2007 contre 139 000 au quatrième trimestre 2006 (+136,2% sur un an). Les services multimédia mobile (accès à
l’Internet mobile, envoi de MMS) ont été utilisés par 17,2
millions de clients au quatrième trimestre 2007 soit près d’un
client sur trois.
Au quatrième trimestre 2007, le revenu des services
mobiles atteint 4,6 milliards d’euros et progresse de 6,4% sur un an. Le rythme
de croissance annuelle du revenu des services mobiles (de l’ordre de 5 à
6% en 2007) est légèrement supérieur à celui de
l’année 2006 mais en net retrait par rapport aux taux de croissance de
8 à 10% relevés en 2005. Le revenu des communications mobiles
(3,9 milliards d’euros) croît de 4% sur un an au quatrième trimestre
2007. La progression du revenu lié aux usages " non voix "
des mobiles est plus vive avec +13,9% pour le revenu des services de messagerie
interpersonnelle et +36,3% pour le revenu des accès à l’Internet
mobile et aux services multimédias. Ces services génèrent
707 millions d’euros au quatrième trimestre 2007 et leur contribution
(15,5% des revenus mobiles au quatrième trimestre 2007) est croissante.
Le trafic de la téléphonie mobile représente
25,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007. Le trafic mobile
a connu une forte expansion en 2006 avec une progression annuelle de l’ordre
de 15% par trimestre, mais, depuis le début de l’année 2007, son
ralentissement est manifeste. Le taux annuel de croissance qui atteignait 8,6%
au premier trimestre 2007, a baissé de deux points sur chacun des deux
trimestres suivants pour s’établir à 3,9% au quatrième
trimestre.
Ce ralentissement est essentiellement dû à une
plus faible croissance du trafic vers les mobiles. D’une part, le taux annuel
de croissance du trafic échangé par les mobiles d’un même
réseau (trafic "on-net"), qui représente plus de la moitié
du trafic, se réduit très nettement depuis deux ans. Il est passé
de 30,8% au début de l’année 2006, à 8,2% au début
de l’année 2007, et a continué de décroître au cours
de l’année pour revenir seulement à 2,8% au quatrième trimestre.
D’autre part, la croissance du trafic à destination des réseaux
mobiles tiers, qui était vive au début de l’année 2007
(+22,6% sur un an au premier trimestre 2007) a connu aussi un certain ralentissement
et n’est plus que de 8,6% au quatrième trimestre.
La croissance du volume de la messagerie interpersonnelle est
très forte au cours du quatrième trimestre 2007. Au cours du trimestre,
5,5 milliards de messages ont été envoyés, soit près
d’un milliard de messages supplémentaires par rapport au précédent
trimestre, soit une hausse de +33,2% sur un an. En moyenne, un client des opérateurs
mobiles a envoyé 34 SMS par mois au quatrième trimestre 2007 contre
27 un an auparavant.
Les autres composantes du marché
Le revenu des services à valeur ajoutée atteint
629 millions d’euros au quatrième trimestre 2007. L’évolution
annuelle de ce revenu, négative sur les deux premiers trimestres de l’année
2007, est nulle au troisième trimestre et elle redevient positive au
quatrième trimestre avec une hausse de 3,4%.
Le revenu des services de renseignements (41 millions d’euros)
connaît une croissance modérée (+1,9% sur un an) au quatrième
trimestre 2007. Le nombre des appels à destination des services de renseignements
continue de diminuer : 33 millions d’appels ont été émis
au cours du quatrième trimestre 2007, soit plus de 5 millions d’appels
de moins qu’il y a un an (-14,5%).
Le revenu des services de capacité est en décroissance
depuis deux ans. Au quatrième trimestre 2007, la baisse du revenu du
transport de données est de 1,2% sur un an et celle du revenu des liaisons
louées, plus accentuée, atteint 8,6% sur un an.
Note : D’éventuelles révisions
des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent
par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration.
Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en
% et les niveaux affichés sont liés aux arrondis. | 1. Le marché des communications électroniques |
1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques
vendus par les opérateurs sur le marché final atteint 10 milliards
d’euros au quatrième trimestre 2007 et a progressé de 3,3%
sur un an.
Près de la moitié de ce revenu provient des
services mobiles qui représentent 4,6 milliards d’euros au quatrième
trimestre 2007, en hausse de 6,4% sur un an.
Le revenu des services vendus sur les réseaux fixes
(téléphonie fixe et Internet) atteint 3,9 milliards d’euros
au quatrième trimestre 2007, et progresse de 1,7% sur un an grâce
à la croissance continue du revenu des services Internet (+17,0%
sur un an). Le secteur Internet représente désormais plus
de 30% du revenu des services fixes, et cette montée en charge vient
compenser le recul du revenu directement attribuable à la téléphonie
fixe (en baisse de 3,8% sur un an au quatrième trimestre 2007).

Le volume des services " voix " (sur réseau
fixe et mobile) s’élève à 53,7 milliards de minutes
au quatrième trimestre 2007, en hausse de 4,1% sur un an.
Le volume des communications au départ des réseaux
fixes (27,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007) augmente
de 4,2% sur un an. Il s’agit de la plus forte croissance annuelle enregistrée
depuis plusieurs années. Le trafic IP a connu une très forte
progression (+2,6 milliards de minutes en un trimestre sur un total de 10,4
milliards de minutes) ce qui explique cette croissance. L’IP représente
38% du volume de minutes au départ des postes fixes au quatrième
trimestre 2007.
Le ralentissement du rythme de croissance annuelle du volume
des communications au départ des mobiles constaté depuis le
début de l’année 2007 se confirme au quatrième trimestre.
La croissance de ces volumes, qui atteignait 8,6% au premier trimestre,
a baissé de deux points sur chacun des deux trimestres suivants et
enregistre un nouveau repli au quatrième trimestre (+3,9%).
La décroissance des volumes Internet bas débit
s’est accélérée tout au long de l’année 2007
avec un rythme supérieur à 35%. La baisse atteint 44,1% sur
un an au quatrième trimestre.
Le nombre de SMS émis au cours du quatrième
trimestre 2007 fait un bond avec 5,5 milliards de messages soit près
d’un milliard de plus qu’au trimestre précédent.



1.2 Le marché intermédiaire : services d’interconnexion et marché de gros1.2.1 Le marché total Le revenu des opérateurs de réseaux fixes
sur le marché intermédiaire est de 1,1 milliard d’euros,
en augmentation de 9,4% sur un an. Cette hausse est due à une forte
croissance (+38,9% sur un an) du revenu lié aux prestations de
gros d’accès haut débit (dégroupage, offres de gros
de type bitstream…) dont le revenu atteint 411 millions d’euros au quatrième
trimestre 2007.
La baisse du revenu des prestations liées au service
téléphonique (-1,6% sur un an au quatrième trimestre
2007) est contenue, grâce notamment à l’apport des recettes
de l’offre de vente en gros de l’abonnement (VGA).
L’accroissement du volume de minutes d’interconnexion
des opérateurs mobiles (+19,1% sur un an au quatrième trimestre
2007) demeure conséquent. En revanche, le revenu généré
par les prestations d’interconnexion (trafic voix, SMS etc.…) qui est
de 1,0 milliard d’euros au quatrième trimestre 2007, est en diminution
de 6,3% sur un an. Ceci est dû notamment à la baisse du tarif
de la terminaison d’appel voix (baisse de 21% pour Orange France et SFR
et de 18% pour Bouygues au 1er janvier 2007), et de la terminaison
d’appel SMS (-30% en septembre 2006).


Notes :
- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts
entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion.
En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie
des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses
entre deux trimestres.
- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne
sont pas établis sur les mêmes périmètres,
ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié
pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent
des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement
ainsi que des prestations entre opérateurs).
- L’attention du lecteur est attirée sur le
fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être
exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs
fixes.
- Les prestations de gros d’accès haut débit
comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream"
ou équivalentes au bitstream.
A la fin de l’année 2007, plus de 5 millions de
lignes sont dégroupées soit près de 15% de l’ensemble
des lignes fixes.
Près de trois lignes dégroupées
sur quatre soit 3,8 millions de lignes le sont en dégroupage total.
En un an, le nombre de lignes totalement dégroupées s’est
accru de 1,6 million (+73,0%). Dans le même temps, le nombre de
lignes en dégroupage partiel baissait de 460 000 et ne concerne
plus que 1,4 million de lignes à la fin de l’année 2007.
Une partie des lignes partiellement dégroupées qui disparaissent
migrent vers du dégroupage total.


1.2.2 Interconnexion internationale entranteLe trafic provenant de l’étranger et se terminant sur les réseaux
fixes et mobiles nationaux a fortement progressé. Sur un an la
croissance est de 29,1% tous réseaux confondus.

____________________________
(1) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) 1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles 
Note : Le roaming-in correspond à la prise
en charge par un opérateur mobile français des appels reçus
et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers.
Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le
rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier
pas à un tarif facturé au client.
____________________________
(2) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) | 2. Les différents segments de marché |
2.1 La téléphonie fixe2.1.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes 
Le nombre d’abonnements à un service téléphonique
est de 39,6 millions à la fin du quatrième trimestre 2007.
Depuis trois ans, la croissance du nombre d’abonnements téléphonique
(3,7% sur un an au quatrième trimestre 2007) est entièrement
due à l’apport des abonnements à un service de téléphonie
sur IP qui connaissent une forte expansion.
A la fin du quatrième trimestre 2007, le nombre
d’abonnements à un service de voix sur large bande atteint 10,8
millions soit 27,4% de l’ensemble des abonnements téléphoniques.
Sur un an leur nombre a crû de 64,0% au rythme d’un million supplémentaire
chaque trimestre.
Les offres de voix sur IP construites par les opérateurs
à partir du dégroupage total et sur des offres de gros de
type " ADSL nu " se développent rapidement. Avec ces
offres, le client dispose uniquement d’un abonnement à un service
de voix sur IP et n’a plus d’abonnement téléphonique " classique "
sur le RTC. A la fin de l’année 2007, cela concerne 5,9 millions
de lignes DSL. Au total (DSL et câble) les lignes disposant seulement
d’un service de voix IP représentent 18% de l’ensemble des lignes
fixes. Cette proportion qui n’était que de 8% un an auparavant,
s’accroît.
D’autres abonnements à un service de téléphonie
sur IP viennent s’ajouter à un abonnement téléphonique
RTC existant et qui est conservé par l’utilisateur. Ainsi, à
la fin de l’année 2007, 4,7 millions de lignes supportent deux
abonnements au service téléphonique. Cela représente
14% des lignes en service, cependant, cette proportion jusque là
croissante n’augmente plus. Les offres de téléphonie sur
IP vendues par les opérateurs sur le marché de détail
qui correspondent à ces abonnements sont issues du dégroupage
partiel et des offres de gros de "bitstream" (hors " ADSL nu ").
Le nombre d’abonnements sur des accès bas débit
(sur lignes analogiques ou numériques et sur le câble) est
de 28,7 millions à la fin du quatrième trimestre 2007. En
un an, leur nombre à diminué de 2,8 millions (soit 0,7 million
chaque trimestre).
Un nombre croissant d’abonnement au service téléphonique
sur le RTC est désormais facturé par un opérateur
alternatif et non plus par l’opérateur historique. Ils sont issus
de l’offre de vente en gros de l’abonnement téléphonique
(VGA) et leur nombre atteint 700 000 à la fin du quatrième
trimestre 2007, soit 2,5% des abonnements sur des accès bas débit.
Note :
-Abonnement au service téléphonique
en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service
téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses
ne sont pas utilisées comme support à un service de voix
(ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif).
C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues
du dégroupage total et des offres de types " ADSL nu ".
-Abonnement au service téléphonique
en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service
téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses
sont également utilisées comme support à un service
de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues
du dégroupage partiel et du "bitstream" hors " ADSL nu ".

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Précisions relatives aux indicateurs du
service téléphonique sur IP
Sur la terminologie employée :
Les indicateurs du service téléphonique
sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large
bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi
IP sur câble) et la voix sur Internet lorsque les opérateurs
sont déclarés auprès de l'ARCEP.
L’ARCEP a désigné par "voix sur large
bande" les services de téléphonie fixe utilisant la
technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès
à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s
et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur
qui les fournit ; et par "voix sur Internet" les services de communications
vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité
de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur
qui les fournit.
Les communications au départ des services
de voix sur IP comptabilisées dans l’Observatoire correspondent
à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs
ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole
IP uniquement sur le cœur de réseau.
Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les
opérateurs non déclarés offrant des services
de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent
pas dans le champ de l’enquête.
Sur le revenu pris en compte :
L’Observatoire distingue les communications au
départ des services de téléphonie sur IP des
autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des
communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté
sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic
VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait
multi-play).
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Le nombre de numéros ayant été conservés
par "portage" entre opérateurs de téléphonie fixe
est de 687 000 au quatrième trimestre 2007.

Les offres de téléphonie basées
sur la sélection du transporteur sont utilisées par un peu
moins de 5 millions de clients à la fin de l’année 2007
soit 2 millions de moins qu’un an auparavant. Le recul de ces offres est
marqué depuis deux ans en raison de la concurrence des offres de
téléphonie sur IP et il atteint près de 30% au quatrième
trimestre 2007. A cela s’ajoute la migration des abonnements en présélection
vers des abonnements incluant l’abonnement téléphonique
(VGA)
Le nombre d’abonnements aux offres de sélection
appel par appel (1,0 million à la fin de l’année 2007) baisse
depuis le début de l’année 2006 et cette baisse s’est poursuivie
en 2007 sur un rythme annuel de 30% environ. Le nombre d’abonnements à
la présélection (3,9 millions à la fin de l’année
2007) est également en décroissance depuis le début
de l’année 2006. En 2007 la baisse s’est nettement accélérée
avec une diminution du nombre d’abonnements de plus de 1,5 million.


Note : le parc de sélection appel par
appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection
ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.
Le relèvement du tarif mensuel de l’abonnement
téléphonique de France Télécom (+6,7% au 1er
juillet 2007) a permis, malgré la baisse du nombre des abonnements
" classiques " sur lignes analogiques ou numériques (-8,9%
sur un an au quatrième trimestre 2007), de maintenir le revenu
issu de ces abonnements. Le revenu global de l’accès, avec 1,5
milliard d’euros au quatrième trimestre 2007, progresse même
de 3,0% sur un an grâce à l’accroissement du revenu des abonnements
à un service de téléphonie IP. Les recettes liées
à l’accès, aux abonnements et services supplémentaires
représentent désormais 56% de l’ensemble du revenu des services
de téléphonie fixe.

Note : les revenus de l’accès comprennent
outre les revenus de l’accès au service téléphonique,
les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie
en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation
du numéro,…). 2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)Le revenu directement attribuable aux communications téléphoniques
depuis les lignes fixes (1,1 milliard d’€) est en diminution de 9,6% sur un
an au quatrième trimestre 2007. Cette baisse s’explique par le fait qu’une
part de plus en plus importante des minutes est émise au départ
d’accès IP au détriment des minutes émises sur le RTC (en
baisse de -15,3% sur un an au quatrième trimestre 2007). Or, la téléphonie
sur des accès IP fait l’objet d’un mode de facturation différent,
les communications IP sont en effet le plus souvent comprises dans un forfait
Internet haut débit facturé au client et non valorisées
en tant que revenu des communications.

Note : le revenu des communications au départ
des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées
par les opérateurs pour des communications en IP en supplément
des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits
multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large
bande.
Le trafic au départ des lignes fixes (27,4 milliards
de minutes au quatrième trimestre 2007) est en hausse de 5,1% sur un
an.
Le volume des communications nationales représente plus
de 80% du volume total des communications depuis les lignes fixe et augmente
de 3,5% sur un an au quatrième trimestre 2007. La baisse du volume des
communications nationales émises sur le RTC (de l’ordre de 18% sur un
an en 2007) est plus que compensée par la hausse concomitante des volumes
des communications nationales émises en IP (+67,3% sur un an).
Le trafic à destination de l’international croît
de 40,6% sur un an au quatrième trimestre 2007. Ce trafic est en expansion
continue depuis deux ans en raison de la croissance du volume des appels internationaux
émis en IP qui a plus que doublé sur la même période.
Le trafic RTC vers l’international n’a cependant diminué que de 7% sur
la période.
Le volume des communications vers les mobiles progresse légèrement
après plusieurs trimestres de stagnation, voire de baisse (1,5% sur un
an au quatrième trimestre 2007).

Note :
- l’Observatoire distingue les communications au départ
des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales.
Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic
constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic
VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).
- les volumes et revenus des communications au départ
des services de VoIP sont comptabilisés dans chacun des segments de marché
(national, international et vers les mobiles).

Le développement des communications téléphoniques
émises au départ des accès IP est très rapide, il
atteint +73,5% sur un an au quatrième trimestre 2007. La part représentée
par les minutes de téléphonie IP dans le volume total des communications
au départ des postes fixes est passée en un an de 23% à
près de 38%.
La part du le trafic IP dans les communications au départ
des réseaux fixes progresse et ce quelle que soit la destination des
appels. Cependant, les communications nationales vers les postes fixes et les
communications internationales (qui bénéficient des offres dites
" illimitées " incluses dans la majorité des forfaits
multiplay) sont privilégiées. Ainsi, 39% des communications nationales
et surtout 57% des minutes des appels vers l’international sont désormais
émises au départ d’abonnements IP. La part des minutes de communications
fixe vers mobiles émises en IP n’est que de 15%.


Notes :
- le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte
les communications au départ des téléphones fixes, des
publiphones et des cartes prépayées.
- les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries
chronologiques " sur le site de l’Autorité
Le volume total des minutes de communications émises
depuis les lignes fixes (communications, publiphonie et cartes prépayées)
est soumis à de fortes variations saisonnières. Il est, avec 27,9
milliards de minutes au quatrième trimestre 2007, supérieur de
presque 4 milliards de minutes à celui du précédent trimestre.
Corrigé des variations saisonnières, le volume global du trafic
fixe s’était stabilisé depuis trois ans. Le niveau du quatrième
trimestre, en nette croissance, semble mettre fin à cette période. 2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

Le nombre de publiphones en service poursuit sa baisse régulière
depuis plus de deux ans et ce à un rythme de 10 000 par an (soit
une baisse de 5,9% sur un an au quatrième trimestre). Le recul du revenu
et du volume de communications générés par cette activité
est encore plus accentué (respectivement -30,3% et -9,5% sur la même
période). 2.2 Internet sur réseau fixeLes accès haut débit prédominent très
largement sur le marché des accès Internet. Ils représentent
15,6 millions d’abonnements sur les 17,1 millions que totalise le marché
de l’accès à internet à la fin de l’année 2007
(soit 91,2%) et leur croissance se maintient à un niveau élevé
au quatrième trimestre 2007 (+22,5% sur un an). En un an, près
de trois millions d’abonnements haut débit supplémentaires
ont ainsi été souscrits.
Le revenu des accès Internet à haut débit,
avec 1,1 milliard d’euros, a augmenté de 25,8% sur un an au quatrième
trimestre 2007 et il représente 91,1% de l’ensemble des revenus Internet.
La facture moyenne d’un abonnement Internet à haut débit est
de 23,9 euros HT par mois et elle varie peu (+1,5% sur un an au quatrième
trimestre 2007).
L’Internet bas débit est en décroissance
sur un rythme supérieur à 40% sur un an à la fois en
nombre d’accès en service, en volume de connexions et en revenu généré.
La facture moyenne d’un abonnement bas débit s’établit à
7,8 euros HT par mois et a diminué de 8,5% sur un an au quatrième
trimestre 2007.

Note : un décalage temporel peut exister
entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage
ou bitstream) et sa comptabilisation sur le marché de détail.
Le rapprochement des données relatives à ces différents
marchés peut refléter ce décalage.


Note : La rubrique " autres services
Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement
de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées
à la vente et location de terminaux sont intégrées
à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs
fixes et Internet ".


2.3 La télévision par xDSLLe nombre d’abonnements à un service de télévision
via la technologie xDSL atteint 4,5 millions à la fin du quatrième
trimestre 2007, contre 2,6 millions un an auparavant.


Note : Cet indicateur couvre les abonnements
"éligibles" à un service de télévision, c’est
à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer
ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et
quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements
souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay"
qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus
de la télévision (Internet, service de téléphonie). 2.4 La téléphonie mobile 2.4.1 Abonnements
Le nombre de clients à un service de téléphonie
mobile est de 55,3 millions à la fin de l’année 2007. Les
deux tiers de ces clients (65,6%) sont positionnés sur des formules
forfaitaires.
La croissance annuelle du nombre de clients de la téléphonie
mobile atteint +7,1% sur un an au quatrième trimestre 2007. Cette
croissance s’est maintenue sur un niveau élevé de l’ordre
de 7% tout au long de l’année 2007, mais elle se situe en léger
retrait par rapport à celle enregistrée au cours des deux
années précédentes (7,5% à 8% de croissance
annuelle).

La période de fin d’année correspond à
un pic saisonnier dans l’utilisation des services multimédias (accès
à des services de type "Internet mobiles", envoi de MMS,…). Presque
un tiers des clients (17,2 millions) a utilisé les services multimédia
au quatrième trimestre 2007 (+14,0% sur un an).


La nouvelle procédure de portabilité des
numéros mobiles mise en place à partir du 21 mai 2007 à
entrainé une importante réduction du délai nécessaire
à l’opération de portage (moins de 10 jours contre deux
mois auparavant). Cette évolution s’est traduite par une forte
augmentation du nombre de numéros mobiles portés d’un opérateur
à un autre au cours d’un trimestre. Au quatrième trimestre
2007, le nombre de numéros portés (327 000) a plus
que doublé par rapport au quatrième trimestre 2006.

Notes :
- Le parc actif multimédia est défini
par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés)
qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service
multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un
SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition),
et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ :
Métropole et DOM.
- Le nombre de numéros portés est défini
comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez
l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre
correspondant. Champ : Métropole et DOM. 2.4.2 Revenus et indicateurs de volumesLe revenu des services mobiles (téléphonie
et transport de donnée) atteint 4,6 milliards d’euros et progresse
de 6,4% sur un an au quatrième trimestre 2007. Le rythme de croissance
annuel du revenu des services mobiles, de l’ordre de 5% à 6% par
trimestre en 2007, est légèrement supérieur à
celui de l’année 2006. Les taux de croissance annuels relevés
les années précédentes étaient cependant nettement
plus soutenus (de l’ordre de 8 à 10% durant l’année 2005).
Le revenu des services de transport de données sur
réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services
d’accès à l’Internet mobile et services multimédias)
représente 707 millions d’euros au quatrième trimestre 2007.
La contribution de ces revenus à l’ensemble des revenus des services
mobiles, est en progression (15,5% au quatrième trimestre 2007 contre
13,5% un an plus tôt).
La croissance du revenu lié à ces usages
" non voix " des téléphones mobiles est forte : 13,9%
sur un an pour les services de messagerie interpersonnelle et 36,3% sur
un an pour les accès à Internet mobile et aux services multimédias.
La croissance du revenu des communications vocales mobiles n’est que de
4,0% sur un an.


Le volume de trafic au départ des mobiles représente
25,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007. Après
avoir connu une croissance de l’ordre de 15% durant toute l’année
2006, le rythme de croissance annuelle du trafic au départ des mobiles
s’est nettement ralenti tout au long de l’année 2007. Le taux de
croissance annuel est ainsi passé de 8,6% au premier trimestre 2007,
à 6,6% au deuxième trimestre, à 4,6% au troisième
trimestre et à 3,9% au quatrième trimestre.
Ce ralentissement du volume de trafic est essentiellement
lié à la décélération, continue depuis
plus d’un an, de la croissance du volume des communications échangées
entre les mobiles d’un même réseau (communications " on-net ")
qui représentent plus de la moitié du volume de trafic émis
au départ des mobiles. Le taux de croissance annuel du trafic on-net
qui était de 30,8% sur un an au début de l’année 2006,
et de 8,2% au début de l’année 2007 a continué de baisser
au cours de l’année et n’est que de 2,8% au quatrième trimestre
2007.
La croissance du volume des communications mobiles à
destination des réseaux mobiles tiers bien que plus soutenue a également
connu un certain ralentissement en 2007. Leur croissance qui était
rapide au début de l’année (22,6% sur un an au premier trimestre)
n’est plus que de 8,6% sur un an au quatrième trimestre.
Le volume des communications mobiles vers les téléphones
fixes est en baisse depuis le début de l’année 2005. Cependant,
cette baisse a été progressivement freinée tout au
long de l’année 2007 et semble enrayée en fin d’année
(-0,1% sur un an au quatrième trimestre).

(les séries de valeurs
CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques "
sur le site de l’Autorité)

Le nombre de messages interpersonnels (SMS et MMS) est
particulièrement élevé au quatrième trimestre
2007 avec 5,5 milliards de messages interpersonnels envoyés contre
4,2 milliards au quatrième trimestre 2006 soit une progression de
32,5% sur un an.
En moyenne, un client des opérateurs mobiles envoi
34 SMS par mois soit 7 SMS de plus qu’il y a un an (+24,5%). L’usage des
SMS est deux fois plus important pour un client disposant d’un abonnement
forfaitaire que pour un client utilisant une carte prépayée
(respectivement 40 et 20 SMS envoyés par mois).


(les séries de valeurs CVS sont consultables
dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de
l’Autorité) 2.5 Les autres composantes du marché 2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements) Le revenu des services à valeur ajoutée,
avec 629 millions d’euros au quatrième trimestre 2007, est en hausse
de 3,4% par rapport au quatrième trimestre 2006.
Les services de type " voix et télématique "
représentent encore plus de 80% de ce revenu, mais la part du revenu
issu des services de type " données " s’accroît
(17,4% au quatrième trimestre 2007 contre 12,4% un an auparavant).
Au cours du trimestre, 1,3 milliard d’appels ont été
émis vers les services " voix et télématique,
dont 1,1 milliard en provenance des postes fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble
des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris
les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés
fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée
de type "donnée " incluent par exemple : services
kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo,
jeux télévisés, astrologie, téléchargement
de sonneries, etc…



2.5.2 Les services de renseignementsLe revenu des services de renseignements téléphoniques
(41 millions d’euros), progresse de 1,9% sur un an au quatrième
trimestre 2007.
Le nombre d’appels vers les numéros de services
de renseignements est en baisse. Avec 33 millions d’appels émis
au quatrième trimestre 2007, ce repli est de 14,5% sur un an, ce
qui correspond à plus de 5 millions d’appels en moins par rapport
au quatrième trimestre 2006.
Le volume des appels vers les services de renseignements
représente 72 millions de minutes au quatrième trimestre
2007. Les deux-tiers de ces minutes proviennent d’appels émis depuis
des téléphones mobiles.

Note : Sont considérés comme services
de renseignements : les numéros de type 118xyz en service
depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès
à des services de renseignement de type annuaire inversé
(3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212). 2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)
Note : le revenu des liaisons louées peut
comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées
les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent
représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons
louées. 2.5.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels . 2.5.5 Les terminaux et équipementsLe revenu des ventes et location de terminaux représente
817 millions d’euros au quatrième trimestre 2007 et est en nette
augmentation (+23,0% sur un an). Outre un important effet saisonnier dû
aux ventes de fin d’année qui bénéficie principalement
aux opérateurs mobiles, le revenu des ventes des opérateurs
mobiles (603 millions d’euros soit 74% des revenus de la vente de terminaux)
a bondi de 28,6% en un an.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut
les commissions aux distributeurs. 2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle
La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée
en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de
l’accès et des communications téléphoniques et Internet)
pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre
N rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE " LIGNE "
EN PAGE 31)
La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs
mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie
mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des
appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients
du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre
pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est
distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).



Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe
est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre
N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté
au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs
mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie
mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.
Le nombre de SMS moyen par client, est calculé
en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.


La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est
calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications
depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP),
pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre
N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à
un service de téléphonie sur accès IP est calculée
en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à
dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation
du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à
Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée
en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut
débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.



Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement
IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement
en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service
téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté
au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à
Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic
Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements
à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc
total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à
la fin du trimestre N-1) / 2]
|
Précisions relatives aux indicateurs de facture
et de volume mensuel moyen
Avec le développement de la voix sur large bande
comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd
de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième
abonnement au service téléphonique généralement
sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant.
Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent
mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs
reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients,
la notion de " ligne " est introduite.
Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement "
étaient employés indifféremment pour désigner
le nombre de souscriptions au service téléphonique.
Pour la téléphonie sur ligne analogique,
un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans
le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes
fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2
pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès
primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de
l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle
a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à
30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.
Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les
opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique
(en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà
le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons
au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes "
comme :
- pour les accès numériques :
le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2
pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès
primaires ;
- pour les accès analogique : - les abonnements RTC ;
- les abonnements
sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;
- pour les abonnements au service téléphonique
par le câble, l’abonnement.
En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services
ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner,
en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations
à l’international sans facturation supplémentaire. Dès
lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante
du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le
mobile). L’accès à internet et la téléphonie
sont de plus en plus indissociables.
La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par
mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus
pris en compte sont :
- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;
- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris
le revenu du trafic en IP facturé en supplément du forfait multiplay ;
- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet
haut débit.
Ne sont pas comptabilisés :
- les revenus de la publiphonie et des cartes ;
- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent
aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées
aux FAI liées au commerce en ligne ;
- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU,
quels sont les différences ?
L’Observatoire des marchés publie des indicateurs
de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie
fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent
aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client
pour l’abonnement et les communications (voix et données).
Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion
(appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents
des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per
User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs
pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux.
Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend :
les revenus des appels sortants, des services de données, des services
à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion).
Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.
De même, l’Observatoire publie des indicateurs
de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs
de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.
Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen
par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé
par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il
incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette
de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU.
Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue
plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur
par client.
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