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Observatoire / Observatoire des marchés

Le marché des services de télécommunications en France au 3ème trimestre 2007

Dernière mise à jour le 31 janvier 2008
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Introduction

Au troisième trimestre 2007, le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché des clients finals s’élève à 10,7 milliards d’euros. Le marché intermédiaire (prestations d’interconnexion et ventes sur le marché de gros entre opérateurs) génère 2,2 milliards d’euros de revenu supplémentaire.

Le revenu des seuls services de communications électroniques sur le marché des clients finals (c’est-à-dire hors revenu des services annexes tels que la vente et la location de terminaux, les annuaires, la publicité, l’hébergement et la gestion de centre d’appels…) est de 9,9 milliards d’euros au troisième trimestre 2007. Ce revenu est en croissance de 3,5% sur un an.

Le volume de trafic des services de téléphonie (fixe et mobile) atteint 48 milliards de minutes au troisième trimestre 2007, en progression de 2,4% sur un an. Pour la première fois, le volume de téléphonie au départ des téléphones mobiles est supérieur au volume de téléphonie fixe.

Services fixes (téléphonie fixe et Internet)

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique atteint 39,2 millions à la fin du troisième trimestre 2007. Un abonnement téléphonique sur quatre, soit près de 10 millions d’abonnements, correspond désormais à un service de voix sur large bande (voix IP sur DSL pour la très grande majorité). En un an, le nombre de ces abonnements s’est accru de 4,2 millions. En parallèle, le nombre d’abonnements téléphoniques " classiques " sur des accès bas débit diminue d’environ 700 000 abonnements par trimestre depuis le début de l’année 2007, soit un recul de 8,3% sur un an au troisième trimestre 2007.

Une part croissante des abonnements à un service téléphonique sont souscrit sur des lignes qui ne supportent plus le service téléphonique en RTC. Ainsi, près de la moitié des abonnements en voix sur IP reposent sur du dégroupage total (3,3 millions d’abonnements à fin septembre 2007) ou sur des offres du type " ADSL nu " (1,4 millions). Au total, à la fin du troisième trimestre 2007, 14% des lignes fixes, soit près de 5 millions de lignes, ne supportent plus d’abonnement sur le RTC mais seulement un abonnement sur IP. Un nombre équivalent de lignes (14%) supportent deux abonnements à un service de téléphonie (un abonnement "classique" sur le RTC plus un abonnement à un service de voix sur IP).

S’agissant des abonnements téléphoniques "traditionnels", une fraction d’entre eux sont désormais facturés au client final par un opérateur alternatif à France Télécom. Issus des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA), ils représentent 600 000 abonnements à la fin du troisième 2007, soit 2% des abonnements téléphoniques. Les offres fondées sur la sélection du transporteur (sélection appel par appel et présélection), sont en net repli et ne concernent plus que 5,3 millions de clients à la fin du troisième trimestre 2007, contre 7,2 millions un an auparavant, soit une baisse de 1,9 million de clients.

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe atteint 2,8 milliards d’euros au troisième trimestre 2007 et diminue de 2,7% sur un an. En raison de la hausse du tarif de l’abonnement intervenue en juillet 2007, le revenu lié à l’abonnement progresse de 4,0% sur un an au troisième trimestre 2007 et compte désormais pour 58% du revenu de la téléphonie fixe. A l’inverse, le revenu provenant des communications téléphoniques diminue de 9,5% sur un an en raison du fort recul du volume des communications émises sur le RTC (-16,9% sur un an au troisième trimestre 2007).

Le trafic au départ des postes fixes est stabilisé depuis trois années par l’apport de plus en plus conséquent du trafic au départ des accès IP qui vient compenser le reflux des communications émises sur le RTC. Au troisième trimestre 2007, le volume des minutes IP est en hausse de 79,1% sur un an et représente désormais un tiers du volume total des communications au départ des postes fixes contre 20% un an auparavant. L’utilisation du service téléphonique est plus intensive pour un abonné en IP que pour un abonné à un service de téléphonie " classique " : 4h41 de communications par mois contre 2h55, soit près de 2 heures de plus.

Les volumes IP de communications nationales vers les postes fixes et de communications internationales, qui bénéficient des offres de type " illimité " incluses dans la majorité des forfaits multiplay, représentent plus d’un tiers (34,9%) des communications nationales entre téléphones fixes et près de la moitié (49,2%) des communications vers l’international. En revanche, seulement 12,9% des minutes du trafic fixe vers mobiles sont émises en IP.

Le nombre d’abonnements à Internet est de 16,5 millions à fin septembre 2007, en croissance de 12,1% sur un an. Les accès à haut débit (14,8 millions à la fin du troisième trimestre 2007) poursuivent leurs progression tant en volume qu’en valeur à un rythme soutenu, et représentent désormais 90% des abonnements et du revenu Internet. Sur un an, le nombre d’accès haut débit progresse de 3 millions (+25,6%), principalement grâce à la croissance des accès ADSL (14,1 millions d’accès xDSL au troisième trimestre 2007). Le revenu du haut débit se monte à 1 milliard d’euros au troisième trimestre 2007 (+32,4% sur un an).

Téléphonie mobile

Le nombre de clients à la téléphonie mobile en France s’élève à 53,1 millions à la fin du troisième trimestre 2007, soit une croissance de trois millions sur un an (+6,6%). Les deux tiers des clients (66,5%) ont choisi de souscrire à une formule forfaitaire plutôt qu’à une offre prépayée. Cette proportion augmente légèrement mais de façon régulière depuis près de 6 ans.

Le nombre de numéros mobiles portés d’un opérateur à l’autre est en forte progression au troisième trimestre 2007 (+68% en un trimestre). Ainsi, 258 000 clients ont changé d’opérateur tout en conservant leurs numéros au cours du troisième trimestre 2007 contre 154 000 le trimestre précédent. La mise en place de la procédure simplifiée de conservation du numéro à partir du 21 mai 2007, réduisant à 10 jours le délai de la procédure, s’est ainsi traduite par un accroissement du nombre de numéros portés au cours du trimestre d’environ 100 000.

Au troisième trimestre 2007, le revenu des services mobiles (4,5 milliards d’euros) augmente de 4,7% sur un an. Bien que similaire à celle de l’année 2006, la croissance moyenne annuelle du revenu des services mobiles calculée sur les trois premiers trimestres de l’année 2007 (5,4%) est néanmoins en retrait par rapport au taux de croissance d’environ 9% relevé au cours de l’année 2005. Ceci s’explique par une croissance limitée à 3,3% sur un an du revenu des communications mobiles, qui représente 85% de l’ensemble des revenus des services mobiles. La croissance du revenu des services de données sur réseau mobile, qui correspond aux services non voix (services de messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias), se maintient à un niveau élevé (+13,9% sur un an). Ces services génèrent 663 millions d’euros au troisième trimestre 2007.

Le trafic de la téléphonie mobile (24,1 milliards de minutes au troisième trimestre 2007) est pour la première fois supérieur au volume de trafic du réseau fixe (23,9 milliards de minutes). Cependant, la croissance du trafic mobile tend à se ralentir. Après une forte expansion du trafic en 2006 (rythme de croissance annuelle de 15%), le ralentissement depuis le début de l’année 2007 est patent : de 8,6% au premier trimestre 2007, le taux de croissance annuel est passé à 6,6% au deuxième trimestre 2007 et s’établit à 4,7% au troisième trimestre 2007.

Cette décélération est essentiellement due à la faible croissance du trafic "on-net" des opérateurs mobiles qui se réduit nettement depuis deux ans, atteignant seulement 3,4% sur un an au troisième trimestre 2007.

La messagerie interpersonnelle n’est pas affectée par le ralentissement du trafic mobile et continue de progresser depuis un an sur un rythme annuel supérieur à 20%. Au troisième trimestre 2007, 4,5 milliards de SMS ont été envoyés (+22,9% sur un an). En moyenne, les clients envoient près de 29 SMS par mois.

Services de renseignements

Le nombre d’appels à destination des services de renseignements enregistre une nouvelle érosion avec 34 millions d’appels émis au cours du troisième trimestre 2007 contre 40 millions au troisième trimestre 2006, soit une baisse de 15,6% en un an. Dans le même temps, le revenu des services de renseignements (41 millions d’euros) est en hausse de 8,6% sur un an. Les deux-tiers du trafic à destination aux services de renseignements proviennent des téléphones mobiles.

Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.

1. Le marché des communications électroniques

1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques vendus par les opérateurs sur le marché final s’élève à 9,9 milliards d’euros au troisième trimestre 2007 et progresse de 3,5% sur un an.

Le revenu des services mobiles, principal contributeur (46%) au revenu total du marché, progresse de 4,7% sur un an au troisième trimestre 2007. Sur les trois premiers trimestres de l’année 2007, le rythme de progression annuelle atteint 5,4%.

Le revenu des services vendus sur les réseaux fixes (téléphonie fixe et Internet) atteint 3,9 milliards d’euros au troisième trimestre 2007, soit une progression de 4,0% sur un an. La croissance soutenue du revenu des services Internet (24,6% sur un an au troisième trimestre 2007 et supérieure à 20% depuis deux ans) vient compenser le reflux du revenu directement attribuable à la téléphonie fixe en baisse de 2,7% sur un an.

Le revenu des services à valeur ajoutée est globalement stable depuis un an (+0,3%) à 600 millions d’euros. Les services de renseignements voient leur revenu progresser de 8,6% par rapport au troisième trimestre 2006.

Le revenu des services de capacité demeure orienté à la baisse, en particulier, le revenu des liaisons louées recule de 4,7% au troisième trimestre 2007. En revanche, le revenu du transport de données connaît une baisse plus modérée que les trimestres précédents avec
-1,6% contre -9,2% au deuxième trimestre et -7,3% au premier trimestre 2007.


Le volume des services de téléphonie (sur réseau fixe et mobile) s’élève à 48 milliards de minutes au troisième trimestre 2007, en hausse de 2,4% sur un an. Ainsi, le rythme de croissance des services " voix " a nettement ralenti en 2007 par rapport à 2006 où il atteignait 6 à 8%.

Après une forte croissance du trafic mobile observée tout au long de l’année 2006 (de l’ordre de +15% par trimestre), le ralentissement du rythme de croissance annuelle du volume des communications au départ des mobiles est continu depuis le début de l’année 2007. Cette croissance qui était de 8,6% au premier trimestre et de 6,6% au deuxième trimestre, est de 4,6% au troisième trimestre 2007. Cependant, pour la première fois, le volume de téléphonie mobile est supérieur au volume de téléphonie fixe.

La messagerie interpersonnelle n’est pas touchée par le ralentissement du trafic mobile. Le nombre de SMS émis au cours du troisième trimestre 2007 atteint 4,5 milliards (+22,9% sur un an).

Hors les fluctuations saisonnières inhérentes à ce trafic, le volume des communications au départ des réseaux fixes est globalement stabilisé depuis trois ans grâce à l’apport des volumes de téléphonie sur IP. Au troisième trimestre 2007, ce trafic est au même niveau qu’un an auparavant (croissance de +0,2%).

Le reflux des volumes Internet bas débit s’accélère (-42,7% en un an).

1.2 Le marché intermédiaire : services l’interconnexion et marché de gros

1.2.1 Le marché total

Le revenu des opérateurs de réseaux fixes sur le marché intermédiaire est de 1,1 milliard d’euros, en hausse de 7,8% sur un an. Cette progression est avant tout la conséquence de l’accroissement du revenu lié aux prestations de gros d’accès haut débit (dégroupage, bitstream ou prestations équivalentes). Ces prestations représentent 385 millions d’euros au troisième trimestre 2007 et augmentent de 85 millions d’euros en un an (+28,3% sur un an).

Toutefois, au cours du 3ème trimestre 2007, le revenu des prestations liées au service téléphonique est aussi en croissance mais légère (+0,4% sur un an), grâce en particulier aux recettes de la vente en gros de l’abonnement (VGA).

Le revenu généré par les services d’interconnexion des opérateurs mobiles (1,1 milliard d’euros au troisième trimestre 2007) diminue de 6,3% sur un an. Cette évolution est notamment liée à la baisse du tarif de la terminaison d’appel voix au 1er janvier 2007 (baisse de 21% pour Orange France et SFR et de 18% pour Bouygues). Le trafic, mesuré en minutes, connaît au contraire une augmentation de 21,9% sur un an.

Notes :

- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).

- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.

- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs fixes.

- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream" ou équivalentes au bitstream.

A la fin du troisième trimestre 2007, près de 5 millions de lignes sont désormais dégroupées.

Le nombre de lignes en dégroupage total a plus que doublé en un an, représentant à fin septembre deux lignes dégroupées sur trois, soit 3,3 millions de lignes. Le nombre de lignes en dégroupage partiel (1,7 million à la fin du troisième trimestre 2007) recule de 370 000 sur un an.

1.2.2 Interconnexion internationale entrante

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(1) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier pas à un tarif facturé au client.

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(2) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

2. Les différents segments de marché

2.1 La téléphonie fixe

2.1.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes



Le nombre d’abonnements à un service téléphonique atteint 39,2 millions à la fin du troisième trimestre 2007. Le développement des offres de téléphonie sur large bande, notamment des services IP sur DSL, est à la source de cette croissance soutenue depuis un peu plus de deux ans.

Un abonné sur quatre dispose désormais d’un service téléphonique utilisant la technologie IP. Le nombre d’abonnements téléphonique sur des accès IP s’élève à 9,7 millions à la fin du troisième trimestre 2007 et s’accroît très rapidement (+4,2 millions en un an dont 1 million au cours du dernier trimestre).

Une part croissante des abonnements à un service de téléphonie en IP (près de 5,0 millions d’abonnements à la fin du troisième trimestre 2007) vient se substituer à un abonnement au service téléphonique "classique". Les offres de téléphonie vendues par les opérateurs sur le marché de détail qui correspondent à ces abonnements sont issues du dégroupage total et des offres de gros de type " ADSL nu ".

Une autre partie des abonnements à un service de téléphonie en IP vient s’ajouter à un abonnement téléphonique existant qui est conservé par l’utilisateur. Les offres de téléphonie vendues par les opérateurs sur le marché de détail qui correspondent à ces abonnements sont issues du dégroupage partiel et des offres de gros de "bitstream" (hors " ADSL nu "). A la fin du troisième trimestre 2007, 4,8 millions de lignes soit 14% des lignes en service supportent deux abonnements au service téléphonique.

Le recul du nombre d’abonnements sur des accès bas débit (29,5 millions à la fin du troisième trimestre 2007) se poursuit sur un rythme de 700 000 abonnements en moins par trimestre depuis le début de l’année 2007. En un an, ce recul atteint 2,7 millions d’abonnements.

L’abonnement au service téléphonique en RTC peut être facturé non plus par l’opérateur historique mais par un opérateur alternatif. C’est le cas de 600 000 abonnements à la fin du troisième trimestre 2007, soit 2% des abonnements sur accès bas débit.

Note :

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix (ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et des offres de types " ADSL nu ".

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses sont également utilisées comme support à un service de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage partiel et du "bitstream" hors " ADSL nu ".

Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique sur IP

Sur la terminologie employée :

Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble) et la voix sur Internet lorsque les opérateurs sont déclarés auprès de l'ARCEP.

L’ARCEP a désigné par "voix sur large bande" les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par "voix sur Internet" les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.

Les communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans l’Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.

Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.

Sur le revenu pris en compte :

L’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

Le nombre de numéros fixes ayant fait l’objet d’un " portage " entre opérateurs est de 562 000 au troisième trimestre 2007.

Les offres de téléphonie basées sur la sélection du transporteur sont supplantées depuis deux ans par les offres de téléphonie sur IP qui sont en plein développement. Au total, la sélection du transporteur ne concerne plus que 5,3 millions de clients au troisième trimestre 2007 contre 7,2 millions un an auparavant, soit une baisse de 1,9 million de clients. Les offres de sélection appel par appel sont en repli depuis le début de l’année 2006 (-28,7% sur un an au troisième trimestre 2007). Le nombre d’abonnements en présélection connait depuis le début de l’année 2007 une accélération de sa décroissance : en seulement deux trimestres, un million d’abonnement ont été résiliés.

Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.

Le revenu de l’accès s’élève à 1,6 milliard d’euros et augmente de 4,0% sur un an. Le relèvement du tarif de l’abonnement téléphonique mensuel de France Télécom (ajustement de +6,7% au 1er juillet 2007) est venu compenser la diminution du revenu due à la baisse du nombre des abonnements " classiques " sur lignes analogiques ou numériques
(-8,3% sur un an au troisième trimestre 2007).

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus de l’accès au service téléphonique, les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation du numéro,…).

2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)

Le revenu directement attribuable aux communications téléphoniques depuis les lignes fixes (1,1 milliard d’€) est en baisse de 9,5% sur un an au troisième trimestre 2007. Cette érosion s’explique par la substitution de plus en plus importante du volume de minutes émises en RTC (-16,9% sur un an au troisième trimestre 2007) par de la téléphonie sur des accès IP. Ces communications IP sont la plupart de temps incluses dans la facturation du forfait Internet haut débit.

Note : le revenu des communications au départ des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées par les opérateurs pour des communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large bande.

Le trafic au départ des lignes fixes (23,4 milliards de minutes au troisième trimestre 2007) demeure stable (+1,1% sur un an).

Les volumes des communications nationales et des communications fixe vers mobiles, sont globalement stables (reculs respectifs -0,7% et -1,4% sur un an au troisième trimestre 2007). Le trafic à destination de l’international est, par contre, en forte expansion (+36,0% sur un an au troisième trimestre 2007) grâce au volume important d’appels internationaux émis en IP en croissance de 144,0% sur la période, mais aussi en raison de la moindre baisse du trafic vers l’international sur le RTC (-5% sur un an contre -10% les précédents trimestres).

Note :

- l’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

- les volumes et revenus des communications au départ des services de VoIP sont comptabilisés dans chacun des segments de marché (national, international et vers les mobiles).

Les communications émises au départ des services de voix sur IP connaissent un fort développement et contribuent pour une part de plus en plus importante au volume total des communications téléphoniques depuis les lignes fixes. Au troisième trimestre 2007, le volume de minutes IP est en croissance de 79,1% sur un an et représente désormais un tiers (33,2%) du volume total des communications fixes contre moins de 20% il y a un an.

Le niveau d’utilisation de la téléphonie IP est variable suivant les destinations des appels : les communications nationales vers les postes fixes et les communications internationales qui bénéficient des offres de type " illimité " incluses dans la majorité des forfaits multiplay, sont largement utilisées par les clients. Ainsi, plus d’un tiers (34,9%) des communications nationales entre téléphones fixes et près de la moitié des minutes à destination de l’international (49,2%) sont désormais émises au départ d’abonnements IP. En revanche, seules 12,9% des minutes de communications fixe vers mobiles sont émises en IP.

 

Notes :

  • le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des cartes prépayées.
  • les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité

Le volume total des minutes de communications émises depuis les lignes fixes (communications, publiphonie et cartes prépayées) de 23,9 milliards de minutes au troisième trimestre 2007, est en léger retrait par rapport aux précédents trimestres, en raison de la saisonnalité caractérisant le trafic fixe durant les mois d’été. En données corrigées des variations saisonnières, le volume global du trafic fixe s’est nettement stabilisé depuis trois ans.

2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

La publiphonie est une activité en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le nombre de publiphones en service diminue depuis deux ans sur un rythme annuel de 10 000 appareils. Le revenu et le volume de trafic provenant des téléphones publics déclinent également (respectivement -7,2% et -22,9% sur un an au troisième trimestre 2007).

2.2 Internet sur réseau fixe

Les accès haut débit représentent désormais 90% du marché Internet, soit 14,8 millions d’abonnements sur les 16,5 millions que totalise le marché de l’accès à internet.

La croissance du nombre d’abonnements à Internet haut débit se maintient à un niveau élevé (+25,6% sur un an) : ainsi, ce sont trois millions d’abonnements supplémentaires qui ont été souscrits entre septembre 2006 et septembre 2007. Cependant, le volume de recrutement annuel tend à diminuer depuis le troisième trimestre 2006 (il atteignait alors +3,3 millions). L’accroissement annuel du parc haut débit a ainsi reculé de 9% en un an.

Le revenu Internet haut débit croît également à un rythme élevé (30% à 34% depuis le deuxième trimestre 2006) et atteint 1,0 milliard d’euros au troisième trimestre 2007 (+32,4% sur un an).

Le repli de l’Internet bas débit s’accélère : le reflux est supérieur à 40% sur un an au troisième trimestre 2007 et concerne à la fois le nombre des accès bas débit en service, le volume de connexions et le revenu généré.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa mise en service effective sur le marché de détail. Le rapprochement des données relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.

Note : La rubrique " autres services Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de terminaux sont intégrées à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs fixes et Internet ".

2.3 La télévision par xDSL

Le nombre d’abonnements à un service de télévision via la technologie xDSL s’est accru de 2 millions en un an et atteint 4,1 millions à la fin du troisième trimestre 2007.

Note : Cet indicateur couvre les abonnements "éligibles" à un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay" qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (Internet, service de téléphonie).

2.4 La téléphonie mobile

2.4.1 Abonnements

Note : Le champ pris en compte couvre les opérateurs de réseaux, mais aussi les opérateurs mobiles virtuels (dits "MVNO").

Le nombre de clients à un service de téléphonie mobile est de 53,1 millions à la fin du troisième trimestre 2007. Plus des deux-tiers de ces clients sont positionnés sur des formules forfaitaires (66,5% à la fin du troisième trimestre), proportion qui se renforce.

La croissance annuelle du nombre de clients de la téléphonie mobile est soutenue avec +6,6% sur un an au troisième trimestre. Cependant, cette progression marque un léger ralentissement par rapport à celle enregistrée au cours des deux dernières années (7,5 à 8% de croissance annuelle).

Le nombre de clients utilisant les services multimédias des opérateurs mobiles (accès à des services de type "Internet mobiles", envoi de MMS,…) est de 15,2 millions au troisième trimestre 2007, ce qui représente près de 29% des clients des opérateurs mobiles (ce pourcentage d’utilisateurs de services multimédia a très peu varié sur les deux dernières années).



Le nombre de numéros mobiles qui ont été portés d’un opérateur à un autre s’élève à 258 000 au cours du troisième trimestre 2007 contre 154 000 le trimestre précédent. Cette forte augmentation résulte de la mise en place à partir du 21 mai 2007 de la procédure simplifiée de portabilité des numéros mobiles qui induit une réduction du délai de l’opération de portage (délai ramené à moins de 10 jours contre deux mois auparavant).

Notes :

- Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.

- Le nombre de numéros portés est défini comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre correspondant. Champ : Métropole et DOM.

2.4.2 Revenus et indicateurs de volumes

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de donnée) atteint 4,5 milliards d’euros et progresse de 4,7% sur un an au troisième trimestre 2007. La croissance moyenne annuelle du revenu des services mobiles (5,4% sur les trois premiers trimestres 2007) est similaire à celle de l’année 2006, mais est néanmoins en retrait par rapport aux taux de croissance de 8 à 10% par trimestre relevés au cours de l’année 2005.

Le revenu des services de transport de données sur réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias), avec 663 millions d’euros au troisième trimestre 2007, contribue pour un peu moins de 15% à l’ensemble des revenus des services mobiles. La croissance du revenu de ces services est cependant nettement supérieure à celle des communications mobiles (respectivement +13,9% et +3,3% sur un an).

Le volume de trafic au départ des mobiles représente 24,1 milliards de minutes au troisième trimestre 2007. La croissance annuelle du trafic au départ des mobiles, qui se situait autour de 15% durant toute l’année 2006, s’est nettement ralentie depuis le début de l’année 2007. Le rythme de croissance annuelle a perdu deux points par trimestre : de 8,6% au premier trimestre, il est passé à 6,6% au deuxième trimestre, et s’établit à 4,6% au troisième trimestre 2007. Cet infléchissement de la croissance du trafic mobile est confirmé par la série désaisonnalisée.

Ce ralentissement du volume de trafic est lié à la décélération, continue depuis plus d’un an, de la croissance du volume des communications échangées entre les mobiles d’un même réseau (communications " on-net "). Le taux de croissance annuel du trafic on-net qui était de 30,8% sur un an au début de l’année 2006, et de 8,2% au début de l’année 2007, n’est que de 3,4% au troisième trimestre 2007.

Ce ralentissement n’affecte pas les volumes des communications mobiles à destination des réseaux mobiles tiers et de l’international qui continuent de progresser assez vivement sur cette période. Au troisième trimestre 2007, les taux de croissance respectifs sont de 10,8% et de 16,5% sur un an. Le volume des communications vers les téléphones fixes est en recul depuis le début de l’année 2005, mais ce repli est modéré au troisième trimestre 2007 (-1,0% sur un an).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

L’usage de la messagerie interpersonnelle (SMS et MMS) continue de se diffuser : 4,6 milliards de messages interpersonnels ont été émis au cours du troisième trimestre 2007 contre 3,7 milliards un an plus tôt, soit une augmentation de 22,5% sur un an.

Avec une moyenne de 34 messages envoyés par mois, les clients qui disposent d’un abonnement forfaitaire recourent près de deux fois plus à ce mode de communication que les clients utilisant des cartes prépayées (18 messages envoyés par mois). Au total, la moyenne s’établit à 29 SMS émis par client et par mois, en progression de 15,0% sur un an (soit 4 SMS en plus par mois et par client).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

2.5 Les autres composantes du marché

2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)

Le revenu des services à valeur ajoutée, avec 600 millions d’euros au troisième trimestre 2007, est stable (+0,3%) par rapport au troisième trimestre 2006.

Au cours du troisième trimestre 2007, 1,2 milliard d’appels ont été émis vers les services " voix et télématique), dont 1 milliard en provenance des postes fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type "donnée " incluent par exemple : services kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de sonneries, etc…

2.5.2 Les services de renseignements

Le revenu des services de renseignements téléphoniques, progresse de 8,6% sur un an. Il est de 41 millions d’euros au troisième trimestre 2007.

Le nombre d’appels vers les numéros de services de renseignements enregistre en revanche un net repli avec 34 millions d’appels émis contre 40 millions au troisième trimestre 2006, soit une diminution de 15,6% sur un an.

Le volume des appels vers les services de renseignements représente 69 millions de minutes au troisième trimestre 2007. Les deux-tiers de ces minutes proviennent d’appels émis depuis des téléphones mobiles.

Note : Sont considérés comme services de renseignements : les anciens numéros de renseignements fixe (12, 3200, 3211, 3212) et mobiles (612, 712, 222) en service jusqu’au 3 avril 2006, les nouveaux numéros de type 118xyz en service depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212).

2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons louées.

2.5.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels


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2.5.5 Les terminaux et équipements

Le revenu des ventes et location de terminaux représente 648 millions d’euros au troisième trimestre 2007, dont plus des deux tiers pour les opérateurs mobiles.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut les commissions aux distributeurs.

2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle

La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de l’accès et des communications téléphoniques et Internet) pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE " LIGNE " EN PAGE *)

La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).

Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le nombre de SMS moyen par client, est calculé en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à un service de téléphonie sur accès IP est calculée en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du trimestre N-1) / 2]

Précisions relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen

Avec le développement de la voix sur large bande comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième abonnement au service téléphonique généralement sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant. Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients, la notion de " ligne " est introduite.

Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement " étaient employés indifféremment pour désigner le nombre de souscriptions au service téléphonique.

Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.

Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes " comme :

- pour les accès numériques : le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires ;

- pour les accès analogique : ü les abonnements RTC ;

ü les abonnements sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;

- pour les abonnements au service téléphonique par le câble, l’abonnement.

En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations à l’international sans facturation supplémentaire. Dès lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à internet et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.

La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus pris en compte sont :

- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;

- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en supplément du forfait multiplay ;

- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet haut débit.

Ne sont pas comptabilisés :

- les revenus de la publiphonie et des cartes ;

- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce en ligne ;

- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU, quels sont les différences ?

L’Observatoire des marchés publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et les communications (voix et données). Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux. Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend : les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.

De même, l’Observatoire publie des indicateurs de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.

Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU. Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur par client.