 Pour télécharger et / ou imprimer cet Observatoire ( pdf)  Au troisième trimestre 2007, le revenu des opérateurs
de communications électroniques sur le marché des clients finals
s’élève à 10,7 milliards d’euros. Le marché intermédiaire
(prestations d’interconnexion et ventes sur le marché de gros entre opérateurs)
génère 2,2 milliards d’euros de revenu supplémentaire.
Le revenu des seuls services de communications électroniques
sur le marché des clients finals (c’est-à-dire hors revenu des
services annexes tels que la vente et la location de terminaux, les annuaires,
la publicité, l’hébergement et la gestion de centre d’appels…)
est de 9,9 milliards d’euros au troisième trimestre 2007. Ce revenu est
en croissance de 3,5% sur un an.
Le volume de trafic des services de téléphonie
(fixe et mobile) atteint 48 milliards de minutes au troisième trimestre
2007, en progression de 2,4% sur un an. Pour la première fois, le volume
de téléphonie au départ des téléphones mobiles
est supérieur au volume de téléphonie fixe.
Services fixes (téléphonie fixe et Internet)
Le nombre d’abonnements à un service téléphonique
atteint 39,2 millions à la fin du troisième trimestre 2007. Un
abonnement téléphonique sur quatre, soit près de 10 millions
d’abonnements, correspond désormais à un service de voix sur large
bande (voix IP sur DSL pour la très grande majorité). En un an,
le nombre de ces abonnements s’est accru de 4,2 millions. En parallèle,
le nombre d’abonnements téléphoniques " classiques "
sur des accès bas débit diminue d’environ 700 000 abonnements
par trimestre depuis le début de l’année 2007, soit un recul de
8,3% sur un an au troisième trimestre 2007.
Une part croissante des abonnements à un service téléphonique
sont souscrit sur des lignes qui ne supportent plus le service téléphonique
en RTC. Ainsi, près de la moitié des abonnements en voix sur IP
reposent sur du dégroupage total (3,3 millions d’abonnements à
fin septembre 2007) ou sur des offres du type " ADSL nu " (1,4 millions).
Au total, à la fin du troisième trimestre 2007, 14% des lignes
fixes, soit près de 5 millions de lignes, ne supportent plus d’abonnement
sur le RTC mais seulement un abonnement sur IP. Un nombre équivalent
de lignes (14%) supportent deux abonnements à un service de téléphonie
(un abonnement "classique" sur le RTC plus un abonnement à un service
de voix sur IP).
S’agissant des abonnements téléphoniques "traditionnels",
une fraction d’entre eux sont désormais facturés au client final
par un opérateur alternatif à France Télécom. Issus
des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA), ils représentent 600 000
abonnements à la fin du troisième 2007, soit 2% des abonnements
téléphoniques. Les offres fondées sur la sélection
du transporteur (sélection appel par appel et présélection),
sont en net repli et ne concernent plus que 5,3 millions de clients à
la fin du troisième trimestre 2007, contre 7,2 millions un an auparavant,
soit une baisse de 1,9 million de clients.
Le revenu directement attribuable à la téléphonie
fixe atteint 2,8 milliards d’euros au troisième trimestre 2007 et diminue
de 2,7% sur un an. En raison de la hausse du tarif de l’abonnement intervenue
en juillet 2007, le revenu lié à l’abonnement progresse de 4,0%
sur un an au troisième trimestre 2007 et compte désormais pour
58% du revenu de la téléphonie fixe. A l’inverse, le revenu provenant
des communications téléphoniques diminue de 9,5% sur un an en
raison du fort recul du volume des communications émises sur le RTC (-16,9%
sur un an au troisième trimestre 2007).
Le trafic au départ des postes fixes est stabilisé
depuis trois années par l’apport de plus en plus conséquent du
trafic au départ des accès IP qui vient compenser le reflux des
communications émises sur le RTC. Au troisième trimestre 2007,
le volume des minutes IP est en hausse de 79,1% sur un an et représente
désormais un tiers du volume total des communications au départ
des postes fixes contre 20% un an auparavant. L’utilisation du service téléphonique
est plus intensive pour un abonné en IP que pour un abonné à
un service de téléphonie " classique " : 4h41 de
communications par mois contre 2h55, soit près de 2 heures de plus.
Les volumes IP de communications nationales vers les postes
fixes et de communications internationales, qui bénéficient des
offres de type " illimité " incluses dans la majorité
des forfaits multiplay, représentent plus d’un tiers (34,9%) des communications
nationales entre téléphones fixes et près de la moitié
(49,2%) des communications vers l’international. En revanche, seulement 12,9%
des minutes du trafic fixe vers mobiles sont émises en IP.
Le nombre d’abonnements à Internet est de 16,5 millions
à fin septembre 2007, en croissance de 12,1% sur un an. Les accès
à haut débit (14,8 millions à la fin du troisième
trimestre 2007) poursuivent leurs progression tant en volume qu’en valeur à
un rythme soutenu, et représentent désormais 90% des abonnements
et du revenu Internet. Sur un an, le nombre d’accès haut débit
progresse de 3 millions (+25,6%), principalement grâce à la croissance
des accès ADSL (14,1 millions d’accès xDSL au troisième
trimestre 2007). Le revenu du haut débit se monte à 1 milliard
d’euros au troisième trimestre 2007 (+32,4% sur un an).
Téléphonie mobile
Le nombre de clients à la téléphonie mobile
en France s’élève à 53,1 millions à la fin du troisième
trimestre 2007, soit une croissance de trois millions sur un an (+6,6%). Les
deux tiers des clients (66,5%) ont choisi de souscrire à une formule
forfaitaire plutôt qu’à une offre prépayée. Cette
proportion augmente légèrement mais de façon régulière
depuis près de 6 ans.
Le nombre de numéros mobiles portés d’un opérateur
à l’autre est en forte progression au troisième trimestre 2007
(+68% en un trimestre). Ainsi, 258 000 clients ont changé d’opérateur
tout en conservant leurs numéros au cours du troisième trimestre
2007 contre 154 000 le trimestre précédent. La mise en place
de la procédure simplifiée de conservation du numéro à
partir du 21 mai 2007, réduisant à 10 jours le délai de
la procédure, s’est ainsi traduite par un accroissement du nombre de
numéros portés au cours du trimestre d’environ 100 000.
Au troisième trimestre 2007, le revenu des services
mobiles (4,5 milliards d’euros) augmente de 4,7% sur un an. Bien que similaire
à celle de l’année 2006, la croissance moyenne annuelle du revenu
des services mobiles calculée sur les trois premiers trimestres de l’année
2007 (5,4%) est néanmoins en retrait par rapport au taux de croissance
d’environ 9% relevé au cours de l’année 2005. Ceci s’explique
par une croissance limitée à 3,3% sur un an du revenu des communications
mobiles, qui représente 85% de l’ensemble des revenus des services mobiles.
La croissance du revenu des services de données sur réseau mobile,
qui correspond aux services non voix (services de messagerie interpersonnelle,
services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias),
se maintient à un niveau élevé (+13,9% sur un an). Ces
services génèrent 663 millions d’euros au troisième trimestre
2007.
Le trafic de la téléphonie mobile (24,1 milliards
de minutes au troisième trimestre 2007) est pour la première fois
supérieur au volume de trafic du réseau fixe (23,9 milliards de
minutes). Cependant, la croissance du trafic mobile tend à se ralentir.
Après une forte expansion du trafic en 2006 (rythme de croissance annuelle
de 15%), le ralentissement depuis le début de l’année 2007 est
patent : de 8,6% au premier trimestre 2007, le taux de croissance annuel
est passé à 6,6% au deuxième trimestre 2007 et s’établit
à 4,7% au troisième trimestre 2007.
Cette décélération est essentiellement
due à la faible croissance du trafic "on-net" des opérateurs mobiles
qui se réduit nettement depuis deux ans, atteignant seulement 3,4% sur
un an au troisième trimestre 2007.
La messagerie interpersonnelle n’est pas affectée par
le ralentissement du trafic mobile et continue de progresser depuis un an sur
un rythme annuel supérieur à 20%. Au troisième trimestre
2007, 4,5 milliards de SMS ont été envoyés (+22,9% sur
un an). En moyenne, les clients envoient près de 29 SMS par mois.
Services de renseignements
Le nombre d’appels à destination des services de renseignements
enregistre une nouvelle érosion avec 34 millions d’appels émis
au cours du troisième trimestre 2007 contre 40 millions au troisième
trimestre 2006, soit une baisse de 15,6% en un an. Dans le même temps,
le revenu des services de renseignements (41 millions d’euros) est en hausse
de 8,6% sur un an. Les deux-tiers du trafic à destination aux services
de renseignements proviennent des téléphones mobiles.
Note : D’éventuelles révisions
des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent
par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration.
Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en
% et les niveaux affichés sont liés aux arrondis. | 1. Le marché des communications électroniques |
1.1 Le marché des clients finals 

Le revenu des services de communications électroniques
vendus par les opérateurs sur le marché final s’élève
à 9,9 milliards d’euros au troisième trimestre 2007 et progresse
de 3,5% sur un an.
Le revenu des services mobiles, principal contributeur
(46%) au revenu total du marché, progresse de 4,7% sur un an au troisième
trimestre 2007. Sur les trois premiers trimestres de l’année 2007,
le rythme de progression annuelle atteint 5,4%.
Le revenu des services vendus sur les réseaux fixes
(téléphonie fixe et Internet) atteint 3,9 milliards d’euros
au troisième trimestre 2007, soit une progression de 4,0% sur un
an. La croissance soutenue du revenu des services Internet (24,6% sur un
an au troisième trimestre 2007 et supérieure à 20%
depuis deux ans) vient compenser le reflux du revenu directement attribuable
à la téléphonie fixe en baisse de 2,7% sur un an.
Le revenu des services à valeur ajoutée est
globalement stable depuis un an (+0,3%) à 600 millions d’euros. Les
services de renseignements voient leur revenu progresser de 8,6% par rapport
au troisième trimestre 2006.
Le revenu des services de capacité demeure orienté
à la baisse, en particulier, le revenu des liaisons louées
recule de 4,7% au troisième trimestre 2007. En revanche, le revenu
du transport de données connaît une baisse plus modérée
que les trimestres précédents avec
-1,6% contre -9,2% au deuxième trimestre et -7,3% au premier trimestre
2007.
 Le volume des services de téléphonie (sur
réseau fixe et mobile) s’élève à 48 milliards
de minutes au troisième trimestre 2007, en hausse de 2,4% sur un
an. Ainsi, le rythme de croissance des services " voix " a nettement
ralenti en 2007 par rapport à 2006 où il atteignait 6 à
8%.
Après une forte croissance du trafic mobile observée
tout au long de l’année 2006 (de l’ordre de +15% par trimestre),
le ralentissement du rythme de croissance annuelle du volume des communications
au départ des mobiles est continu depuis le début de l’année
2007. Cette croissance qui était de 8,6% au premier trimestre et
de 6,6% au deuxième trimestre, est de 4,6% au troisième trimestre
2007. Cependant, pour la première fois, le volume de téléphonie
mobile est supérieur au volume de téléphonie fixe.
La messagerie interpersonnelle n’est pas touchée
par le ralentissement du trafic mobile. Le nombre de SMS émis au
cours du troisième trimestre 2007 atteint 4,5 milliards (+22,9% sur
un an).
Hors les fluctuations saisonnières inhérentes
à ce trafic, le volume des communications au départ des réseaux
fixes est globalement stabilisé depuis trois ans grâce à
l’apport des volumes de téléphonie sur IP. Au troisième
trimestre 2007, ce trafic est au même niveau qu’un an auparavant (croissance
de +0,2%).
Le reflux des volumes Internet bas débit s’accélère
(-42,7% en un an).



1.2 Le marché intermédiaire : services l’interconnexion et marché de gros1.2.1 Le marché total Le revenu des opérateurs de réseaux fixes
sur le marché intermédiaire est de 1,1 milliard d’euros,
en hausse de 7,8% sur un an. Cette progression est avant tout la conséquence
de l’accroissement du revenu lié aux prestations de gros d’accès
haut débit (dégroupage, bitstream ou prestations équivalentes).
Ces prestations représentent 385 millions d’euros au troisième
trimestre 2007 et augmentent de 85 millions d’euros en un an (+28,3% sur
un an).
Toutefois, au cours du 3ème trimestre
2007, le revenu des prestations liées au service téléphonique
est aussi en croissance mais légère (+0,4% sur un an), grâce
en particulier aux recettes de la vente en gros de l’abonnement (VGA).
Le revenu généré par les services
d’interconnexion des opérateurs mobiles (1,1 milliard d’euros au
troisième trimestre 2007) diminue de 6,3% sur un an.
Cette évolution est notamment liée à la baisse
du tarif de la terminaison d’appel voix au 1er janvier
2007 (baisse de 21% pour Orange France et SFR et de 18% pour Bouygues).
Le trafic, mesuré en minutes, connaît au contraire une augmentation
de 21,9% sur un an.


Notes :
- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne
sont pas établis sur les mêmes périmètres,
ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié
pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent
des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement
ainsi que des prestations entre opérateurs).
- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts
entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion.
En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie
des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses
entre deux trimestres.
- L’attention du lecteur est attirée sur le
fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être
exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs
fixes.
- Les prestations de gros d’accès haut débit
comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream"
ou équivalentes au bitstream.
A la fin du troisième trimestre 2007, près
de 5 millions de lignes sont désormais dégroupées.
Le nombre de lignes en dégroupage total a plus
que doublé en un an, représentant à fin septembre
deux lignes dégroupées sur trois, soit 3,3 millions de lignes.
Le nombre de lignes en dégroupage partiel (1,7 million à
la fin du troisième trimestre 2007) recule de 370 000 sur
un an.


1.2.2 Interconnexion internationale entrante
_____________________________ (1) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) 1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles
Note : Le roaming-in correspond à la prise
en charge par un opérateur mobile français des appels reçus
et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers.
Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le
rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier
pas à un tarif facturé au client.
____________________________ (2) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) | 2. Les différents segments de marché |
2.1 La téléphonie fixe2.1.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique
atteint 39,2 millions à la fin du troisième trimestre 2007.
Le développement des offres de téléphonie sur large
bande, notamment des services IP sur DSL, est à la source de cette
croissance soutenue depuis un peu plus de deux ans.
Un abonné sur quatre dispose désormais
d’un service téléphonique utilisant la technologie IP. Le
nombre d’abonnements téléphonique sur des accès IP
s’élève à 9,7 millions à la fin du troisième
trimestre 2007 et s’accroît très rapidement (+4,2 millions
en un an dont 1 million au cours du dernier trimestre).
Une part croissante des abonnements à un service
de téléphonie en IP (près de 5,0 millions d’abonnements
à la fin du troisième trimestre 2007) vient se substituer
à un abonnement au service téléphonique "classique".
Les offres de téléphonie vendues par les opérateurs
sur le marché de détail qui correspondent à ces abonnements
sont issues du dégroupage total et des offres de gros de type " ADSL
nu ".
Une autre partie des abonnements à un service
de téléphonie en IP vient s’ajouter à un abonnement
téléphonique existant qui est conservé par l’utilisateur.
Les offres de téléphonie vendues par les opérateurs
sur le marché de détail qui correspondent à ces abonnements
sont issues du dégroupage partiel et des offres de gros de "bitstream"
(hors " ADSL nu "). A la fin du troisième trimestre 2007,
4,8 millions de lignes soit 14% des lignes en service supportent deux
abonnements au service téléphonique.
Le recul du nombre d’abonnements sur des accès
bas débit (29,5 millions à la fin du troisième trimestre
2007) se poursuit sur un rythme de 700 000 abonnements en moins par
trimestre depuis le début de l’année 2007. En un an, ce
recul atteint 2,7 millions d’abonnements.
L’abonnement au service téléphonique en
RTC peut être facturé non plus par l’opérateur historique
mais par un opérateur alternatif. C’est le cas de 600 000
abonnements à la fin du troisième trimestre 2007, soit 2%
des abonnements sur accès bas débit.
Note :
-Abonnement au service téléphonique
en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service
téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses
ne sont pas utilisées comme support à un service de voix
(ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif).
C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues
du dégroupage total et des offres de types " ADSL nu ".
-Abonnement au service téléphonique
en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service
téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses
sont également utilisées comme support à un service
de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues
du dégroupage partiel et du "bitstream" hors " ADSL nu ".

|
Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique
sur IP
Sur la terminologie employée :
Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la
présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le
support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble) et la voix sur
Internet lorsque les opérateurs sont déclarés auprès de l'ARCEP.
L’ARCEP a désigné par "voix sur large bande"
les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur
IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s
et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit
; et par "voix sur Internet" les services de communications
vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service
n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.
Les communications au départ des services de voix sur
IP comptabilisées dans l’Observatoire correspondent à des services offerts
au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic
qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.
Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs
non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces
opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.
Sur le revenu pris en compte :
L’Observatoire distingue les communications au départ
des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois,
alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic
constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP
facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).
|
Le nombre de numéros fixes ayant fait l’objet
d’un " portage " entre opérateurs est de 562 000
au troisième trimestre 2007.

Les offres de téléphonie basées
sur la sélection du transporteur sont supplantées depuis
deux ans par les offres de téléphonie sur IP qui sont en
plein développement. Au total, la sélection du transporteur
ne concerne plus que 5,3 millions de clients au troisième trimestre
2007 contre 7,2 millions un an auparavant, soit une baisse de 1,9 million
de clients. Les offres de sélection appel par appel sont en repli
depuis le début de l’année 2006 (-28,7% sur un an au troisième
trimestre 2007). Le nombre d’abonnements en présélection
connait depuis le début de l’année 2007 une accélération
de sa décroissance : en seulement deux trimestres, un million
d’abonnement ont été résiliés.


Note : le parc de sélection appel par
appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection
ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.
Le revenu de l’accès s’élève à
1,6 milliard d’euros et augmente de 4,0% sur un an. Le relèvement
du tarif de l’abonnement téléphonique mensuel de France
Télécom (ajustement de +6,7% au 1er juillet 2007)
est venu compenser la diminution du revenu due à la baisse du nombre
des abonnements " classiques " sur lignes analogiques ou numériques
(-8,3% sur un an au troisième trimestre 2007).

Note : les revenus de l’accès comprennent
outre les revenus de l’accès au service téléphonique,
les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie
en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation
du numéro,…). 2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)Le revenu directement attribuable aux communications téléphoniques
depuis les lignes fixes (1,1 milliard d’€) est en baisse de 9,5% sur un an au
troisième trimestre 2007. Cette érosion s’explique par la substitution
de plus en plus importante du volume de minutes émises en RTC (-16,9%
sur un an au troisième trimestre 2007) par de la téléphonie
sur des accès IP. Ces communications IP sont la plupart de temps incluses
dans la facturation du forfait Internet haut débit.

Note : le revenu des communications au départ
des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées
par les opérateurs pour des communications en IP en supplément
des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits
multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large
bande.
Le trafic au départ des lignes fixes (23,4 milliards
de minutes au troisième trimestre 2007) demeure stable (+1,1% sur un
an).
Les volumes des communications nationales et des communications
fixe vers mobiles, sont globalement stables (reculs respectifs -0,7% et -1,4%
sur un an au troisième trimestre 2007). Le trafic à destination
de l’international est, par contre, en forte expansion (+36,0% sur un an au
troisième trimestre 2007) grâce au volume important d’appels internationaux
émis en IP en croissance de 144,0% sur la période, mais aussi
en raison de la moindre baisse du trafic vers l’international sur le RTC (-5%
sur un an contre -10% les précédents trimestres).

Note :
- l’Observatoire distingue les communications au départ
des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales.
Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic
constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic
VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).
- les volumes et revenus des communications au départ
des services de VoIP sont comptabilisés dans chacun des segments de marché
(national, international et vers les mobiles).

Les communications émises au départ des services
de voix sur IP connaissent un fort développement et contribuent pour
une part de plus en plus importante au volume total des communications téléphoniques
depuis les lignes fixes. Au troisième trimestre 2007, le volume de minutes
IP est en croissance de 79,1% sur un an et représente désormais
un tiers (33,2%) du volume total des communications fixes contre moins de 20%
il y a un an.
Le niveau d’utilisation de la téléphonie IP est
variable suivant les destinations des appels : les communications nationales
vers les postes fixes et les communications internationales qui bénéficient
des offres de type " illimité " incluses dans la majorité
des forfaits multiplay, sont largement utilisées par les clients. Ainsi,
plus d’un tiers (34,9%) des communications nationales entre téléphones
fixes et près de la moitié des minutes à destination de
l’international (49,2%) sont désormais émises au départ
d’abonnements IP. En revanche, seules 12,9% des minutes de communications fixe
vers mobiles sont émises en IP.


Notes :
- le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte
les communications au départ des téléphones fixes, des
publiphones et des cartes prépayées.
- les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries
chronologiques " sur le site de l’Autorité
Le volume total des minutes de communications émises
depuis les lignes fixes (communications, publiphonie et cartes prépayées)
de 23,9 milliards de minutes au troisième trimestre 2007, est en léger
retrait par rapport aux précédents trimestres, en raison de la
saisonnalité caractérisant le trafic fixe durant les mois d’été.
En données corrigées des variations saisonnières, le volume
global du trafic fixe s’est nettement stabilisé depuis trois ans. 2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

La publiphonie est une activité en perte de vitesse
depuis plusieurs années. Le nombre de publiphones en service diminue
depuis deux ans sur un rythme annuel de 10 000 appareils. Le revenu et
le volume de trafic provenant des téléphones publics déclinent
également (respectivement -7,2% et -22,9% sur un an au troisième
trimestre 2007). 2.2 Internet sur réseau fixe Les accès haut débit représentent
désormais 90% du marché Internet, soit 14,8 millions d’abonnements
sur les 16,5 millions que totalise le marché de l’accès à
internet.
La croissance du nombre d’abonnements à Internet
haut débit se maintient à un niveau élevé (+25,6%
sur un an) : ainsi, ce sont trois millions d’abonnements supplémentaires
qui ont été souscrits entre septembre 2006 et septembre 2007.
Cependant, le volume de recrutement annuel tend à diminuer depuis
le troisième trimestre 2006 (il atteignait alors +3,3 millions).
L’accroissement annuel du parc haut débit a ainsi reculé de
9% en un an.
Le revenu Internet haut débit croît également
à un rythme élevé (30% à 34% depuis le deuxième
trimestre 2006) et atteint 1,0 milliard d’euros au troisième trimestre
2007 (+32,4% sur un an).
Le repli de l’Internet bas débit s’accélère :
le reflux est supérieur à 40% sur un an au troisième
trimestre 2007 et concerne à la fois le nombre des accès bas
débit en service, le volume de connexions et le revenu généré.

Note : un décalage temporel peut exister
entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage
ou bitstream) et sa mise en service effective sur le marché de détail.
Le rapprochement des données relatives à ces différents
marchés peut refléter ce décalage.


Note : La rubrique " autres services
Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement
de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées
à la vente et location de terminaux sont intégrées
à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs
fixes et Internet ".


2.3 La télévision par xDSLLe nombre d’abonnements à un service de télévision
via la technologie xDSL s’est accru de 2 millions en un an et atteint 4,1
millions à la fin du troisième trimestre 2007.


Note : Cet indicateur couvre les abonnements
"éligibles" à un service de télévision, c’est
à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer
ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et
quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements
souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay"
qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus
de la télévision (Internet, service de téléphonie). 2.4 La téléphonie mobile 2.4.1 Abonnements 
Note : Le champ pris en compte couvre les opérateurs
de réseaux, mais aussi les opérateurs mobiles virtuels (dits
"MVNO").
Le nombre de clients à un service de téléphonie
mobile est de 53,1 millions à la fin du troisième trimestre
2007. Plus des deux-tiers de ces clients sont positionnés sur des
formules forfaitaires (66,5% à la fin du troisième trimestre),
proportion qui se renforce.
La croissance annuelle du nombre de clients de la téléphonie
mobile est soutenue avec +6,6% sur un an au troisième trimestre.
Cependant, cette progression marque un léger ralentissement par
rapport à celle enregistrée au cours des deux dernières
années (7,5 à 8% de croissance annuelle).

Le nombre de clients utilisant les services multimédias
des opérateurs mobiles (accès à des services de type
"Internet mobiles", envoi de MMS,…) est de 15,2 millions au troisième
trimestre 2007, ce qui représente près de 29% des clients
des opérateurs mobiles (ce pourcentage d’utilisateurs de services
multimédia a très peu varié sur les deux dernières
années).

Le nombre de numéros mobiles qui ont été
portés d’un opérateur à un autre s’élève
à 258 000 au cours du troisième trimestre 2007 contre 154 000
le trimestre précédent. Cette forte augmentation résulte
de la mise en place à partir du 21 mai 2007 de la procédure
simplifiée de portabilité des numéros mobiles qui
induit une réduction du délai de l’opération de portage
(délai ramené à moins de 10 jours contre deux mois
auparavant).

Notes :
- Le parc actif multimédia est défini
par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés)
qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service
multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un
SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition),
et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ :
Métropole et DOM.
- Le nombre de numéros portés est défini
comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez
l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre
correspondant. Champ : Métropole et DOM. 2.4.2 Revenus et indicateurs de volumesLe revenu des services mobiles (téléphonie
et transport de donnée) atteint 4,5 milliards d’euros et progresse
de 4,7% sur un an au troisième trimestre 2007. La croissance moyenne
annuelle du revenu des services mobiles (5,4% sur les trois premiers trimestres
2007) est similaire à celle de l’année 2006, mais est néanmoins
en retrait par rapport aux taux de croissance de 8 à 10% par trimestre
relevés au cours de l’année 2005.
Le revenu des services de transport de données sur
réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services
d’accès à l’Internet mobile et services multimédias),
avec 663 millions d’euros au troisième trimestre 2007, contribue
pour un peu moins de 15% à l’ensemble des revenus des services mobiles.
La croissance du revenu de ces services est cependant nettement supérieure
à celle des communications mobiles (respectivement +13,9% et +3,3%
sur un an).


Le volume de trafic au départ des mobiles représente
24,1 milliards de minutes au troisième trimestre 2007. La croissance
annuelle du trafic au départ des mobiles, qui se situait autour de
15% durant toute l’année 2006, s’est nettement ralentie depuis le
début de l’année 2007. Le rythme de croissance annuelle a
perdu deux points par trimestre : de 8,6% au premier trimestre, il
est passé à 6,6% au deuxième trimestre, et s’établit
à 4,6% au troisième trimestre 2007. Cet infléchissement
de la croissance du trafic mobile est confirmé par la série
désaisonnalisée.
Ce ralentissement du volume de trafic est lié à
la décélération, continue depuis plus d’un an, de la
croissance du volume des communications échangées entre les
mobiles d’un même réseau (communications " on-net ").
Le taux de croissance annuel du trafic on-net qui était de 30,8%
sur un an au début de l’année 2006, et de 8,2% au début
de l’année 2007, n’est que de 3,4% au troisième trimestre
2007.
Ce ralentissement n’affecte pas les volumes des communications
mobiles à destination des réseaux mobiles tiers et de l’international
qui continuent de progresser assez vivement sur cette période. Au
troisième trimestre 2007, les taux de croissance respectifs sont
de 10,8% et de 16,5% sur un an. Le volume des communications vers les téléphones
fixes est en recul depuis le début de l’année 2005, mais ce
repli est modéré au troisième trimestre 2007 (-1,0%
sur un an).

(les séries de valeurs
CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques "
sur le site de l’Autorité)

L’usage de la messagerie interpersonnelle (SMS et MMS)
continue de se diffuser : 4,6 milliards de messages interpersonnels ont
été émis au cours du troisième trimestre 2007
contre 3,7 milliards un an plus tôt, soit une augmentation de 22,5%
sur un an.
Avec une moyenne de 34 messages envoyés par mois,
les clients qui disposent d’un abonnement forfaitaire recourent près
de deux fois plus à ce mode de communication que les clients utilisant
des cartes prépayées (18 messages envoyés par mois).
Au total, la moyenne s’établit à 29 SMS émis par client
et par mois, en progression de 15,0% sur un an (soit 4 SMS en plus par mois
et par client).


(les séries de valeurs CVS sont consultables
dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de
l’Autorité) 2.5 Les autres composantes du marché 2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)Le revenu des services à valeur ajoutée,
avec 600 millions d’euros au troisième trimestre 2007, est stable
(+0,3%) par rapport au troisième trimestre 2006.
Au cours du troisième trimestre 2007, 1,2 milliard
d’appels ont été émis vers les services " voix
et télématique), dont 1 milliard en provenance des postes
fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble
des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris
les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés
fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée
de type "donnée " incluent par exemple : services
kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo,
jeux télévisés, astrologie, téléchargement
de sonneries, etc…



2.5.2 Les services de renseignementsLe revenu des services de renseignements téléphoniques,
progresse de 8,6% sur un an. Il est de 41 millions d’euros au troisième
trimestre 2007.
Le nombre d’appels vers les numéros de services
de renseignements enregistre en revanche un net repli avec 34 millions
d’appels émis contre 40 millions au troisième trimestre
2006, soit une diminution de 15,6% sur un an.
Le volume des appels vers les services de renseignements
représente 69 millions de minutes au troisième trimestre
2007. Les deux-tiers de ces minutes proviennent d’appels émis depuis
des téléphones mobiles.


Note : Sont considérés comme services
de renseignements : les anciens numéros de renseignements
fixe (12, 3200, 3211, 3212) et mobiles (612, 712, 222) en service jusqu’au
3 avril 2006, les nouveaux numéros de type 118xyz en service depuis
novembre 2005 et les numéros court donnant accès à
des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217,
3200) ou annuaire international (3212). 2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)
Note : le revenu des liaisons louées peut
comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées
les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent
représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons
louées. 2.5.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels . 2.5.5 Les terminaux et équipements Le revenu des ventes et location de terminaux représente
648 millions d’euros au troisième trimestre 2007, dont plus des deux
tiers pour les opérateurs mobiles.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut
les commissions aux distributeurs. 2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle
La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée
en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de
l’accès et des communications téléphoniques et Internet)
pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre
N rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE " LIGNE "
EN PAGE *)
La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs
mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie
mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des
appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients
du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre
pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est
distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).



Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe
est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre
N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté
au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs
mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie
mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.
Le nombre de SMS moyen par client, est calculé
en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.


La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est
calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications
depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP),
pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre
N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à
un service de téléphonie sur accès IP est calculée
en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à
dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation
du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à
Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée
en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut
débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen
de clients du trimestre N rapporté au mois.



Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement
IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement
en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service
téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté
au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à
Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic
Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements
à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc
total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à
la fin du trimestre N-1) / 2]
|
Précisions relatives aux indicateurs de facture
et de volume mensuel moyen
Avec le développement de la voix sur large bande
comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd
de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième
abonnement au service téléphonique généralement
sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant.
Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent
mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs
reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients,
la notion de " ligne " est introduite.
Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement "
étaient employés indifféremment pour désigner
le nombre de souscriptions au service téléphonique.
Pour la téléphonie sur ligne analogique,
un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans
le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes
fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2
pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès
primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de
l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle
a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à
30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.
Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les
opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique
(en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà
le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons
au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes "
comme :
- pour les accès numériques :
le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2
pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès
primaires ;
- pour les accès analogique : ü
les abonnements RTC ;
ü les abonnements
sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;
- pour les abonnements au service téléphonique
par le câble, l’abonnement.
En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services
ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner,
en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations
à l’international sans facturation supplémentaire. Dès
lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante
du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le
mobile). L’accès à internet et la téléphonie
sont de plus en plus indissociables.
La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par
mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus
pris en compte sont :
- les revenus de l’accès des abonnements et des services
supplémentaires ;
- les revenus des communications au départ des postes fixes,
y compris le revenu du trafic en IP facturé en supplément
du forfait multiplay ;
- les revenus de l’accès Internet bas débit et de
l’accès à Internet haut débit.
Ne sont pas comptabilisés :
- les revenus de la publiphonie et des cartes ;
- les revenus des autres services liés à l’accès
à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité
en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce
en ligne ;
- les revenus des services à valeur ajoutés et services
de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU,
quels sont les différences ?
L’Observatoire des marchés publie des indicateurs
de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie
fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent
aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client
pour l’abonnement et les communications (voix et données).
Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion
(appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents
des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per
User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs
pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux.
Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend :
les revenus des appels sortants, des services de données, des services
à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion).
Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.
De même, l’Observatoire publie des indicateurs
de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs
de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.
Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen
par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé
par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il
incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette
de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU.
Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue
plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur
par client.
|
|