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Observatoire / Observatoire des marchés

Le marché des services de télécommunications en France au 2ème trimestre 2007

Dernière mise à jour le 31 octobre 2007
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Introduction

Au deuxième trimestre 2007, le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché des clients finals s’élève à 10,5 milliards d’euros. Le marché intermédiaire (prestations d’interconnexion et ventes sur le marché de gros entre opérateurs) représente 2,1 milliards d’euros supplémentaires.

Hors services annexes (vente et location de terminaux, annuaires, publicité, hébergement et gestion de centre d’appels…), le revenu des services de communications électroniques sur le marché des clients finals est de 9,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007. Il enregistre une croissance de 3,2% sur un an.

Le volume de trafic des services de téléphonie (fixe et mobile) atteint 51,1 milliards de minutes au deuxième trimestre 2007, soit une progression de 2,4% sur un an.

Services fixes (téléphonie fixe et Internet)

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique atteint 38,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. Plus de 20% des abonnements téléphoniques, soit 8,7 millions d’abonnements, sont désormais des abonnements à un service de voix sur large bande, ce qui correspond à un quasi doublement en un an (+3,8 millions d’abonnements supplémentaires), tandis que le nombre d’abonnements « traditionnels » sur des accès bas débit se replie légèrement pour se situer un peu au dessus de 30 millions.

La progression de la voix sur large bande résulte, majoritairement, d’une substitution aux abonnements téléphoniques sur des accès bas débit. Désormais, 12% des lignes fixes, soit 3,9 millions de lignes au total, ne supportent plus d’abonnement sur le RTC mais seulement un abonnement sur IP, contre 4% en juin 2006. Ces lignes relèvent soit du dégroupage total (2,9 millions de lignes à la fin du deuxième trimestre 2007, soit +1,7 million sur un an) soit des offres de gros de type « ADSL nu ».

L’autre partie des abonnements à un service de voix sur large bande (issus d’offres de dégroupage partiel ou d’offres de gros de «bitstream») vient s’ajouter à un abonnement téléphonique existant que le client choisit de conserver. Ainsi, au deuxième trimestre 2007, 14% des lignes supportent deux abonnements à un service de téléphonie (un abonnement «classique» sur le RTC et un abonnement à un service de voix sur IP).

S’agissant des abonnements téléphoniques «traditionnels», une fraction d’entre eux sont désormais facturés au client final par un opérateur alternatif à France Télécom. Issus des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA), ils représentent 447 000 abonnements à la fin du deuxième trimestre 2007 contre 76 000 trois mois plus tôt. La sélection du transporteur, choisie par 5,8 millions de clients, recule de 22,1% sur un an, soit une baisse de 1,7 million d’abonnements.

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe baisse de 4,9% sur un an. Le revenu lié à l’abonnement progresse de 3,6%, en raison de la hausse du tarif au 1er juillet 2006, qui fait plus que compenser l’érosion du nombre d’abonnements téléphoniques RTC. En revanche, le revenu des communications téléphoniques diminue de 13,2% en raison du fort recul des volumes des communications émises sur le RTC.

Le trafic au départ des postes fixes est pratiquement stable. Les volumes de communication au départ des accès IP continuent de fortement progresser (+75,4% sur un an au deuxième trimestre 2007) tandis que les communications émises sur le RTC poursuivent leur repli. La voix sur large bande représente 30,3% du trafic au départ des postes fixes au deuxième trimestre 2007. En moyenne, chaque client abonné à la VoIP téléphone 5h10 par mois, soit 2 heures de plus que pour la téléphonie « classique ».

Les forfaits multiplay incluent bien souvent des appels illimités vers les postes fixes nationaux et vers de nombreuses destinations à l’international, dynamisant ces deux segments de marché. Près de la moitié des minutes (46,0%) des appels vers l’international sont désormais émises au départ des accès en IP. La substitution est également importante pour les appels nationaux pour lesquels 31,9% des minutes sont émises en IP. En revanche, les communications vers les mobiles au départ des accès IP ne représentent que 11,3% du volume fixe vers les mobiles.

Le nombre d’abonnements à Internet atteint 16,1 millions fin juin 2007, en croissance de 13,8% sur un an. Les accès Internet à haut débit se diffusent toujours à un rythme annuel soutenu. Le nombre d’accès haut débit progresse ainsi de 3,2 millions (+28,5% sur un an) pour atteindre 14,2 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. Le revenu du haut débit se monte à 1 milliard d’euros au deuxième trimestre 2007 (+34,1% sur un an). Le haut débit représente désormais près de 90% des abonnements et des revenus Internet.

Téléphonie mobile

Les opérateurs mobiles réunissent 52,6 millions de clients en France à la fin du deuxième trimestre 2007. Les deux tiers de ces clients sont positionnés sur des formules forfaitaires. La croissance du nombre de clients de la téléphonie mobile demeure soutenue au deuxième trimestre 2007 avec une progression de +7,1% sur un an, soit 3,5 millions de clients supplémentaires sur cette période.

Au cours du deuxième trimestre 2007, 154 400 numéros mobiles ont été portés d’un opérateur à un autre, soit 37,2% de plus qu’au premier trimestre 2007, progression probablement attribuable à la procédure simplifiée mise en place depuis le 21 mai 2007 pour la conservation du numéro.

Le revenu des services mobiles atteint 4,4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007, en hausse de 6,3%. La facture moyenne mensuelle des clients des opérateurs mobiles (28 euros) est en léger repli de 0,8% sur un an.

Le revenu des services de données (messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et aux services multimédia) représente 627 millions d’euros au deuxième trimestre 2007, soit toujours un peu moins de 15% du revenu total des services mobiles. Il augmente de façon nettement plus soutenue que celui des communications mobiles (+18,6% sur un an contre +4,5%), sans que cela suffise à contrebalancer le tassement de la croissance du revenu des communications mobiles par rapport à 2006.
 
Le trafic de la téléphonie mobile ralentit depuis le début de l’année 2007. Sur un an, la croissance s’établit à +6,6%, alors que ce trafic avait bondi d’environ 15% en 2006. Ce ralentissement relève essentiellement du trafic «on-net» des opérateurs mobiles, qui progresse de seulement 5,5% au deuxième trimestre 2007 par rapport au deuxième trimestre 2006, alors qu’il s’était très fortement développé au cours des dernières années.

La messagerie interpersonnelle reste très dynamique avec 4,4 milliards de messages émis au deuxième trimestre, soit une progression de 20,9% sur un an. En moyenne, cela correspond à 28 SMS envoyés par client et par mois. Les clients ayant un abonnement forfaitaire utilisent en moyenne près de deux fois plus ce mode de communication que les clients ayant une carte prépayée (respectivement 33 et 17 SMS envoyés par client et par mois). Ce segment génère 398 millions d’euros au deuxième trimestre 2007.

Services de renseignements

L’érosion du volume d’appel vers les services de renseignements se poursuit. Ainsi, 35 millions d’appels ont été émis au cours du deuxième trimestre 2007 contre 41 millions un an plus tôt, soit une baisse de 14,5%. Le revenu des services de renseignements s’élève à 42 millions d’euros, en progression de 12,8% sur un an.


Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.

1. Le marché des communications électroniques

1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques vendus par les opérateurs sur le marché final s’élève à 9,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007 et progresse de 3,2% sur un an.

Le revenu des services mobiles, représente avec 4,4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007, plus de 45% de l’ensemble du revenu des services de communications électroniques. Il augmente sur un rythme annuel de l’ordre de 5% depuis le début de l’année 2006 (+6,3% au deuxième trimestre 2007).

Le revenu des services vendus sur les réseaux fixes (téléphonie fixe et Internet) atteint 3,9 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007. Soutenu par la croissance du revenu de l’Internet, qui connait depuis deux ans un rythme de croissance annuel soutenu supérieur à 20% (+27,5% sur un an au deuxième trimestre 2007), le revenu des services fixes progresse de 2,9% sur un an. Le déclin régulier du revenu directement attribuable à la téléphonie fixe se poursuit avec une baisse de 4,9% sur un an. 

L’ensemble du volume des services «voix» (téléphonie fixe et mobile) représente 51 milliards de minutes. L’augmentation de 2,4% sur un an de ce trafic est plus faible qu’au cours de l’année 2006, essentiellement en raison de la moindre croissance du volume des communications mobiles.

Le ralentissement du rythme de croissance du volume des communications au départ des mobiles amorcé au premier trimestre 2007 (+8,6% sur un an) se confirme au deuxième trimestre 2007 (+6,6% sur un an). La rupture de tendance avec la forte croissance relevée tout au long de l’année 2006 (environ +15%), est manifeste.

La croissance du nombre de SMS interpersonnels en revanche ne faiblit pas. Au deuxième trimestre 2007, 4,4 milliards de SMS ont été émis par les clients des opérateurs mobiles (+21,1% sur un an).

Le trafic voix au départ des réseaux fixes diminue de 1,4% sur un an au deuxième trimestre 2007, mais ce volume s’est globalement stabilisé grâce à l’apport des volumes de la téléphonie sur IP comme le montre la série corrigée des variations saisonnières.
Le reflux des volumes Internet bas débit se poursuit sur un rythme annuel supérieur à 30%.

1.2 Le marché intermédiaire : services d'interconnexion et marchés de gros

1.2.1 Le marché total

Le revenu des opérateurs de réseaux fixes sur le marché intermédiaire atteint 1,1 milliard d’euros et croît de 5,5% sur un an. Cette croissance est portée par le développement des prestations de gros d’accès haut débit (dégroupage, bitstream ou prestations équivalentes) qui représentent 368 millions d’euros au deuxième trimestre 2007, et augmentent de 24,7% sur un an.

Le revenu des services d’interconnexion des opérateurs mobiles (1,0 milliard d’euros au deuxième trimestre 2007) recule de 6,1% sur un an. Cette évolution est notamment liée à la baisse du tarif de la terminaison d’appel voix (-21% pour Orange France et SFR et -18% pour Bouygues au 1er janvier 2007). En revanche, la hausse du trafic mesuré en minutes atteint 22,0% sur un an.

Notes :
- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).
- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.
- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs fixes.
- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du « bitstream» ou équivalentes au bitstream.

La croissance du nombre de lignes dégroupées se poursuit à un rythme toujours aussi soutenu. A la fin du deuxième trimestre 2007, 4,6 millions de lignes sont dégroupées. Désormais, près des deux tiers de ces lignes, soit 2,9 millions, sont des lignes totalement dégroupées.

Le nombre de lignes en dégroupage total est en très forte accélération et s’est accru de 1,7 million sur un an. Dans le même temps, le dégroupage partiel (1,7 million à la fin du deuxième trimestre 2007) recule de 440 000 lignes (-20,4% sur un an).

1.2.2 Interconnexion internationale entrante

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Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier pas à un tarif facturé au client.

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Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

2. Les différents segments de marché

2.1 La téléphonie fixe

2.1.1 L'accès, les abonnements et les lignes fixes

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique atteint 38,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. La croissance du nombre d’abonnements (+3,9% sur un an) s’explique par le succès des offres de téléphonie sur large bande.

Le recul du nombre d’abonnements sur des accès bas débit (30,2 millions à la fin du deuxième trimestre 2007) se poursuit sur un rythme de 600 000 abonnements en moins par trimestre. En un an, 2,4 millions d’abonnements ont ainsi été résiliés.
Depuis plusieurs mois, l’abonnement téléphonique peut être facturé par un opérateur alternatif. Cette offre concerne 447 000 abonnements sur le marché de détail à la fin du deuxième trimestre 2007 contre 76 000 à la fin du précédent trimestre.

La téléphonie sur large bande est en plein essor. Le nombre d’abonnements aux services de téléphonie sur des accès IP (8,7 millions à la fin du trimestre) s’est accru de 3,8 millions en un an et représente désormais 22,4% des abonnements téléphoniques en service.

Une partie des abonnements en IP se sont substitués à un abonnement au service téléphonique «classique» existant. C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et des offres de types « ADSL nu », qui représentent 3,9 millions d’abonnements à la fin du deuxième trimestre 2007.
Une autre partie, encore majoritaire mais qui ne progresse quasiment plus, vient s’ajouter à un abonnement téléphonique existant qui est conservé par l’utilisateur. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage partiel et du «bitstream» hors « ADSL nu ». Ainsi, 14% des lignes (4,7 millions) supportent deux abonnements au service téléphonique à la fin du deuxième trimestre 2007.

Note :
-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix (ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et des offres de types « ADSL nu ».
-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses sont également utilisées comme support à un service de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage partiel et du «bitstream» hors «ADSL nu».


Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique sur IP

Sur la terminologie employée :

Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble) et la voix sur Internet lorsque les opérateurs sont déclarés auprès de l'ARCEP.

L’ARCEP a désigné par «voix sur large bande» les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par «voix sur Internet» les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.

Les communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans l’ Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.

Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.

Sur le revenu pris en compte :
L’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

Le nombre de numéros fixes ayant fait l’objet d’un « portage » entre opérateurs s’élève à 575 000 au deuxième trimestre 2007.

Les offres de téléphonie basées sur la sélection du transporteur (sélection appel par appel ou présélection), cèdent du terrain devant les offres de téléphonie sur IP depuis le début de l’année 2006. Ces offres ont diminué de 1,7 million d’abonnements en un an et, au deuxième trimestre 2007, concernent 5,8 millions de clients. La baisse du nombre d’abonnements en présélection est plus marquée depuis le début de l’année 2007 (-17,6% sur un an au deuxième trimestre).

Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.

Le revenu de l’accès (1,5 milliard d’euros) augmente de 3,6% par rapport au deuxième trimestre 2006. La hausse du tarif de l’abonnement téléphonique mensuel de France Télécom au 1er juillet 2006 a compensé la baisse de 7,3% sur un an du nombre d’abonnements sur lignes analogiques ou numériques.

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus de l’accès au service téléphonique, les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation du numéro,...).

2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)

Le revenu des communications téléphoniques depuis les lignes fixes diminue de 13,2% sur un an au deuxième trimestre 2007 et ne représente plus désormais que 42% des revenus de la téléphonie fixe (y compris publiphonie et cartes) contre 46% un an auparavant.

Cette évolution traduit l’évolution à la baisse des tarifs de détail sur le RTC (baisse du tarif des communications nationales et des communications vers les mobiles), mais aussi l’érosion du volume de communications émises sur le RTC (baisse de 16,8% sur un an au deuxième trimestre 2007), ainsi que le mouvement de substitution de la téléphonie classique vers la téléphonie IP (voir note ci-dessous).

Note : le revenu des communications au départ des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées par les opérateurs pour des communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large bande.

La forte croissance des volumes de téléphonie sur IP (+75,4% sur un an au deuxième trimestre 2007) a permis depuis trois ans, de maintenir le volume global de la téléphonie fixe, comme le confirme la série corrigée des variations saisonnières.

Au deuxième trimestre 2007, les communications au départ des services de voix sur IP représentent 30,3% du volume total des communications téléphoniques depuis les lignes fixes. Cette proportion n’était que de 17,1 % il y a un an.

Ce succès s’explique probablement par un nombre croissant d’offres de téléphonie illimitée incluses dans les forfaits multiplay pour les communications nationales vers les postes fixes et vers certaines destinations internationales.

Les communications nationales entre téléphones fixes représentent, avec 20,8 milliards de minutes au deuxième trimestre 2007, plus de 82 % du volume total des communications émises au départ des réseaux fixes. Près d’un tiers (31,9%) des communications sont à présent émises en IP contre 18,5% un an auparavant.

Le trafic vers l’international augmente de 31,4% sur un an au deuxième trimestre, grâce à la très forte croissance du volume d’appels internationaux émis en IP (+175,0% sur un an). Près de la moitié des minutes à destination de l’international (46,0%) sont désormais émises au départ d’abonnements IP.

Le volume des communications fixe vers mobiles, après avoir atteint 3,2 milliards de minutes par trimestre pendant une période allant du quatrième trimestre 2005 au deuxième trimestre 2006, s’est depuis stabilisé autour de 3 milliards de minutes (-5,8% sur un an au deuxième trimestre 2007). Seules 11,3% des minutes de communications fixe vers mobiles sont émises au départ des abonnements IP. 

Note :
- l’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).
- les volumes et revenus des communications au départ des services de VoIP sont comptabilisés dans chacun des segments de marché (national, international et vers les mobiles).

Notes :
- le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des cartes prépayées.-
- les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier « séries chronologiques » sur le site de l’Autorité

2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

La publiphonie est une activité déclinante depuis plusieurs années. En un an, le nombre de publiphones en service a diminué de 9 300, soit un recul de 5,4% sur un an. Le revenu et le volume de trafic provenant des téléphones publics sont également en baisse (respectivement 24,8% et 7,8% sur un an).

2.2 Internet sur réseau fixe

La croissance du marché Internet (nombre d’accès et revenu) est entièrement portée par l’essor des accès haut débit (sur xDSL principalement mais aussi par le câble, la BLR...). Le haut débit représente 88,3% du total des accès et 87,6% du revenu Internet au deuxième trimestre 2007.

Le nombre d’accès à Internet (haut débit et bas débit) s’élève à 16,1 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. Le nombre d’abonnements à internet haut débit progresse de 28,5% sur un an, ce qui correspond à plus de trois millions d’accès supplémentaires sur la période). Au total, 14,2 millions d’abonnements sont à haut débit à fin juin 2007.
Le revenu Internet haut débit atteint un milliard d’euros au deuxième trimestre 2007, en croissance de 34,1% sur un an.

En net repli depuis plus de deux ans, tant en nombre d’accès en service, qu’en minutes de connexions et qu’en terme de revenu généré, l’Internet bas débit compte désormais moins de deux millions d’abonnés.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa mise en service effective sur le marché de détail. Le rapprochement des données relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.

Note : La rubrique « autres services Internet » correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de terminaux sont intégrées à la rubrique « vente et location de terminaux des opérateurs fixes et Internet ».

2.3 La télévision par xDSL

Le nombre d’abonnements à un service de télévision via la technologie xDSL atteint 3,8 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. Plus de deux millions d’abonnements supplémentaires ont été souscrits en un an. 

Note : Cet indicateur couvre les abonnements «éligibles» à un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type «multiplay» qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (Internet, service de téléphonie).

2.4 La téléphonie mobile

Note : Le champ pris en compte couvre les opérateurs de réseaux, mais aussi les opérateurs mobiles virtuels (dits «MVNO»).

2.4.1 Abonnements

Le nombre de clients à un service de téléphonie mobile atteint 52,6 millions à la fin du deuxième trimestre 2007. La proportion de clients positionnés sur des formules forfaitaires (65,7% à la fin du deuxième trimestre) continue de s’accroître.

Le taux de progression annuelle du nombre de clients de la téléphonie mobile reste soutenu (+7,1% sur un an depuis le début de l’année 2007), celui-ci est toutefois légèrement inférieur à ceux enregistrés au cours des deux dernières années (7,5 à 8% de croissance annuelle).

Le nombre de clients utilisant les services multimédias des opérateurs mobiles (accès à des services de type «Internet mobiles», envoi de MMS,…) est de 14,6 millions au deuxième trimestre 2007, soit 28% des clients des opérateurs mobiles. Cette proportion, qui augmentait en 2004 et 2005, s’est stabilisée depuis le quatrième trimestre 2005.

Au cours du deuxième trimestre 2007, 154 400 numéros mobiles ont été portés d’un opérateur à un autre soit une croissance de 55,9% sur un an. L’augmentation du nombre de numéros portés résulte en partie de la mise en place à partir du 21 mai 2007 de la procédure simplifiée de portabilité des numéros mobiles (dont le délai a été ramené à moins de 10 jours contre deux mois auparavant).

Notes :
- Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.
- Le nombre de numéros portés est défini comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre correspondant. Champ : Métropole et DOM.

2.4.2 Revenus et indicateurs de volumes

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de donnée) atteint 4,4 milliards d’euros au premier trimestre 2007, en hausse de 6,3% sur un an.
Cette croissance est en ligne avec les taux de croissance de 5 à 6% par trimestre relevés depuis le début de l’année 2006. Les taux annuels de croissance étaient nettement plus élevés au cours de l’année 2005 (de 8 à 10% par trimestre).

Le revenu des services de transport de données sur réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias) représente 627 millions d’euros au deuxième trimestre 2007. La croissance du revenu de ces services (+18,6% sur un an) reste nettement supérieure à celle du revenu des communications mobiles (+4,5% sur un an). Il contribue toutefois pour moins de 15% à l’ensemble des revenus des services mobiles.

Le volume de trafic au départ des mobiles représente 25 milliards de minutes au deuxième trimestre 2007, en croissance de 6,6% sur un an. Alors que la croissance annuelle du trafic se situait à un taux soutenu de 15% durant toute l’année 2006, elle a ralenti depuis le début de l’année 2007 (avec des croissances respectives au premier et deuxième trimestre 2007 de 8,6% et 6,6% sur un an), sous l’effet de la moindre croissance du trafic on-net.

La décélération du volume des communications échangées entre les mobiles d’un même réseau (communications « on-net ») est manifeste. Début 2006, le taux de croissance de ce trafic atteignait 30,8% sur un an, il n’est que de 5,5% sur un an au deuxième trimestre 2007.

A l’inverse, les volumes des communications mobiles à destination des réseaux mobiles tiers et de l’international connaissent un regain de croissance sur la même période. Le volume des communications vers les téléphones fixes poursuit sa baisse amorcée au début de l’année 2005 (-1,4% sur un an au deuxième trimestre 2007).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier « séries chronologiques » sur le site de l’Autorité

Le succès de la messagerie interpersonnelle (SMS et MMS) comme mode de communication ne se dément pas : 4,4 milliards de messages interpersonnels ont été émis au cours du deuxième trimestre 2007, soit une augmentation de 21,1% sur un an. La série désaisonnalisée portant sur le volume de SMS (qui représentent 99% des messages interpersonnels) confirme cette tendance.

En moyenne, 28 SMS sont émis par client et par mois. Les clients qui disposent d’un abonnement forfaitaire envoient en moyenne près de deux fois plus de SMS que les clients utilisant des cartes prépayées (respectivement 33 messages et 17 messages par mois).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier « séries chronologiques » sur le site de l’Autorité)

2.5 Les autres composantes du marché

2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)

Le revenu des services à valeur ajoutée atteint 583 millions d’euros au deuxième trimestre 2007, en recul de 2,8% par rapport au deuxième trimestre 2006.

Ce repli provient de la baisse du revenu des services « voix et télématique » au départ des postes fixes (en recul de 8,1% sur un an). Dans le même temps, le revenu des appels vers les services à valeur ajoutée émis depuis des mobiles progresse, que ce soit pour les services vocaux (+3,8% sur un an) ou pour les services de type « données » (+2,4% sur un an).

Au deuxième trimestre 2007, 1,1 milliard d’appels ont été émis vers les services vocaux, 85% de ces appels proviennent des postes fixes (dans lesquels sont aussi comptabilisés les appels vers les services télématiques).

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type «donnée » incluent par exemple : services kiosque «Gallery», services d’alerte, de «chat», services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de sonneries, etc...

2.5.2 Les services de renseignements

Un an après la disparition définitive des anciens numéros de services de renseignements le 3 avril 2006 au profit des nouveaux numéros de type 118xyz, l’évolution de l’activité de service de renseignements téléphonique apparaît contrastée.

Le revenu des services de renseignements téléphoniques, qui représente 42 millions d’euros au deuxième trimestre 2007, a progressé de 12,8% sur un an.

En revanche, le nombre d’appels vers ces services a enregistré depuis cette date un net recul. Au deuxième trimestre 2007, 35 millions d’appels ont été émis vers ces numéros contre 41 millions au deuxième trimestre 2006 soit une diminution de 14,5% sur un an.

Le volume de trafic des appels vers les numéros des services de renseignements représente 72 millions de minutes au deuxième trimestre 2007. Un peu plus des deux tiers des appels (68,9%) sont émis depuis des téléphones mobiles.

Note : Sont considérés comme services de renseignements : les anciens numéros de renseignements fixe (12, 3200, 3211, 3212) et mobiles (612, 712, 222) en service jusqu’au 3 avril 2006, les nouveaux numéros de type 118xyz en service depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212).

2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons louées.

2.5.4 Les services d'hébergement et de gestion de centres d'appels

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2.5.5 Les terminaux et équipements

Le revenu des ventes et location de terminaux atteint 636 millions d’euros au deuxième trimestre 2007, dont plus des deux tiers pour les opérateurs mobiles. 

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut ici comme dans les publications précédentes les commissions aux distributeurs.

2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle

La facture mensuelle moyenne par ligne fixe(*) est calculée en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de l’accès et des communications téléphoniques et Internet) pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).

Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.
Le nombre de SMS moyen par client, est calculé en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à un service de téléphonie sur accès IP est calculée en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle moyenne par abonnement à Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du trimestre N-1) / 2]

Précisions relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen

Avec le développement de la voix sur large bande comme « seconde ligne », le revenu moyen par abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième abonnement au service téléphonique généralement sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant. Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients, la notion de « ligne » est introduite.

Jusqu’en 2004, les termes « ligne » et « abonnement » étaient employés indifféremment pour désigner le nombre de souscriptions au service téléphonique.
Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.
Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de « lignes » comme :
- pour les accès numériques : le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires ;
- pour les accès analogique :
les abonnements RTC ;
les abonnements sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;
- pour les abonnements au service téléphonique par le câble, l’abonnement.

En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations à l’international sans facturation supplémentaire. Dès lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à internet et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.

La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus pris en compte sont :
- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;
- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en supplément du forfait multiplay ;
- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet haut débit.
Ne sont pas comptabilisés :
- les revenus de la publiphonie et des cartes ;
- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce en ligne ;
- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU, quels sont les différences ?

L’Observatoire des marchés publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et les communications (voix et données). Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux. Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend : les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.

De même, l’Observatoire publie des indicateurs de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.

Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU. Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur par client.