L’ARCEP retient les candidatures de SFR et d’Orange France.
La procédure a permis d’obtenir un engagement d’amélioration des conditions d’accueil des MVNO et près de 600 M€ de recettes pour l’Etat.
Paris, le 18 mai 2010
A la suite de l’attribution à Free Mobile
de la 4ème licence de téléphonie mobile de troisième
génération le 12 janvier 2010, un bloc de fréquences de
5 MHz et un bloc de fréquences de 4,8 MHz étaient encore
disponibles dans la bande 2,1 GHz.
L’appel à candidatures pour l’attribution
de ces fréquences résiduelles a été lancé
le 25 février 2010. Trois dossiers de candidature ont été
déposés le 11 mai par les sociétés Free Mobile,
Orange France et SFR.
Les modalités de sélection prévoyaient
que l’attribution des blocs s’opère en deux temps : tout d’abord
l’attribution du bloc de 5 MHz puis l’attribution du bloc de 4,8 MHz.
Pour chaque bloc, les candidatures ont été
départagées selon deux critères :
- les engagements pris en vue d’améliorer l’accueil
des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), dont les différents
niveaux proposés dans la procédure sont rappelés en annexe,
- et le montant financier proposé.
Par décision n° 2010-0581 du 18 mai
2010, l’ARCEP a retenu les meilleures candidatures pour chacun des deux blocs :
celle de la société SFR pour le bloc de 5 MHz et celle de la société
Orange France pour le bloc de 4,8 MHz.
Pour le bloc de 5 MHz, SFR a remis une
proposition financière de 300 millions d’euros et a choisi
le niveau 1 d’engagement d’accueil des MVNO. SFR a par ailleurs choisi
de positionner ce bloc de fréquences entre les fréquences de Free
Mobile et celles d’Orange France.
Pour le bloc de 4,8 MHz restant, Orange
France a remis une proposition financière de 282 098 871 euros
et a également choisi le niveau 1 d’engagement d’accueil des MVNO.
Ces deux blocs ont donc été attribués
pour un montant global de 582 098 871 euros, qui s’ajoute aux 240 millions
d’euros déjà payés en janvier 2010 par Free Mobile pour
ses 5 MHz, soit, au total, plus de 820 millions d’euros.
La procédure a ainsi permis d’atteindre
avec succès les deux objectifs qui lui avaient été assignés :
améliorer significativement les conditions d’accueil des MVNO et apporter
des recettes substantielles à l’Etat.
L’ARCEP attribuera dans les prochaines semaines
les fréquences correspondantes aux deux opérateurs. Après
cette attribution, la bande 2,1 GHz sera partagée entre les quatre opérateurs
de la manière suivante :

Annexe : rappel des niveaux d’engagements
MVNO prévus par la procédure
Chaque candidat était invité
à indiquer, pour chacun des lots auxquels il souhaitait postuler, quel
niveau d’engagement relatif à l’accueil des MVNO il souhaitait prendre
parmi les niveaux définis ci-dessous.
A chaque niveau d’engagement était assorti
un coefficient multiplicateur compris entre 1 et 2. Le montant des offres financières
de chaque candidat a été multiplié par ce coefficient afin
de classer les offres des candidats.
|
|
Engagement d’accueil
|
Engagement technique renforcé
|
Engagement économique renforcé
|
Coefficient multiplicateur
|
|
Niveau 0
|
|
|
|
1
|
|
Niveau 1
|
X
|
|
|
1,5
|
|
Niveau 2
|
X
|
X
|
|
1,75
|
|
Niveau 3
|
X
|
X
|
X
|
2
|
SFR et Orange France ont chacun pris l’engagement
de niveau 1, qui correspond à l’engagement de " faire droit
aux demandes raisonnables d’accueil sur leur réseau ".
Ils se sont également engagés à ce que les conditions d’accueil
" ne restreignent pas sans justification objective la concurrence
sur le marché de gros de l’accueil des MVNO et l’autonomie commerciale
des MVNO sur le marché de détail ". Les opérateurs
doivent également " proposer dans les meilleurs délais
aux MVNO déjà présents sur leur réseau d’adapter
les termes de leurs contrats de manière à bénéficier
de ces prescriptions ".
Les niveaux 2 et 3 correspondaient à
des engagements renforcés sur le plan technique et sur le plan économique.
Les termes exacts des clauses correspondantes
sont explicités au paragraphe 3.3.3 du document 2 de l’annexe à
la décision n°2010-0199 de l’ARCEP.