L’Autorité lance une consultation publique sur les enjeux de la généralisation du haut débit sans-fil à l’ensemble du territoire et sur l’identification des fréquences nécessaires
Paris, le 13 juillet 2007
Le spectre hertzien constitue un actif immatériel de
l’Etat dont la valorisation représente un enjeu majeur pour la société
et l’économie françaises. Le rapport de la Commission sur l’économie
de l’immatériel rappelle que les revenus générés
par l’utilisation du spectre hertzien sont estimés à plus de 200
milliards d’euros par an en Europe, soit près de 2% du PIB européen.
Mais la ressource hertzienne est intensivement utilisée
et devient une ressource rare. Le développement de solutions technologiques
innovantes sur l’ensemble du territoire est aujourd’hui freiné par cet
accès restreint au spectre hertzien.
Or les services de communications électroniques mobiles
sont sur le point de connaître la même évolution que celle
qu’ont connue ces dernières années les services fixes avec le
développement de l’ADSL, à savoir une transition accélérée
vers le haut débit. En effet, l’accès mobile au haut débit
devrait naturellement s’inscrire dans le prolongement des offres Internet fixe
pour assurer au consommateur, où qu’il se situe sur le territoire, une
continuité d’accès à ses services Internet, dans ou en
dehors de son domicile ou de son entreprise.
Identifier de nouvelles fréquences pour le développement
des services
Il convient de se donner les moyens pour que cette évolution
puisse se réaliser. Il faut dès lors identifier des ressources
en fréquences supplémentaires, et en particulier des fréquences
basses, pour que ces services puissent être offerts sur l’ensemble du
territoire au cours de la prochaine décennie. En effet, les fréquences
basses présentent des caractéristiques de propagation (portée
et pénétration dans les bâtiments) bien meilleures que les
fréquences hautes, inadaptées pour réaliser une couverture
étendue du territoire en services mobiles à haut débit.
L’opportunité historique du dividende numérique
Dans ce contexte, le passage de la télévision
analogique à la télévision numérique se révèle
une opportunité historique. La diffusion d’une chaîne en numérique
nécessite environ six fois moins de ressources qu’une chaîne transmise
en mode analogique. La numérisation de l’offre audiovisuelle analogique
hertzienne permet donc de dégager des ressources pour de nouveaux services
dans des bandes basses. Les fréquences ainsi libérées
constituent le " dividende numérique ".
Dans ce cadre, l’Autorité lance une consultation
publique sur les enjeux liés aux nouvelles fréquences pour les
réseaux d’accès aux services de communications électroniques.
Cette consultation publique s’inscrit dans une stratégie globale de gestion
et d’identification de ressources en fréquences pour les services innovants
menée par l’Autorité et pour laquelle d’autres consultations ont
déjà été réalisées.
La première partie vise à préciser les
stratégies d’accès au spectre pour les services de communications
mobiles dans un contexte de généralisation de l’accès Internet
haut débit mobile au cours de la prochaine décennie et le besoin
spécifique en fréquences basses. Le développement et la
généralisation des services d’accès Internet haut débit
mobile devraient représenter le besoin principal du secteur des communications
électroniques vis-à-vis de l’accès aux fréquences
basses.
En complément de ce besoin, les technologies d’accès
sans fil contribuent aussi au développement des services d’accès
Internet fixe sur l’ensemble du territoire. La deuxième partie de cette
consultation s’attache à quantifier l’apport des technologies sans fil
au développement de ces services.
La troisième partie présente un état des
travaux d’identification de ressources supplémentaires en fréquences,
en se concentrant sur celles en dessous de 1 GHz, dans le cadre des travaux
français et européens sur le dividende numérique.
Enfin, la quatrième partie vise à mesurer les
développements industriels et les projets de déploiement de services
dans les fréquences du dividende numérique. Elle vise par ailleurs
à appréhender l’impact de ces travaux d’harmonisation sur la politique
industrielle en France et en Europe dans le domaine des communications électroniques.
Le texte de la consultation est disponible sur le site Internet
de l’Autorité.
Les réponses à cette consultation doivent parvenir
à l’Autorité avant le 26 septembre à 17h.
Contact : courriel
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Les documents associés
La consultation publique (pdf - 488 Ko)
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