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FTTH

La France leader européen de la production de fibre optique. 

Paris, le 29 septembre 2010

Au moment où le cadre réglementaire du très haut débit est en voie de finalisation en France, l’ARCEP a souhaité mieux connaitre les industriels du secteur et, de manière plus générale, l’ensemble des entreprises participant à l’écosystème de la fibre optique.

•    Deux entreprises internationales de production de fibre optique ont en effet une forte implantation sur le territoire français : Draka à Douvrin (Pas de Calais) et Acome à Mortain (Manche).


Après la visite de l’usine Acome effectuée le 24 juin 2010 par le directeur général de l’ARCEP Philippe Distler, Jean-Ludovic Silicani, président de l’Autorité, accompagné de collaborateurs de l’ARCEP, s’est rendu la semaine dernière dans le Pas-de-Calais pour visiter l’usine de Douvrin et rencontrer les dirigeants de l’entreprise et les présidents des deux associations professionnelles du secteur : le SYCABEL et la FIEEC.

•    La bonne compréhension des technologies et des équipements FTTH utilisés par les opérateurs est un élément important de la régulation car les informations qu’en tire l’ARCEP lui sont nécessaires pour édicter, de façon pertinente, le cadre réglementaire du déploiement de la fibre.

Pour le président de l’ARCEP, « Il est essentiel pour l’ARCEP d’aller sur le terrain. Ces déplacements et ce dialogue entre l’ARCEP et les industriels complètent le dialogue quotidien entre le régulateur et les opérateurs, et l’aident ainsi à mieux définir sa régulation »

Ainsi, à titre d’exemple, le président de l’ARCEP et ses collaborateurs ont pu faire les constatations suivantes lors de cette visite :
- Dans un simple câble de 16mm de diamètre, il est possible de loger 720 fibres ; chaque fibre permettra un débit quasi illimité et, au démarrage, un débit de 100Mbit/s symétrique
- La fibre est environ cinq à dix fois plus économe en volume occupé dans le génie civil que les anciens câbles en cuivre ; ainsi un câble optique de 144 fibres a un diamètre de moins de 10 mm
- Grâce à une « alchimie » savante entre les différents types de verre et d’enveloppes protectrices, les industriels arrivent aujourd’hui à rendre souples les câbles de fibres, ce qui leur permet de suivre les murs, les plinthes, de subir des torsions importantes, alors même que la fibre optique reste faite de verre, un matériau pourtant fragile et cassant.
- Compte-tenu de la finesse d’une fibre, l’épaisseur d’un câble n’est pas proportionnel au nombre de fibres qu’il contient : ainsi un câble de 36 fibres a environ 7 mm de diamètre, un câble de 144 fibres environ 10 mm, et un câble 720 fibres, environ 16 mm. Le quadri-fibres ne nécessite donc pas quatre fois plus de câbles, mais seulement un câble 1,5 fois plus large, câble restant très mince et de dimension sensiblement inférieure à celle de la boucle locale en cuivre.


•    La priorité réaffirmée à la fibre.

Le président de l’ARCEP a, à cette occasion, une nouvelle fois réaffirmé que le très haut débit constituait « la principale priorité de l’ARCEP ». « Nous utilisons tous les moyens existants pour accélérer le déploiement des réseaux en fibre optique, solution la plus pérenne pour améliorer durablement les débits disponibles » a-t-il indiqué.

Jean-Ludovic Silicani a par ailleurs expliqué que « pour enclencher le cercle vertueux de baisse des coûts unitaires et d’amplification des déploiements pour le bien de tous, l’apport des industriels du secteur sera fondamental : la capacité d’innovation sur les équipements comme sur les techniques de pose, en permettant de réduire les temps et donc les coûts de pose de la fibre, jouera un rôle décisif. »

« Pour que cette action d’innovation soit fructueuse, je vous invite à être une force de proposition vis-à-vis des opérateurs et des collectivités territoriales » a-t-il ajouté en s’adressant aux représentants des industriels présents.


•    Le rôle essentiel de la formation


Enfin, le président de l’ARCEP a poursuivi en mettant l’accent sur la formation : « Les moyens humains constituent un facteur clé dans les coûts d’un réseau optique et peuvent devenir le goulot d’étranglement sur les volumes de production. Pour les éviter, il faut que les pouvoirs publics et les acteurs économiques combinent leurs efforts pour faciliter la formation et le recrutement de ce personnel».

Soulignons à cet égard l’exemple du centre de formation aux métiers du très haut débit, créé à Mortain, dans la Manche dans le cadre d’un partenariat public privé entre l’industriel Acome, la communauté de communes et le pays de la Baie du Mont Saint Michel. Ce centre d’expertise du très haut débit, unique en Europe, est animé au-travers d’une convention avec Novea, une association voisine dédiée à l’innovation. La convention Acome-Novea permet de former plusieurs centaines de personnes par an, techniciens, installateurs, vérificateurs, ingénieurs, mais aussi architectes, bureaux d’étude, syndics d’immeuble, etc.

Philippe Distler, le directeur général de l’ARCEP, en déplacement à Mortain en juin dernier pour participer à la « Fête du très haut débit » organisé chaque année par Acome, avait accepté de parrainer la première promotion de « techniciens réseaux et services très haut débit » qui, au terme d’une formation qualifiante d’un an, ont déjà tous trouvé un emploi.



ANNEXE
FICHE d’IDENTITE des usines de fibre optique en France


1/ l’usine de Draka à Douvrin

L’usine de fabrication de fibre optique (pour des usages de télécommunications) de Douvrin est la plus grande d’Europe, et l’une des cinq ou six plus importantes du monde. Cet établissement industriel, qui compte environ 400 collaborateurs (de l’ouvrier spécialisé à l’ingénieur en R&D), fabrique chaque jour plus de 50.000 kilomètres de fibre optique télécoms, soit la moitié de la production mondiale de Draka, groupe industriel néerlandais numéro deux mondial de la fibre optique

La Division Fibre Optique de Draka Communications, dont les implantations industrielles (usines en propriété propre ou en joint-ventures) se situent sur quatre continents, assure 18% de la production mondiale de fibres (un marché de 180 millions de km de fibre consommé chaque année, dont 100 millions en Asie, la Chine représentant à elle seule la moitié du marché mondial). Fait rare pour un industriel européen, ses unités européennes exportent leurs produits vers la Chine, la capacité de production locale n’étant pas encore suffisante.

L’unité de Douvrin est le principal site de production de la Division Fibre Optique de Draka, mais aussi un centre de R&D et un centre de décision. Sur un site de 15 hectares, l’usine représente près de cinq hectares de bâtiments, dont 70% de salles blanches. Sur son site français, le groupe exploite ses procédés les plus avancés, dont il a la pleine propriété industrielle. C’est à Douvrin que Draka a récemment investi dans une nouvelle génération de machines de production, conçues par ses propres ingénieurs, implantant ainsi en France la technologie la plus récente et la plus performante pour la fabrication de fibres optiques.


2/ L’usine d’ACOME à Mortain
Doté du statut de Scop (société coopérative et participative), le groupe ACOME est avec 1350 collaborateurs, un industriel français exploitant une unité de production intégrée de fibres optiques, de câbles à fibres optiques et de câbles cuivre. Le groupe comprend quatre sites de production dans le monde, le principal étant à Mortain, dans la Manche. Le site de Mortain, avec ses 1000 collaborateurs, outre d’importants moyens de production, inclut également la R&D, l’ingénierie, la logistique groupe, ainsi que la plateforme expérimentale du CETHD (Centre d’Expertise du Très Haut Débit).

ACOME est l’un des quatre principaux producteurs européens de fibres optiques monomodes. Sa capacité de production est de plus de 3 millions de km de fibres câblées par an. L’entreprise offre par ailleurs des solutions pour le déploiement des réseaux à très haut débit : FTTH, CATV, FTTx, x DSL, pour toutes sortes d’environnements en infrastructure extérieure (installation en conduites, en façades, en égouts, en aérien, immergée, autoroutes, voies ferrées, métros…) ainsi que pour les colonnes montantes d’immeubles.

En 2009, ACOME a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 267 millions d’euros, dont 50% en télécommunications, plus de la moitié hors de France.



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