Le grand dossier dégroupage La France est restée au cours de l'année 2005 le leader européen
du dégroupage. Avec, à la fin 2005, un parc de lignes dégroupées
estimé par l'ARCEP à 2.82 millions, le dégroupage représente aujourd'hui
le premier mode d'accès utilisé par les opérateurs alternatifs pour
concurrencer, sur le marché de détail, les offres haut débit de
l'opérateur historique.
L'année 2004 avait été marquée par la forte extension géographique
des zones couvertes en dégroupage et l'essor considérable du nombre
d'accès dégroupés, essentiellement en dégroupage partiel. En 2005,
la tendance est à la consolidation ; les deux événements marquant
de l'année passée ont été l'essor du dégroupage total et l'intervention
croissante des collectivités locales.
L'essor du dégroupage
total
Au 31 décembre 2005, le parc de lignes dégroupées est estimé par
l'ARCEP à 2.82 millions, soit 2 228 000 lignes en dégroupage partiel
et 592 000 lignes en dégroupage total.
Contrairement au cas du dégroupage partiel, l'abonné qui souscrit
à une offre de dégroupage total auprès d'un opérateur alternatif
n'a plus à payer d'abonnement téléphonique à France Télécom : c'est
désormais l'opérateur alternatif qui lui fournit l'ensemble des
services (accès à Internet, téléphonie sur IP, télévision sur DSL
etc.).
Les chiffres publiés trimestriellement par l'ARCEP montre que le
dégroupage total a connu un réel essor au cours de l'année 2005
- son parc a été multiplié par 6 - , et supplante désormais, en
flux net, le dégroupage partiel : + 64 % pour le dégroupage total
au 4ème trimestre 2005 contre + 3.5 % pour le dégroupage partiel.
Pour apprécier la réalité du marché, il faut noter que l'augmentation
nette du parc d'accès partiellement dégroupés tient compte, d'une
part, du recrutement de nouveaux abonnés en dégroupage partiel et,
d'autre part, du départ de certains abonnés du dégroupage partiel
vers le dégroupage total.
1107 sites dégroupés
Au 31 décembre 2005, France Télécom a livré aux opérateurs alternatifs
1107 sites de dégroupage, soit 1058 en métropole et 49 dans les
DOM.
L'année 2005 a été marquée par un tassement de l'extension des
zones dégroupées ; la couverture de la population en dégroupage
n'a augmenté qu'à la marge, en passant de 52 % à 54 % (ces taux
estimés ne tiennent pas compte de la notion d'éligibilité* des lignes
desservies).
L'intervention des collectivités locales
Parmi les 168 nouveaux sites livrés en métropole par France Télécom
au cours de l'année 2005, plus des trois quart l'ont été grâce à
l'intervention des collectivités locales, principalement autour
de quatre projets de réseaux d'initiative publique (Alsace, Loiret,
Oise et Pyrénées Atlantique).
En confiant à des délégataires le déploiement de réseaux de fibre
départementaux ou régionaux, les collectivités locales prennent
ainsi le relais de l'extension de la couverture du dégroupage en
facilitant l'accès, par les opérateurs nationaux du dégroupage,
aux répartiteurs desservis par ces réseaux.
* éligibilité : une ligne rattachée à un répartiteur
équipé pour le dégroupage peut, dans certains cas, ne pas être éligible
aux services proposés par cet opérateur, du fait de sa longueur.
Les lignes très longues entraînent en effet un affaiblissement marqué
du signal, qui les rend non éligibles au haut débit.
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