Les études commandées par l'ARCEP Evaluation du niveau des champs électromagnétiques produits par les
Réseaux locaux radioélectriques RLAN ou WLAN (WiFi) / Etudes Supélec - Le rapport final - phase 1 - décembre 2003 (publication avril 2007) - La synthèse des études conduites par Supélec - décembre 2006 (publication avril 2007)
L'Autorité publie une étude dressant un panorama actualisé des études
scientifiques sur la santé, ainsi qu'une étude sur les aspects
juridiques de l'implantation des antennes-relais (janvier 2003) - Le communiqué de presse l'Autorité - Présentation de l'étude INERIS (janvier 2002) - Télécommunications et environnement : le cas des réseaux de téléphonie mobile (Etude RAMBAUD-MARTEL) (novembre 2002)
Le contexte actuel et les acteurs concernésLe texte de base relatif à la question " fréquences et santé " sur lequel s’appuient, à la fois, la réglementation européenne et les textes français parus ou encore à paraître(1), est la recommandation du Conseil des ministres de l’Union européenne du 12 juillet 1999(2) . Les valeurs limites d’exposition retenues par cette recommandation sont celles préconisées par un organisme international dépendant de l’OMS(3). L’Autorité, pour sa part, introduit dans le cahier des charges des opérateurs actuels et futurs l’exigence essentielle relative à la protection de la santé. Il faut signaler que les valeurs limites d’exposition définies ci-dessus sont d’ores et déjà appliquées par les opérateurs de téléphonie mobile à titre volontaire. Enfin, dès que les textes français entreront en vigueur, l’Agence nationale des fréquences assurera le contrôle des obligations des opérateurs a priori ( déclarations de conformité des sites faites sous la responsabilité des opérateurs) et a posteriori (par des mesures sur sites). De nombreuses interrogations sont apparues au cours de ces derniers mois, en particulier au niveau des élus, relayant eux-mêmes certaines inquiétudes de nos concitoyens à propos de possibles effets sur la santé des rayonnements électromagnétiques. Le débat s'est à ce jour assez largement focalisé sur le phénomène le plus visible, à savoir l'implantation des antennes-relais de radiotéléphonie mobile (GSM). Mais dans sa réalité scientifique, il peut concerner tout autant les fréquences audiovisuelles. L'analyse ci-après se limite cependant au contexte du GSM. Dans ce contexte, l’Autorité est régulièrement interrogée sur la réglementation applicable à l’installation d’antennes de radiotéléphonie mobile ou sur les incidences éventuelles sur la santé humaine des rayonnements émis par ces antennes. Elle avait été amenée, en mai 1999, à attirer l’attention du Premier ministre sur l’émergence d’inquiétudes et de questions relatives aux effets des fréquences sur la santé, en suggérant la création d’un groupe de travail interministériel chargé de réfléchir sur ce thème. Dans ce contexte, l’Autorité a jugé utile de faire le point sur la réglementation applicable à l’exposition du public aux champs électromagnétiques pour ce qui concerne l’utilisation des équipements radioélectriques entrant dans la constitution des réseaux de télécommunications dont elle a la charge. L’Autorité veille au respect par les opérateurs autorisés des dispositions réglementaires qui leur incombent. Il est important de souligner que, parmi de nombreuses études scientifiques qui ont été réalisées dans le monde, " aucune n’a permis de conclure que l’exposition à des champs de radiofréquences émis par les téléphones portables ou leurs stations de base ait une influence néfaste quelconque sur la santé "(4).
Une réglementation européenne
qui s’appuie sur des travaux scientifiques internationaux
Sous l’égide de l’OMS, l’ICNIRP(5)
a fixé des valeurs limites en matière de champs électromagnétiques,
qu’elle recommande de ne pas dépasser. Ces valeurs servent d’ores
et déjà de base à des normes européennes provisoires,
et ont été reprises dans la recommandation du Conseil des
ministres de l’Union européenne du 12 juillet 1999 n°519/1999/CE
relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques
(de 0 à 300 GHz)(6).
Poursuivant dans cette voie, l’Europe a entrepris d’élaborer
une série de nouvelles normes harmonisées, lesquelles sont
en cours de rédaction par le CENELEC(7).
Chaque type d’équipement radioélectrique fera l’objet d’une
norme spécifique. Pour ce qui concerne le domaine des télécommunications,
la première norme harmonisée européenne, disponible
depuis le mois de juillet 2001 sous la référence EN 50360
publiée au JOCE, s’applique aux téléphones mobiles(8).
Les autres normes concernant les équipements radioélectriques,
dont notamment les émetteurs utilisés dans les stations
de base des réseaux mobiles (les antennes-relais) seront disponibles
entre fin 2002 et mi 2003.
Par ailleurs, la directive dite R&TTE, qui concerne
les équipements hertziens et les terminaux a complété
le champ des exigences dites " essentielles ", sur
les aspects liés à l’exposition des personnes aux champs
électromagnétiques. La réglementation française
sur un sujet très attentivement suivi par les pouvoirs
publics
La jurisprudence administrative s’est prononcée
à plusieurs reprises sur le sujet des valeurs limites d’exposition
générés par des équipements de télécommunications
: le président du Tribunal administratif de Bordeaux, dans son
ordonnance du 29 mars 2001, a considéré " qu’il
ressort des pièces du dossier et notamment des documents produits
(…) qu’au delà d’un rayon de 1 mètre (…) les valeurs d’intensité
de champ magnétique et d’induction magnétique seront très
largement inférieures à celles dont le respect est préconisé
par la recommandation 1999/519/CE du Conseil de l’Union Européenne
du 12 juillet 1999 susvisée, laquelle doit être regardée,
en l’absence (…) [de] directives communautaires et de dispositions législatives
ou réglementaires plus précises, comme définissant
des normes auxquelles il y a lieu de se référer pour apprécier
si une installation produisant des champs électromagnétiques
ne présente pas de risques excessifs pour la santé des populations
voisines de cette installation ; que les normes ainsi définies,
en fixant des niveaux d’exposition très sensiblement inférieurs
à ceux au-delà desquels, en l’état actuel de la science,
il pourrait être possible de craindre, même si leur existence
n’est pas démontrée, des risques pour la santé, prennent
en compte les exigences du principe de précaution (…) ".
La réglementation nationale, à l’élaboration
de laquelle l’Autorité est associée, relève d’un
niveau interministériel.
Les dispositions qui sont applicables dans le cadre
de la réglementation comprennent en particulier la définition
des valeurs des paramètres pertinents limitant l’exposition des
personnes aux champs électromagnétiques. Ces dispositions
relèvent du Ministère des affaires sociales, en charge du
dossier correspondant.
La Direction générale de la santé(9)
du Ministère des affaires sociales a publié au début
de l’année 2001, le rapport d'un groupe d'experts indépendants
présidé par le Docteur Zmirou (10)
qui propose notamment des conditions de mise en œuvre de la recommandation
du Conseil des ministres de l’Union européenne du 12 juillet 1999
pour le cas particulier de l’utilisation des équipements de télécommunications
mobiles. Le rapport du Docteur Zmirou qui a servi de base à un
plan d'action du gouvernement élaboré dans le cadre d'un
groupe de travail interministériel, est disponible, ainsi que des
informations sur ces aspects réglementaires et sur le calendrier
prévisionnel associé, auprès de la DGS.
Pour ce qui concerne les dispositions plus spécifiques
au domaine des télécommunications, l'ordonnance n° 2001-670
du 25 juillet 2001(11) a transposé
la directive n° 1999/5/CE relative aux équipements terminaux de
télécommunications et aux équipements radioélectriques(12).
L’ordonnance modifie le code des postes et télécommunications
dans la définition des exigences essentielles(13)
de sécurité pour y introduire les aspects de santé
prenant en compte notamment l'exposition des personnes aux champs électromagnétiques
tels que ceux mentionnés dans la recommandation n°1999/519/CE.
L’ordonnance prévoit un décret en vue de l'adoption des
valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques
générés par les équipements de télécommunications
et de radiodiffusion. Ce décret préparé par le ministère
délégué à la santé en association avec
le secrétariat d’état à l’industrie et les ministères
chargés de l’environnement et de l’équipement a été
adopté le 3 mai et publié au JO le 5 mai 2002 sous le n°2002-775
(le décret,
l'avis de l'ART).
Un arrété publié le 17 novembre 2001(14)
au JO avait déjà modifié les autorisations des opérateurs
GSM en transcrivant la recommandation européenne du 12 juillet
1999 qui fixe des valeurs limites d'exposition aux champs électromagnétiques. le décret relatif aux valeurs limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques le décret relatif aux valeurs limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques (3 mai 2002 - JO du 5 mai 2002)l'avis de l'Autorité l'avis de l'Autorité (18 avril 2002)Une réglementation juridiquement contraignante, assortie d’un contrôle de son applicationD'ores et déjà, l'Autorité a entrepris
la modification des cahiers des charges des réseaux qu'elle a autorisés
afin d'y introduire l'exigence essentielle de santé définie
par l'ordonnance. Par ailleurs, depuis la parution du décret, les
valeurs limites, appliquées jusqu'à présent à
titre anticipatif et volontaire par les opérateurs, sont devenues
réglementaires et sont prises en compte dans le traitement des
autorisations des sites radioélectriques utilisés dans les
réseaux autorisés.
Dans ce contexte, l’Agence nationale des fréquences
(ANFR)(15) assure au plan national
la mise en place de différents moyens techniques. Le premier concerne
la modélisation de sites radioélectriques qui permet une
évaluation a priori, indépendante de celle des opérateurs,
du respect des dispositions applicables à l’exposition des personnes
aux champs électromagnétiques. Cette modélisation
sert également de base à la rédaction de prescriptions(16)
simples et facilement applicables à l’installation d’antennes dans
différentes configurations de sites radioélectriques afin
de garantir a priori la conformité de ces sites aux dispositions
réglementaires correspondantes. Enfin, l’ANFR a établi une
méthodologie de mesure sur sites qui permettra un contrôle
a posteriori du respect des dites dispositions. Ces moyens sont
désormais opérationnels. Des informations plus détaillées
sur ces aspects techniques, ainsi que les modalités associées,
sont disponibles auprès de l’ANFR.
L’Autorité souligne également l’importance
de l’article 19 de la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001(17)
qui prévoit que l’Agence française de sécurité
sanitaire environnementale remettra au Gouvernement et aux assemblées
parlementaires, avant le 30 septembre 2002, un rapport sur l’existence
ou l’inexistence de risques sanitaires d’une exposition au rayonnement
des équipements terminaux et installations radioélectriques
de télécommunications. Cette disposition s’avère
complémentaire à celle introduite par l’article L. 32.
12° du code des postes et télécommunications sur les exigences
essentielles.
Il convient de souligner, au stade de la définition
d'un cadre réglementaire sur la problématique d'exposition
aux radiofréquences, que le débat ne saurait être
circonscrit à la seule question des téléphones portables
et des antennes-relais des stations de base. De nombreuses autres sources
de rayonnement existent, bien que peu souvent évoquées,
mais qui sont en tout état de cause génératrices
elles aussi de champs radioélectriques.
L'appréciation, en cours au travers d'études nationales,
européennes et internationales, des possible effets sanitaires
de ces émissions, doit être conduite de manière globale,
même si à l'évidence des mesures sectorielles spécifiques
liées à l'usage, à la structure des réseaux
et aux caractéristiques techniques des équipements, doivent
être réalisées.
En savoir plus : rapport des sénateurs Lorrain et Raoul, rapport Zmirou, plaquette du ministère de la santé, informations des opérateurs, etc...En savoir plus La plaquette d'information du ministère de la Santé (17 juin 2008) http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/dossiers/sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante/depliant-information-telephones-mobiles-sante-securite.html Organismes internationaux
OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : http://www.who.int/fr/ et plus particulièrement : http://www.who.int/topics/electromagnetic_fields/fr/
EMF project (International EMF Project): http://www.who.int/peh-emf/fr/index.html
L'ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) (5-7 mai 2008) : http://www.icnirp.de Europe
Commission Européenne Direction Générale de la Santé et des consommateurs et plus spécialement : http://ec.europa.eu/health/ph_determinants/environment/environment_fr.htm L'Opinion du Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN ou SCENIHR en anglais) (21 mars 2007) : http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/scenihr_o_007.pdf Le programme COST281 (Potential Health Implications from Mobile Communication Systems) : http://www.cost281.org/
France
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques : Les incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile par le député Alain GEST, le 4 novembre 2009 / Le rapport (pdf - 243 pages) Les avis et les rapports d'experts de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET) http://www.afsset.fr/index.php?pageid=712&parentid=424
Rapport "téléphonie mobile et santé" présenté à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques par les sénateurs Jean-Louis Lorrain et Daniel Raoul (6 novembre 2002) http://www.senat.fr/noticerap/2002/r02-052-notice.html Le site de la Direction Générale de la Santé : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/dossiers/sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante.html Le rapport Zmirou (17 juin 2001) : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/dossiers/sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante/telephones-mobiles-leurs-stations-base-sante-rapports-scientifiques/rapport-zmirou-2001.html
Le site de la fondation Santé et radiofréquences : http://www.sante-radiofrequences.org/ Les mesures de champs réalisées par l'ANFr (Agence Nationale des fréquences): http://mesures.anfr.fr La rubrique santé de l'ANFr: http://www.anfr.fr/index.php?cat=sante&page= Les opérateurs informent les utilisateurs
Bouygues Télécom SFR France Télécom et AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) : www.mobile-et-sante.fr (1)Leur élaboration, en cours, relève des ministères chargés de la santé, de l'industrie, de l'environnement et de l'équipement
(2)" Recommandation du Conseil des ministres de l'Union européenne du 12 juillet 1999 n°519/1999/CE relative à la limitation de l'exposition du public aux champs électromagnétiques (de 0 à 300 GHz) "
(3)Organisation Mondiale de la Santé
(4)Aide-mémoire n°193 de l'OMS révisé en juin 2000
(5)Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants
(6)La recommandation 1999/519/CE, s'appliquant de 0 Hz à 300 GHz, concerne tous les équipements et appareils électriques susceptibles de créer des champs électromagnétiques.
(7)Le CENELEC (Comité européen de normalisation électrotechnique) est l'organisme européen chargé de la normalisation de l'ensemble des équipements électriques et électroniques incluant les aspects liés à l'exposition des personnes aux champs électromagnétiques créés par ces équipements
(8)CENELEC EN 50 360 : 2001 Norme de produit pour la mesure de conformité des téléphones mobiles aux restrictions de base relatives à l'exposition des personnes aux champs électromagnétiques (300 MHz - 3 GHz)
(9)DGS : 8 avenue de Ségur, 75007 Paris, www.santé.gouv.fr
(10)" Les téléphones mobiles, leurs stations de base et la santé ; Etat des connaissances et recommandations ; Rapport final au Directeur Général de la Santé "
(11)" Ordonnance n° 2001-670 du 25 juillet 2001 portant adaptation au droit communautaire du code de la propriété intellectuelle et du code des postes et télécommunications " publiée au JORF du 28 juillet 2001
(12)" Directive 1999/5/CE du Parlement Européen et du Conseil du 9 mars 1999 concernant les équipements hertziens et les équipements terminaux de télécommunications et la reconnaissance mutuelle de conformité ". Cette directive couvre l'ensemble des émetteurs radioélectriques à l'exception des " (…) appareils utilisés exclusivement dans des activités ayant trait à la sécurité publique, la défense, la sécurité de l'Etat (…)" ainsi que d'autres équipements utilisés dans des applications de sécurité maritime ou aéronautique.
(13)Code des postes et télécommunications article L. 32 - 12° Exigences essentielles " On entend par exigences essentielles les exigences nécessaires pour garantir dans l'intérêt général la santé et la sécurité des personnes (…) "
(14)Arrêté du 14 novembre 2001 modifiant diverses autorisations d'établissement et d'exploitation de réseaux de télécommunications ouverts au public - exposition du public aux champs électromagnétiques (JO du 17 novembre 2001 p. 18319)
(15)ANFR, 78 avenue du Général de Gaulle, BP400 94704 Maisons-Alfort cedex, www.anfr.fr
(16)Le Centre scientifique et technique du bâtiment a établi des règles pratiques d'installation des stations de base visant notamment à délimiter des périmètres de sécurité autour des antennes relais
(17)loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 portant diverses dispositions d'ordre social, éducatif et culturel
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