République Française

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Médiathèque (vidéo et audio)

Les interviews vidéo et réalisations audiovisuelles de l'ARCEP en 2014

Sommaire

Bilan de six années de régulation des télécoms et des postes
Interview de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP (19 décembre 2014)

Modèle économique postal
Interview de Nicolas ROUTIER, directeur général adjoint, directeur général services-courrier-colis du groupe La Poste (10 décembre 2014)

Coup d'œil dans le rétroviseur du marché des télécoms
Interview de Catherine MAUSSION, journaliste à Libération (le 5 décembre 2014)

Rachat de SFR par Numericable, concentration sur le marché des télécoms …
Interview de Bruno LASSERRE, président de l'Autorité de la concurrence (27 novembre 2014)

Zoom sur la neutralité du net aux Etats-Unis
Interview de Winston MAXWELL, avocat associé, Hogan Lovells (17 novembre 2014)

La télévision du Parlement européen met le marché français des télécoms à l'honneur
Reportage de la chaîne de télévision Europarltv (24 octobre 2014)

Numérique et innovation
Interview de Mathieu NEBRA,co-fondateur d'OpenClassrooms, responsable des innovations pédagogiques (21 octobre 2014 )

Colloque 2014 de l'ARCEP : vers la "grande convergence" des réseaux de communications électroniques ?
Les vidéos, découpées par intervenants, dans les différentes tables rondes (9 octobre 2014 )

Notation financière des entreprises et des Etats
Interview de Carol SIROU, présidente de Standard & Poors France (22 septembre 2014 )

Coup d'œil dans le rétroviseur du marché des télécoms
Interview de Solveig GODELUCK, journaliste aux Echos (le 26 septembre 2014)

Convergence des réseaux (5/5) : l'avenir du net
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (3 octobre 2014)

Convergence des réseaux (4/5) : la gouvernance du net
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (26 septembre 2014)

Convergence des réseaux (3/5) : le partage de la valeur entre les acteurs de l'écosystème numérique
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (19 septembre 2014)

Convergence des réseaux (2/5) : la net neutralité
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (12 septembre 2014)

Convergence des réseaux (1/5)
Interviews de Vinton CERF, co-inventeur du protocole TCP/IP, chef évangéliste chez Google, et de
Louis POUZIN, inventeur du datagramme et de Cyclades (5 septembre 2014)

L'explosion du trafic internet dans le monde à horizon 2013-2018
Interview d'Eric GREFFIER, Directeur des architectures technologiques, Cisco (25 juillet 2014)

" Smart, enquête sur les internets "
Interview de Frédéric MARTEL, auteur et journaliste (émission Soft Power sur France Culture) (18 juillet 2014)

Le Grand Paris, un métro pour le XXIème siècle, le métro le plus 'digital' du monde
Interview de Jérome COUTANT, responsable du numérique à la Société du Grand Paris (11 juillet 2014)

Politique des fréquences
Interview de Joëlle TOLEDANO, ancien membre du collège de l'ARCEP, membre du conseil d'administration de l'Agence nationale des fréquences (2 juillet 2014)

Financement des télécoms et rôle de la notation
Interview de Patrice COCHELIN, Responsable Analytique Telecom & Technologie EMEA, et Xavier BUFFON, Coordinateur Secteur Telecom EMEA , S&P (18 juin 2014)

Régulation
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (16 juin 2014)

Startups et innovation
Interview de Nicolas BELLEGO, directeur du projet "Mobile Technologies" au sein de l'incubateur Paris Région Lab (13 juin 2014)

Concurrence, investissement et consumérisme dans la téléphonie mobile
Interview d'Yves LE MOUËL, directeur général de la Fédération française des télécoms (28 mai 2014)

Téléphonie mobile, concurrence et consommateurs
Interview d'Alain BAZOT, président de l'UFC-Que choisir (21 mai 2014)

Marché des télécoms en Europe
Interview d'Ignacio GARCIA ALVES, chairman and chief executive officer, Arthur D. Little (16 mai 2014)

De l'open data au " gouvernement ouvert "
Interview d'Henri VERDIER, directeur de la mission Etalab (18 avril 2014)

Rencontre avec le régulateur mauritanien
Interview de Mohamed Yahya OULD HORMA, président du Conseil national de régulation de Mauritanie (11 avril 2014)

Régulation du secteur ferroviaire
Interview de Pierre CARDO, président de l’ARAF
(2 avril 2014)

Technologies innovantes
Interview de Jean-Michel DALLE, directeur d'Agoranov, incubateur public d'entreprises de technologies innovantes (28 mars 2014)

Formation et évolution du secteur des télécoms
Interview de Dominique ROUX,docteur ès sciences économiques, professeur à l'université Paris-Dauphine, ancien membre de l'Autorité (21 mars 2014)

Déploiement du très haut débit
Interview de Pierre MIRABAUD, président du comité de concertation France très haut débit (14 mars 2014)

Retour sur le Mobile World Congress 2014
Interview de Vincent MAULAY, analyste télécom, Oddo Securities (7 mars 2014)

Retour sur le CES 2014
Interview de Xavier DALLOZ, analyste, XDC (21 février 2014)

Numérique et solidarité
Interviews de Jean DEYDIER, directeur général d'Emmaüs Connect et de Magali PANTOBE, chargée du développement de Connexions Solidaires à Marseille (14 février 2014)

Protection des données personnelles
Interview de Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente de la CNIL (7 février 2014)

Consommateurs
Interview de Nadia ZIANE, responsable du pôle représentation et défense des intérêts des familles et des territoires – Familles rurales (31 janvier 2014)

Cérémonie des vœux de l'ARCEP 2014 à la Sorbonne
Les discours de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP et de Fleur PELLERIN ministre déléguée chargée de l'économie numérique (27 janvier 2014)

Marché des entreprises et télécom
Interview de Bernard DUPRÉ, président de CRESTEL (24 janvier 2014)

Innovation et capital-risque dans le secteur culturel
Interview de Steven HEARN, directeur de Créatis (17 janvier 2014)

Partage de fréquences
Interview de Joëlle TOLEDANO, ancien membre de l'ARCEP, chargée d'une mission sur la régulation et le partage du spectre pour l'innovation (10 janvier 2014)

Bilan de six années de régulation des télécoms et des postes
Interview de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP (19 décembre 2014)

C'est l'heure du bilan pour Jean-Ludovic Silicani. Après six années passées à la tête de la régulation française - un mandat irrévocable mais non renouvelable - , le président de l'ARCEP quittera ses fonctions le 3 janvier 2015. Un mandat bien rempli qui peut et doit s'apprécier, selon lui, en fonction des objectifs fixés au départ : achever la construction du marché des télécoms concurrentiel et efficace - " La France dispose désormais d'acteurs tous convergents, un cas unique dans le monde "- et lancer de façon industrielle le très haut débit fixe et mobile -" Un objectif lui aussi atteint avec 45 % des ménages pouvant accéder au très haut débit fixe et 80% à la 4G ". Quant au secteur postal, Jean-Ludovic Silicani insite sur "Les évolutions importantes que va connaître La Poste qui restera toutefois une grande entreprise de service au public ".

Pouvoirs et moyens de l'ARCEP dans l'accomplissement de sa mission, fiertés et regrets dans la régulation des acteurs, arrivée de Free Mobile sur le marché, avenir des deux secteurs régulés, souvenirs de l'institution … Jean-Ludovic Silicani revient sur les chantiers qui ont marqué son mandat et exprime sa " fierté d'avoir dirigé cette horlogerie de précision qu'est l'ARCEP, une administration d'élite, exceptionnelle par les missions que la loi lui a assignées et par la très grande qualité de ses personnels ".

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 171

Modèle économique postal
Interview de Nicolas ROUTIER, directeur général adjoint, directeur général services-courrier-colis du groupe La Poste (10 décembre 2014)

Depuis plusieurs années, La Poste doit faire face à une profonde mutation de son environnement économique liée, notamment, à l'accélération de la baisse des volumes de courrier : - 6,2% en 2013, sur un revenu de 10,5 milliards d'euros (-3,2%) pour 16,1 milliards d'objets échangés. Des évolutions similaires sont constatées dans de nombreux autres pays, notamment en Europe. Elles témoignent d'une baisse des usages postaux qui coïncide, notamment, avec la numérisation croissante des échanges. Seul le marché du colis est épargné par la baisse tendancielle du secteur avec 331 millions d'objets distribués (en croissance de 1%) et un revenu de 1,6 milliard d'euros (+2,3%) en 2013.

" Tous les ans, au 1er janvier, nous savons que 600 à 700 millions d'euros de chiffres d'affaires vont disparaitre, c'est-à-dire presque l'équivalent de la marge de notre groupe ", déplore Nicolas Routier. Mais le directeur général adjoint du groupe La Poste, qui entame sa quatrième décennie au sein de cette institution créée par Louis XI, reste résolument optimiste : " La richesse de notre modèle, c'est d'avoir plusieurs activités (…). Grâce à la puissance de notre réseau - bureaux de poste et facteurs -, nous avons beaucoup de services à rendre, y compris dans la société numérique, aux entreprises et aux Français ". Analyse de la baisse du courrier, relais de croissance, price cap et qualité du service universel, Nicolas Routier livre sa vision de la transformation du groupe postal. Un groupe solide, présent dans 40 pays, qui totalise quand même 22,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 170

Coup d'œil dans le rétroviseur du marché des télécoms
Interview de Catherine MAUSSION, journaliste à Libération (le 5 décembre 2014)

Elle a suivi, pendant une vingtaine d'années, plusieurs secteurs économiques, et surtout celui des télécommunications, pour le quotidien Libération.
Avant de se poser rue Béranger, elle traitait déjà de ces questions, sous un angle consumériste, pour le mensuel de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Catherine Maussion est une " historique ". Du monopole à aujourd'hui, elle a tout vécu : l'ouverture à la concurrence du secteur des télécoms, l'entrée de Bouygues Télécom sur le marché du mobile, la création de l'ART (devenue l'ARCEP), l'arrivée de la Freebox et du triple play, les bagarres homériques entre opérateurs… " La concurrence a été un bien pour le client final ", estime -t-elle. " On peut discuter de son incidence sur l'emploi et sur l'investissement, mais au final, le bilan est favorable au consommateur ". Les chantiers à venir, selon elle, pour les régulateurs : la neutralité du net et les libertés individuelles.

Coup de chapeau à une journaliste talentueuse qui, par son écriture, a su mieux que personne sublimer l'interconnexion, le dégroupage ou la terminaison d'appel.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 169

Rachat de SFR par Numericable, concentration sur le marché des télécoms …
Interview de Bruno LASSERRE, président de l'Autorité de la concurrence (27 novembre 2014)

Au terme de l'examen du projet de prise de contrôle exclusif de SFR par Numericable, l'Autorité de la concurrence (ADLC) a, le 27 octobre dernier, autorisé l'opération sous réserve de plusieurs engagements de la part de Numericable. Hier, 27 novembre, le texte de la décision (177 pages), expurgé du secret des affaires, a été publié.

Quelles sont les questions que se pose l'ADLC dans le cadre d'un projet de concentration ? Sur quels critères décide-t-elle d'autoriser ou non une opération ? Comment mène-t-elle cette analyse ? Comment prend-telle en compte les avis des régulateurs sectoriels (ARCEP et CSA) ? S'agissant du rachat de SFR par Numericable, quelles étaient les principales questions concurrentielles à analyser ? Plus largement, comment l'Autorité de la concurrence voit-elle le processus de consolidation qui s'est engagé dans le secteur des télécoms, en France et en Europe ?

Bruno Lasserre détaille les engagements pris par Numericable : ouverture du réseau câblé à ses concurrents, pas de frein ou de désincitation au déploiement du FttH (par Bouygues Telecom, d'une part, et par Orange, d'autre part), vente d'Outremer Telecom à la Réunion et à Mayotte, vente de l'infrastructure DSL de Completel sur le marché entreprise, et muraille de Chine avec Vivendi (qui garde 20% du capital du nouvel ensemble) pour éviter toute distorsion de concurrence sur le marché de la télévision payante.

Interrogé sur sa vision de la consolidation, Bruno Lasserre répond : " je ne suis pas adepte du meccano, je n'ai aucune vision préalable ni pensée unique. La qualité de la concurrence ne vient pas d'un nombre idéal d'acteurs, ni d'un chiffre magique, mais des incitations qui seront maintenues entre les opérateurs pour qu'ils puissent continuer à se faire une concurrence non seulement en termes de prix, mais aussi en qualité et en innovation ".

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 168

Zoom sur la neutralité du net aux Etats-Unis
Interview de Winston MAXWELL, avocat associé, Hogan Lovells (17 novembre 2014)

Initié aux Etats-Unis il y a une vingtaine d’années, le débat sur la neutralité de l’internet traduit la place croissante de l’internet dans la société et son importance pour le développement d’un tissu économique moderne, compétitif et innovant.

En janvier 2014, le débat est revenu sur le devant de la scène américaine, avec l’annulation partielle, par un tribunal, d’une décision de la FCC (Federal Communications Commission) en la matière.

Dès lors, l’autorité de régulation a lancé, en mai 2014, une vaste consultation publique afin d’établir de nouvelles règles. Si démocrates et républicains s’accordent à vouloir maintenir un internet libre et ouvert, le débat s’avère en revanche très vif sur la nécessité ou non de réguler. Pour les républicains, sans preuve de blocage massif et de préjudice auprès des consommateurs, la nécessité de réguler semble prématurée. Les démocrates estiment, quant à eux, nécessaire d’anticiper de tels actes qui s’apparentent à de la discrimination.

Avocat spécialiste du sujet, Winston Maxwell expose les divergences de point de vue des politiques, la position des acteurs économiques (FAI, fournisseurs de contenus), ainsi que les enjeux de ce débat qui, selon lui, « apparait transposable en Europe, à la différence près que la concurrence permet plus facilement de changer d’opérateur ». Une différence de taille.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 167

La télévision du Parlement européen met le marché français des télécoms à l'honneur
Reportage de la chaîne de télévision Europarltv (24 octobre 2014)

A l'occasion de la discussion du " paquet télécom " par le Parlement européen, Europarltv, la chaîne de télévision du Parlement s'est déplacée à Paris pour réaliser un reportage sur l'incidence de la régulation sur la vie quotidienne du consommateur. Le journaliste Arnaud Demolder souhaitait en effet comparer les marchés français et belge et comprendre le rôle des opérateurs et les besoins des consommateurs : quels sont les défis de la 4G et du très haut débit fixe pour les opérateurs français ? Les règles de la concurrence sont-elles respectées, fonctionnent-elles de manière optimale ? Quel rôle l'ARCEP joue-t-elle dans ce processus ? Pourquoi y-a-t-il de telles différences de prix et de services entre les opérateurs français et ceux d'autres pays d'Europe ?

Autant de questions auxquelles Philippe Distler, membre du collège, a répondu.

Le reportage de 5 minutes a été diffusé sur la plateforme internet www.europarltv.eu, et sur plusieurs chaînes européennes.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 166

Numérique et innovation
Interview de Mathieu NEBRA,co-fondateur d'OpenClassrooms, responsable des innovations pédagogiques (21 octobre 2014 )

A l’avant-garde du développement des MOOC – massive open online course – Openclassrooms est une plateforme de cours en ligne. C’est en 1999 que l’idée a vu le jour alors que Mathieu Nebra, son jeune co-fondateur, fréquente encore les bancs du collège. Transformé en entreprise en 2007, le site, qui est aussi une maison d’édition, génère à présent un chiffre d’affaires annuel de 1,5 millions d’euros.

Le crédo d’OpenClassrooms : accélérer le partage de connaissances en rapprochant les meilleurs professeurs des étudiants les plus motivés (« Great teachers, bright classmates »). Avec une communauté de près de 900 000 professeurs et étudiants, qui peuvent accéder à près d’un millier de cours gratuits en ligne, une seule limite semble freiner l’essor de la start-up qui veut « révolutionner l’éducation » : le très haut débit. L’usage de plus en plus important de la vidéo nécessite en effet que les utilisateurs puissent accéder rapidement au très haut débit, sans quoi la qualité des cours est dégradée et celle de l’apprentissage moins bonne. Explications de Mathieu Nebra.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 165

Colloque 2014 de l'ARCEP : vers la "grande convergence" des réseaux de communications électroniques ?
Les vidéos, découpées par intervenants, dans les différentes tables rondes (9 octobre 2014 )

Jeudi 9 octobre, l'ARCEP a organisé son colloque international annuel sur le thème " Vers " la grande convergence " des réseaux de communications électroniques ? ". Rassemblant entreprises, universitaires et pouvoirs publics pour échanger sur ce sujet, l'événement a attiré environ 300 personnes.

La page spéciale colloque

La VOD découpée par intervenant

Notation financière des entreprises et des Etats
Interview de Carol SIROU, présidente de Standard & Poors France (22 septembre 2014 )

La notation a mauvaise presse en France. La crise financière est passée par là. Pourtant, la notation financière permet aux entreprises, aux banques, aux assurances, aux collectivités territoriales, aux Etats, de rencontrer des investisseurs et de se financer en émettant de la dette. " La notation n'est ni l'alpha, ni l'omega, ni un jugement de valeur ; c'est un outil technique qui permet d'inscrire un risque sur une échelle, qui va de 3A à D, et qui permet à des investisseurs de faire des choix ", explique Carol Sirou qui préside le bureau parisien de l'agence américaine Standard & Poors. De la notation, beaucoup ont une image négative. Pourtant, " actuellement, la situation de très forte liquidité dans le marché bénéficie à la France ", estime Carol Sirou, qui a également assumé, en 2005, la direction des notations souveraines et du secteur public pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.

Quel est le rôle d'une agence de notation ? Comment la note est-elle attribuée ? Quel impact cette note a-t-elle sur les entreprises notées ? Pourquoi les taux restent-ils négatifs sur le marché du crédit alors que la note de la France a légèrement baissé ? Est-il bon de racheter des entreprises plus grosses que soi en s'endettant ? Pourquoi la notation fait-elle aussi peur ? Décryptage pédagogique.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 164

Coup d'œil dans le rétroviseur du marché des télécoms
Interview de Solveig GODELUCK, journaliste aux Echos (le 26 septembre 2014)

Elle est unanimement reconnue pour ses compétences professionnelles, sa rigueur et son lumineux sourire. Solveig Godeluck, qui a couvert le secteur des télécommunications pendant cinq ans au service High Tech Médias du quotidien économique Les Echos, a quitté ce poste pour de nouvelles aventures journalistiques, toujours au sein des Echos, où elle suit, depuis peu, les questions sociales.

Auteur de plusieurs livres sur l'économie d'internet , cette spécialiste des nouvelles technologies, qui a enquêté sur les stratégies des fonds d'investissement (Les pirates du capitalisme - Albin Michel, 2008 , avec Philippe Escande), a écrit pour L'Express, Le Point, et le Nouvel Observateur, et a tiré le portrait de femmes polytechniciennes, quitte un secteur " assez combatif, avec des opérateurs très rentre dedans, très actifs ", bref " un secteur où il y a toujours du nouveau et plein de choses à raconter ! ".

Au moment de partir, cette journaliste aussi curieuse qu'enthousiaste a accepté de nous donner sa vision du marché, sa perception du régulateur, et de nous confier quelque uns de ses souvenirs. Coup de chapeau à une journaliste talentueuse.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 163

Convergence des réseaux (5/5) : l'avenir du net
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (3 octobre 2014)

Vinton Cerf : " On peut raisonnablement avancer que l'internet va devenir de plus en plus connecté. L'enjeu majeur réside dans la capacité de donner accès à internet dans le monde entier (…). Je table sur une vitesse croissante et plus élevée, ainsi que sur un internet plus accessible au fil du temps. Ce qui implique bien sûr de nouvelles opportunités pour des applications innovantes, personne n'ayant le monopole de la créativité. La créativité est uniformément diffuse à travers le monde, et j'aspire à libérer tout son potentiel en faisant de l'accès à internet une cause mondiale ".

Louis Pouzin : " Je crois que le point le plus urgent, c'est l'accès (…). Dans des quantités d'endroits sur la planète, on n'a pas accès à l'internet de manière satisfaisante ou pas accès du tout. C'est certainement une des limitations les plus persistantes et retardatrices du développement de l'internet (…). Il y aura aussi et toujours en permanence des tentatives d'espionnage, il ne faut pas se faire d'illusions. Mais pas au niveau où ça se passe actuellement ".

Droit à l'oubli, multilinguisme, lutte contre l'espionnage généralisé, protection de la confidentialité, confiance et sécurité font aussi, pour nos deux pionniers, partie de l'avenir du net, dernier thème de notre série vidéo avant le colloque international de l'ARCEP qui se déroulera jeudi 9 octobre prochain sur le thème de " la grande convergence des réseaux ".

Nous vous donnons rendez-vous en direct sur le site, en français et en anglais, pour suivre les débats de cette grande conférence ! Les interviews de Vinton Cerf et de Louis Pouzin seront publiées dans leur intégralité à cette occasion.

> Le programme du colloque de l'ARCEP

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 162

Convergence des réseaux (4/5) : la gouvernance du net
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (26 septembre 2014)

Louis Pouzin : " Que les Etats-Unis le veuillent ou non, nous allons vers une localisation des opérations de gouvernance qui consisteront, dans bien des cas, à tout simplement ignorer ce que fait l'Icann. L'Icann finalement n'a aucun pouvoir ! Nous avons en fait une grande liberté de manœuvre qui, aujourd'hui, n'a absolument pas été utilisée par les pays, auxquels on a vendu l'idée de la gouvernance en 1998, à une époque où ils n'avaient aucune idée de ce qu'était l'internet. Maintenant, ils sont piégés dans ce système et en sortir, c'est toujours le même problème : tout le monde veut bien, mais à condition de ne pas être le premier "

Vinton Cerf : " Les tensions politiques que suscite la liberté d'expression ont amené certains pays à vouloir ériger une sorte de bouclier autour de leurs domaines internet (…). Une attitude qui pourrait conduire à l'éclatement d'internet, un phénomène à mon sens aussi grave que préjudiciable à plusieurs titres, en tête desquels, bien évidemment, figure l'élimination du droit d'échanger des informations avec quiconque dans le monde qui, rappelons-le, a eu un impact fondamentalement positif sur la croissance du PIB, mais aussi, plus simplement, sur le développement de la connaissance humaine ".

Face à la domination américaine, un rapport du Sénat préconisait cet été que l'Union européenne propose un nouveau modèle de gouvernance de l'internet, dont la France et l'Allemagne seraient les fers de lance. Objectif : assurer l'indépendance et la démocratie dans cette gouvernance. Faut-il une gouvernance de l'internet et comment ? Un éclatement du réseau est-il à craindre ? Réponses croisées de Vinton Cerf et de Louis Pouzin.

La semaine prochaine : suite et fin de notre série vidéo, avec nos pionniers du réseau des réseaux, sur l'avenir du net.

> Le programme du colloque de l'ARCEP

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 161

Convergence des réseaux (3/5) : le partage de la valeur entre les acteurs de l'écosystème numérique
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (19 septembre 2014)

Vinton Cerf : " De nombreuses institutions ont en réalité l'opportunité de mettre au point de nouvelles applications au niveau supérieur de l'internet avec, à la clé, la possibilité d'en dériver des bénéfices considérables ". " Je pense que vous bénéficiez en France d'une utilisation et d'un accès particulièrement significatif à internet, et je ne vois aucune raison qui s'opposerait à l'émergence de nouvelles innovations au sein du milieu des affaires et de la communauté académique en France ".

Louis Pouzin : " Les fournisseurs de contenus vivent des données personnelles ou marketing qu'ils prélèvent sur le réseau, d'une part, et des impôts qu'ils ne paient ni en France, ni dans les pays européens, ni ailleurs, d'autre part. Ils disposent d'un gros revenu parce qu'il n'est pas contrôlé du tout, il est complètement hors norme et hors contraintes légales. Ce devrait être pris en compte lorsque l'on veut établir un partage du gâteau".

Si le numérique est une révolution indéniable de notre quotidien, qu'en est-il de son modèle économique et du partage de la valeur entre les différents acteurs de la chaine, qui conditionne l'élaboration de ces nouveaux modèles économiques ? Réponses croisées de Vinton Cerf et de Louis Pouzin.

La semaine prochaine : suite de notre série vidéo, avec nos pionniers du net, sur le thème de la gouvernance du net.

> Le programme du colloque de l'ARCEP

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 160

Convergence des réseaux (2/5) : la net neutralité
Interviews croisées de Vinton CERF, et de Louis POUZIN, pionniers de l'internet (12 septembre 2014)

Consacrer la neutralité du net dans la loi : depuis plusieurs années, ce principe fondateur du net fait partout débat.  Pour Vinton Cerf : " L'enjeu est de savoir s'il existe réellement une concurrence loyale permettant à d'autres solutions d'accéder à internet ". Louis Pouzin : " Au niveau du réseau IP, il est tout à fait normal qu'il y ait des traitements de ce que l'on transmet en fonction des usages. Pourquoi ne pas le traiter également en fonction de ce que paie ou désire l'utilisateur ? ".

Alors que plusieurs sites américains, Netflix en tête, participaient, cette semaine aux Etats-Unis, à une journée nationale de protestation contre le risque d'un internet à deux vitesses et que le Conseil d'Etat vient, en France, de formuler 50 propositions destinées à concilier innovation numérique et droits fondamentaux en proposant, notamment, de consacrer le principe de neutralité du net à l'échelle mondiale, Vinton Cerf et Louis Pouzin partagent leur vision de ce sujet polémique.

La semaine prochaine : suite de notre série vidéo, avec les pères fondateurs du net, sur le partage de la valeur entre les acteurs de l'écosystème.

> Le programme du colloque de l'ARCEP

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 159

Convergence des réseaux (1/5)
Interviews de Vinton CERF, co-inventeur du protocole TCP/IP, chef évangéliste chez Google, et de
Louis POUZIN, inventeur du datagramme et de Cyclades (5 septembre 2014)

Le 9 octobre prochain, l'ARCEP organise un colloque international sur la convergence des réseaux. Les réseaux et services de communications électroniques sont en effet entrés dans un vaste mouvement de transformation : des composantes techniques à l'origine distinctes (Wi-Fi, ADSL, FttX…) s'unifient autour de l'architecture IP et des services de données, la connectivité à haut et très haut débit tire parti à la fois des infrastructures fixes et mobiles, et les offres commerciales fixes et mobiles, jusqu'alors distinctes, s'effacent devant les offres triple ou quadruple play.

Bref, la grande convergence numérique est en route et transforme les modèles économiques des acteurs, leur positionnement dans la chaine de valeur mais aussi la régulation. Comment les pères fondateurs de l'internet voient-ils ces évolutions ? Deux d'entre eux, Vinton Cerf et Louis Pouzin, ont accepté de nous parler du réseau des réseaux et de son avenir.

C'est le premier épisode d'une série de cinq qui seront diffusés chaque semaine dans notre Lettre Hebdo jusqu'au colloque du 9 octobre. Thème de cette semaine : internet, un réseau en perpétuelle évolution. La semaine prochaine : la neutralité du net.

> Le programme du colloque de l'ARCEP

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 158

L'explosion du trafic internet dans le monde à horizon 2013-2018
Interview d'Eric GREFFIER, Directeur des architectures technologiques, Cisco (25 juillet 2014)

Cisco publie chaque année une étude (" VNI ") qui donne des prévisions mondiales de trafic internet sur les cinq années à venir. Eric Greffier nous présente les principaux enseignements - ils sont au nombre de quatre - de la cuvée 2014 : le nombre d'utilisateurs d'internet dans le monde va atteindre 4 milliards à horizon 2018 ; le nombre d'objets connectés (y compris les terminaux mobiles et les TV) va atteindre 21 milliards ; le besoin en bande passante va croître d'un facteur 2,6 ; la 4G et la mobilité vont tirer le trafic " avec une composante vidéo très forte ".

Trois facteurs expliquent cette croissance du trafic : le smartphone - plus que la tablette - va être l'appareil qui sera le plus utilisé pour consommer des services internet. La typologie des applications consommées va évoluer : 79% du trafic sera de la vidéo. Enfin, le comportement sociétal va changer : on va passer d'un mode passif de consommation de la vidéo à un univers marqué par une consommation de type point à point car " nous allons tous de plus en plus communiquer en vidéo ".

La France se situe " dans le peloton de tête en termes de consommation et en termes d'usages - le triple play y a été inventé, le smartphone y est très répandu " : la consommation va croitre d'un facteur " fois deux " en cinq ans. Pour le directeur des architectures techniques de Cisco, pour pouvoir absorber cette consommation de données, le besoin d'un réseau " toujours plus performant, plus robuste et sécurisé " se fera encore sentir dans les cinq ans à venir. Car " le phénomène vidéo va, à travers les tablettes, les télés connectées, la 4K, les échanges vidéo, vraiment devenir le mode de consommation standard à l'avenir ".

L'étude Visual Networking Index 2014

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 157

" Smart, enquête sur les internets "
Interview de Frédéric MARTEL, auteur et journaliste (émission Soft Power sur France Culture) (18 juillet 2014)

Dans un livre intitulé " Smart " (terme que l'on pourrait traduire par " agile ", " malin " et qui correspond à la 3ème phase du web - celle du smartphone, des smart grids, du smart car - , celle où les acteurs sont aussi des producteurs de contenus et utilisent les nouvelles technologies pour " changer la vie, changer le monde, changer les usages "), Frédéric Martel se livre à une enquête sur " les internets dans le monde ". Pourquoi les internets et non pas internet ?

L'auteur, qui s'est rendu pour les besoins de son enquête dans une cinquantaine de pays et a mené des milliers d'entretiens en face à face, défend une thèse totalement contre-intuitive : " internet n'abolit pas les limites géographiques, ne dissout pas les identités culturelles, mais les consacre ". Pour lui, si les plates-formes restent globales et si les outils sont internationaux, les contenus, eux, restent en effet " extrêmement locaux, territorialisés, fragmentés ". " L'information, les contenus restent liés à des frontière symboliques, la langue, la culture, … ".

- La Silicon Valley ?
" C'est moins un endroit, un lieu géographique, qu'un état d'esprit ". " La Silicon Valley est extrêmement singulière, et donc peu réplicable ".

- La Chine ?
" Le seul pays au monde capable de bâtir un internet national offensif ", à la fois par patriotisme, et pour permettre la censure. Il s'agit d'un internet " avisé expansionniste, lié à la volonté très grande des chinois de créer, non pas leur propre internet, mais un 2ème internet concurrent de celui de la Silicon Valley ".

- L'affaire Snowden ?
" Pour la plupart des acteurs interrogés sur les cinq continents, c'est un tournant majeur. Il y avait un internet avant Snowden, il y a un internet après Snowden ". " Ce qu'il faut, ce n'est pas affaiblir l'ICANN, mais la moderniser et surtout couper le cordon ombilical avec les américains ".

- Et la France, quels sont ses atouts, ses points faibles ?
" Pour une part nous sommes puissants - tant la France que l'Union européenne - et nous avons la capacité d'exister en vidéo en streaming, dans le streaming musical ; on est aussi très bons sur les applications, dans les moteurs de recherche verticaux, dans les contenus en général. Et, dans le même temps, nous sommes parfois affaiblis par la difficulté de garder nos champions nationaux et européens ". " Je fais confiance à l'écosystème français. J'espère qu'Orange, Free et les autres sauront non seulement être des géants du numérique, mais seront suffisamment ouverts et malins pour agréger autour d'eux, dans une forme de cluster, les start up qui formeront l'internet de demain "

Entretien en face à face.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 156

Le Grand Paris, un métro pour le XXIème siècle, le métro le plus 'digital' du monde
Interview de Jérome COUTANT, responsable du numérique à la Société du Grand Paris (11 juillet 2014)

La société du Grand Paris (SGP) a récemment présenté les résultats de l'appel à manifestation d'intérêt qu'elle avait lancé quelques mois auparavant pour " inventer le métro le plus digital du monde ". Car le projet est à la fois " un enjeu colossal " (rénover toute une infrastructure urbaine pour réaménager le territoire francilien) et " une opportunité " (créer un réseau numérique et numériser les futures gares). La SGP va en effet doubler le métro de Paris : pas moins de 72 gares vont être créées sur les sept nouveaux tronçons. Un projet de longue haleine qui va s'étaler jusqu'en 2030.

Pour Jérôme Coutant, responsable numérique de la SGP (et ancien membre de l'ARCEP), " l'appel à manifestation a entrainé un enthousiasme massif des acteurs de la filière numérique, de ceux des transports, ainsi que des acteurs de la ville ". Ainsi, 115 contributions ont été déposées par 170 organisations, " des réponses de très bonne qualité ". Il s'agissait de préparer le futur territoire de la métropole, avec son infrastructure, certes, mais aussi de mener une réflexion sur le rôle futur des gares, qui deviendront des lieux de coworking, des living labs, et non plus de simples lieux de passage. Sans oublier la question de l'ouverture des données, souvent réclamée dans les contributions. Certaines pistes d'action envisagées par la SGP bénéficient d'un consensus général : déployer des réseaux très haut débit mutualisés, recueillir les données sur une plate-forme ouverte, programmer des tiers-lieux dans les espaces des gares.

Pour Jérôme Coutant, le projet de transport du Grand Paris va " rendre la ville plus intelligente en la faisant bénéficier des infrastructures numériques en open data. Il s'agit véritablement d'un nouveau terrain de jeu numérique ". Interview

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 155

Politique des fréquences
Interview de Joëlle TOLEDANO, ancien membre du collège de l'ARCEP, membre du conseil d'administration de l'Agence nationale des fréquences (2 juillet 2014)

" Il faut plus de fréquences accessibles à tous sans licence et partager le spectre de façon plus efficace dans certaines bandes de fréquences ". Ancien membre du collège de l'ARCEP et membre du conseil d'administration de l'Agence nationale des fréquences (ANFr), Joëlle Toledano a remis à la secrétaire d'Etat chargée du numérique, le 1er juillet, un rapport sur le spectre, l'innovation et la croissance. Alors que l'augmentation du trafic mobile devrait être multiplié par un facteur compris entre 13 et 25 entre 2011 et 2017 et que l'internet des objets pourrait se traduire par la connexion de 50 milliards d'objets à l'horizon 2020, la question de l'augmentation des besoins en fréquences , qui fait consensus, devient centrale non seulement pour l'économie numérique, mais pour l'économie toute entière. " Il n'existe plus de fréquences disponibles dans les gammes les plus aisément exploitables et il va devenir de plus en plus difficile de recourir aux méthodes classiques ", explique Joëlle Toledano dans son rapport.

Après avoir nourri sa réflexion de nombreuses auditions et étudié les expériences américaine et anglaise - " des précurseurs " - en matière de partage dynamique et d'accès au spectre sans licence, le rapport préconise notamment de faciliter les expérimentations et, dans un contexte de partage accru des fréquences, d'ajuster le contrôle et la prévention des interférences au nouveaux besoins. " Dans cet environnement éminemment technique, on a aussi besoin d'arbitrage stratégique et politique ", estime aussi Joëlle Toledano pour qui l'Etat doit se forger une vision, mais qui plaide également pour une meilleure information des citoyens, afin accroitre l'innovation. Propositions phares du rapport, création d'un commissaire du spectre, expérience des autres pays, " politique industrielle " des fréquences, … Joëlle Toledano répond aux questions de la Lettre Hebdo.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 154

Financement des télécoms et rôle de la notation
Interview de Patrice COCHELIN, Responsable Analytique Telecom & Technologie EMEA, et Xavier BUFFON, Coordinateur Secteur Telecom EMEA , S&P (18 juin 2014)

76% des entreprises du secteur des télécoms ont une "perspective stable", a annoncé le 18 juin Standard & Poors (S&P) lors d'une conférence sur le secteur des télécoms en Europe. Cette annonce signifie que l'agence ne prévoit pas d'abaissement de la note moyenne de ces entreprises pour les 12 à 18 mois à venir. Autrement dit, que la qualité de crédit du secteur des télécoms et des câblo-opérateurs en Europe et au Moyen-Orient va se stabiliser en 2014 et 2015. Ces annonces coïncident, selon S&P, avec l'amélioration graduelle des perspectives économiques en Europe. Les opérateurs télécoms européens ont pâti de la crise des dettes souveraines, du frein sur le pouvoir d'achat des ménages et de l'impact, plus fort qu'attendu, de la concurrence dans le secteur - due à la guerre des prix dans le mobile -, impact toutefois minimisé par la bonne résistance du fixe. Mais cette stabilisation permet désormais aux acteurs d'envisager des refinancements à des taux intéressants et, malgré des croissances plutôt négatives en 2014-2015, une réduction de leur dette.
Que pense S&P du mouvement de consolidation du secteur des télécoms en France et en Europe ? Quelles sont ses prévisions sur le marché français, ainsi que les tendances de long terme ? Qu'est-ce que le travail d'une agence de notation ? Quel est l'impact de la notation sur les entreprises notées ? Existe-t-il une " bonne note " ? Réponses, en moins de 5 minutes, de Patrice Cochelin, Responsable Analytique Telecom & Technologie EMEA, et Xavier Buffon, Coordinateur Secteur Telecom EMEA , chez Standard & Poors.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 153

Régulation
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (16 juin 2014)

Le colloque mondial des régulateurs organisé par l'Union internationale des télécommunications (UIT), a réuni, du 3 au 5 juin à Bahreïn, plus de 650 représentants du secteur des télécommunications venant du monde entier. L'ARCEP y était représentée par Jacques Stern. Depuis plusieurs années, le colloque, qui était au départ principalement un moment de dialogue entre régulateurs du secteur, devient également un forum de discussion entre les régulateurs et les acteurs privés.

Au cours de leurs échanges, les participants ont mis en lumière la portée du numérique et de ses implications pour l'ensemble des économies, des industries, des services et des secteurs d'activité. Seule la troisième journée était réservée aux régulateurs. Ils se sont attachés à présenter les évolutions des pratiques de régulation du secteur pour s'adapter aux évolutions de l'écosystème et des marchés, qui couvrent de plus en plus de domaines. Une des sessions, modérée par Jacques Stern, portait sur le besoin de repenser le cadre de l'octroi de licences pour le spectre. Pourquoi cette question se pose-t-elle aujourd'hui ? Retour sur la 14 ème édition de ce colloque et sur cette importante question de la rareté et de la gestion " efficace " des ressources en fréquences .

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 152

Startups et innovation
Interview de Nicolas BELLEGO, directeur du projet "Mobile Technologies" au sein de l'incubateur Paris Région Lab (13 juin 2014)

Un nouvel incubateur s'est installé depuis le 9 avril dans les récents locaux de Paris Région Lab Incubateur du quartier Boucicaut dans le 15e arrondissement de Paris. Initiative conjointe de Paris Région Lab Incubateur et d'Alcatel OneTouch, le Mobile Technologies Incubateur accompagne six startups spécialisées dans les technologies mobiles. Nicolas Bellego, directeur du projet pour l'incubateur parisien, revient sur la genèse du projet et la manière dont sont suivies les startups incubées. Trois d'entres elles sont en phase d'amorçage, elles doivent définir leur modèle économique et faire aboutir leur projet, les trois autres sont en phase de décollage et ont essentiellement besoin de plus de visibilité. Entre applications centrées sur les nouveaux usages et celles consacrées à la technologie mobile en tant que telle, présentation de ce nouvel acteur dans l'écosystème numérique parisien.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 151

Concurrence, investissement et consumérisme dans la téléphonie mobile
Interview d'Yves LE MOUËL, directeur général de la Fédération française des télécoms (28 mai 2014)

Le 29 avril, l'UFC-Que choisir publiait un bilan positif, pour les consommateurs, de l'arrivée d'un 4ème opérateur sur le marché mobile français. Sensible aux menaces existant sur la capacité d'investissement des opérateurs, la Fédération française des télécoms (FFTélécoms) a publié, le 5 mai, la position des opérateurs membres de la fédération. Après avoir donné la parole à Alain Bazot, président de l'UFC-Que choisir, dans sa dernière Lettre hebdo, l'ARCEP tend aujourd'hui le micro à Yves le Mouël, directeur général de la FFTélécoms.
" Malgré une baisse considérable de leurs revenus et de leurs marges, les opérateurs ont maintenu leurs investissements parce que c'est vital pour eux. Si on rapporte l'investissement au chiffre d'affaires, leur taux d'effort a cru. Jusqu'où peut-il encore croître ? Nous pensons que nous avons atteint la limite à ne pas dépasser ", résume Yves Le Mouël. Pourquoi les opérateurs doivent-ils à tout prix investir ? Un nouvel équilibre entre l'investissement, le dividende, l'emploi et le bien-être des utilisateurs est-il possible ? L'innovation permanente n'est-elle pas le facteur clef ? Yves le Mouël revient sur la logique économique " implacable " qui sous-tend l'évolution actuelle du marché des télécoms dans le monde. Interview.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 150

Téléphonie mobile, concurrence et consommateurs
Interview d'Alain BAZOT, président de l'UFC-Que choisir (21 mai 2014)

Une baisse de la facture de 30 %, une liberté accrue des consommateurs grâce aux offres sans engagement ( 1,6 million de numéros portés chaque trimestre d'un opérateur à l'autre), un effet vertueux pour l'emploi (50 000 emplois indirects créés grâce au surplus de consommation réalisé par les ménages ) et les finances publiques ( l'argent économisé permet d'acheter d'autres produits ou services qui, eux-mêmes, génèrent de la TVA) …

C'est le bilan que, dans une étude publiée le 29 avril, l'UFC-Que choisir a dressé de l'arrivée d'un 4ème opérateur sur le marché mobile français. Un bilan au détriment de la capacité d'investissement des opérateurs, comme le clament ces derniers ? Depuis la publication de l'étude, le débat a redoublé d'intensité et Yves Le Mouël, directeur général de la FFTélécoms, défendra la vision des opérateurs dans notre prochaine Lettre Hebdo.

Pour Alain Bazot, " si l'on veut de la qualité, on ne peut pas ne pas se soucier des investissements des opérateurs. Mais la capacité d'investissement des opérateurs ne dépend pas que des revenus, elle dépend également des coûts et on se dit qu'il y a un certain nombre de leviers à mettre en oeuvre ". Mutualisation plus poussée des réseaux, moindre sur-fiscalité des opérateurs, meilleures conditions d'accès des MVNO au marché de gros, pour le président de l'UFC-Que Choisir, il existe des solutions qui permettent de préserver investissements et dynamique concurrentielle. Interview.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 149

Marché des télécoms en Europe
Interview d'Ignacio GARCIA ALVES, chairman and chief executive officer, Arthur D. Little (16 mai 2014)

" Capex : the long march " : la nouvelle étude annuelle coproduite par Arthur D. Little avec Exane BNP Paribas sur les investissements dans le secteur des télécoms en Europe, présentée le 15 mai, montre que, malgré un secteur dont le chiffre d'affaires continue à baisser (-5% en 2013, dont - 9% dans le mobile), les opérateurs continuent à investir dans les réseaux fixe et mobile (60 à 70 % de Capex). 2014 devrait même être une année record : les investissements en Europe devraient augmenter de 10 % pour atteindre 40 milliards d'euros (36 milliards en 2013).

Les facteurs de croissance sont multiples : la data mobile, la télévision payante et les rapprochements entre acteurs, qu'il s'agisse de fusion des opérateurs ou de partage des réseaux. Dans le mobile, la consolidation peut répondre à une baisse de la rentabilité des investissements qui n'est plus que de 8 % (comme dans le reste des industries de réseaux), contre 20% il y a quelques années. Par ailleurs, pour atteindre une part de marché de 20 à 25% dans le fixe, les alternatifs doivent investir 20% de Capex en plus. Depuis l'été dernier, les cours de Bourse des opérateurs , en hausse, indiquent que les investisseurs s'intéressent à nouveau beaucoup au secteur. " La croissance est là " résume Ignacio Garcia Alves, chairman and chief executive officer chez Arthur D. Little. " Mais il faut retrouver la capacité à valoriser ce qui est à vendre ". Interview.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 148

De l'open data au " gouvernement ouvert "
Interview d'Henri VERDIER, directeur de la mission Etalab (18 avril 2014)

" De l'open data à l'open gov " : tel est le thème de la conférence dite " de Paris " organisée les 24 et 25 avril prochains par la mission Etalab, chargée d'accompagner les administrations dans l'ouverture de leurs données publiques, et par le Conseil national du numérique. Evènement de portée internationale, cette conférence sera l'occasion, selon Henri Verdier, " de cristalliser et creuser toutes les dimensions de cette révolution de la donnée appliquée à l'Etat ". Elle marquera aussi l'entrée officielle de la France dans le partenariat " Pour un gouvernement ouvert ", association internationale regroupant 63 pays, destinée à promouvoir une politique ambitieuse d'open data, partenariat confirmé le 11 avril dernier par le Président de la République lors de de sa visite d'Etat au Mexique.

" L'open data est un geste fort de transparence, mais aussi une porte d'entrée vers la révolution numérique pour la puissance publique ", souligne Henri Verdier qui est aussi membre du comité de prospective de l'ARCEP, créé fin 2009 pour identifier les évolutions à moyen et à long termes dans les domaines relevant de la responsabilité de l'Autorité. Un exercice " quasiment vital " pour comprendre la révolution numérique en cours, dans lequel l'ARCEP tient, pour le directeur général d'Etalab, un rôle central.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 147

Rencontre avec le régulateur mauritanien
Interview de Mohamed Yahya OULD HORMA, président du Conseil national de régulation de Mauritanie (11 avril 2014)

C’est à la fin des années 90 que les pouvoirs publics mauritaniens s’engagent dans une politique sectorielle active en matière de télécommunications et d’accès aux TIC. En 2001, l’opérateur historique Mauritel perd son monopole sur les communications mobiles et l’internet. En 2004, le monopole sur la téléphonie fixe est à son tour levé. Bilan de cette décennie d’ouverture à la concurrence : trois opérateurs privés se partagent le marché et les télécommunications atteignent un taux de pénétration de plus de 90% (contre 73% en 2009, 51% en 2007), essentiellement grâce aux communications mobiles. « Nous avons connu une véritable ruée sur le téléphone mobile, la population étant essentiellement nomade », explique Mohamed Yahya Ould Horma, qui préside, depuis le 20 février, le conseil national de la régulation. Avec un taux de pénétration mobile de 90% (3% pour le fixe), la Mauritanie affiche aujourd’hui la 2ème télé-densité mobile de la sous-région, derrière le Maroc. Interview. 

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 146

Régulation du secteur ferroviaire
Interview de Pierre CARDO, président de l’ARAF
(2 avril 2014)

Le chemin de fer européen est engagé, depuis plus de dix ans, dans de profondes réformes structurelles. L’ouverture progressive du marché ferroviaire européen à la concurrence en est un volet majeur, plusieurs entreprises ferroviaires pouvant désormais faire des offres de transport sur un même réseau, ce qui est déjà le cas, en France, pour le fret (avril 2006) et pour les services internationaux de voyageurs (décembre 2009). Alors que la France est supposée ouvrir à la concurrence le transport national de voyageurs, initialement envisagé en 2019, « la réforme ferroviaire nationale en cours ne prévoit rien » déplore Pierre Cardo, président de l’Autorité  de régulation des activités ferroviaires (ARAF). « On est au mieux en 2019, voire après. On sent que, compte tenu de la position de la SNCF, la France n’a pas trop envie d’ouvrir l’ensemble du trafic de voyageurs ».

Autorité administrative indépendante créée fin 2009, l’ARAF a pour mission de concourir au bon fonctionnement du service public et des activités concurrentielles de transport ferroviaire, au bénéfice des usagers et des clients. A ce titre, le régulateur du rail doit veiller à ce que les différentes entreprises ferroviaires accèdent, de manière équitable et non discriminatoire, au réseau. A cette fin, il valide la tarification de l’accès à l’infrastructure de Réseau ferré de France (RFF) en donnant un avis conforme sur les tarifs des péages. Une mission qui n’est pas sans rappeler celle qu’exerce l’ARCEP en matière de contrôle des tarifs de gros de la fibre ou du dégroupage.

Où en est la concurrence dans le secteur ferroviaire? La réforme ferroviaire examinée cet été à l’Assemblée nationale renforcera-t-elle le rôle du régulateur? Existe-t-il des points communs entre la régulation du secteur ferroviaire et celle des autres industries de réseaux ? Pierre Cardo revient sur les missions de l’ARAF et dresse le bilan, presqu'à mi-mandat, de son action. Une tâche complexe, entre endettement des acteurs et concurrence balbutiante.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 145

Technologies innovantes
Interview de Jean-Michel DALLE, directeur d'Agoranov, incubateur public d'entreprises de technologies innovantes (28 mars 2014)

250 projets incubés, 200 entreprises créées et 2 000 emplois directs générés … : le bilan d'Agoranov parle de lui-même. L'incubateur public est, depuis 12 ans, un acteur incontournable de l'écosystème numérique français.

Fort de ses partenariats avec l'Ecole normale supérieure, Paris Tech, l'INRIA, l'université Paris VI et l'université Paris-Dauphine, Agoranov accompagne 35 start-up de technologies innovantes dans des domaines très variés, et leur offre les outils et infrastructures indispensables à leur croissance, à la fois au sein de son nouveau siège, boulevard Raspail à Paris, mais aussi auprès de ses partenaires : l'Institut de la vision (industries scientifiques) et le 104 (industries créatives).

Le secteur digital et numérique représente 40% des projets incubés par la structure. Certaines sociétés passées par Agoranov sont même devenues des vedettes, telle Critéo, société spécialisée dans le ciblage publicitaire et véritable success story française, qui compte aujourd'hui 1 000 salariés et plus de 3 000 clients à travers le monde et a été introduite au Nasdaq en octobre dernier ; ou encore CAILAB, qui utilise la physique quantique pour multiplexer le transport sur fibre optique.

Jean-Michel Dalle, directeur, revient sur ce qui fait la force d'Agoranov.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 144.

Formation et évolution du secteur des télécoms
Interview de Dominique ROUX,docteur ès sciences économiques, professeur à l'université Paris-Dauphine, ancien membre de l'Autorité (21 mars 2014)

Il y a bientôt 35 ans, Dominique Roux créait, au sein de l'université Paris-Dauphine, un mastère spécialisé dans le management des télécoms et des médias, le « mastère 226 ». Bien avant l'ouverture du secteur à la concurrence, former de futurs cadres aux enjeux économiques et juridiques (et non plus strictement techniques) répondait à un manque. Depuis sa création en 1997, l'ARCEP s'implique dans ce mastère en dispensant - et encore aujourd'hui - des cours sur l'économie et la régulation des télécoms.

La Chaire de l'économie numérique de l'université Paris-Dauphine, dans laquelle s'inscrit le mastère 226, est très active : elle publie, tous les trimestres, un baromètre de l'économie numérique et organise, chaque année, une conférence en partenariat avec l'université de Genève. Alors que la 9ème édition du baromètre qui vient d'être publiée, étudie l'impact des nouvelles technologies sur le travail, les métiers, les fonctions et l'adaptation des formations scolaires et universitaires à ces enjeux, Dominique Roux revient sur les usages de la 4G, et sur les conclusions de la dernière conférence à Dauphine portant sur l'économie et la gouvernance d'internet.

Ouverture à la concurrence, révolution du mobile et de l'internet, convergence des réseaux… Ancien membre de l'Autorité entre 1997 et 2005, Dominique Roux témoigne enfin de la mutation spectaculaire du secteur, et des apports de la concurrence à l'innovation et aux consommateurs.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 143.

Déploiement du très haut débit
Interview de Pierre MIRABAUD, président du comité de concertation France très haut débit (14 mars 2014)

Autrefois, l’Etat pilotait directement - ou via ses opérateurs - les grands chantiers d’infrastructures télécoms. Il y a dix ans, l’article L. 1425-1 a consacré le rôle majeur des collectivités territoriales et de leurs groupements (structures intercommunales telles les EPCI, syndicats mixtes ouverts) dans le déploiement du haut et du très haut débit. « Nous sommes passés d’un système à très fort pilotage étatique à une multitude d’acteurs. L’avantage, c’est que chaque acteur veut réaliser des choses, ce qui donne un vrai dynamisme. Le risque, c’est que le résultat soit morcelé, disparate, d’où la nécessité de piloter le système. Mais les temps ont changé et une certaine décentralisation des réseaux publics est, aujourd’hui, un facteur de développement plus rapide qu’un système central», estime Pierre Mirabaud, préfet honoraire, président du comité de concertation France très haut débit dont le rôle est d’accompagner l'instruction des projets des collectivités.

« Sur chaque dossier, nous faisons en sorte de travailler en bonne harmonie pour que l’investissement soit maximisé, sans redondance, pour aboutir au réseau le plus performant possible, au moindre coût - l’argent public et privé étant rare -, afin d’obtenir la satisfaction des clients finaux ».

Alors qu’un GRACO technique a réuni, mercredi 12 mars, les collectivités, les opérateurs et l’ARCEP, Pierre Mirabaud explicite les missions du comité France très haut débit et revient sur la montée en débit – « une attente très forte des territoires » - et le déploiement du très haut débit dans notre pays.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 142.

Retour sur le Mobile World Congress 2014
Interview de Vincent MAULAY, analyste télécom, Oddo Securities (7 mars 2014)

Le Mobile World Congress, qui s'est déroulé fin février à Barcelone, est l'occasion, d'année en année, de faire le point sur les grandes tendances du marché mobile, en particulier chez les opérateurs et les équipementiers. Analyste télécom chez Oddo et fin connaisseur du secteur, Vincent Maulay revient de Barcelone.

Pour lui, plusieurs grandes tendances ont marqué cette édition : l'arrivée de la virtualisation des réseaux qui permet une réduction des Opex et une plus grande innovation marketing, l'intérêt toujours présent pour les petites cellules (small cells) mais dont le déploiement sera plus lent et complexe que prévu, la 5G, déjà au cœur des débats alors qu'elle ne sera pas standardisée avant 2020 mais qui permettra d'ouvrir des fréquences à plus de 10 gigahertz pour densifier les débits dans les zones les plus peuplées, et enfin, un discours moins pessimiste des opérateurs autour de la monétisation de la 4G et de la data mobile.

Vincent Maulay revient également sur les raisons de la présence du patron de Facebook, Marc Zuckerberg, à Barcelone, et sur les relations entre les acteurs classiques de l'écosystème mobile - opérateurs et équipementiers d'infrastructures et de terminaux - et les acteurs OTT.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 141.

Retour sur le CES 2014
Interview de Xavier DALLOZ, analyste, XDC (21 février 2014)

Le Consumer Electronic Show au fond, c’est quoi ? Un concours Lépine de l’innovation ? Un Woodstock pour les geeks ?

« Non », répond Xavier Dalloz, qui s’y rend chaque année depuis près de quinze ans pour accompagner des entreprises françaises : « C’est l’évènement de référence au niveau mondial concernant le numérique. Le CES pèse 1 000 milliards de $, et même 2 300 milliards pour ce qu’on y achète, les objets bien entendu, mais aussi les contenus et les services. C’est donc un salon qui nous concerne tous, dans notre vie quotidienne ».

L’année 2014 a-t-elle marqué une rupture, comme il s’en passe tous les dix ans ? (2004, arrivée de l’iPhone ; 1994, arrivée de l’internet ; 1984, arrivée de la téléphonie mobile).

« Indubitablement, oui. 2014 marque l’arrivée d’une nouvelle génération de produits et de services, le ‘smart everything’, autrement dit le ‘moi au centre de tout’, le ‘moi augmenté’ dans un monde globalement numérique et massivement interconnecté ». Concrètement ? « Les objets qui nous entourent vont devenir des supports de services, fonctionnant dans des écosystèmes, et ce sont les usages qui vont faire leur valeur ».

Quels sont les enjeux ?

Pour Xavier Dalloz, « l’enjeu de demain, c’est assurer la continuité de services avec toute cette connectivité  ». « L’enjeu n’est plus le produit, c’est le service ».

L’affaire Snowden a-t-elle eu une répercussion dans les conférences et les allées de Las Vegas ?

« Bien entendu ! On a maintenant compris que nos données personnelles étaient monétisées, ce qui pose la question de la protection de nos libertés individuelles. Il faut dorénavant réfléchir en termes de gestion de nos identifications, d’anonymisation de nos informations, de création de tiers de confiance, .. ». « Sinon, le danger c’est qu’internet se transforme en malware ».

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 140.

Numérique et solidarité
Interviews de Jean DEYDIER, directeur général d'Emmaüs Connect et de Magali PANTOBE, chargée du développement de Connexions Solidaires à Marseille (14 février 2014)

" Le téléphone constitue, pour les personnes en situation de grande exclusion, la dernière adresse ". C'est pour tenir compte de cette problématique que l'association Emmaüs Connect, membre du mouvement Emmaüs, a été créée en mars 2013. Sa mission ? Aider les personnes en difficulté à développer leur potentiel numérique pour mieux s'insérer dans la société. Outre ses quatre points d'accueil en Ile-de-France (Paris 19, Paris 14, Antony et Saint-Denis), l'association est aujourd'hui présente à Marseille, Grenoble et Lyon, et compte étendre sa présence sur tout le territoire.

Son principal moyen d'action, le programme Connexions solidaires, propose aux bénéficiaires un accompagnement global pendant neuf mois (reconductible sur neuf mois supplémentaires), avec un accès facilité à des offres et des équipements à des tarifs très abordables (les téléphones mobiles et les cartes prépayées y sont vendus cinq à six fois moins cher que sur le marché, grâce à l'aide d'un opérateur - SFR - et d'un équipementier - Huawei -), un service de conseil personnalisé et des ateliers collectifs pour développer les usages.

D'abord attaché à garantir l'accès à la téléphonie aux personnes en situation de grande exclusion, Emmaüs Connect tend désormais à s'adresser au plus grand nombre, à travers des formations permettant de " profiter pleinement de la force du numérique, contributeur de l'insertion dans la société ".

Le 2 juillet 2014, Emmaüs Connect organise, à la Maison de la Chimie (Paris VII), les 1ères Assises des Connexions Solidaires : retenez la date !

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 139.

Protection des données personnelles
Interview de Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente de la CNIL (7 février 2014)

Mardi 4 février, Isabelle Falque-Pierrotin a été réélue présidente de la CNIL, fonction qu'elle occupait depuis 2011. Lors de son nouveau mandat, elle devra poursuivre l'adaptation de la CNIL à un environnement numérique mondialisé, où les données personnelles des citoyens et utilisateurs de chaque pays sont massivement collectées, sans qu'ils en aient parfois conscience, par des acteurs mondiaux, dits over the top. " Les individus sont de plus en plus préoccupés par leurs données personnelles, nous avons une augmentation du nombre des plaintes, 6.000 par an, ce qui est substantiel ", souligne Isabelle Falque-Pierrotin. " En même temps, les personnes continuent à s'exposer et les entreprises à utiliser ces données ".

C'est un fait : l'ère numérique oblige le régulateur à repenser modes de fonctionnement et outils. Mais, pour Isabelle Falque-Pierrotin, les attentes sont en train de changer : " Ce sont à la fois des attentes de protection mais aussi de maîtrise par les individus et d'innovation par les entreprises ". Au-delà, l'un des enjeux majeurs de la CNIL sera de négocier avec les grands acteurs de l'internet qui " moissonnent les données en se disant que le droit européen ne leur est pas applicable (…). Puisque ces données les intéressent tellement, eh bien, monnayons les ! " lance-t-elle. " Nous ne sommes pas impuissants face à ces acteurs. Nous avons des outils dans nos textes et nous pouvons en élaborer de nouveaux ; faisons-le et négocions avec eux ". L'élaboration du projet de règlement européen auquel les CNIL européennes participent devrait apporter des réponses. Régulation de l'internet, gouvernance, " affaire Snowden " - " une rupture dans le paradigme de surveillance " - : Isabelle Falque-Pierrotin répond sans détour à nos questions.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 138.

Consommateurs
Interview de Nadia ZIANE, responsable du pôle représentation et défense des intérêts des familles et des territoires – Familles rurales (31 janvier 2014)

Association agréée de défense des consommateurs, Familles Rurales - qui a fêté ses 70 ans en 2013 - est le premier mouvement familial, avec 180 000 familles adhérentes. Sur près de 10 000 dossiers traités par an, 15% des plaintes reçues par l’association portent sur les télécoms, parmi lesquelles « énormément de questions concernent la qualité de service ». Pour Nadia Ziane, l’information des consommateurs pose elle aussi problème : « Ce que les familles ne comprennent pas, c’est qu’elles paient le même prix que celles qui ont le plus besoin de la dématérialisation puisque éloignées des services, et que ce sont elles qui ont aussi le plus de difficulté à se connecter ».
Le message est clair. Si, dans son combat contre la fracture numérique et pour une information « loyale » des consommateurs, l’association fait de la « concertation » son fer de lance, elle n’hésite toutefois pas à s’en remettre à la justice lorsque le dialogue n’aboutit pas, comme en témoigne la procédure en cours contre un opérateur au sujet de sa communication sur la 4G. En outre, Familles Rurales devrait bientôt pouvoir utiliser une nouvelle arme : l’action de groupe, que devrait consacrer la loi relative à la consommation actuellement discutée au Parlement. Interview.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 137.

Cérémonie des vœux de l'ARCEP 2014 à la Sorbonne
Les discours de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP et de Fleur PELLERIN ministre déléguée chargée de l'économie numérique (27 janvier 2014)


Le discours de Jean-Ludovic Silicani, président de l'ARCEP

Le discours de Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée de l'économie numérique

Marché des entreprises et télécom
Interview de Bernard DUPRÉ, président de CRESTEL (24 janvier 2014)

On ne le sait pas assez : le marché des entreprises est un segment de marché important pour le secteur des télécommunications. Estimé à 13 milliards d 'euros, il représente un tiers des dépenses télécoms des entreprises et des établissements publics (les deux autres tiers correspondant au budget informatique) . Si on prend la totalité des produits et services numériques, il représente même les deux tiers des dépenses… Cloud, M2M, big data, internet des objets, domotique, voiture connectée, … : avant de venir fertiliser les usages grand public, ces nouveaux eldorados numériques se développent d'abord dans le monde de l'entreprise. Ils représentent aussi une réelle opportunité de croissance pour les opérateurs.
" Les entreprises sont un driver d'innovation extrêmement important du numérique… " confirme Bernard Dupré, président de CRESTEL, la branche " entreprises " de l'Association française des utilisateurs de télécommunications (AFUTT). " Mais le jeu concurrentiel sur ce marché n'est pas suffisant ". Assurer un " développement harmonieux et efficace " de ce marché, des TPE aux grandes multinationales, passe aussi, selon Bernard Dupré, par la réponse à trois défis majeurs : la qualité, le prix et la sécurité. Interview.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 136.

Innovation et capital-risque dans le secteur culturel
Interview de Steven HEARN, directeur de Créatis (17 janvier 2014)

C’est pour rompre l’isolement des entrepreneurs culturels – plus de 60 % des acteurs du secteur sont de très petites entreprises -, que Steven Hearn* a eu l’idée de lancer Créatis, une résidence d’entrepreneurs culturels. Fertilisation croisée, pollinisation des idées, mutualisation des ressources, décloisonnement des pratiques artistiques et techniques sont les maitres mots de ce lieu qui parie sur l’échange et le collaboratif comme moteur de l’innovation. Ouverte en avril 2012, soutenue par la ville de Paris, la région Ile-de-France et Oséo, Créatis peut accueillir, au 6ème étage de la Gaité lyrique et dans son extension, boulevard de Sébastopol, jusqu'à 70 entreprises en mode incubateur (pour les start-ups) ou co-working (pour les entreprises déjà créées). Leur sélection, drastique, ne doit rien au hasard : « nous regardons le projet, son business plan et vérifions la compatibilité de l’entreprise avec  celles déjà accueillies », précise Steven Hearn.

Créatis accompagne ainsi le développement des start-ups en leur proposant hébergement, réseau, accompagnement personnalisé et accès facilité aux financements. Bilan au bout de 18 mois d’existence : « Les vingt-six premiers entrepreneurs accueillis ont quasiment créé une centaine d’emplois pérennes ».  Alors que le secteur culturel est souvent perçu comme tributaire des subventions publiques, Steven Hearn a à cœur de démontrer que de nouvelles formes de financement des entreprises culturelles sont possibles : « Pourquoi les mécènes ne deviendraient-ils pas de vrais investisseurs et ne réinvestiraient-ils pas l’argent qu’ils font fructifier dans la culture ? (…) Nous sommes aussi  là pour faire la démonstration qu’il existe un entreprenariat culturel sérieux ». La ministre de la culture et la ministre déléguée chargée de l’économie numérique l’ont pris au mot et lui ont confié, au mois de mai dernier, une mission de concertation, de réflexion et de propositions sur les problématiques liées à l’entrepreneuriat culturel. Les conclusions de ce rapport seront rendues en février prochain.

* Steven Hearn est président de la holding Scintillo, qui regroupe un ensemble d'entreprises filialisées de la culture : l'agence d'ingénierie culturelle Le troisième pôle, la délégation de service public de la Gaité lyrique à Paris, la revue Mouvement, le cinéma Le Saint-André-des-Arts, le magazine Tsugi ou encore le cinéma Galeries à Bruxelles...

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 135.

Partage de fréquences
Interview de Joëlle TOLEDANO, ancien membre de l'ARCEP, chargée d'une mission sur la régulation et le partage du spectre pour l'innovation (10 janvier 2014)

Fleur Pellerin a confié, le 27 septembre dernier, à Joëlle Toledano, économiste, membre du conseil d'administration de l'Agence nationale des fréquences, professeure des universités et ancien membre du collège de l’ARCEP (2005-2011), une mission visant à « identifier les leviers organisationnels, institutionnels, législatifs et réglementaires permettant la mise en œuvre d’une politique du spectre plus ouverte et plus simple, susceptible de favoriser l’innovation et la croissance ». Les fréquences sont une ressource rare « et il n’est pas possible de la fabriquer quand on en manque ! ». Face aux besoins croissant dûs aux nouveaux usages (haut débit mobile, objets connectés…), la gestion du spectre doit donc être optimisée. « Il s’agit notamment d'identifier les bandes de fréquences pouvant être partagées » résume Joëlle Toledano, qui travaille par exemple sur le partage dynamique des fréquences dans la bande 2,3 GHz (une bande utilisée par les militaires) et les espaces blancs.

« L’objectif de nos travaux est de savoir comment marier innovation, réponse aux besoins en spectre de l’ensemble des institutions et absence de brouillage » souligne aussi Joëlle Toledano.  Pour mener à bien ses réflexions, la mission a déjà effectué de nombreuses auditions des acteurs du secteur, nationaux et internationaux. Dans un souci de transparence, la liste de ces auditions est disponible sur un site dédié : mission-spectre2014.fr.  L’ARCEP est bien évidemment étroitement associée à ces travaux dont les recommandations complètes devraient être connues avant la fin du mois de mars 2014.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 134.

Les interviews vidéo et réalisations audiovisuelles des années précédentes

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