République Française

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Médiathèque (vidéo et audio)

Les interviews vidéo et réalisations audiovisuelles de l'ARCEP en 2013

Sommaire

Zoom sur le régulateur des jeux et paris sportifs en ligne
Interview de Jean-François VILOTTE, président de l'ARJEL (20 décembre 2013)

Innovation et financement
Coup d'oeil sur la conférence LeWeb 13 (13 décembre 2013)

La continuité numérique outre-mer
Interview de Philippe DISTLER, membre du collège de l'ARCEP (6 décembre 2013)

Croissance et emploi : les mines d’or numérique
Retour sur le Digiworld Summit 2013 organisé par l’Idate à Montpellier (29 novembre 2013)

L’AMCE fête ses 10 ans !
Interview de Marie Louise DESGRANGE, médiateur des communications électroniques (22 novembre 2013)

Au cœur de l’écosystème numérique parisien
Reportage et interview de Jean-Louis MISSIKA, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation (15 novembre 2013)

Londres, capitale numérique
Reportage et interview de Benjamin SOUTHWORTH, Tech City Investment Organization (8 novembre 2013)

Rencontre avec le régulateur guinéen
Interview d'Emmanuel GNAN, président de l'ARPT (25 octobre 2013)

Rencontre avec le régulateur canadien
Interview de Jean-Pierre BLAIS, président du CRTC (18 octobre 2013)

Starts up et innovation numérique
Interview de Marie-Vorgan LE BARZIC, déléguée générale de Silicon Sentier (11 octobre 2013)

Rencontre avec les régulateurs européens
Interview de Leonidas KANELLOS, président du BEREC (4 octobre 2013)

Colloque 2013 de ARCEP : Quelles perspectives de création et de répartition de la valeur pour les télécoms ?
Interviews de Françoise BENHAMOU, Pierre-Jean BENGHOZI et Jacques STERN (27 sept 2013)

Ambiance geek au cœur de la « Roubaix Valley »
Interview d' Alban SCHMUTZ, vice-président d’OVH, le leader européen des data-centers (20 septembre 2013)

Numérique et développement durable
Interview de Gilles BERHAULT, président du Comité 21* et d'ACIDD**, conseiller développement durable de l'Institut Mines Telecom (13 septembre 2013)

Internet à horizon 2030
Interview de Daniel KOFMAN , directeur du LINCS*, professeur à Telecom ParisTech, membre du comité scientifique de l'OPECST** à l’Assemblée Nationale (6 septembre 2013)

Ethnographie des pratiques numériques d’aujourd’hui
Interview de Joëlle MENRATH et Laurence ALLARD, sociologues, Discours & pratiques (19 juillet 2013)

La 4G, vecteur de croissance ?
Interview de Didier LÉVY, directeur en charge du secteur télécoms chez Arthur D. Little (12 juillet 2013)

Publication du rapport d'activité de l'ARCEP
Interview de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP (5 juillet 2013)

Tour d'horizon du marché de la fibre
Interview de Jacques de HEERE, président d'Acome (28 juin 2013)

Coup de projecteur sur l'ANFr
Interview de Gilles BRÉGANT, directeur général de l'ANFr (21 juin 2013)

Publication du rapport d'activité 2012 du médiateur de la Poste
Interview de Pierre SÉGURA, médiateur du groupe La Poste (14 juin 2013)

L'état du monde numérique en chiffres
Interview de Didier POUILLOT, responsable du DigiWorld Yearbook à l'IDATE (7 juin 2013)

Investissements, modèles économiques et fiscalité
Interview de Pierre LOUETTE, président de la fédération française des télécoms (FFT) (31 mai 2013)

Réunion du « contact network » de l’ORECE à Paris
Interview de Daniel-Georges COURTOIS, membre du collège de l’ARCEP (17 mai 2013)

Validation du VDSL2
Interview de Catherine MANCINI, présidente des comités d'experts cuivre et fibre (26 avril 2013)

Investissements, fréquences, fiscalité, réglementation sur les marchés mobiles
Interview d'Anne BOUVEROT, directrice générale de la GSM Association (19 avril 2013)

La téléphonie mobile a 40 ans
Interview de Michel FENEYROL, ancien directeur du CNET, ancien membre du collège de l'ARCEP (12 avril 2013)

Le suivi de la qualité de service d'Internet
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (5 avril 2013)

Publication de l'observatoire des plaintes et insatisfactions de l'AFUTT en 2012
Interview de Jacques POMONTI, président de l'AFUTT (le 29 mars 2013)

Peering
Interview de Franck SIMON, directeur général de France IX (22 mars 2013)

Publication du rapport de l'Institut Montaigne « Pour un new deal numérique »
Interview de Gilles BABINET, digital champion auprès de la Commission européenne, ancien président du Conseil national du numérique

Visite du Mobile World Congress de Barcelone 2013
Interview de Roland MONTAGNE, directeur du pôle télécom de l’Idate (1er mars 2013)

e-commerce et téléphonie mobile
Interview de François MOMBOISSE, président de la FEVAD (fédération du e-commerce et de la vente à distance) (22 février 2013)

1er bilan du comité stratégique de la filière numérique
Interview de Guy ROUSSEL, vice-président du Comité stratégique de la filière numérique (15 février 2013)

Présentation de la Gaité lyrique
Interview de Jérôme DELORMAS, directeur de la Gaité lyrique (8 février 2013)

Nomination au collège de l'ARCEP
Interview de Philippe DISTLER, nouveau membre du collège de l'ARCEP (1er février 2013)

Nomination au collège de l'ARCEP
Interview de Pierre-Jean BENGHOZI, nouveau membre du collège de l'ARCEP (25 janvier 2013)

Consommateurs et téléphonie mobile
Interview de Reine-Claude MADER, présidente de l’association de consommateurs CLCV (18 janvier 2013)

Neutralité de l'internet et révision du règlement des télécommunications internationales
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (11 janvier 2013)

Zoom sur le régulateur des jeux et paris sportifs en ligne
Interview de Jean-François VILOTTE, président de l'ARJEL (20 décembre 2013)

Au printemps 2010, le législateur décidait d'ouvrir les jeux d'argent et de hasard et les paris sportifs en ligne à la concurrence, afin de satisfaire la demande des joueurs français tout en luttant contre les phénomènes d'addiction et contre l'offre illégale sur internet, représentant alors plus de 90 % du marché. Dans la foulée, il créait une autorité administrative indépendante, l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), avec pour mission d'encadrer et de contrôler le secteur, en délivrant par exemple des agréments aux opérateurs. Trois ans et demi plus tard, ce sont 500 000 joueurs qui, chaque semaine, à partir de 2 millions de comptes ouverts auprès des opérateurs légaux, enregistrent des paris ou jouent en ligne, un secteur qui pèse 8 milliards d'euros de mises en 2012 et 700 millions de produit brut des jeux en France. " La libéralisation a permis un basculement de l'offre illégale vers l'offre légale, mais le risque de manipulation n'a pas disparu, ce qui représente un vrai danger pour l'éthique sportive ", commente Jean-François Vilotte, qui préside l'ARJEL depuis sa création, en mai 2010.

Non content de contrôler les opérateurs et de protéger les joueurs - une campagne de prévention a été lancée mercredi - , l'ARJEL doit non seulement s'assurer de la sécurité et de la sincérité des opérations de jeux, mais encore lutter contre les sites illégaux, la fraude et le blanchiment d'argent. Face aux risques de triche sur des paris enregistrés partout dans le monde via internet, des règles internationales et communautaires harmonisées font encore défaut. " Nous sommes encore loin d'un marché unique des jeux " souligne l'ancien directeur général de la Fédération française de tennis. " Eu égard à l'enjeu que représentent les activités criminelles et les problèmes d'addiction, donc de santé publique, il faut veiller à ce que les normes intracommunautaires ne soient pas des normes minimales ", plaide-t-il. L'ARJEL milite ainsi, auprès du Conseil de l'Europe, pour la mise en œuvre d'une convention européenne contre les matchs et paris truqués. A l'heure du bilan, Jean-François Vilotte - qui doit quitter l'ARJEL en janvier - n'aura pas travaillé en vain : une ultime séance plénière, programmée en janvier prochain, devrait aboutir à sa rédaction finale. Zoom sur le régulateur des jeux en ligne.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 133.

Innovation et financement
Coup d'oeil sur la conférence LeWeb 13 (13 décembre 2013)

C'était, cette semaine, " THE place to be ". LeWeb 13, le grand rendez-vous mondial annuel des startups, s'est déroulé du 10 au 12 décembre aux Docks de Paris, à la Plaine Saint Denis. Fondée il y a dix ans à Paris par le bloggeur Loïc Le Meur, cette conférence est devenue un " must " pour tous ceux qui s'intéressent à l'innovation, à son financement et aux nouveaux modèles économiques d'internet. L'évènement réunit chaque année entrepreneurs, développeurs, blogueurs, investisseurs, innovateurs, visionnaires, stars et gourous de la technologie. " On emmène la Silicon Valley à Paris pendant trois jours ", se réjouit Loïc Le Meur. 80 pays, plus de 3000 entrepreneurs et quelques 400 investisseurs sont dans la salle. Dans une ambiance de show à l'américaine, ils viennent partager, discuter, trouver de nouvelles idées et, bien sûr, des fonds pour les financer.
C'est que LeWeb 13 n'est pas qu'une conférence et un salon. C'est aussi un concours international, réputé, de startups. Sélectionnés parmi plus de 700 dossiers, 16 finalistes participent en effet à la Start-Up Competition qui clôt la manifestation. Ces entrepreneurs viennent " pitcher " devant des professionnels, c'est à dire expliquer leur business-model dans un temps limité, ce qui les oblige à être percutants. Pour son dixième anniversaire, LeWeb 13 avait axé sa conférence sur les grandes innovations des 10 prochaines années. Coup d'œil tout en images sur la première journée, en compagnie de stars du web : Guy Kawasaki, ancien chief evangelist chez Apple, Travis Kalanick, fondateur de Huber, Henri Seydoux, PDG de Parrot, et Nick d'Aloisio, fondateur de Summly, 18 ans et probablement l'un des plus jeunes entrepreneurs de la planète numérique.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 132.

La continuité numérique outre-mer
Interview de Philippe DISTLER, membre du collège de l'ARCEP (6 décembre 2013)

Les territoires ultra marins représentent une réalité géographique et économique différente de la métropole, notamment en raison de leur éloignement et de leur dimension réduite. Il n’en demeure pas moins que les habitants des départements-régions et collectivités d’outre-mer veulent pouvoir bénéficier des meilleurs réseaux et services de communications électroniques. Ceux-ci constituent l’un des moyens de la continuité territoriale. Pour la régulation, il s’agit de prendre en compte les spécificités de ces territoires tout en appliquant un cadre juridique et des objectifs uniques. « Il faut faire du sur mesure pour adapter chacun des objectifs à la réalité et ne pas imposer des solutions qui ont un sens économique en métropole mais qui seraient inadaptées dans ces territoires », explique Philippe Distler, membre du collège de l’ARCEP.

C’est d’ailleurs pour tenir compte de cette diversité que, depuis 2009, l’Autorité réunit, deux fois par an, un comité spécifique à l’outre-mer, où sont représentés les acteurs de ces marchés. Le dernier comité s’est réuni le 28 novembre dernier sous la présidence de Philippe Distler. A  l’heure où l’Autorité définit, avec le Gouvernement, les conditions d’attribution des fréquences 4G adaptées aux différentes situations des marchés outre-mer et mène des travaux de révision de ses analyses des marchés fixes haut et très haut débit, qui prévoient notamment une surveillance renforcée des tarifs des câbles sous-marins, il explique l’action de l’ARCEP, tout en soulignant : « L’intervention directe de l’ARCEP est nécessaire pour veiller à ce que l’outre-mer bénéficie de l’ensemble des gains résultant de la disponibilité de services de communications électroniques efficaces et accessibles. Mais, in fine, c’est la concurrence, par le jeu économique normal, qui permet la réalisation de progrès significatifs »

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 131.

Croissance et emploi : les mines d’or numérique
Retour sur le Digiworld Summit 2013 organisé par l’Idate à Montpellier (29 novembre 2013)

Organisé tous les ans par l'Idate, le 35ème Digiworld Summit a réuni, du 19 au 21 novembre à Montpellier, plus de 130 intervenants, spécialistes et dirigeants du secteur, venus débattre des avancées technologiques et des défis du monde numérique, en particulier des gisements de valeur qui vont créer de la valeur et de l’emploi dans les dix années à venir, d’où son titre cette année : The Digital Gold Mines. Quelque 1.500 personnes de 33 nationalités différentes issues de l'industrie des télécoms, de l'internet et des médias ont assisté aux séances plénières et ateliers de ce colloque international.

Comme chaque année, Jean-Ludovic Silicani était l’un des invités de cette conférence. Questionné en séance plénière sur l’avenir du secteur par Yves Gassot, directeur général de l'Idate, le président de l'ARCEP a répondu par des faits concrets : « le secteur des télécoms en France est le secteur de l'économie française qui croît le plus vite […] Les investissements sont très élevés : 8 milliards d'euros hors achat des fréquences. Si les opérateurs investissent, c'est qu'ils ont confiance en l'avenir et dans les revenus générés par ces investissements ».

De nombreuses personnalités étaient présentes à Montpellier. Vivek Badrinath, directeur général adjoint d’Orange, François Quentin, président de Huawei Technologies France, Karine Calvet, vice-présidente et directeur général de Verizon France, Ludovic Le Moan, PDG de SigFox, André Méchaly, directeur marketing d’Alcatel-Lucent France, Joëlle Toledano, ancien membre de l’ARCEP, chargée d’une mission sur la régulation et le partage du spectre pour l’innovation, Frédéric Géraud De Lescaze, directeur des relations institutionnelles de Cisco France, commentent cette édition et livrent leur vision de l’avenir. Enfin, François Barrault, président de l'Idate, tire le bilan à chaud de ce 35ème Digiworld Summit, au ton prospectif et résolument positif. Reportage.

Voir le reportage

Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 130.

L’AMCE fête ses 10 ans !
Interview de Marie Louise DESGRANGE, médiateur des communications électroniques (22 novembre 2013)

Créée en 2003 à l’initiative de quatre opérateurs, l’AMCE (association de médiation des communications électroniques) a pour mission de mettre à la disposition du médiateur l’ensemble des moyens matériels et humains nécessaires à son exercice de médiation. Le 21 novembre, l’association a fêté ses 10 ans, l’occasion d’interroger Marie-Louise Desgrange, médiateur des communications électroniques, pour laquelle « la médiation des communications électroniques est une totale réussite ». L’efficacité de la médiation ne fait pas de doute et sa légitimité est d’autant moins contestée qu’une directive européenne, édictée en mars 2013, dispose que tout consommateur européen devra bénéficier d’une médiation quel que soit le secteur et quel que soit la zone géographique.

« Simple, rapide et gratuite », « cet outil merveilleux » selon le médiateur, a su convaincre consommateurs et opérateurs du secteur des télécoms. Mais en quoi consiste le rôle du médiateur ? Ses avis sont-ils suivis par les opérateurs ?  Quels sont les litiges les plus récurrents à résoudre ? Avant de nous exposer sa vision sur l’action de groupe en discussion au Parlement, Marie-Louise Desgrange répond à nos questions.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 129.

Au cœur de l’écosystème numérique parisien
Reportage et interview de Jean-Louis MISSIKA, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation (15 novembre 2013)

Interviews de :
    - Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation
    - Xavier Niel, fondateur d'Iliad-Free, investisseur dans la halle Freyssinet
    - Marie-Vorgan Le Barzic, déléguée générale de Silicon Sentier
    - Steven Hearn, président de l'incubateur culturel Creatis
    - et deux entrepreneurs numériques : Alexis Botaya (agence Soon Soon Soon) et Sylvain Zimmer

L’existence de quartiers numériques fait désormais partie de l’attractivité des grandes métropoles internationales en compétition pour attirer investisseurs et entreprises. Tandis que Londres communique sur sa Tech City (cf notre reportage dans la Lettre Hebdo du 8 novembre), Paris, dont l'agglomération est la quatrième du monde et la première d'Europe en termes de PIB, vient de donner un coup d’accélérateur à ses projets de quartiers numériques. Le gouvernement français va consacrer 200 millions d'euros à ces quartiers dans toute la France et Paris en sera la vitrine internationale. Avec un projet majeur : la Halle Freyssinet, dans le 13ème arrondissement, deviendra en 2016, selon son principal investisseur, Xavier Niel, « le plus grand incubateur du monde », avec une capacité d’accueil d’un millier de starts up.

Pour Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation, ce projet d’envergure permettra d’attirer des créateurs d'entreprises internationaux. De grands groupes tels Google, Critéo ou Microsoft sont déjà installés à Paris. Mais le territoire parisien fourmille aussi d'une multitude d’initiatives innovantes : la capitale recense 24.000 entreprises technologiques, 1.800 starts up numériques et plus de 40 incubateurs ! Beaucoup de ces « couveuses » gérées par des associations sont de bons exemples de collaboration - et de financement - entre acteurs publics et privés. C’est que Paris a su construire et enrichir très tôt son écosystème numérique. « Un modèle original à l’opposé de celui de Londres », commente Jean-Louis Missika.

Interview et reportage au cœur de l’écosystème numérique parisien.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 128.

Londres, capitale numérique
Reportage et interview de Benjamin SOUTHWORTH, Tech City Investment Organization (8 novembre 2013)

Les métropoles internationales sont en concurrence pour attirer investisseurs et entreprises. L'attractivité numérique est devenue un facteur clef de cette compétition. C'est pourquoi au Royaume-Uni, le gouvernement et la ville de Londres ont lancé " Tech City ", une initiative visant à capitaliser sur l'après JO 2012 et à attirer des entreprises du secteur numérique. Tech City : ce nom de baptême désigne à la fois un quartier numérique - qui s'étend à l'est de Londres, jusqu'au parc olympique - mais aussi un ensemble de mesures destinées aux startup, mise en oeuvre par un organisme d'action et de communication : la Tech City Investment Organization (TCIO) .

Reportage au cœur du quartier numérique londonien et interview de Benjamin Southworth, directeur général adjoint de TCIO. Avant d'explorer, la semaine prochaine, l'écosystème numérique parisien.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 127.

Rencontre avec le régulateur guinéen
Interview d'Emmanuel GNAN, président de l'ARPT (25 octobre 2013)

Mal reliée à l’internet mondial, la Guinée a longtemps été laissée pour compte dans le domaine de la connectivité numérique, pénalisant ainsi l’économie et la population du pays.

La situation est en train d’évoluer grâce à l’arrivée du câble sous-marin ACE : « Le câble est arrivé et il va permettre la croissance », se réjouit Emmanuel Gnan.

Le  17 octobre dernier, le président de l’ARPT était présent au colloque annuel de l’ARCEP, l’occasion pour lui de revenir sur l’année de présidence de la Guinée au sein du réseau FRATEL  – le réseau francophone de la régulation des télécommunications –, et de nous livrer un état des lieux de la situation du marché des télécoms en Guinée.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 126.

Rencontre avec le régulateur canadien
Interview de Jean-Pierre BLAIS, président du CRTC (18 octobre 2013)

Le 4 octobre dernier, le président du CRTC était reçu par Jean-Ludovic Silicani, président de l’ARCEP, et Daniel-Georges Courtois et Jacques Stern, membres du collège, pour échanger sur la qualité de service et de gestion du trafic internet, le très haut débit mobile, l’itinérance internationale, l’action vis-à-vis des consommateurs, et la coopération au sein du réseau des régulateurs francophones (FRATEL). L’occasion de « zoomer » sur notre cousin d’outre atlantique.
Le conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) régule les télécommunications d’un immense pays, le deuxième plus grand pays du monde par sa superficie, à l’habitat très dispersé et comprenant des régions très isolées comme le grand nord, ce qui n’empêche pas les 34,8 millions d’habitants de ce pays d’être les plus gros consommateurs de données mobiles du G8, derrière le Japon et devant les Etats-Unis. Comment le CRTC permet-il, dans ces conditions particulières, l’éclosion des meilleurs services au meilleur prix pour les consommateurs ?  Comment gère-t-il l’explosion de la data mobile ?  « Nous n’avons pas de recette », répond Jean-Pierre Blais, président du CRTC. « Nous sommes simplement attentifs à la diversité régionale ». Quant au spectre, « nous partageons heureusement le terrain avec un autre régulateur avec lequel nous réfléchissons actuellement  à une procédure d’enchères pour le 700 MHz ».
85 % des Canadiens sont sur Facebook et 17% des foyers sont abonnés à Netflix. Du côté des services, « Les Canadiens sont très choyés », estime Jean-Pierre Blais. « Nous avons toujours eu accès non seulement à notre propre système, mais aussi aux contenus et à l’innovation qui viennent des Etats-Unis. Nous apprenons très rapidement ce qui se passe dans la Silicon Valley et pouvons l’appliquer chez nous ». En ce qui concerne les services mobiles, le CRTC vient de mettre en place un code sur les services sans fils qui permettra aux Canadiens, à partir du 2 décembre prochain, de mettre fin à leurs contrats après deux ans sans frais de résiliation.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 125.

Starts up et innovation numérique
Interview de Marie-Vorgan LE BARZIC, déléguée générale de Silicon Sentier (11 octobre 2013)

Après avoir lancé la Cantine, le premier espace de coworking en France, le Camping, un accélérateur de starts up qui aide 12 jeunes entrepreneurs tous les six mois, Silicon Xperience, un pôle d’expérimentation sur les usages, l’association Silicon Sentier, installée passage des Panoramas, en plein cœur du quartier textile parisien, franchira cet automne une nouvelle étape de son développement : relocaliser toutes ses activités sur un même lieu, un immeuble de 1500 m2 sur six étages, provisoirement baptisé « le grand lieu intégré de l’innovation ».
Situé 39 rue du Caire, le nouvel espace accueillera plus de 30 000 personnes par an, là où La Cantine en accueille actuellement 14 000. Dans ce nouveau lieu aux espaces thématiques imbriqués et ouverts sur l’échange, Silicon Sentier lancera, en partenariat avec la SNCF, un programme d’expérimentation autour de la data. Il accueillera aussi une sorte de foyer étudiant « hors écoles » pour faire travailler ensemble designers, ingénieurs et grandes écoles autour de problématiques complémentaires. « La diversité est un des éléments clés de l’innovation » martelle Marie-Vorgan Le Barzic, qui dirige cette pépinière depuis plus de dix ans et pour laquelle « Paris n’a pas à rougir de ses réalisations dans le domaine de l’innovation ». Soutenu par la Ville de Paris, la région Ile-de-France, Orange et Google, le nouveau Silicon Sentier sera inauguré le 14 novembre. Retour sur la vocation et l’esprit du lieu en compagnie de sa déléguée générale.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 124.

Rencontre avec les régulateurs européens
Interview de Leonidas KANELLOS, président du BEREC (4 octobre 2013)

Le 11 septembre 2013, la Commission européenne présentait un projet de règlement pour un marché unique des communications électroniques, une série de propositions " destinées à favoriser le développement d'un marché unique et à encourager l'investissement ".
Le 16 septembre, dans un communiqué de presse, l'ORECE (BEREC en anglais) réagissait à ces propositions. Tout en partageant les objectifs généraux de la Commission, l'ORECE, qui réunit l'ensemble des régulateurs télécoms des 28 pays membres de l'Union, soulignait que ce texte pourrait avoir des conséquences négatives en termes d'innovation, de protection des consommateurs et d'investissements. " Nous partageons l'objectif politique de favoriser l'investissement, mais nous divergeons sur la manière d'obtenir ces résultats ", explique Leonidas Kanellos, actuel président de l'ORECE, qui déplore que " l'initiative de la Commission ait été trop rapide pour consulter les régulateurs et les acteurs du marché " et que " l'ORECE n'ait pas été associé à ce travail alors qu'il aurait pu apporter son expertise dès le début ".
Il plaide pour " une politique holistique et systémique, mesurant l'impact des mesures sur l'ensemble de l'édifice de régulation européen ". Le président de l'ORECE, qui est aussi président de l'Autorité grecque de régulation, entame actuellement les discussions avec les organes décisionnels européens, la Commission, le Parlement et le Conseil. " On ne peut pas continuer à parler de roaming international dans un marché supposé unique ", souligne aussi Leonidas Kanellos. L'occasion de revenir, avec lui, sur le rôle de l'ORECE dans la construction de ce marché unique.

- Le position de l'ORECE : en français / en anglais
- Le site de l'ORECE

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 123.

Colloque 2013 de ARCEP : Quelles perspectives de création et de répartition de la valeur pour les télécoms ?
Interviews de Françoise BENHAMOU, Pierre-Jean BENGHOZI et Jacques STERN (27 sept 2013)

Le 17 octobre prochain, l’ARCEP organise son 15ème colloque annuel sur les perspectives de création et de répartition de la valeur dans le secteur des télécoms. Les débats s’organiseront autour de trois tables rondes conclues respectivement par Françoise Benhamou, Pierre-Jean-Benghozi et Jacques Stern, membres de l’Autorité. Chacun d’entre eux présente en avant-première la problématique de sa table ronde :

Comment le secteur des télécoms peut-il stimuler la croissance des usages et en profiter ? Jacques Stern (00 à 02 : 23) : « les maitres mots sont désormais mobilité et connectivité, ce qui permet d’accéder à des contenus de plus en plus riches et à des applications innovantes. Tout va être intelligent. Face à ces opportunités, les opérateurs télécoms peuvent et doivent offrir une réponse appropriée en termes d’infrastructures, ce qui est une grande chance pour eux […] Le rôle d’un régulateur est de donner le bon signal au bon moment ».

Comment promouvoir une bonne valorisation des services de communications électroniques ? Pierre-Jean Benghozi (02 : 24 à 05 : 53) : « C’est un grand enjeu aujourd’hui pour les opérateurs que de savoir comment, sur de nouveaux réseaux, valoriser les nouvelles offres, accompagner des usages qui se transforment considérablement et augmenter les revenus en répondant mieux aux demandes des utilisateurs […] Un des rôles du régulateur est de générer les conditions d’efficacité et de démultiplication de l’offre, tout en gérant les contraintes de net neutralité et de soutien à l’innovation».

Comment aboutir à une répartition efficace de la valeur dans la filière numérique ?  Françoise Benhamou (05 : 54 à 08 : 37) : « Chacun – opérateurs télécoms, fournisseurs de contenus, utilisateurs - veut capturer le plus possible de valeur … sans pour autant contribuer à l’investissement du côté des réseaux […] Dans une économie de l’immatériel complètement délocalisée, le régulateur doit s’efforcer de comprendre les enjeux et réguler l’activité des uns et des autres sur un territoire national, ce qui est très compliqué avec des acteurs OTT qui font du nomadisme fiscal, […] tout en restant vigilant sur des questions comme la neutralité de l’internet, qui doit être un principe constamment défendu ».

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 122.


Ambiance geek au cœur de la « Roubaix Valley »
Interview d' Alban SCHMUTZ, vice-président d’OVH, le leader européen des data-centers (20 septembre 2013)

A quelques kilomètres de Lille, se trouve l'un des centres névralgiques de l’internet mondial : OVH. Créée en 1999, la société d’hébergement de sites internet est implantée à Roubaix, terre de friches industrielles d’où sont originaires ses fondateurs et dirigeants, la famille Klaba.

Même si, pendant des années, OVH a cultivé la devise des industriels du Nord - « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit » - la société familiale commence à faire parler d’elle. Et pour cause, avec 12 centres de données en activité, et plusieurs en construction, OVH est à la tête d’un empire de plus de 700 000 clients dans le monde. Sa croissance à deux chiffres lui permet d’irriguer 33 points à travers le monde et d'investir 100 millions d’euros chaque année. Véritable OVNI dans un paysage économique global en récession, la société génère 200 millions d'euros de chiffre d'affaires et 30 à 40% de croissance par an.

La société, déjà leader européen, s’est ainsi hissée au 3e rang mondial des hébergeurs internet dans le monde. Encore loin de la satiété, OVH ne compte pas s’arrêter là, et l’inauguration au Canada, début 2013, du centre de données le plus grand du monde, en témoigne. Comment expliquer un tel succès ? Qu’est ce qui fait la spécificité d’OVH ? L’entreprise développe-t-elle une activité télécoms ? Et quid du cloud souverain ? Alban Schmutz, vice président de la société nous ouvre les portes de l’entreprise et nous éclaire, à travers un parcours fléché de signaux lumineux, dans une cacophonie de voix robotiques et de ventilateurs géants.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 121.

Numérique et développement durable
Interview de Gilles BERHAULT, président du Comité 21* et d'ACIDD**, conseiller développement durable de l'Institut Mines Telecom (13 septembre 2013)

Chaque année, internet génèrerait plus de gaz à effet de serre que le transport aérien. Selon une étude récente du cabinet Carbone 4, le numérique consommerait en effet 10 % de la production mondiale d'électricité, un chiffre qui devrait doubler d'ici dix à vingt ans.
Pour Gilles Berhault " la consommation électrique sera de plus en plus importante au fur et à mesure que nos activités intégreront de plus en plus de numérique. La question est désormais de savoir comment faire pour minimiser cet impact ".
Dans la foulée de la dernière université d'été de la communication pour le développement durable, Gilles Berhault trace quelques pistes : développer l'éco-conception logicielle - " pour que, dès l'écriture de ses lignes de code, le programme intègre la consommation d'électricité " -, changer nos comportements pour " alléger le web " - du nom de l'opération lancée récemment par ACIDD -, mais surtout, " coproduire des solutions, co-créer le monde qui est en train de se construire ". Témoignage d'un militant de longue date pour la construction d'une planète connectée et durable.

- Le blog de Gilles Berhault
- Le site d'ACIDD
- Opération Alléger le web

* Comité français pour le développement durable
**Association communication et information pour le développement durable

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 120.

Internet à horizon 2030
Interview de Daniel KOFMAN , directeur du LINCS*, professeur à Telecom ParisTech, membre du comité scientifique de l'OPECST** à l’Assemblée Nationale (6 septembre 2013)

Aujourd’hui, internet connecte 2,5 milliards d’êtres humains. Demain, il nous reliera également à des dizaines de milliards d’objets, capteurs, robots qui dialogueront entre eux et prendront en charge des pans entiers de notre vie quotidienne. « L’internet déborde, c’est un changement complet de paradigme », s’exclame Daniel Kofman. Avec une équipe de Télécom ParisTech et de la FING (fondation internet nouvelle génération), cet enseignant-chercheur à Telecom ParisTech, directeur d’un laboratoire de recherche (le LINCS), a participé, pour le compte du commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP), à la réalisation d’une étude « rétrospective et prospective » sur la dynamique d’internet à horizon 2030.

Santé, énergie, transports, environnement : l’explosion des services sur internet n’en est qu’à ses balbutiements. « L’internet des objets devient une réalité industrielle», souligne Daniel Kofman pour lequel « des politiques publiques fortes doivent favoriser les synergies entre le monde des entreprises de l’internet et le monde des industries verticales ». Pour la Lettre Hebdo, il revient sur les changements induits par l’extension de l’internet au domaine des objets dans la santé et l’énergie et illustre l’urgence, pour la France et l’Europe, « de ne pas rater ce dernier train ».

*Laboratory for Information, Networking and Communication Sciences
**L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 119.

Ethnographie des pratiques numériques d’aujourd’hui
Interview de Joëlle MENRATH et Laurence ALLARD, sociologues, Discours & pratiques (19 juillet 2013)

De quoi est fait le quotidien d’un « individu connecté »? Y a-t-il lieu de se soigner d’une « addiction » aux outils numériques ? Ces outils compromettent-ils les relations sociales ? Existe-t-il un âge numérique, comme il existe un âge biologique ?  Autant de questions que beaucoup se posent, et sur lesquelles quatre chercheurs en sciences de l’information et de la communication, réunis au sein de la société de conseil et de recherche appliquée Discours & Pratiques, se sont penchés pour le compte de la fédération française des télécoms. Intitulée « Vie intérieure et vie relationnelle des individus connectés », cette enquête ethnographique met l’accent sur les caractéristiques essentielles des pratiques numériques actuelles. Joëlle Menrath et Laurence Allard*, deux des quatre sociologues auteurs de l’étude, en commentent les principaux résultats …et lèvent bien des idées reçues sur nos pratiques numériques.

*Laurence Allard est maître de conférences en sciences de la communication, chercheuse à l'Université Paris 3-IRCAV et enseignante à l'Université Lille 3. Joëlle Menrath est directrice de la société de conseil et de recherche appliquée Discours & Pratiques.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 117.

La 4G, vecteur de croissance ?
Interview de Didier LÉVY, directeur en charge du secteur télécoms chez Arthur D. Little (12 juillet 2013)

Pour la douzième année consécutive, le cabinet Arthur D. Little, associé à Exane BNP Paribas, publie une étude sur le marché des télécoms. Consacrée cette année à la technologie 4G, l’étude revient sur les enjeux du marché actuel et futur de cette technologie.
Didier Lévy estime que « bien qu’incontournable, la technologie 4G-LTE ne s’accompagnera pas d’une relance des revenus du secteur ». Selon lui, « en termes de réseau, la 4G est une non-question pour les opérateurs ». En effet, avec l’explosion de la data, les réseaux arrivent à saturation, contraignant les opérateurs à investir, de toute façon, dans le développement de la 4G. Mais, quid de sa rentabilité ? Selon lui, la 4G ne sera pas suffisante pour permettre aux opérateurs de remonter le niveau des prix : « Il faudrait que l’ARPU 4G augmente de 7 euros au minimum par mois ». Pour remédier à cette situation de quels leviers disposent les opérateurs ? Ils devront innover, mettre en place de nouveaux modes de tarifications, mieux gérer les coûts, ou encore, partager leurs réseaux.


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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 116.

Publication du rapport d'activité de l'ARCEP
Interview de Jean-Ludovic SILICANI, président de l'ARCEP (5 juillet 2013)

« Le marché est contrasté mais solide ». A l’occasion de la publication du rapport d’activité de l’Autorité, Jean-Ludovic Silicani revient sur les grandes tendances à l’oeuvre dans le secteur des communications électroniques et postales.

Pour le président de l’ARCEP, 2012 et 2013 sont « deux années charnières, entre l’ancien modèle économique et le nouveau qui se développera en 2014 ». Si le secteur postal se caractérise, en 2012, par une baisse continue des volumes et une amélioration de qualité du service universel, de profondes mutations ont marqué le secteur des télécommunications : arrivée d’un quatrième opérateur mobile, démarrage du déploiement de la fibre optique. La croissance des volumes et la baisse des prix observés en 2012 continueront en 2013, année durant laquelle l’Autorité devra mener à bien quatre chantiers :


- favoriser le retour à la croissance de la valeur créée ;
- rendre éligibles chaque année 2,5 millions de foyers supplémentaires à la fibre optique à partir de 2014/2015
- assurer le bon fonctionnement technico-économique de l’internet ;
- et améliorer l’efficacité du marché européen des télécoms.


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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 115.

Tour d'horizon du marché de la fibre
Interview de Jacques de HEERE, président d'Acome (28 juin 2013)

Dans le bocage normand, non loin de Mortain, une petite coopérative ouvrière (SCOP) fondée en 1932 est devenue, au fil des années, le deuxième fabricant européen de fibre optique. Acteur majeur du déploiement du très haut débit, Acome a su s’imposer sur le marché français, mais aussi à l’export, en Europe et dans le monde. La plus grande SCOP française  - 1430 salariés, tous actionnaires de l’entreprise - fabrique des câbles, des fibres optiques et des tubes de synthèse et réalise un chiffre d'affaires de 425 millions d'euros en 2011, dont 60 % à l’export. Pour l'instant, la fibre optique ne représente que 10 à 15% des revenus. Mais avec le plan national très haut débit, ce chiffre est amené à croître fortement. « 2012 a été une mauvaise année dans le déploiement de la fibre mais la courbe s’est inversée et on constate une forte progression, de l’ordre de 30 %, au 1er trimestre 2013 », se réjouit Jacques de Heere, président d’Acome. Pour faire face à la demande, la société va fortement augmenter ses investissements. « Mais si nous voulons tenir l’ambition et le projet annoncé, il va falloir mettre des bouchées doubles », prévient-il. A l’occasion de la fête du très haut débit, qui s’est déroulée le 20 juin sur le site industriel d’Acome, en présence de Philippe Distler, membre du collège de l’ARCEP, rapide tour d’horizon d’un marché en devenir.


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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 114.

Coup de projecteur sur l'ANFr
Interview de Gilles BRÉGANT, directeur général de l'ANFr (21 juin 2013)

Institution peu connue, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) veille sur une ressource rare et précieuse : le spectre radioélectrique, qui appartient au domaine public de l'État. Créée en même temps que l'ARCEP, en 1997, cet établissement public placé sous la tutelle du Gouvernement comprenant 310 agents, installé à Maisons-Alfort et assume des missions de planification des fréquences, de gestion de l'implantation des émetteurs, de police du spectre (la moitié des agents travaillent au contrôle), de délivrance des autorisations et certificats radio. Elle mène aussi des missions techniques pour le compte de différentes administrations : résolution des brouillages de la TNT - " beaucoup moins nombreux qu'on l'imaginait " - par la 4G en bande 800 MHz, préparation de la libération des fréquences TNT de la bande 700 MHz pour les affecter aux télécommunications - " les acteurs concernés sont en train d'instruire le dossier pour avoir, à la fin de l'été, une position permettant de décrire comment un transfert rapide peut être réalisé ".

Alors qu'elle organise, les 26 et 27 juin prochain, son premier grand colloque international, Gilles Brégant, directeur général, présente l'ANFR, son rôle en France et dans les négociations internationales, ainsi que ses relations avec ses partenaires. Il revient aussi sur les sujets d'actualité de l'Agence et sur le potentiel des fréquences comme levier d'innovation et de croissance, thème phare de cette première conférence destinée à un public généraliste intéressé par l'économie numérique.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 113.

Publication du rapport d'activité 2012 du médiateur de la Poste
Interview de Pierre SÉGURA, médiateur du groupe La Poste (14 juin 2013)

Courrier perdu, colis détérioré, litiges divers avec la Banque postale… Autant de demandes d’intervention auxquelles Pierre Ségura, le médiateur du groupe La Poste, qui vient de publier son rapport d’activité pour l’année 2012, doit répondre.
Pour la première fois cette année, le nombre de demandes de médiation est en baisse. 11 410 demandes se sont traduites par l’ouverture de 9 830 dossiers. Deux raisons sont invoquées par le médiateur pour expliquer cette évolution : l’amélioration de la qualité de service ainsi que le ralentissement de l’activité courrier.
Le courrier représente 19% des dossiers traités par le médiateur cette année ; les conditions de distribution et la perte des plis demeurent les principales doléances des consommateurs. 2 677 dossiers concernent le colis (27 % des demandes) et parmi eux, près de la moitié la perte de colis. Pierre Ségura dresse un panorama complet de son rôle et de ses activités en 2012, chiffres à l'appui.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 112.

L'état du monde numérique en chiffres
Interview de Didier POUILLOT, responsable du DigiWorld Yearbook à l'IDATE (7 juin 2013)

L'Idate a publié, le 28 mai, la 13ème édition de son DigiWorld Yearbook. Très attendu, cet état du monde numérique permet, année après année, de faire le point sur les évolutions et les lignes de force des marchés des télécommunications, de l'internet et des médias numériques.
Si 2012 témoigne d'un ralentissement mondial et d'un recul européen des marchés étudiés, ils représentent tout de même globalement quelques 3200 milliards d'euros en 2012, l'équivalent de 6% du PIB mondial. Après avoir progressé de 4,7% en 2010 et de 3,9% en 2011, la croissance numérique a été ramenée en 2012 à 2,7%, observe Didier Pouillot, avec des performances très contrastées selon les segments.
L'Amérique du nord reste dans la moyenne avec 2,4 % de croissance tandis que l'Europe est clairement en retrait avec une croissance quasi nulle l'année passée. De leur côté, les marchés émergents continuent de tirer la croissance ; s' ils représentent globalement un tiers de la valeur des marchés du Digiworld, ils contribuent pour deux tiers à la croissance.
Les principaux chiffres et tendances commentés par Didier Pouillot, l'artisan du DigiWorld YearBook à l'Idate.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 111.

Investissements, modèles économiques et fiscalité
Interview de Pierre LOUETTE, président de la fédération française des télécoms (FFT) (31 mai 2013)

L'ARCEP a publié, la semaine dernière, les chiffres 2012 du marché français des télécoms : plus de 10 milliards d'€ d'investissement - soit le plus haut niveau d'investissement depuis la libéralisation du secteur, même en excluant l'achat de fréquences -, baisse des prix de détail de 11,4%, baisse des revenus des opérateurs de 3,3%, forte croissance des volumes, stabilité de l'emploi. " Sur une période de 18 mois, la baisse des prix devrait être de l'ordre de 20 %, ce qui est particulièrement lourd et difficile à encaisser ", précise Pierre Louette, président de la fédération française des télécoms (FFTelecoms), qui est aussi directeur général adjoint d'Orange. " On nous demande de financer deux réseaux du futur au même moment - la fibre et la 4G -, ce qui est une contrainte d'investissement forte au moment où les revenus et les tarifs baissent (…) Une chance quand même : les usages sont en explosion et l'appétit des consommateurs augmente ; l'enjeu, pour les opérateurs, est d'arriver à monétiser cette passion " .
Quelle analyse la FFTelecoms fait-elle des chiffres de l'ARCEP ? Quels sont les relais de croissance et les modèles économiques d'avenir pour les opérateurs télécoms aujourd'hui ? Quelles sont les attentes de la fédération vis à vis des pouvoirs publics en général et du régulateur en particulier ? Les réponses de Pierre Louette qui revient aussi sur l'optimisation fiscale des géants du web - " s'ils étaient soumis aux mêmes règles fiscales que les acteurs nationaux, ils paieraient 22 fois plus d'impôts sur les sociétés ", - et sur la fiscalité générale du secteur - " les opérateurs télécoms paient 25 % d'impôts en plus, juste parce qu'ils sont opérateurs télécoms, soit 1,2 milliard d'euros, ce qui est loin d'être négligeable et est une singularité française ".

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 110.

Réunion du « contact network » de l’ORECE à Paris
Interview de Daniel-Georges COURTOIS, membre du collège de l’ARCEP (17 mai 2013)

L'ORECE (BEREC en anglais) est l'organe des régulateurs européens des communications électroniques. Il se réunit cette semaine à Paris, les 16 et 17 mai, en " contact network ". Institué fin 2009 par le Conseil et le Parlement européen afin d'institutionnaliser l'ancien groupe des régulateurs européens (GRE) et de renforcer leur rôle, notamment de conseil auprès des institutions européennes, l'ORECE est composé des 27 régulateurs des communications électroniques des Etats membres de l'Union ainsi que, en tant qu'observateurs, des régulateurs des pays candidats à l'accession et des neuf pays membres de l'AELE (association européenne de libre échange), et de la Commission européenne.
Ce sont ainsi 36 autorités de régulation, appuyée par un bureau permanent d'une vingtaine de personnes situé à Riga, qui se réunissent régulièrement, sur les sujets relevant de leur compétence, pour échanger des bonnes pratiques et ainsi favoriser le développement du marché intérieur des communications électroniques, et émettre des recommandations ou des avis. A Paris, cette semaine, 70 personnes se réunissent pour préparer la 2ème séance plénière de l'année qui aura lieu en juin à Athènes, finalisation des textes qui y seront présentés (benchmarks des terminaisons d'appel en Europe par exemple) ; examen des projets annoncés de la Commission européenne (notamment les recommandations sur lesquelles l'ORECE émet un avis) ; contrôle de la gestion du bureau permanent (budget et recrutements). C'est aussi l'occasion de revenir, avec Daniel-Georges Courtois, membre du collège de l'ARCEP qui représente l'Autorité au sein de l'ORECE, sur cette grande " mécanique " institutionnelle.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 108.

Validation du VDSL2
Interview de Catherine MANCINI, présidente des comités d'experts cuivre et fibre (26 avril 2013)

Le comité d'experts cuivre, comité indépendant placé auprès de l'ARCEP et regroupant différents opérateurs, dont France Télécom (propriétaire du réseau de cuivre) et des équipementiers, a rendu, aujourd'hui 26 avril, un avis favorable sur l'introduction du VDSL2 sur la boucle locale de cuivre de France Télécom. Qu'est-ce que le VDSL 2 ? Dans quelle configuration est-il autorisé ? Dix ans après la mise en place du dégroupage en France (la décision date d'avril 2002), pourquoi un comité d'experts est-il toujours nécessaire et comment a-t-il travaillé pour prendre cette décision ? Quel est le rôle de ce comité, ses méthodes de travail ? Explications de Catherine Mancini, sa présidente, qui pilote également le comité d'experts fibre mis en place en 2009.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 107.

Investissements, fréquences, fiscalité, réglementation sur les marchés mobiles
Interview d'Anne BOUVEROT, directrice générale de la GSM Association (19 avril 2013)

" 90 % des connexions 4G se font aux Etats-Unis, au Japon et en Corée du Sud ; seulement 6% en Europe ". Pour Anne Bouverot, directrice générale de la GSMA, qui représente 800 opérateurs mobiles à travers le monde, l'Europe a pris du retard sur le déploiement de la 4G alors qu'elle détenait un réel leadership en 2G. Mais si " l'Europe a besoin de changer globalement sa politique industrielle pour encourager l'investissement ", pour Anne Bouverot, elle a aussi des atouts : " nous avons la chance d'avoir les quatre leaders mondiaux de la sécurité et de l'identité, dont un allemand et trois français : Gemalto, Oberthur et Morpho (groupe Safran) ".
Fiscalité, politique réglementaire, besoins en fréquences, Anne Bouverot partage sa vision internationale du secteur et s'exprime sur la place des acteurs " over the top " dans la chaine de valeur mobile : " Il est indispensable de trouver une équation économique qui fasse sens et de trouver des partenariats qui permettent de faire les investissements dont les réseaux ont besoin".

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 106.

La téléphonie mobile a 40 ans
Interview de Michel FENEYROL, ancien directeur du CNET, ancien membre du collège de l'ARCEP (12 avril 2013)

C’était il y a 40 ans. Le 3 avril 1973, à New-York, Martin Cooper, ingénieur chez Motorola, téléphonait à partir d’un téléphone cellulaire. Une première dans d’histoire. A l’occasion de cet anniversaire, Michel Feneyrol, ancien directeur du CNET et ancien membre du collège de l’ARCEP, revient sur l’aventure exceptionnelle du téléphone portable en France, en Europe et dans le monde. Du Radiocom 2000, téléphone de première génération, lancé en 1986, aux smartphones de 4ème génération, le téléphone mobile a révolutionné la société. Les politiques industrielles et les normes mises en oeuvre à l’échelle de la planète ne sont pas étrangères à ce succès rappelle Michel Feneyrol.
Les grandes lignes d’un énorme succès, génération après génération.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 105.

Le suivi de la qualité de service d'Internet
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (5 avril 2013)

L'ARCEP vient de mettre en place un dispositif de mesure et de suivi de la qualité de service d'internet. Il doit permettre de fournir au consommateur une information claire, objective et comparable sur la qualité des différents services d'accès sur les réseaux fixes, quelle que soit la technologie (cuivre, câble, fibre) utilisée. Les premiers résultats devraient être présentés dès la fin de l'année 2013. Ce dispositif doit également permettre à l'Autorité d'assurer un suivi régulier de cette qualité afin de juger de l'opportunité, en cas de dégradation, de définir des exigences minimales de qualité de service.
Est-il possible d'apporter une mesure objective de la qualité de service d'internet ? Une fois ces mesures disponibles, la tentation, pour les opérateurs, de brider l'internet, sera-t-elle moindre ? " Notre premier objectif est la transparence et l'information des utilisateurs " précise Jacques Stern, membre du collège de l'ARCEP. " Si les opérateurs étaient tentés de brider quoique ce soit, cette transparence devrait les en dissuader ", assure-t-il.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 104.

Publication de l'observatoire des plaintes et insatisfactions de l'AFUTT en 2012
Interview de Jacques POMONTI, président de l'AFUTT (le 29 mars 2013)

Croissance des plaintes de plus de 21 % dans le mobile (2670 requêtes, soit 64% des plaintes reçues par l'association), diminution de près de 28 % de celles concernant internet, le tout dans un contexte global de forte croissance des parcs ( + 7,4 % pour les mobiles et + 5,7% pour l' internet par ADSL) marqué, sur le marché mobile, par l'arrivée du 4ème opérateur : le bilan 2012 des plaintes et insatisfactions dressé par l'Association française des utilisateurs de télécommunications (AFUTT) est plutôt globalement positif. « Il n'y a pas eu, en 2012, de véritable éclatement du nombre de conflits dans les trois secteurs - fixe, internet et mobile - que nous suivons » (4200 plaintes, un nombre à peu près identique à 2011), commente Jacques Pomonti, son président. « Par contre, on observe un développement de problèmes de qualité de fonctionnement, soit brusque coupure, soit difficulté d'accès sur le réseau mobile, mais aussi sur l'internet qui reste très marqué par des dysfonctionnements techniques (interruption de service : + 19,4 %de plaintes, qualité de fonctionnement : + 11,1 %), ce qui nous amène à nouveau à nous interroger sur les risques de dégradation sur l'ensemble des réseaux ».
Jacques Pomonti commente l'Observatoire des plaintes et insatisfactions en 2012 que l'association a publié le 28 mars, explicite les critiques de l'AFUTT sur la définition de la notion de couverture mobile et revient sur le rôle de l'ARCEP en direction des consommateurs.


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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 103.

Peering
Interview de Franck SIMON, directeur général de France IX (22 mars 2013)

" Créer les conditions propices à un internet de qualité en France " : telle est la devise du point d'échange internet France-IX, association loi 1901 créée en 2010, qui a réussi, en trois ans, à agréger l'internet français autour d'un projet commun - " un point d'échange neutre, indépendant et autonome ", le plus gros point d'échange en France - selon un modèle plutôt original : " France IX est actionnaire unique d'une société par actions simplifiées qui gère la partie opérationnelle, commerciale et marketing. Nos clients signent un contrat avec la société commerciale et deviennent de facto adhérents de l'association. Cette double structure (association + SAS) permet de fournir un service professionnel tout en garantissant la neutralité et l'indépendance du point d'échange, nécessaire à son bon fonctionnement ", explique Franck Simon, son directeur général.
Des axes de développement forts qui lui permettent aujourd'hui d'être accessible à n'importe quel membre où qu'il se trouve dans le monde, une situation géographique qui lui ouvre désormais les portes du Moyen-Orient, de l'Asie et de l'Afrique grâce aux nombreux câbles sous-marins arrivant à Marseille et en Bretagne… France IX ambitionne désormais, dans les trois ans à venir, " de ramener la France dans le top 5 des points d'échange européens ". Visite et interview dans l'ambiance et au cœur d'un des huit sites de France IX à Paris. ».

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 102.

Publication du rapport de l'Institut Montaigne « Pour un new deal numérique »
Interview de Gilles BABINET, digital champion auprès de la Commission européenne, ancien président du Conseil national du numérique

« Le numérique peut sans doute faire plus que toute autre politique structurelle pour le développement de l'Europe, malheureusement, du fait de l'éloignement des pays au sein de l'Union, il est difficile de trouver les politiques appropriées ». C'est en partant de ce constat que Gilles Babinet éclaire son rôle de digital champion au sein de la Commission européenne. Dans le contexte économique actuel, « les enjeux de développement économique et de compétitivité apportés par le numérique ne sont pas assez perçus » explique-t-il. C'est aussi pourquoi l'ancien président du Conseil national du numérique vient de publier, avec l'Institut Montaigne, un rapport (« Pour un new deal numérique ») dans lequel il prône la réforme de l'Etat par le numérique, ainsi que le développement du cloud, « véritable vecteur d'efficacité, de productivité et d'économie », au sein des collectivités territoriales. Car Gilles Babinet est formel : « tous les pays qui ont réussi dans le numérique sont ceux où l'intentionnalité de l'Etat, soit au travers d'agences, soit directement par la commande publique, a été tout à fait soutenue et significative à travers le temps ».


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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 101.

Visite du Mobile World Congress de Barcelone 2013
Interview de Roland MONTAGNE, directeur du pôle télécom de l’Idate (1er mars 2013)

Convergence, dans les architectures, des réseaux mobile et de fibre optique via les small cells, explosion des usages sur les terminaux mobiles avec la vidéo sur LTE, accélération de la virtualisation des réseaux grâce à l'IP, explosion de la data mobile, transformation de la tarification de l'accès mobile et segmentation de l'offre avec la mise en oeuvre d'offres premium (de qualité supérieure) à côté de l'offre de base …

Pour Roland Montagne, directeur du pôle télécom de l'IDATE, le Mobile World Congress, qui s'est tenu à Barcelone du 25 au 28 février, permet de rafraîchir sa vision des grandes tendances de fond à l'œuvre chez les équipementiers - terminaux, mais surtout réseaux - sur le marché de la téléphonie mobile. Aperçu en paroles et en images.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 100.

e-commerce et téléphonie mobile
Interview de François MOMBOISSE, président de la FEVAD (fédération du e-commerce et de la vente à distance) (22 février 2013)

« Internet révolutionne la société, donc le commerce : aujourd’hui, 77% des Français connectés à internet achètent via le net ». Avec une croissance de 19% et 45 milliards d’euros de transactions en 2012, le e-commerce ne cesse de se développer en France. Et l’internet mobile (qui représente aujourd’hui 2% des ventes) va renforcer ce phénomène : grâce à leur rapidité et à leur immédiateté, les smartphones et tablettes permettent en effet de nouveaux usages : enchères en temps réel, ventes sur rendez-vous à heures fixes, achat de services type billets de train,….

Toutefois, le e-commerce nécessite une couverture numérique satisfaisante de tous les territoires. Ancien patron de la Fnacmusic et président de la FEVAD depuis 2002, François Momboisse rappelle que « l’intérêt de la FEVAD, c’est que le plus possible de gens aient accès à internet ». « La priorité est le haut débit plutôt que le très haut débit », c’est-à-dire l’élimination, le plus rapidement possible, des zones blanches à fois en fixe et mobile.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 99.

1er bilan du comité stratégique de la filière numérique
Interview de Guy ROUSSEL, vice-président du Comité stratégique de la filière numérique (15 février 2013)

« Peut-être avons-nous tous trop écouté Bruxelles ! Nous, industriels et acteurs de la filière numérique, considérons que, ces dernières années, l’accent a été mis, conformément à la politique européenne, sur le consommateur et la concurrence en oubliant un peu le volet industriel ».

Pour Guy Roussel, vice-président du comité stratégique de la filière numérique, le mouvement de balancier doit revenir au juste milieu et c’est l’un des rôles du comité stratégique que de trouver où placer le curseur. « Notre feuille de route est simple : conforter et créer de l’emploi industriel au sein de la filière numérique », explique-t-il. Après plus de deux ans de travaux au cours desquels est né l’observatoire du numérique – « pour savoir de quoi on parle » -, l’ancien président d’Ericsson France revient sur le rôle des pouvoirs publics en matière de politique industrielle – « créer un environnement favorable » -, rappelle les objectifs du comité stratégique qu’il préside et en tire un premier bilan « contrasté »

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 98.

Présentation de la Gaité lyrique
Interview de Jérôme DELORMAS, directeur de la Gaité lyrique (8 février 2013)

Des pixels en forme de cubes de résine translucides essaimés par grappes dans le bâtiment, des murs tapissés de miroirs renvoyant images du passé et du présent, la sensation étrange d'être écouté, enregistré, scanné et que les installations réagissent directement à la présence … La Gaité lyrique s'apparente un peu à un labyrinthe futuriste plongeant le visiteur dans un bain de clics sonores et de lumières électriques … En mars 2011, l'ancien théâtre d'Offenbach et de Diaghilev a en effet entamé une nouvelle vie : celle d'un temple dédié aux cultures numériques.

Lieu d'expositions, de concerts, de performances, d'incubation, de rencontres, d'initiation au numérique dans à peu près tous les domaines artistiques - musique, cinéma, animation, théâtre, danse, arts visuels, design, architecture, programmation, art du code, du jeu, de la mode, … - , la Gaité lyrique ne se laisse pas facilement appréhender. " On est un lieu hypertexte qui fait des liens entre des choses très spécialisées qui ne sont jamais mises en relation et on regarde ce que ça donne " résume, un brin amusé, Jérôme Delormas, son directeur-fondateur.

La Gaité se veut pluraliste, éclectique, diverse et même permissive ! Un lieu de création qui accueille aussi bien les digital natives que les mamies branchées (des ateliers sont réservés au plus de 77 ans !) mais aussi où des réseaux de hackers sont invités à détourner les objets numériques et où les producteurs de panier bio peuvent venir rencontrer leurs acheteurs (La Ruche qui dit oui). Bref, un lieu capable de créer des connexions artistiques et humaines en accord avec l'une des notions fondatrices du fonctionnement numérique, celle de réseau. Rencontre avec Jérôme Delormas, l'esprit des lieux.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 97.

Nomination au collège de l'ARCEP
Interview de Philippe DISTLER, nouveau membre du collège de l'ARCEP (1er février 2013)

Après la nomination de Pierre-Jean Benghozi, il ne manquait plus qu'un membre pour compléter le collège de l’ARCEP qui en compte sept au total : c’est sur Philippe Distler, chef de service depuis la création de l’Autorité, en 1997, puis directeur général depuis 2003, que s’est porté le choix du président de la République. Une consécration pour cet ingénieur général des mines de 58 ans, amateur de jeux de stratégie et de langues anciennes, qui a démarré sa carrière au CNET au début des années 80 et qui s’est forgé une expérience internationale au sein des instances de normalisation (il a, par exemple, présidé une commission d'études à l'Union internationale des télécommunications).

Fin connaisseur des arcanes numériques et subtile négociateur, Philippe Distler est un familier de l’éco système et de tous ses acteurs. « J’essaierai de remplir au mieux mes fonctions dans un cadre moins opérationnel que celui que j’ai pratiqué jusqu’alors », commente-t-il sobrement. Et si on l’interroge sur les grands chantiers de l’ARCEP pour les années à venir, il affirme, parfaitement serein : « Le développement du très haut débit fixe et mobile est, comme le dégroupage, un chantier de longue haleine sur lequel je suis très confiant ». Interview du nouveau membre de « l’assemblée des sages » de l’ARCEP.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 96.

Nomination au collège de l'ARCEP
Interview de Pierre-Jean BENGHOZI, nouveau membre du collège de l'ARCEP (25 janvier 2013)

Le 9 janvier dernier, le président du Sénat a nommé Pierre-Jean Benghozi membre de l'ARCEP. De formation pluridisciplinaire, à la fois économiste, ingénieur généraliste et spécialiste de la gestion des organisations, ce polytechnicien de 56 ans est un expert de l’économie des contenus, de l’internet et des communications électroniques. Depuis de nombreuses années, il s’intéresse en particulier à deux thématiques devenues au fil du temps de plus en plus convergentes : les industries créatives et le management de la technologie, spécialement des télécommunications.

« J’ai toujours eu le souci d’articuler le travail de chercheur et d’enseignant avec une pratique très forte de relation avec les praticiens, les organisations, qu’elles soient publiques ou privées », commente-t-il. Une expertise qui lui vaut aujourd’hui cette nomination au collège de l’ARCEP. Pierre-Jean Benghozi revient sur son parcours et ses travaux, donne sa vision de la collégialité et nous livre ses premières impressions sur son arrivée à l’ARCEP.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 95.

Consommateurs et téléphonie mobile
Interview de Reine-Claude MADER, présidente de l’association de consommateurs CLCV (18 janvier 2013)

 « Il y a un temps pour parler et un temps pour agir ». Présidée par Reine-Claude Mader, l’association de consommateurs CLCV a assigné en justice, le 7 janvier, dix opérateurs mobiles pour clauses abusives. Pourquoi et pourquoi maintenant ? Quelles sont les clauses incriminées ? Le niveau des plaintes augmente-t-il ou diminue-t-il dans les télécommunications ? Les problèmes constatés en France sont-ils les mêmes que dans les autres pays d’Europe ? La CLCV qui a fêté, fin 2012, son 60ème anniversaire, se bat avec acharnement pour des contrats plus lisibles et permettant de comparer les offres proposées par les opérateurs.

« Sur les dix dernières années, les opérateurs ont fait des progrès, mais nous avons toujours autant de plaintes (12 % de celles que reçoit la CLCV) et, surtout, nous sommes absolument débordés par les consommateurs de demandes d’explication sur leur contrat ; les contrats n’étant pas clairs, les gens ne les comprennent pas et sont totalement démunis devant leur opérateur. Il faut absolument qu’on résolve ce problème ! ». Le coup de sang de Reine-Claude Mader.

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 94.

Neutralité de l'internet et révision du règlement des télécommunications internationales
Interview de Jacques STERN, membre du collège de l'ARCEP (11 janvier 2013)

L'Union internationale des télécommunications (UIT) a organisé, du 3 au 14 décembre dernier à Dubaï, une grande conférence internationale qui a réuni plus de 1800 participants de 151 états membres. Son objectif ? Réviser le règlement des télécommunications internationales, traité international qui règle notamment les relations entre les opérateurs de télécommunications au plan international et qui n'avait pas évolué depuis son adoption en 1988. Les débats ont été extrêmement vifs sur de nombreux sujets délicats, en particulier sur la neutralité de l'internet. " Il était entendu qu'on n'en parlerait pas, mais tout le monde avait cette arrière-pensée en tête ", commente Jacques Stern, membre du collège de l'ARCEP, qui représentait l'Autorité à Dubai. Au final, après plus d'une semaine de discussions, seuls 89 pays signaient le nouveau traité (en grande majorité des pays émergents ou en développement) et 55 autres y renonçaient, parmi lesquels les Etats-Unis, la France et les pays de l'Union européenne. Jacques Stern explicite les enjeux de cette conférence ainsi que sa conclusion : "pour beaucoup de ceux qui ont signé, il est clair que les Etats auront - à terme - un rôle accru sur le contenu en ligne ".

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Interview publiée dans la Lettre hebdomadaire de l’ARCEP, n° 93.

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