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Synthèse
En 2011, le marché des activités postales s'élève
à 13,8 milliards d'euros, pour un volume de 18,3 milliards d'objets (plis,
colis, presse). L'année 2011 est marquée par une légère
augmentation du revenu global (+1,0%) grâce à la progression du
revenu des colis mais aussi à une moindre baisse du revenu des envois
de correspondance qu'en 2011, tandis que le volume d'objets adressés
diminue de 2,6% en un an. L'année précédente, la baisse
du volume était similaire alors que le revenu se stabilisait.
Le revenu provenant de la distribution de colis dépasse 4 milliards
d'euros en 2011 (y compris les colis envoyés en express), et représente
ainsi près de 30% du revenu total des activités postales. Le volume
de colis distribués atteint près de 780 millions d'objets, s'inscrivant
dans la tendance de croissance observée depuis 2005. Les colis distribués
en express augmentent tant en valeur (+4,3 %) qu'en volume (+5,7 %) en 2011.
Le revenu de la distribution de presse par circuit postal augmente de 1,5 %
en 2011. L'augmentation du revenu s'explique en partie par l'augmentation des
tarifs d'acheminement, encadrée par les accords Schwartz. Le marché
de la distribution de presse à domicile, qui se place en deuxième
position en nombre d'objets distribués (circuit postal et portage confondus)
décroît régulièrement en volume depuis 2005, excepté
en 2007 où le trafic s'était stabilisé. En 2011, ce volume
s'élève à 2,6 milliards d'objets (-1,0 %) et représente
14 % du flux des objets distribués.
Avec un revenu d'un peu plus d'un milliard d'euros (soit 8% du marché
des envois adressés) pour un volume de 249 millions d'objets, les plis
remis contre signature progressent, de 1,9 % en revenu et de 1,0 % en volume.
A l'inverse, le marché des envois de correspondance distribués
en France continue de décroître. Le revenu est évalué,
en 2011, à 7,5 milliards d'euros, soit un recul de 1,6% en un an et le
nombre de courriers distribués s'élève à 14,3 milliards
de plis, en baisse de 3,2%. Le recul constaté est moins important qu'en
2010 (-3,0 % en revenu et -3,6 % en volume).
Le ralentissement de la baisse du revenu et du volume des envois de correspondance
concerne exclusivement les plis hors publicité adressée. Le revenu
des envois de correspondances hors publicité adressée diminue
de 1,9 % en 2011 contre -3,5 % en 2010. Le nombre de plis qui s'élève
à 10,1 milliards d'objets baisse de 3,8 % en 2011 contre -4,6 % en 2010.
La tendance observée en 2010 se poursuit en 2011 sur le marché
de la publicité adressée : le revenu est stable autour de 1,5
milliards depuis 2009 (-0,5 % en 2011 et -0,6 % en 2010) alors que le volume
diminue à un rythme identique à 2010 (-1,7 % en 2011 et 1,6 %
en 2010) et atteint 4,3 milliards de plis en 2011.
Le moindre recul observé pour les volumes en 2011 s'explique par la
stabilisation des volumes de correspondance de plus de 50 g en 2011 (+0,3 %
en 2011 contre -1,8 % en 2010) à 2,5 milliards d'envois alors que le
volume de correspondances de moins de 50 g continue de baisser régulièrement
(-3,9 % en 2010 comme en 2011) et atteint 11,8 milliards.
Au sein des envois de correspondance, et comme chaque année depuis 2007,
le volume comme le revenu du courrier industriel se contractent moins fortement
que ceux du courrier égrené. L'année 2011 ne déroge
pas à cette règle et pour la première fois, le revenu du
trafic industriel se stabilise à 3,5 milliards d'euros (+0,3 % en 2011).
Le revenu du trafic égrené diminue de 3,1 % et atteint 4,0 milliards
d'euros. Le volume du trafic industriel, qui est évalué à
9,0 milliards de plis, ne diminue que de 2,1%, alors que le courrier égrené
(5,3 milliards de plis en 2011) recule de plus de 5% (5,1 % exactement).
Le revenu provenant des objets distribués à l'export se stabilise
(-0,8 % en 2011) autour de 540 millions d'euros grâce notamment aux recettes
liées à l'export de colis, dont le montant progresse de 6,7% en
2011. Mais ce revenu représente moins de 5% du revenu global sur le marché
des activités postales. Les flux d'objets exportés reculent de
9,2% en raison du fort recul des volumes de correspondances exportés
(-10,3%), la baisse étant plus marquée pour les envois hors publicité
(-11,8 % en 2011 contre -6,4 % pour la publicité adressée).
Enfin, dans un contexte de reprise des dépenses publicitaires, les flux
de publicité non adressée augmentent de 4,6 % en 2011 soit 21,5
milliards d'objets. Le revenu correspondant s'accroit de 2,2 % en un an et atteint
708 millions d'euros.
I. Panorama des marchés en 2011
Le revenu total sur le marché postal des objets adressés s'élève
à 13,8 milliards d'euros en 2011. Ce revenu est en hausse de 1,0 % par
rapport à 2010, et cela pour la première fois depuis 2007.
Avec 7,5 milliards d'euros, le revenu des envois de correspondance distribués
en France décroît de 1,6% en 2011, ce qui constitue un ralentissement
du rythme de recul (-5,7 % en 2009 et -3,0 % en 2010). Les envois de correspondance
représentent 54% du marché total en valeur, soit un recul d'1,5
point par rapport à 2010.
Cette baisse s'explique par la croissance du revenu du marché des colis
de moins de 30kg (colis ordinaires et colis express) qui atteint plus de 4 milliards,
en hausse pour la seconde année consécutive (+5,0 % en 2010).
Le revenu provenant des plis remis contre signature est de 1,1 milliard d'euros
en 2010, en légère croissance par rapport à 2010 (+1,9
%).
La distribution de presse par voie postale (abonnements de journaux et de magazines)
connait une augmentation de revenu de 1,5% en 2011, après plusieurs années
de baisse. Il s'élève à 462 millions ce qui correspond
quasiment à son niveau de 2008. Cette augmentation peut s'expliquer par
celle de certains tarifs (1) de la distribution de presse.
Le marché de l'export, tous produits confondus, est évalué
à 540 millions d'euros en 2011, soit un léger recul de 0,8 % par
rapport à 2010. Seul le revenu des colis distribués à l'export
est en augmentation (+6,7 % en 2011).
La publicité non adressée atteint 708 millions d'euros en valeur,
en croissance de 2,2% suivant la tendance observée depuis 2008 (+2,4%
en moyenne par an). Malgré une volumétrie importante, ce marché
génère peu de revenu, en raison de la faible valeur ajoutée
de cette prestation. Celle-ci ne nécessite ni collecte ni tournée
quotidienne et n'est, de ce fait, pas considérée comme un envoi
postal.



Le nombre total d'objets adressés suit une tendance contraire avec une
baisse de 2,6 % en 2011. Le volume atteint 18,3 milliards d'objets, soit une
diminution d'environ 495 millions d'objets distribués en un an. Cette
baisse est en grande majorité imputable au reflux du volume des envois
de correspondance (-3,2 %), ce qui représente 96 % des 495 millions d'objets
en moins sur l'ensemble du marché.
Le volume de presse distribué (par circuit postal et portage) aux abonnés
diminue légèrement, de 1,0 % par rapport à 2010, pour un
volume de 2,6 milliards d'exemplaires. La structure de distribution se modifie
avec le développement du portage dont la part (42,4 % en 2011) croît
de 3,6 % par an. Le décrochage entre évolution du revenu et du
volume s'explique par l'évolution de certains tarifs au 1er juillet 2011.
Le volume de colis distribués en France augmente en 2011 prolongeant
la tendance observée en 2010. Le volume distribué des colis légers
express est en hausse de 5,7 % en 2011 avec 20 millions d'objets supplémentaires
distribués en France.
Le nombre d'objets (presse, colis et envois de correspondance) à destination
de l'étranger est en forte baisse avec un recul de 9,2 % en 2011. Ce
reflux est essentiellement dû à la diminution des envois de correspondance
à destination de l'étranger (-10,3 %) et n'est pas compensé
par la hausse du volume de colis distribués à l'export qui est
en augmentation de 12,7 % par rapport à 2010. C'est le seul marché
en croissance à l'export, le volume de la presse distribué à
l'export diminuant de 2,1 %.
Le volume de la publicité non adressée augmente de 4,6 % ce qui
confirme la persistance de la hausse observée en 2010 (+8,1 %). Cette
hausse représente 938 millions de prospectus supplémentaires distribués
en 2011.


___________________
(1) Avis n° 2011-0429 de l'ARCEP en date du 14 avril 2011 relatif aux tarifs des services d'envois de journaux et imprimés périodiques du service universel postal
1. Les envois de correspondance distribués en France
Les envois de correspondance de moins de deux kilogrammes représentent 7,5 milliards d'euros pour 14,3 milliards d'objets distribués en 2011. La décroissance du revenu ralentit depuis 2009 avec une baisse de 1,6 % en 2011 contre 3,0% en 2010 et 5,7 % en 2009. Le nombre d'envois de correspondance diminue de 3,2 % en 2011 ce qui est sensiblement identique à l'année 2010 (-3,6 %).
1.1 Les envois de correspondance par niveau d'urgence
L'année 2011 a été marquée par la disparition du
secteur réservé (envois de correspondance de moins de 50 grammes)
au 1er janvier. De plus, la création par La Poste au 1er octobre de la
" Lettre Verte " (tarif J+2) pourrait entrainer le développement
des envois au tarif rapide (J+2), qui représentent encore une faible
part des envois de correspondance en 2011.

Le revenu des envois de correspondance de moins de 50 g (ancien secteur réservé)
est en baisse de 1,3 % en 2011 et atteint 5,6 milliards d'euros. Il constitue
75 % du revenu issu des envois de correspondance en 2011, proportion stable
depuis 2009.
En ce qui concerne le secteur ouvert à la concurrence depuis 2006 (envois
de plus de 50 g), le recul du revenu est plus important avec une baisse de 2,4
% par rapport à 2010.


Le volume des envois de correspondance de moins de 50 g (ancien secteur réservé)
diminue de 481 millions de plis, soit un recul de 3,9 % du volume par rapport
à l'année précédente. Le volume baisse à
un rythme trois fois supérieur au revenu (-3,9 % contre
-1,3 % en 2011). Cette différence d'intensité s'explique par les
hausses successives du tarif de base (2) qui ont permis un moindre recul du
revenu.
Le volume des envois de plus de 50 g augmente donc de 8,1 millions de plis
en 2011, soit une hausse de 0,3 %. La part de ces envois augmente légèrement
de 0,6 point par rapport à 2010, les envois de moins de 50 g restant
largement majoritaires (82,4 % des envois de correspondance en 2011).

La baisse du nombre d'envois de correspondance a été plus forte
pour les plis envoyés au tarif urgent et rapide (J+1 et J+2) avec une
diminution de 4,5 % par rapport à 2010. Avec un volume de 4,5 milliards
d'objets, ce trafic reste minoritaire (31,7 % en 2011) dans l'ensemble des envois
de correspondance. Le trafic non urgent représente 9,8 milliards de plis,
volume en baisse de 2,6 % en 2011.
La part du trafic non urgent varie en fonction du poids de l'objet (envois
de plus de 50 g ou envois de moins de 50 g). Il représente 82,3 % des
envois de plus de 50 g, soit une augmentation de près de deux points
par rapport à 2010. Cette hausse s'explique par l'accroissement du nombre
de plis affranchis au tarif non urgent (plus 55 millions de plis distribués,
soit un accroissement de 2,7 % en 2011) simultanément à la diminution
du nombre d'envois au tarif urgent ou rapide (-9,4 % en 2011, soit 47 millions
de plis en moins).
Pour les envois de moins de 50 g, le tarif non urgent représente une
part plus faible avec 65,4 % en 2011, chiffre stable depuis 2009. Cette stabilité
résulte de la baisse dans les mêmes proportions du trafic urgent
(-3,9 % en 2011) et non urgent (-3,9 %).


________________
(2) Le tarif de la lettre prioritaire de moins de 20 grammes a connu les évolutions
suivantes :
- 0,56 € au 2 mars 2009 (Décision n° 2009-0001)
- 0,58 € au 1er juillet 2010 (Décision n° 2010-0469)
- 0,60 € au 1er juillet 2011 (Avis n° 2011-0415)
1.2 Publicité adressée et autres envois de correspondance
Le revenu de la publicité adressée se stabilise autour de 1,5
milliard d'euros depuis 2009. En 2011, le revenu recule légèrement
de 0,5 % après avoir diminué de 0,6 % en 2010. La tendance à
la baisse est plus marquée pour le volume avec -1,7 % par rapport à
2010, soit 75 millions d'envois de publicité adressée en moins.
La diminution observée est cohérente avec la baisse des dépenses
en publicité adressée engagées par les annonceurs (3).
Le revenu des envois de correspondance, hors publicité adressée,
diminue de 1,9 % par rapport à 2010 et s'établit à 6 milliards
d'euros. La baisse du revenu est à mettre en relation avec celle de 3,8
% en un an du nombre d'envois de correspondance hors publicité adressée.
Ces envois représentent 10,1 milliards d'objets, soit 70,2 % de l'ensemble
du marché des envois de correspondance. Le recul constaté est
moins important que les années précédentes (-4,3 % en 2009
et 2010).




__________________
(3) Voir la partie I.6 sur la publicité adressée pour le détail
des dépenses en publicité (p.28)
1.3 Trafic industriel et trafic égrené
Le trafic industriel représente plus de 60 % des envois de correspondance
distribués en France en 2011. Il atteint 9 milliards d'objets en 2011,
soit un recul de 2,1 % par rapport à 2010. Cette baisse s'explique par
la diminution continue du volume de publicité adressée
(-1,7 % en 2011 et -1,6 % en 2010) et l'intensification de la baisse du volume
des autres envois de correspondance (-2,3 % en 2011 contre -1,7 % en 2010).
La part de la publicité adressée dans le trafic industriel évolue
peu depuis 2009. Elle est de 47 % en volume et de 42 % des revenus.
Le revenu du trafic industriel se stabilise à 3,5 milliards avec 0,2
% d'augmentation en 2011. Cette légère hausse est liée
à l'augmentation de 0,7 % du revenu des envois de correspondance hors
publicité adressée (cette dernière baissant de 0,5 % en
2011).

La baisse du volume du trafic égrené amorcée en 2006 se
poursuit en 2011 avec un recul de 5,1 % même si son intensité diminue
par rapport à 2009 (-8,6 %) et à 2010 (-6,4 %). Le revenu associé
diminue également de 3,1 % par rapport à 2010, pour partie en
raison de la hausse des tarifs pour le courrier égrené (timbre-poste
et hors timbre-poste (4)) au 1er juillet 2011 de 1,4 % à 5,3 % selon
le poids et le mode d'affranchissement.
Le courrier égrené des entreprises qui représente plus
de la moitié du trafic égrené est en baisse de 7,4 % en
2011, soit 233 millions de plis en moins par rapport à 2010. Cela constitue
une accentuation de la baisse observée en 2010 (-5,2 %). Le recul des
volumes de courrier égrené des entreprises peut s'expliquer par
le développement de la massification qui permet de substituer du trafic
industriel au trafic égrené.
Le trafic égrené des particuliers et des petits professionnels
diminue de 2,1 % ce qui est nettement inférieur à la baisse enregistrée
en 2010 avec -8,0%. Ce ralentissement peut s'expliquer par un certain épuisement
des possibilités de substitution pour les particuliers et les petits
professionnels.




_________________
(4) Avis n° 2011-0415 de l'ARCEP en date du 5 avril 2011 relatif aux tarifs
des services d'envois nationaux égrenés du service universel postal
2. Les envois remis contre signature
Le revenu des envois de correspondance remis contre signature augmente de 3,8
% en 2011, soit la hausse la plus significative depuis 2007. Le volume croît
également de façon plus importante que les années précédentes
avec une progression de 2,3 % en 2011 contre 1,2 % en 2010 et 0,0 % en 2009.
La tendance est à la hausse pour les plis comme pour les colis. Le nombre
de plis remis contre signature augmente de 1,0 % par rapport à 2010,
soit une augmentation de deux millions d'objets. Le revenu des plis remis contre
signature est également en hausse avec un surcroit de revenu de 20 millions
d'euros (soit 1,9 % d'augmentation en 2011).
Le nombre de colis remis contre signature croît de façon très
importante en 2011 avec une hausse de 7,8 %, ce qui permet de retrouver pratiquement
le volume observé en 2008 (65 millions de colis en 2008 contre 64 millions
en 2011). Le revenu augmente pour la première fois depuis 2008 de 8,1
% et dépasse les 500 millions d'euros en 2011. Cet accroissement s'explique
en partie par l'augmentation des prix de certains produits au 1er mars 2010
(5) en lien avec la hausse du tarif de base.



_______________
(5) Avis n°10-0040 de l'ARCEP en date du 7 janvier 2010 relative aux produits
nationaux du colis relevant du service universel.
3. Courrier international : export et import
3.1 Le marché du courrier international
3.1.1 L'ensemble du marché français
Le nombre d'objets envoyés et reçus de l'étranger baisse
de 6,1 % en 2011 avec un repli plus marqué pour l'export (-9,2 %) que
pour l'import (-2,4 % en 2011). Le trafic international atteint 778 millions
d'objets en 2011, soit 50 millions de moins qu'en 2010.
Le revenu du courrier international augmente de 0,6 % par rapport à
l'année précédente et atteint 770 millions en 2011. Cette
hausse s'explique par la hausse du revenu à l'import de 3,9 % (9 millions
d'euros supplémentaires en un an). Le revenu de l'export diminue légèrement
(-0,8 %), ce qui correspond à 4 millions d'euros de moins par rapport
à 2010.
Le décrochage entre la baisse importante du volume et la quasi-stabilité
du revenu de l'export s'explique en partie par l'augmentation de certains tarifs
vers l'international (6) pour les particuliers (lettre prioritaire et offre
d'envoi de petites marchandises) mais aussi pour le trafic industriel. De plus,
la disparition au 1er juillet 2011 de la lettre et du petit paquet économiques
a pu impacter le revenu (7).

Le segment du courrier international sortant est ouvert à la concurrence
pour toutes tranches de poids en ce qui concerne les envois de correspondance.
Pour opérer sur ce marché, une autorisation auprès de l'ARCEP
est nécessaire. Les opérateurs sont pour la plupart filiales des
postes européennes (Belgian Post, Deutsche Post Global Mail, Royal Mail,
Spring Swisspost, et Österreichische Post AG). IMX et Optimail Solutions
sont les seuls opérateurs de trafic international indépendants
à capitaux français.
_______________
(6) Il s'agit des tarifs dit " Timbre-poste " (TP), les tarifs des
produits " hors TP " (machine à affranchir) restent stables.
(7) Avis n° 2011-0417 de l'ARCEP en date du 7 avril 2011 relatif aux tarifs
des services d'envois internationaux du service universel postal.
3.1.2 Répartition des flux par zones géographiques
La grande majorité du trafic postal international se fait avec les pays
frontaliers de la France. En 2011, près de trois quarts des échanges
sont à destination ou proviennent de l'Union Européenne.
La part de l'export à destination de l'Union Européenne diminue
de trois points par rapport à l'année précédente,
prolongeant ainsi la tendance identifiée en 2010 (-2 points en 2010).
Les proportions sont stables pour l'import.

Note : les flux de la zone 1 dite " Union européenne " couvrent
les pays de l'UE ainsi que l'Islande, le Lichtenstein, la Norvège, la
Suisse, le Vatican et Saint Marin.
3.2 Focus sur l'export
3.2.1 Envois de correspondance, presse et colis à l'export
Le marché de l'export diminue fortement en volume (-9,2 %) pour atteindre
405 millions d'objets en 2011. Il existe donc un renforcement de la baisse constatée
en 2009 (-6,3 %) et en 2010 (-5,4 %). La chute du volume est due en intégralité
à celle du volume des envois de correspondance qui diminue de 43 millions
d'objets en 2011. Le revenu décroit légèrement
(-0,8 %), ce qui contraste avec la hausse de 4,4 % enregistrée en 2010.
Sur le segment des envois de correspondance, le revenu de l'export recule de
3,0 % à 380 millions d'euros tandis que le volume afférant perd
plus de 10 % en un an (370 millions de plis). Le revenu issu de l'export de
publicité adressée est en hausse de 4,0 % soit un accroissement
de deux millions d'euros après trois années de baisse continue.
Le volume afférent recule de 6,4 % en 2011. En volume, la baisse est
plus marquée pour les envois hors publicité adressée (-11,8
%) après une hausse en 2010, y compris en valeur. En 2011, le revenu
des envois de correspondance hors publicité adressée diminue de
4,0 %. La part des envois de correspondances au sein de l'export diminue d'un
point en 2011 pour atteindre 91,5 %.
Le poids moyen des envois de correspondance hors publicité adressée
recule de 1,3 % en 2011. La différence d'intensité de la baisse
du volume et du revenu peut s'expliquer par la hausse de certains tarifs vers
l'international. L'effet conjugué de la hausse des tarifs et de l'augmentation
du poids moyen d'un envoi de publicité adressée (+10,8 % en 2011)
explique les tendances contraires observées pour le volume et le revenu.
Le marché de la presse enregistre un recul de 6,1 % pour le revenu et
de 2,1 % pour le volume en 2011.
Le revenu de l'export de colis connait sa sixième année de hausse
consécutive avec 6,7 % en 2011, même si le rythme semble ralentir
(+12,6 % en 2009 et +8,4 % en 2010). Le volume est également en augmentation
avec un accroissement de 12,7 % du nombre de colis exportés en 2011.


La part du revenu de l'export de colis augmente de près de deux points
en 2011 et représente désormais plus du quart du revenu lié
à l'export. La part de la presse baisse régulièrement depuis
2008 et passe en dessous de la barre de 4 % en 2011.
Concernant les envois de correspondance, la publicité adressée
représente 10,0 % du revenu du marché de l'export en hausse de
0,5 point par rapport à 2010 mais en baisse de près d'un point
par rapport à 2009. La part des envois de correspondance hors publicité
adressée se situe désormais légèrement en-dessous
de son niveau de 2008 avec une diminution de 2,1 points par rapport à
2010.

Les envois de correspondance représentent plus de 90 % de l'ensemble
des flux d'export et cette proportion est presque stable depuis 2005. Elle diminue
en moyenne chaque année de 0,4 %. La part de la publicité adressée
augmente en 2011 de 0,8 point après avoir diminué de 5,7 points
en 2010 (elle était stable entre 2007 et 2009). A l'inverse, la part
des autres envois de correspondance baisse de près de deux points après
un accroissement de 5,8 points l'année précédente. Le nombre
de colis au sein des flux exportés augmente légèrement
(+0,7 point) suite à l'augmentation importante de son volume (+12,7 %
en 2011).

3.2.2 Le trafic ABC
Le trafic transitant par la France (8) est de 59 millions soit une baisse drastique
de 21,6 % en 2011 (16 millions d'objets en moins) après un recul important
en 2010 (-30,4 %). Le revenu recule en conséquence de 14,7 % par rapport
à 2010. La tendance à la marginalisation du trafic ABC se poursuit,
ce dernier ne représentant plus que 16 % des flux d'export de correspondance
contre 25 % en 2007.

| Les trois principaux cas d'échange de courrier
international |
Les opérateurs postaux qui interviennent dans l'acheminement et la distribution
du courrier sont rémunérés en fonction du rôle qu'ils
occupent entre l'émission et la réception. L'opérateur
distributeur est rémunéré par les frais terminaux reversés
par l'opérateur du pays émetteur. L'opérateur du pays émetteur
est rémunéré par l'affranchissement payé par l'expéditeur
du courrier
L'IMPORT

Les frais terminaux constituent la rémunération de la poste nationale.
L'EXPORT

L'opérateur postal du pays B, d'où proviennent les flux, est rémunéré
par l'affranchissement.
L'opérateur du pays A où est distribué le courrier, reçoit
les frais terminaux correspondant à son travail de distribution.
LE REPOSTAGE ABC

Le pays B, en l'occurrence la France, sert de pays de transit pour le courrier
provenant du pays A vers le pays C. Ici, le courrier est affranchi au tarif
du pays B. L'émetteur du pays A remet les envois à l'opérateur
postal B qui est rémunéré sur cet affranchissement. Ce
dernier acheminera le trafic jusqu'au pays C. Les frais terminaux seront versés
à l'opérateur qui assure la distribution dans le pays C
Plusieurs autres cas d'échanges internationaux existent mais ne représentent
que de faibles montants en revenus et en volumes. En particulier, des intermédiaires
peuvent intervenir dans le process d'acheminement.
________________
(8) Le trafic ABC correspond au flux qui, en transit dans le pays B, en l'occurrence
la France, proviennent d'un pays A et sont distribués dans un pays C.
Dans ce cas, le courrier est affranchi au tarif du pays B. L'émetteur
du pays A remet les envois à l'opérateur postal B qui est rémunéré
sur cet affranchissement. Ce dernier acheminera le trafic jusqu'au pays C. Les
frais terminaux seront versés à l'opérateur qui assure
la distribution dans le pays C.
4. Les colis
Ce marché regroupe deux segments : celui du colis hors express et celui
du colis express. Les délais d'acheminement constituent le premier critère
de distinction entre ces deux segments : ils sont généralement
supérieurs à un jour pour le colis hors express (J+2 à
J+5) et égaux ou inférieurs à un jour pour l'express (J+1).
L'identité des expéditeurs et des récepteurs de colis constitue
le second critère. Le colis hors express concerne majoritairement les
échanges entreprises-consommateurs ou entre particuliers alors que l'express
répond davantage aux besoins interentreprises (délais courts,
logistique adaptée).
La différenciation entre ces deux segments s'avère toutefois
de plus en plus difficile à établir, les opérateurs proposant
des produits de plus en plus convergents.
Le marché des colis est en croissance tant en revenu qu'en volume en
2011. La hausse des revenus peut en partie s'expliquer par la hausse des tarifs
pour les colis hors express survenue en mars 2010.
4.1 Les colis hors express
Ce marché regroupe deux segments : celui du colis hors express et celui
du colis express. Les délais d'acheminement constituent le premier critère
de distinction entre ces deux segments : ils sont généralement
supérieurs à un jour pour le colis hors express (J+2 à
J+5) et égaux ou inférieurs à un jour pour l'express (J+1).
L'identité des expéditeurs et des récepteurs de colis constitue
le second critère. Le colis hors express concerne majoritairement les
échanges entreprises-consommateurs ou entre particuliers alors que l'express
répond davantage aux besoins interentreprises (délais courts,
logistique adaptée).
La différenciation entre ces deux segments s'avère toutefois
de plus en plus difficile à établir, les opérateurs proposant
des produits de plus en plus convergents.
Le marché des colis est en croissance tant en revenu qu'en volume en
2011. La hausse des revenus peut en partie s'expliquer par la hausse des tarifs
pour les colis hors express survenue en mars 2010.
4.1 Les colis hors express
Le revenu des colis hors express (9) distribués en France atteignait
1,7 milliard d'euros en 2010, en croissance de 5,5%. Le nombre de colis (386
millions) progressait également (+4,0%), après deux années
de baisse consécutives. L'accroissement plus important du revenu par
rapport au volume provenait notamment de l'augmentation du tarif d'une gamme
de produits, mise en œuvre au 1er mars 2010.
En 2010, environ 300 millions de colis provenaient de la Vente à distance
(VAD) (10) et du e-commerce, incluant à la fois les colis envoyés
par les sociétés de vente par correspondance et les colis envoyés
par les " pure players ", c'est-à-dire les plateformes commerçantes
opérant uniquement sur internet. Les colis provenant de la VAD et du
e-commerce représentaient les trois quarts du volume total de colis distribués
en France.
________________
(9) Données 2011 non disponibles à la date de la publication.
(10) Chiffres annuels 2009 de la FEVAD.
4.2 Les colis " express "
Le nombre de colis express (11) est en hausse en 2011 pour l'ensemble des catégories
(distribués en France, import et export). Le volume des colis distribués
en France augmente de 3,7 %, ce qui confirme la tendance haussière observée
en 2010 (+3,1 %). L'augmentation du revenu est nettement supérieure avec
un accroissement de 5,6 % en 2011.
Le volume et le revenu associés aux imports de colis express augmentent
au même rythme avec une hausse de 8,0 % dans les deux cas. Cela constitue
un ralentissement de la tendance pour le revenu (-1,5 point) comme pour le volume
(-6,1 points).
L'export progresse nettement en volume (6,0 % en 2011) même si cela constitue
un ralentissement par rapport à l'année précédente
(+10,9 % en 2010).

_______________
(11) Source : Ministère de l'écologie, de l'énergie, du
développement durable et de l'aménagement du territoire, Commissariat
général au développement durable, La messagerie au quatrième
trimestre 2011, Chiffres et statistiques n°300, mars 2012. L'enquête
SESP est réalisée en partenariat avec TLF, la Fédération
des Entreprises de Transport et de Logistique de France, sur la base de données
fournies par les réseaux eux-mêmes.
5. La presse
Le trafic de presse distribué par circuit postal ou par portage (12)
s'élève à 2,6 milliards en 2011 ce qui représente
une baisse de 1,0 % c'est-à-dire 26 millions d'exemplaires distribués
en moins. La baisse est continue depuis près de dix ans à l'exception
d'une année de stabilité en 2007. Ce recul est exclusivement lié
à celui du trafic par circuit postal : il diminue de 3,0 %. La croissance
du volume de presse distribué par portage se poursuit avec une hausse
de 1,9 % en 2011, soit une augmentation moins prononcée qu'en 2010 (+2,8
%). La part du portage dans le circuit de distribution de la presse augmente
en moyenne de 3,4 % par an pour atteindre 41,2 % en 2011 (contre 33,5 % en 2004).
Le volume distribué d'exemplaires de presse est en baisse depuis plusieurs
années. En 2011, la diffusion de la presse payante française aurait
diminué de 2,3 % selon l'observatoire de l'Office pour la Justification
de la Diffusion (ODJ) (13). La baisse touche l'ensemble des types de presse
et concerne également le nombre de titres disponibles.
_____________
(12) Contrairement à la distribution par voie postale où une adresse
est apposée sur le journal et où le facteur le distribue comme
un courrier adressé, le portage de presse est réalisé à
partir d'une liste de destinataires et d'une pile de journaux indifférenciés.
Aussi le portage de presse n'est pas une activité postale au sens de
la directive E97/67/CE qui suppose de distribuer des objets adressés.
(13) 22ème Observatoire de la Presse, OJD, 2012. L'OJD est l'association
française qui certifie la diffusion, la distribution et le dénombrement
des journaux, périodiques, sites web, et de tout autre support de publicité.
5.1 La presse distribuée par portage
Si le volume de presse distribuée tous circuits confondus est en diminution,
le développement du portage se poursuit au détriment du circuit
postal classique. Le volume de presse distribué par portage augmente
en moyenne chaque année de 1,9
%. Selon le 22ème observatoire de l'OJD, plus d'un quart de la presse
payante française est distribué par portage (26,6 % en 2011).
Quasiment la moitié de la presse quotidienne régionale (PQR)
est distribué par portage (49,4 % en 2011). Cette part a augmenté
d'un peu moins de deux points en 2011. Cette hausse doit cependant être
nuancée car elle s'explique en partie par le reclassement dans la catégorie
PQR d'une publication classée jusque-là dans la catégorie
" Presse hebdomadaire régionale ". Ce reclassement explique
également la baisse de près de trois points de la part du portage
constatée dans cette dernière catégorie.
Un tiers des exemplaires de la presse du 7ème jour (presse éditée
le dimanche) est porté (33,3 % en 2011), soit une augmentation de plus
d'un point par rapport à 2010.
Les autres types de presse semblent moins propices au développement
du portage comme mode de distribution. Seulement 12 % des exemplaires de la
presse magazine et de la presse quotidienne nationale sont portés. De
plus, les évolutions sont plus faibles avec une hausse de 0,6 point pour
la presse magazine et une augmentation d'un point pour la presse quotidienne
régionale. La part du portage diminue uniquement pour la presse hebdomadaire
régionale. Cette baisse ne présage pas pour autant d'un recul
du portage mais traduit les effets mécaniques du reclassement de certaines
publications.

Source : Observatoires de la presse - OJD
L'essor du portage peut également s'expliquer par l'existence d'une
subvention de l'Etat reversée aux éditeurs de presse au titre
de l'aide au portage de la presse. En 2011, elle s'élève à
67,5 millions d'euros, ce qui constitue une baisse de 3,0% du montant total
de l'aide au portage par rapport à 2010 (où elle s'élevait
à 70 millions d'euros) mais elle reste bien supérieure aux montants
versés avant 2009 (8,25 millions d'euros par an).
5.2 La presse distribuée par circuit postal
La presse urgente (J+1) représente près de la moitié de
la distribution postale de presse payante en France. Elle perd un peu plus d'un
point par rapport à 2010. Cela est à mettre en relation avec la
baisse du volume de presse quotidienne distribuée (-2,0 % en 2011 selon
l'OJD). Pour l'autre moitié de la distribution par circuit postal, les
distributions en J+4 restent majoritaires même si la presse J+7 gagne
un point en 2011.

Sources : La Poste in Mission de réflexion et de proposition sur l'acheminement
des abonnements de presse, mai 2008, Marc Schwartz, jusqu'en 2007, Observatoire
statistique des activités postales à partir de 2008
Le revenu de la distribution de presse par circuit postal est en hausse de
1,5 % pour la première fois depuis 2005, soit une hausse de six millions
d'euros. Cet accroissement du chiffre d'affaires s'explique en partie par la
hausse de certains tarifs (14) de 2,7 % en moyenne en 2011.
Encadrée par les accords pluriannuels Etat-Presse-Poste (15), la contribution
de l'Etat s'élève à 242 millions en 2011. A cette contribution,
il faut ajouter la compensation liée au moratoire portant sur ces mêmes
accords pluriannuels en 2009.

______________
(14) Avis n° 2011-0429 de l'ARCEP en date du 14 avril 2011 relatif aux tarifs
des services d'envois de journaux et imprimés périodiques du service
universel postal.
(15) Pour plus de détails sur ces accords, voir en annexe 2.2, page 35.
6. La publicité non adressée
Les dépenses publicitaires augmentent de 1,1 % en 2011, soit une intensification
de la croissance par rapport à 2010 (+0,4 %) selon les chiffres publiés
par France Pub et l'Institut de recherche et d'études publicitaires (Irep).
La publicité non adressée s'inscrit dans cette dynamique de croissance
avec un revenu en augmentation de 2,2 % qui atteint désormais 708 milliards
d'euros en 2011.
Le nombre d'objets distribués s'accroît de 4,6 % en 2011, soit
935 millions d'imprimés sans adresse supplémentaires distribués
par rapport à 2010. Cet accroissement constitue cependant un ralentissement
de la croissance par rapport à 2010 de 3,5 points.


II. Investissements et emploi des activités postales
1. Les investissements
Les opérateurs postaux autorisés par l'ARCEP et leurs filiales
ont investi 658 millions d'euros dans les activités postales, soit une
augmentation de 9,1 % par rapport à 2010. Cette hausse touche à
la fois les investissements corporels (+9,5 %) et les investissements incorporels
(+7,9 %). Cette augmentation s'explique notamment par l'engagement de Poste
Immo de réaliser deux milliards d'euros d'investissements sur la période
2010 - 2015.
Les investissements corporels, c'est-à-dire les investissements en infrastructure,
équipement, machines de tri, bâtiments, s'accroissent de 44 millions
d'euros pour atteindre 507 millions d'euros en 2011
Les investissements incorporels augmentent moins fortement, et s'élèvent
à 151 millions d'euros en 2011.

Note :
Les investissements comptabilisés ici sont ceux des opérateurs
autorisés par l'ARCEP en fin d'année, ainsi que ceux de leurs
filiales en France qui réalisent des investissements dans des activités
postales (voir encadré). Ils ne couvrent donc que les activités
de prestations postales au sens strict en excluant l'express, la publicité
non adressée et le routage.
|
Les investissements réalisés par les
filiales
Une part importante des investissements réalisés par le
groupe La Poste pour les activités postales en France est effectuée
par le biais de Poste Immo, filiale à 100% créée
le 1er avril 2005. Depuis cette date, Poste Immo gère les investissements
en infrastructure de sa maison mère (renfort de ses centres de
tris et rénovation des bureaux de poste) ainsi que la gestion de
son patrimoine immobilier.
Ces investissements soutiennent notamment le plan de modernisation de
l'appareil de production de La Poste, baptisé Cap Qualité
Courrier. Ce plan prévoit un investissement total de 3,4 milliards
d'euros sur la période 2004-2012 avec la création de 42
Plates-formes Industrielles Courrier (PIC) couvrant 88% du trafic.
Le déploiement du programme " Cap Qualité Courrier
" est quasiment achevé avec 41 PIC ouvertes (dont cinq ouvertes
en 2011) permettant de couvrir 90 % du trafic par le nouvel outil industriel.
Il contribue directement à l'amélioration de la productivité
du Courrier via une massification des flux et de la qualité de
service aux clients qui a battu un record historique en 2011 avec 87,2
% de lettres prioritaires distribuées en J+1
|
2. Les emplois
En 2011, le rythme de recul du nombre d'emplois liés aux activités
postales ralentit : il diminue de 6 000 en 2011 après avoir baissé
de 10 000 emplois par an depuis 2005.
Les salariés employés par les opérateurs alternatifs sont
une minorité en 2011 avec moins de 1 000 personnes.

|
Comptabilisation du nombre d'emplois
Le nombre d'emplois ici considéré correspond au nombre
de personnes physiques employées par les opérateurs autorisés,
non compris les filiales, pour leurs prestations postales, c'est-à-dire
en excluant les activités d'express, de publicité non adressée
et le routage.
Les salariés de la Banque Postale, filiale du groupe La Poste,
ainsi que ceux des services financiers de La Poste maison-mère,
employés uniquement à des activités non postales,
sont exclus.
Sont également exclus les personnels des agences ou relais partenaires
auxquels les opérateurs autorisés délèguent
certaines de leurs prestations. L'emploi dans les agences postales ou
communales et les relais commerçants n'est ainsi pas comptabilisé,
alors que le nombre de ces agences et relais augmente de 14% en 2009,
après une augmentation de 10% en 2008.
Les salariés dont l'activité n'est consacrée que
pour partie aux prestations postales, en particulier les guichetiers,
sont comptabilisés pleinement et non au prorata du temps passé
sur des activités postales.
Cet indicateur n'appréhende ainsi qu'imparfaitement l'emploi lié
aux prestations postales.
Le cas des guichetiers, entre prestations postales et services bancaires
L'activité des guichetiers de La Poste est partagée entre
des services liés aux prestations postales - affranchissement d'envois
de correspondance ou de colis " ordinaires " par exemple - et
d'autres services pour le compte de filiales (La Banque Postale, Chronopost).
Pour chacune de ces filiales, une convention de service est passée
avec la maison-mère pour facturer le travail effectué par
les guichetiers. Ces conventions sont renégociées chaque
année et sont basées soit sur le temps passé soit
sur des commissions à la vente.
|
ANNEXES
1. Sources et opérateurs autorisés
L'Autorité de régulation des communications électroniques
et des postes publie les résultats de l'enquête annuelle 2011,
menée sur les marchés des activités postales. Cette enquête
a été conduite auprès des opérateurs autorisés
au 31 décembre 2011 et auprès des opérateurs des marchés
non soumis à autorisation tels que le colis, l'express, la publicité
non adressée ou encore le routage.
Les données sur le marché des envois de correspondance sont issues
de l'enquête statistique de l'ARCEP auprès des opérateurs
de services postaux. Cette enquête revêt un caractère obligatoire
pour tous les opérateurs titulaires d'une autorisation comme le prévoient
les dispositions de l'article L. 135 du code des postes et des communications
électroniques : " L'Autorité de régulation des communications
électroniques (ARCEP) peut recueillir les données et mener toutes
actions d'informations sur le secteur des postes. A cette fin, les opérateurs
titulaires de l'autorisation prévue à l'article L. 3 et le prestataire
du service universel postal sont tenus de lui fournir les informations statistiques
concernant l'utilisation, la zone de couverture et les modalités d'accès
à leur service ".
Sur les marchés non soumis à autorisation, les sources suivantes
sont utilisées :
- La Poste : Rapport annuel 2011.
- Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement
durable et de l'aménagement du territoire : Marché de la messagerie
et de l'express.
- Office de Justification de la Diffusion (OJD) : Distribution de la presse.
- France Presse / Irep : Dépenses publicitaires
- Fédération des Entreprises de Vente A Distance (FEVAD) : Marché
du colis.
Au 31 décembre 2011, outre La Poste (autorisée le 26/10/2006),
27 opérateurs ont été autorisés par l'ARCEP, leur
permettant d'exercer des prestations de services postaux relatifs aux envois
de correspondance.
Les autorisations pour les services d'envois de correspondance incluant la
distribution en France et par date d'autorisation sont :
Adrexo en France (autorisé le 13/06/2006)
Althus dans les agglomérations de Aix les Bains, Annecy, Chambéry
et alentours (autorisé le 7/09/2006)
Solgeco 26 (Izigo), franchise d'Althus, dans les agglomérations
de Valence, Romans sur Isère et alentours (autorisé le 5/12/06)
Press'Tissimo à Paris et dans les principales communes du département
des Hauts-de-Seine (autorisé le 31/05/07)
Procourrier dans l'agglomération de Montpellier et ses alentours
(autorisé le 28/06/07)
Courrier Services 03 dans l'agglomération de Vichy et ses alentours
(autorisé le 28/06/07)
Courrier Plus dans les agglomérations de Lille, Roubaix, Tourcoing
et Villeneuve d'Ascq et leurs alentours (autorisé le 2/10/2007)
Ciblex dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais (autorisé
le 10/06/2008)
3L (Distriplis) dans l'agglomération d'Angers et ses alentours
(autorisé le 23/03/2010)
ARD services (Intercorrespondance) dans l'agglomération de Cholet
et ses alentours (autorisé le 23/03/2010)
Frédéric Veigneau (Distriplis Mauges) dans l'agglomération
de Cholet et ses alentours (autorisé le 27/05/2010)
Post Center dans l'agglomération de Dole et ses alentours (autorisé
le 22/06/2010)
Ecopost dans les agglomérations de Saint-Etienne et de Lyon et
leurs alentours (autorisé le 12/04/2011)
Index Courrier (Parvisini) (autorisé le 23/06/2011)
FamilyPro Courrier (autorisé le 07/06/2011) dans les agglomérations
d'Antibes, Valbonne, Biot, Vallauris, Mougins, Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var,
Nice et leurs alentours.
Les Facteurs Verts (autorisé le 13/09/2011) dans la communauté
d'agglomérations de " Mulhouse Alsace Agglomération "
STEP SA dans les agglomérations de Pau, Billieres, Lons et Lescars
(autorisé le 04/10/2011)
Les autorisations pour les envois de correspondance transfrontalière
sortante sont :
IMX (autorisé le 22/06/2006)
Deutsche Post AG (autorisé le 29/06/2006)
Swisspost International France (autorisé le 7/09/2006)
La Poste Belge (autorisé le 5/12/06)
G3 Worldwide (Spring) (autorisé le 5/12/2006)
Deutsche Post Global Mail (France) (autorisé le 15/03/2007)
Royal Mail Group PLC (autorisé le 15/03/2007)
DHL Express (France) SAS (autorisé le 25/10/07)
Österreichische Post AG (autorisé le 08/07/2010)
Optimail Solutions (autorisé le 24/11/2011)
2. Définitions des différents segments de marché
Constitue un envoi postal tout objet destiné à être remis
à l'adresse indiquée sur l'objet lui-même ou sur son conditionnement
et présenté dans la forme définitive dans laquelle il doit
être acheminé. Outre les envois de correspondance, sont notamment
considérés comme des envois postaux les livres, les journaux,
les périodiques et les colis postaux contenant de la marchandise avec
ou sans valeur commerciale.
Les colis envoyés en express, la presse portée et la publicité
non adressée ne sont pas des envois postaux.
2.1. Envois de correspondance
L'envoi de correspondance est un envoi postal ne dépassant pas deux
kilogrammes. Les envois postaux adressés tels que les livres, catalogues,
journaux ou périodiques ne font pas partie des envois de correspondance.
Le publipostage (publicité adressée ou marketing direct) est un
envoi de correspondance.
2.1.1. Le secteur réservé
Jusqu'au 1er janvier 2011, une partie des envois appartenait au secteur réservé
à l'opérateur en charge du service universel postal.
Deux directives européennes sont à l'origine de l'établissement
des seuils délimitant le champ des services postaux réservés
: la directive 97/67/CE du 15 décembre 1997 concernant les règles
communes pour le développement du marché intérieur des
services postaux et l'amélioration de la qualité du service et
la directive 2002/39/CE du 10 juin 2002 qui précise les étapes
de la libéralisation du secteur postal.
Transposées en droit français, ces directives ont abaissé
le seuil du secteur réservé en quatre étapes :
- 29 juin 1999, le secteur réservé est limité aux
services nationaux et transfrontaliers d'envois de correspondance, que ce soit
par courrier accéléré ou non, y compris le publipostage,
d'un poids inférieur à 350 grammes et dont le prix est inférieur
à cinq fois le tarif applicable à un envoi de correspondance du
premier échelon de poids de la catégorie normalisée la
plus rapide (tarif de base).
- 1er janvier 2003, le secteur réservé est limité
aux envois de correspondance (courrier adressé des ménages et
des entreprises, domestique ou provenant de l'étranger) de moins de 100
grammes et à un prix inférieur à trois fois le tarif de
base dans la limite de un euro maximum.
- 1er janvier 2006, la limite poids-prix du monopole postal est abaissée
à 50 grammes et à deux fois et demie le tarif de base.
- 1er janvier 2011, le secteur réservé est supprimé
selon la nouvelle directive postale (directive 2008/6/CE).
2.1.2. Export
Le segment du courrier international (envois de correspondance) sortant est
ouvert à la concurrence pour toutes tranches de poids. Les opérateurs
sont pour la plupart des filiales des postes européennes.
2.2. Envois remis contre signature*
Ces envois peuvent correspondre aux envois recommandés et aux envois
à valeur déclarée. L'envoi recommandé est un service
consistant à garantir forfaitairement contre les risques de perte, vol
ou détérioration et fournissant à l'expéditeur,
le cas échéant à sa demande, une preuve du dépôt
de l'envoi postal et / ou sa remise au destinataire. L'envoi à valeur
déclarée est un service consistant à assurer l'envoi postal
à concurrence de la valeur déclarée par l'expéditeur
en cas de perte, vol ou détérioration.
2.3. Colis*
2.3.1. Colis hors express
L'Observatoire couvre la livraison à domicile et en points de retrait
des colis de 0 à 30kg. Ce marché se caractérise par des
délais plus importants que ceux des envois express. Il est complètement
ouvert à la concurrence mais partiellement régulé : le
service universel garantit qu'une offre de colis jusqu'à 20kg en envoi
ordinaire ou en recommandé soit disponible au public à l'unité
sur tout le territoire. Sont exclus les services d'envois offerts à des
entreprises en exécution de contrats portant sur plusieurs envois.
Outre La Poste, qui se distingue par son obligation de desservir l'ensemble
du territoire en tant que prestataire du service universel, d'autres acteurs
tels que Distrihome, filiale d'Adrexo ou les filiales de distribution des groupes
de vente à distance (Sogep, Mondial Relay) sont également présents
sur le marché du colis " ordinaire " et procèdent à
des livraisons à domicile. Leurs clients sont avant tout des acteurs
de la Vente à Distance (VAD).
2.3.2. Colis express
Marché complètement ouvert à la concurrence, l'express
correspond à la livraison d'objets et de plis dans des délais
garantis, du seuil de la porte de l'expéditeur jusqu'à celui du
destinataire. Le marché observé est celui des colis légers
(jusqu'à 30kg) nés et distribués sur le territoire français.
Deux catégories d'acteurs se concurrencent sur les différents
segments du marché express colis légers : les filiales de groupes
postaux, qu'elles soient françaises (Chronopost, Exapaq) ou étrangères,
comme TNT express (filiale de TNT, la poste néerlandaise), DHL (filiale
de Deutsche Post, la poste allemande), GLS (filiale de Royal Mail, la poste
britannique) et les intégrateurs (FedEx, UPS).
D'autres sociétés issues du transport routier, comme Calberson
et France Express du groupe Géodis, Ciblex, Sernam, Tatex (ex-TAT Express)
sont également présentes mais l'express tous poids et, plus généralement,
la messagerie constituent leur cœur de marché.
2.4. Distribution de la presse aux abonnés
2.4.1. Circuit postal
La presse écrite est l'ensemble des quotidiens et des publications périodiques
diffusant une information générale, judiciaire ou technique, inscrits
à la commission paritaire des papiers de presse. La Poste offre une prestation
de distribution au titre du " service public de transport et de distribution
de presse " et une prestation au titre du " service universel postal
". Les distributions gratuites de presse écrite sont exclues du
champ de l'enquête ; seule la presse payante distribuée aux abonnés
est prise en compte.
2.4.2. Portage de presse
Il s'agit du deuxième canal de distribution qui s'ajoute à celui
de La Poste. Certains éditeurs de presse ont créé leur
propre réseau de distribution (sur liste d'abonnés). Les distributions
gratuites de presse écrite sont exclues du champ de l'observatoire.
2.5. Publicité non adressée (PNA)
Totalement en concurrence, ce marché correspond à la distribution
des messages sans référence personnelle, sans adresse et sans
nom. Ces plis ne nécessitent ni collecte, ni tournée quotidienne
de distribution.
*La frontière entre les marchés des envois remis contre signature
et de l'express n'est pas précisément définie et pourrait
vraisemblablement évoluer car ces deux prestations à " valeur
ajoutée " impliquent une remise contre signature et font l'objet
de traitement spécifique. De même, les critères discriminant
les marchés de l'express et du colis ne sont pas absolus : limites de
poids, délais garantis, etc.
3. Eléments sur le marché postal
3.1. Les aides au portage

3.2. Accord tripartite Etat-Presse-La Poste : Les accords Schwartz
L'Etat, La Poste et des représentants de la presse ont signé
le 23 juillet 2008 à Paris un accord sur le transport de la presse par
La Poste qui sera en vigueur de 2009 à 2015.
Cet accord prévoit que l'Etat continuera de soutenir La Poste, dans sa
mission de transport de la presse, à hauteur de 242 millions jusqu'en
2011, puis 232 millions en 2012 pour parvenir à 180 millions en 2015.
Cet accord prévoyait en contrepartie une augmentation progressive, sur
sept ans, des tarifs de distribution. Pour la presse d'information politique
et générale, l'augmentation prévue est légèrement
inférieure à 25% entre 2009 et 2015. Pour le reste de la presse,
elle est proche de 34% sur la même période. Néanmoins, cette
augmentation a été reportée d'un an en raison de la dégradation
de la situation économique générale au second semestre
de 2008, et dans le cadre des mesures d'urgence en faveur de la presse. La mise
en œuvre de l'accord est néanmoins confirmée, le manque à
gagner pour La Poste étant intégralement compensé par l'Etat.
__________________
(16) Depuis l'entrée en vigueur du nouveau décret (décret
n° 2009-535 du 13 mai 2009), cette aide est maintenant accessible à
tous les titres nationaux, régionaux et départementaux d'information
politique et générale et d'actualités sportives.