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| Observatoires / Observatoire des marchés |
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| Le marché des services de communications électroniques en France au 2ème trimestre 2009 |
| Dernière mise à jour le 3 novembre 2009 |
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 Pour télécharger cet Observatoire ( pdf)  Le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché final atteint 11,0 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009. Les prestations d’interconnexion et les ventes réalisées sur le marché de gros entre opérateurs ont généré près de 2,2 milliards d’euros de revenu supplémentaire au cours du trimestre. Le revenu des seuls services de communications électroniques sur le marché final, déduction faite des revenus annexes des opérateurs (ventes de terminaux, d’annuaires, de publicité, d’hébergement ou de gestion de centre d’appels…) s’élève à 10,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009. Ce revenu est stable (-0,1%) par rapport à celui du deuxième trimestre 2008. Le volume de trafic de l’ensemble des services de téléphonie fixe et mobile représente 52,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Ce volume diminue de 1,9% sur un an. Services fixes (téléphonie fixe et accès à l’internet) Le revenu des services fixes diminue de 1,0% sur un an, soit la première baisse depuis l’essor du haut débit, au début de l’année 2006. Le ralentissement de la croissance du revenu des accès a l’internet s’ajoute à l’accélération de la baisse du revenu du service téléphonique. Le revenu des services à haut et à très haut débit, téléphonie et accès à l’internet, représente 43% de l’ensemble des revenus de services fixe, soit six points de plus qu’un an auparavant. Le nombre d’abonnements à un service téléphonique est de 40,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2009. Ce nombre continue d’augmenter (+1,7% sur un an) grâce à l’extension rapide du nombre d’abonnements à un service de téléphonie sur large bande (sur IP DSL ou sur le câble) qui s’est accru de 2,7 millions en un an (+21,3%). Avec 15,6 millions d’abonnements à la fin du deuxième trimestre 2009, les abonnements sur large bande représentent à présent 38,0% de l’ensemble des abonnements à un service de téléphonie. Parallèlement, le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit décroît de façon régulière depuis le début de l’année 2007. Avec 25,3 millions d’abonnements à la fin du premier trimestre 2009, ce recul est de 2 millions en un an (-7,4%).
Certaines offres de voix sur IP viennent se substituer totalement à un abonnement RTC. Ces offres sont élaborées (par les opérateurs alternatifs ou par l’opérateur historique) sur des lignes en dégroupage total ou en «ADSL nu». La part des lignes fixes supportant un abonnement unique à un service téléphonique sur IP augmente de façon continue et atteint 28% à la fin du deuxième trimestre 2009, contre 21% un an auparavant. La part des lignes sur lesquelles coexistent deux abonnements téléphoniques (un abonnement sur IP venant en supplément d’un abonnement RTC) évolue peu depuis deux ans et est de 16% à la fin du deuxième trimestre 2009. La proportion de lignes fixes supportant un unique abonnement au service téléphonique « classique » sur le RTC diminue et n’est plus que de 56% à la fin du deuxième trimestre 2009 contre 63% un an plutôt.
Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe (abonnements et communications) s’érode de façon continue depuis plusieurs années. Avec 2,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009, il baisse de 6,0% sur un an soit la diminution la plus forte depuis deux ans. L’apport croissant du revenu issu des abonnements aux services de voix sur IP (+46,5% sur un an) et de celui des communications IP facturées (+15,1% sur un an) ne vient compenser qu’en partie la baisse continue du revenu lié aux abonnements téléphoniques « classiques » sur le RTC. Le revenu provenant des accès et des abonnements seuls s’élève à 1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre 2009. Il représente désormais près de 60% de l’ensemble du revenu de la téléphonie fixe, mais tend à se contracter depuis le milieu de l’année 2008 (-0,4% sur un an au deuxième trimestre 2009). Le revenu issu des communications téléphoniques est en recul depuis plusieurs années (-12,3% sur un an au deuxième trimestre 2009). Il se situe, depuis le début de l’année 2009, à un niveau d’environ 1,0 milliard d’euros.
Le volume de trafic au départ des postes fixes (hors publiphonie et cartes) s’établit à 26,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Ce volume, dont la croissance s’était ralentie durant la seconde moitié de l’année 2008, est en repli depuis le début de l’année 2009 (-2,2% sur un an au deuxième trimestre 2009). L’augmentation du trafic des communications émises en IP se ralentit : 1,2 milliard de minutes supplémentaires en un an au deuxième trimestre 2009, contre près de 4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008. Elle ne compense plus entièrement le reflux plus important du trafic sur le RTC (1,8 milliards de minutes en moins en un an). Le volume des communications émises en IP atteint 12,8 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Il représente près de la moitié (48,4%) de l’ensemble du trafic émis au départ des postes fixes et continue de croître de façon relativement soutenue (+10,0% sur un an au deuxième trimestre 2009). Les minutes émises en IP représentent les deux tiers (66%) de l’ensemble des minutes des communications internationales et la moitié de celles des communications nationales vers les postes fixes (50%). En revanche, seulement 20% des minutes des communications fixes vers mobiles sont actuellement émises en IP.
Le nombre d’abonnements à un accès à l’internet atteint 19,4 millions à la fin du deuxième trimestre 2009, dont 18,7 millions d’accès à haut débit. Le nombre de ces accès à haut débit augmente de 12,0% sur un an au deuxième trimestre 2009. Le rythme de cette croissance s’était sensiblement ralenti, l’accroissement annuel passant de 3 millions mi-2006 à 2,5 millions mi-2008. Ce ralentissement est moins marqué au cours des trois derniers trimestres où l’accroissement se stabilise à un niveau encore élevé de 2 millions en rythme annuel. Le revenu de l’internet s’élève à 1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre 2009 dont plus de 90% (soit 1,3 milliard d’euros) est imputable aux accès à haut débit. Le rythme annuel de croissance du revenu des accès à haut débit reste soutenu (+10,9% au deuxième trimestre 2009) malgré un infléchissement depuis le quatrième trimestre 2008. Le montant de la facture moyenne mensuelle d’un abonnement à l’internet à haut débit (23,9 euros HT au deuxième trimestre 2009) est stable depuis plus de deux ans. Près de 44% des abonnés à l’internet par ADSL, soit 7,7 millions à la fin du deuxième trimestre 2009 ont aussi la possibilité d’accéder à un service de télévision par ADSL. Leur nombre s’est accru de 2,5 millions sur un an (+48,5%). Téléphonie mobile Le nombre d’utilisateurs de la téléphonie mobile en France (nombre de cartes Sim en service) est de 59,2 millions à la fin du deuxième trimestre 2009. Il augmente de 3,1 millions sur un an soit une progression de 5,6%. Les abonnements de type forfaitaire « post-payées » sont nettement majoritaires (68,5% au deuxième trimestre 2009). Leur nombre augmente régulièrement et sur une cadence annuelle supérieure à 8% depuis le milieu de l’année 2007. Le nombre de cartes prépayées, après un recul sur les deux précédents trimestres, progresse légèrement (+0,5% sur un an au deuxième trimestre 2009). Cependant, le taux d’activité de ces cartes continue de baisser, il est ainsi passé de 95% à la mi-2007 à 89% à la mi-2009. Une partie des cartes SIM commercialisées par les opérateurs sont utilisées exclusivement pour des connexions à l’internet en situation de mobilité et ne permettent pas de passer des appels vocaux. Le nombre de ces cartes (1,5 million à la fin du deuxième trimestre 2009) double en rythme annuel depuis plusieurs trimestres.
Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de données) s’élève à 4,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009. La croissance annuelle de ce revenu s’est amoindrie depuis le milieu de l’année 2008 où elle atteignait 6%. Elle se situe sur un rythme annuel supérieur à 2% depuis le début de l’année 2009. Ce ralentissement provient de l’affaiblissement, à partir de la seconde moitié de l’année 2008, de la croissance du revenu provenant des communications téléphoniques. Depuis le début de l’année 2009 ce revenu tend même à se réduire (-2,1% sur un an au deuxième trimestre 2009). En revanche, le revenu des services de transport de données sur les réseaux mobiles (917 millions d’euros au deuxième trimestre 2009) continue de progresser. La croissance de ce revenu, qui est supérieure à 20% depuis la fin de l’année 2007, est de 26,0% au deuxième trimestre 2009. Le revenu des services de transport de données représente d’ores et déjà près de 20% de l’ensemble du revenu des services mobiles et cette contribution se renforce.
L’évolution des usages et l’élargissement des services disponibles sur les réseaux mobiles se poursuivent, grâce notamment à la mise en place par les opérateurs d’offres commerciales orientées « data » et à la diffusion rapide de nouveaux types de terminaux (téléphones à écran tactile, ordinateurs connectables aux réseaux mobiles…) bien adaptés à ces nouveaux usages. Ainsi près de 20 millions de clients, soit un client sur trois, sont à la fin du deuxième trimestre 2009 des utilisateurs actifs des services multimédia mobile (accès à l’internet mobile, envoi de MMS). La progression du nombre d’utilisateurs de l’ensemble des services proposés sur les réseaux mobiles de troisième génération (voix, télévision mobile, transferts de données…) est très rapide (+87,2% en un an). Le nombre de ces utilisateurs s’est accru de 6,6 millions sur la période pour atteindre 14,2 millions à la fin du deuxième trimestre 2009, soit un client des opérateurs mobiles sur quatre.
Le trafic de la téléphonie mobile représente 25,6 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Le volume de ce trafic, auparavant en expansion continue, est en léger repli pour le troisième trimestre consécutif (-1,3% sur un an au deuxième trimestre 2009). Cependant, l’évolution du volume de trafic mobile se fait de façon hétérogène selon la destination des appels. Le trafic « on-net », auparavant croissant, diminue sur un rythme annuel de 4 à 6% depuis trois trimestres (-5,6% sur un an au deuxième trimestre 2009). Avec 13 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009, il représente cependant encore plus de la moitié du volume total émis au départ des mobiles. Le trafic des communications mobiles vers les téléphones fixes est en recul depuis plusieurs années (-4,0% sur un an au deuxième trimestre 2009). Le volume des communications mobiles vers les réseaux mobiles tiers continue d’augmenter de façon relativement soutenue (+8,3% sur un an) de même que le volume des communications mobiles à destination de l’international (+8,7% sur un an). Le nombre de SMS interpersonnels émis au cours d’un trimestre augmente à une cadence extrêmement vive, notamment depuis le quatrième trimestre 2008, à partir duquel on observe un quasi doublement du nombre de SMS en rythme annuel. Ainsi, le nombre de SMS atteint 14,5 milliards au deuxième trimestre 2009 contre 7,7 milliards au deuxième trimestre 2008. Cet essor est largement stimulé par les offres des opérateurs mobiles intégrant des SMS « illimités ». Un client envoi en moyenne 83 SMS par mois au deuxième trimestre 2009, contre 46 SMS au deuxième trimestre 2008.
Les autres composantes du marché Le revenu des services à valeur ajoutée est de 519 millions d’euros au deuxième trimestre 2009 et diminue de 15,7% sur un an. Le revenu des services de type « voix et télématique » (381 millions d’euros au deuxième trimestre 2009) décroît de 17,3% sur un an. Près de neuf appels sur dix émis à destination des services à valeur ajoutée proviennent des postes fixes. Le revenu généré par les services de données des opérateurs mobiles (139 millions d’euros), qui était en progression jusque là, est également en baisse au deuxième trimestre (-10,8% sur un an). Il représente cependant désormais un peu plus du quart de l’ensemble du revenu des services à valeur ajoutée.
Le nombre des appels à destination des services de renseignements diminue constamment depuis plus de deux ans. Cette érosion atteint 15,1% sur un an au deuxième trimestre 2009 au cours duquel 27 millions d’appels ont été émis, soit 4,7 millions d’appels de moins par rapport au deuxième trimestre 2008. Sept appels sur dix à destination des services de renseignements sont émis à partir des téléphones mobiles. Le revenu des services de renseignements s’élève à 40 millions d’euros au deuxième trimestre 2009 et augmente de 3,7% par rapport à celui du deuxième trimestre 2008.
Les ventes et location de terminaux génèrent un revenu total de 712 millions d’euros au deuxième trimestre 2009. La vente de terminaux mobiles représente les trois-quarts de ce revenu avec 531 millions d’euros (+16,2% sur un an).
Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.
| 1. Le marché des communications électroniques |
1.1 Le marché des clients finals 

Le revenu des services de communications électroniques vendus
par les opérateurs sur le marché final (non compris leurs revenus annexes) s’élève
à 10,1 milliards d’euros au second trimestre 2009. Ce revenu est stable (-0,1%)
par rapport à celui du second trimestre 2008.
Le revenu des services fixes (téléphonie fixe et internet)
atteint près de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009 et il diminue de
1,0% sur un an. La composante de ce revenu directement attribuable à la
téléphonie (revenu des abonnements et des communications téléphoniques depuis
les réseaux fixes) représente 2,5 milliards d’euros. Elle s’érode de façon
continue depuis plusieurs années, mais la décroissance du deuxième trimestre
2009 (-6,0% sur un an) est la plus forte de celles mesurées au cours des deux
dernières années. Le revenu attribuable aux services de l’internet (1,5
milliard d’euros) conserve une croissance nettement positive. Toutefois, la
croissance annuelle est plus faible (+8,9%) au deuxième trimestre 2009 que
celle qui était observée depuis le début de l’année 2008 (de +13% à +17% selon
les trimestres).
Le revenu des services mobiles représente 4,7 milliards
d’euros, soit près de la moitié de l’ensemble du revenu des services de
communications électroniques. La croissance annuelle de ce revenu, proche de 6%
au cours du premier semestre de l’année 2008, s’est depuis progressivement
ralentie et, elle se situe au premier semestre 2009 sur un rythme légèrement
supérieur à 2% (+2,4% au deuxième trimestre 2009).
Le volume des services « voix » (sur réseaux
fixe et mobile) s’élève à 52,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009 et
il est en baisse de 1,9% sur un an.
Le volume des communications émises au départ des postes
fixes atteint 26,8 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Ce volume,
en croissance jusqu’à la fin de l’année 2008 grâce à l’apport des volumes de la
téléphonie sur IP, tend à présent à s’éroder (-2,5% sur un an au deuxième
trimestre 2009). L’apport du trafic de la téléphonie IP n’est désormais plus suffisant pour compenser la baisse du trafic de la
téléphonie traditionnelle.
Le trafic de la téléphonie sur les réseaux mobiles est de
25,6 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Corrigé des variations
saisonnières, ce trafic, auparavant en expansion continue, s’est stabilisé
depuis la fin de l’année 2007.
Le nombre de SMS interpersonnels émis continue de croître
de façon extrêmement rapide, 14,6 milliards de messages ont été émis au cours
du deuxième trimestre 2008 soit une progression de 89,4% sur un an.




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Précisions sur le segment « services
fixes »
Le
segment fixe se compose de la téléphonie fixe et des accès à l’internet. La
segmentation pratiquée dans les publications de l’observatoire rattache, par
convention, l’ensemble des revenus des offres multi services à l’internet et ne
rattache aux revenus de la téléphonie fixe que les revenus qui lui sont
directement attribuables. L’indicateur lié aux revenus directement attribuables
aux services de téléphonie fixe couvre le revenu des frais d’accès et
abonnements au service téléphonique (RTC et VoIP lorsqu’elle est facturée indépendamment
du service internet), le revenu des communications depuis les lignes fixes
explicitement facturées (RTC et VoIP facturés en supplément des forfaits
multiplay), le revenu de la publiphonie et des cartes. L’accès à un service de
voix sur IP et les communications en IP, lorsqu’ils sont inclus dans la
facturation du forfait des accès haut débit à l’internet, ne sont donc pas
valorisés dans cet indicateur : ils sont inclus dans l’indicateur « revenu
des accès à haut débit à l’internet» et, à un niveau plus agrégé, dans
l’indicateur « revenu de l’internet ».
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1.2 Le marché intermédiaire : services d’interconnexion et marché de gros1.2.1 Le marché total Le revenu des prestations d’interconnexion échangées entre
opérateurs sur le marché intermédiaire atteint près de 2,2 milliards d’euros au
deuxième trimestre 2009.
Le revenu des prestations échangées entre opérateurs de
réseaux fixes représente 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre 2009 et il diminue
de 2,6% sur un an.Son principal apport est
constitué par le revenu des prestations liées au service téléphonique qui s’élève
à 693 millions d’euros au deuxième trimestre 2009. Ce revenu, qui intègre les
recettes de la vente en gros de l’abonnement téléphonique (VGAST), est en recul de 2,6% sur un an. Le
revenu généré par les prestations de gros d’accès haut débit (dégroupage, «bitstream»…)
est de 424 millions d’euros sur le trimestre.Ce
revenu est également en baisse au deuxième trimestre 2009 (-2,0% sur
un an) en raison notamment de la baisse des tarifs de ces prestations en fin
d’année 2008.
Le revenu généré par les prestations d’interconnexion
entre les opérateurs mobiles atteint 1,0 milliard d’euros au deuxième trimestre
2009, soit une augmentation de 4,1% en rythme annuel.
Le volume total de trafic faisant l’objet de prestations
d’interconnexion entre opérateurs s’élève à 43,5 milliards de minutes au deuxième
trimestre 2009. Le trafic d’interconnexion des opérateurs fixes tend à diminuer
(-5,3% sur un an au deuxième trimestre 2009) en raison notamment de la consolidation
du marché fixe qui entraine ipso facto une réduction du nombre des opérateurs
présents sur le marché intermédiaire et une diminution de leurs échanges.Le volume de minutes d’interconnexion entre les
opérateurs mobiles continue en revanche de progresser (+1,2% sur un an au deuxième
trimestre 2009).


Notes :
- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre
opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements
ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises
disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.
- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas
établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux
indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus
d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre
des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).
- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres
de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes,
notamment sur le champ des opérateurs fixes.
- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le
revenu du dégroupage et des prestations du « bitstream» ou équivalentes au «bitstream».
Le nombre de lignes dégroupées atteint près de 7 millions
à la fin du deuxième trimestre 2009, ce qui représente 20% de l’ensemble des
lignes fixes. Huit lignes dégroupées sur dix font l’objet d’un dégroupage
total. A la fin du trimestre, 5,6 millions de lignes totalement dégroupées sont
comptabilisées et 1,4 million de lignes en dégroupage partiel. Le nombre de
lignes en dégroupage total continu de s’accroître rapidement (+28,9% sur un an
au deuxième trimestre 2009 soit 1,3 million de lignes supplémentaires sur la
période). Le nombre de lignes partiellement dégroupées est en baisse depuis le
milieu de l’année 2006. Celle-ci atteint 13,2% au deuxième trimestre 2009, soit
205 000 lignes de moins.



Le nombre de lignes en « ADSL nu » achetées par
les opérateurs alternatifs à l’opérateur historique s’élève à près de 1,3
million à la fin du deuxième trimestre 2009. Le volume de ces achats est en augmentation
de 11,3% sur un an. Cette offre de gros vient se substituer, dans les zones non
ouvertes au dégroupage, à l’offre de gros de dégroupage total et permet aux
opérateurs alternatifs de proposer à leurs clients des services à haut débit,
et en particulier un service de téléphonie ne nécessitant pas un abonnement
téléphonique auprès de l’opérateur historique. 1.2.2 Interconnexion internationale entrante (1) Le revenu des opérateurs au titre des prestations
d’interconnexion internationale entrante atteint 139 millions d’euros au deuxième
trimestre 2009.
Le volume global du trafic d’interconnexion international
entrant est de 2,8 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009.Le trafic international se terminant sur les
réseaux fixes français, avec 2,2 milliards de minutes, représente près de 80% de
ce volume. Le trafic en provenance de l’étranger et se terminant sur les
réseaux mobiles français, dont la croissance annuelle allait de 10% à 20% tout
au long de l’année 2008, s’est nettement ralenti depuis le début de l’année
2009 (-5,1% au deuxième trimestre après une faible croissance de +1,4% au
premier trimestre).

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles (2)Depuis juin 2007, un règlement de l’Union Européenne
impose aux opérateurs mobiles des tarifs d’itinérance internationale en zone UE
ainsi que des baisses de tarifs pluriannuelles. Ainsi, les prix des
communications à l’étranger (Eurotarif) sont passés le 30 août 2008 de 0,49€ HT
à 0,46€ HT pour les appels émis à l’étranger et de 0,24€ HT à 0,22€ HT pour les
appels reçus à l’étranger. Le revenu et le volume générés par le
« roaming-in » sont en baisse au deuxième trimestre 2009 (respectivement
-9,3% et -4,9% sur un an). Le volume du « roaming-in » suit une
tendance semblable à celle du volume d’interconnexion entrante des opérateurs
mobiles : après une croissance à deux chiffres (entre 10 et 20%), il
diminue sensiblement au début de l’année 2009.

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un
opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients
des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre
opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en
particulier pas à un tarif facturé au client. [1] Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) [2] Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1) | 2. Les différents segments de marché |
2.1 Les services sur réseaux fixes : segmentation par débitLa contribution des services à haut débit (téléphonie
fixe sur large bande et accès à haut débit à l’internet) dans le revenu des
services fixes est de plus en plus importante. Le revenu de ces services à haut
débit s’est accru de 15,0% en rythme annuel au deuxième trimestre 2009 et
représente désormais 43,2% de l’ensemble du revenu des services fixes, contre 37,2%
un an auparavant. Le revenu des services bas débit sur réseaux fixes (téléphonie
sur le RTC, accès à bas débit à l’internet) est, sur la même période, en repli de
10,6%. Le revenu des autres services liés à l’accès à l’internet (recettes de
publicité, de commerce en ligne et d’hébergement de site) progresse légèrement
(+1,0% sur un an) tandis que celui de l’activité « publiphonie et
cartes » diminue de façon rapide (-27,9% sur un an).


2.2 La téléphonie fixe2.2.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes Le nombre d’abonnements à un service téléphonique sur les
lignes fixes est de 40,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2009. Ce
nombre continu de s’accroître (+1,7% sur un an) grâce à l’extension rapide des
souscriptions à un service de téléphonie sur large bande (VLB).
Le nombre d’abonnements à un service de téléphonie sur
large bande (abonnements IP DSL ou sur le câble) atteint 15,6 millions à la fin
du deuxième trimestre 2009, soit 38,0% de l’ensemble des abonnements à un
service de téléphonie fixe. En un an, le nombre de ces abonnements augmente de 2,7
millions (+21,3%).
Parallèlement, le nombre d’abonnements sur des accès bas
débit (sur lignes analogiques ou numériques et sur le câble) diminue sur un
rythme annuel de 7 à 9% depuis le début de l’année 2007. Il est de 25,3
millions à la fin du deuxième trimestre 2009 soit 2,0 millions de moins qu’un
an auparavant.
Un nombre croissant des abonnements à un service
téléphonique sur le RTC est désormais, grâce à l’offre de vente en gros de l’abonnement
téléphonique (VGA) de l’opérateur historique, facturé directement par les
opérateurs alternatifs à leurs clients. Ce nombre atteint 901 000 à la fin
du deuxième trimestre 2009, soit 3,6% de l’ensemble des abonnements
téléphoniques sur le RTC.

Note :
-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl sans
abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont
les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix
(ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). C’est le cas
des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et
des offres de types « ADSL nu ».
-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl avec
abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont
les fréquences basses sont également utilisées comme support à un service de
voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage
partiel et du «bitstream» hors « ADSL nu ».
Une partie, encore majoritaire mais qui se réduit constamment,
des lignes téléphoniques héberge uniquement un abonnement à la téléphonie
« classique » sur le RTC (56% des lignes téléphoniques à la fin du deuxième
trimestre 2009 contre 63% un an auparavant). De plus en plus de lignes supportent
désormais, en remplacement ou en complément du service téléphonique
« classique », un service de téléphonie sur IP. Ces offres de voix
sur IP sont élaborées par les opérateurs :
- sur des lignes en dégroupage total ou en « ADSL
nu ». Le client n’a alors plus qu’un abonnement à un service de voix sur
IP et ne dispose plus d’un abonnement téléphonique « classique » sur
le RTC. La proportion de ces lignes, en augmentation régulière, atteint 28% de
l’ensemble des lignes fixes à la fin du deuxième trimestre 2009 contre 21% un
an auparavant.
- sur des lignes en dégroupage partiel ou à partir des
offres de gros de « bitstream » (hors « ADSL nu »). Dans ce
cas, l’abonnement à un service de voix sur IP vient en complément de l’abonnement
téléphonique RTC, lequel est conservé par l’utilisateur. La proportion de
lignes en service supportant deux abonnements au service téléphonique varie
relativement peu depuis deux ans (16% au deuxième trimestre 2009).

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Précisions relatives aux indicateurs du service
téléphonique sur IP
Sur la
terminologie employée :
Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente
publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL
principalement, mais aussi IP sur câble).
L’ARCEP a désigné par «voix sur large bande» les services de
téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau
d’accès à l’internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité
est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par «voix sur internet»
les services de communications vocales utilisant le réseau public d’accès à l’internet
et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les
fournit.
Les
communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans
l’Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces
indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP
uniquement sur le cœur de réseau.
Par
ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant
des services de voix sur l’internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas
dans le champ de l’enquête.
Sur le
revenu pris en compte :
L’Observatoire
distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des
autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des
communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché
final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en
supplément d’un forfait multi-play).
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Le nombre de numéros de téléphonie fixe ayant fait
l’objet d’une conservation du numéro au cours du deuxième trimestre 2009 est de
687 000.

Les offres de téléphonie basées sur la sélection du
transporteur, fortement concurrencées par les offres de téléphonie sur IP, sont
en décroissance depuis le début de l’année 2006. Ces offres concernent 3,1
millions de clients à la fin du deuxième trimestre 2009, soit 0,8 million de
moins qu’il y a un an.
Le nombre d’abonnements à la présélection (2,7 millions à
la fin du deuxième trimestre 2009) continue de diminuer mais de façon moins
rapide depuis le début de l’année 2009. La baisse est de 14,1% sur un an au
deuxième trimestre 2009, contre un rythme annuel d’environ -30% tout au long de
l’année 2008.Le nombre d’abonnements à des
offres de sélection appel par appel est de 370 000 à la fin du deuxième
trimestre 2009. Ce type d’offre connaît un repli très prononcé (supérieur à 50%
sur un an) au cours des deux premiers trimestres de l’année 2009.


Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en
compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte
que les abonnements en service, net des résiliations. Les parcs de sélection
appel par appel et de présélection n’incluent pas les abonnements issus de la
VGA.
Le revenu provenant de l’accès et des abonnements s’élève
à près de 1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre 2009, ce qui représente près
de 60% de l’ensemble du revenu des services de téléphonie fixe. Ce revenu, croissant
jusqu’au milieu de l’année 2008, tend depuis lors à se contracter (-0,4% sur un
an au deuxième trimestre 2009) en raison de la diminution rapide du nombre d’abonnements
téléphoniques « classiques » sur le RTC (en baisse de 2 millions sur
un an au deuxième trimestre 2009). Si de nombreux abonnements RTC résiliés sont
remplacés par des abonnements à un service de voix sur IP, l’apport du revenu
de ces nouveaux abonnements (224 millions d’euros au deuxième trimestre 2009)
ne suffit pas à maintenir le niveau du revenu de l’accès.

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus
de l’accès au service téléphonique RTC, les revenus des abonnements pour
l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services
supplémentaires (présentation du numéro,…). 2.2.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)Le revenu directement attribuable aux communications
téléphoniques depuis les lignes fixes se situe depuis le début de l’année 2009 autour
du seuil d’un milliard d’euros (970 millions d’euros au deuxième trimestre
2009).Ce revenu se réduit de façon continue
depuis plusieurs années (-12,3% sur un an au deuxième trimestre 2009) en raison
de la baisse du revenu issu des communications émises sur le RTC. Le rythme
annuel de cette baisse s’est accéléré depuis un an, et atteint -16,4% au
deuxième trimestre 2009. La hausse progressive du revenu issu des
communications facturées au départ des accès IP (+15,1% sur un an au deuxième
trimestre 2009) permet toutefois de contenir en partie cette tendance. Le
revenu facturé des communications IP atteint 167 millions d’euros au deuxième
trimestre, ce qui représente 17% de l’ensemble du revenu des communications
depuis les lignes fixes. Cependant, la plupart des communications IP, incluses
dans un forfait d’accès en haut débit à l’internet, ne sont pas prises en compte
dans ce revenu.

Note : le revenu des communications au départ des accès en
IP ne couvre que les sommes facturées par les opérateurs pour des
communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne
comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service
téléphonique sur large bande.
Le trafic au départ des lignes fixes (trafic RTC et IP) s’élève
à 26,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009.
La croissance annuelle de ce volume, qui était relativement soutenue au
début de l’année 2008 (+6%), s’est nettement ralentie durant le second
semestre. Depuis le début de l’année 2009, le volume de trafic diminue
d’environ 2% en rythme annuel (-2,2% au deuxième trimestre 2009).
Le volume de communications émises en IP s’accroît en un
an de 1,2 milliard de minutes au deuxième trimestre 2009 tandis que, dans le
même temps, le volume de communications émises sur le RTC diminue de 1,8
milliard de minutes.
Le volume des communications fixes nationales représente plus
de 80% du volume total des communications au départ des lignes fixes. Le volume
de trafic des communications nationales (21,4 milliards de minutes) diminue de 2,8%
sur un an au deuxième trimestre 2009 malgré l’apport du trafic des
communications émises en IP. Le volume du trafic à destination de
l’international continue d’augmenter (+7,4% sur un an au deuxième trimestre 2009)
grâce notamment à une importante contribution des minutes des communications
internationales émises en IP. Le trafic à destination des mobiles, qui
bénéficie d’un apport de minutes de téléphonie IP nettement inférieur à celui des
communications fixes nationales et internationales, s’infléchit (-4,0% sur un
an au deuxième trimestre 2009).

Note : Le volume des
communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final.
En revanche, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en
supplément d’un forfait multi-play).
a) Les communications par le RTC


Les volumes et les revenus des communications émises sur
le réseau téléphonique commuté (RTC) tendent à décroître depuis plusieurs
années en raison du développement rapide des services de téléphonie sur large
bande.Le revenu produit par l’ensemble des
communications sur le RTC (803 millions d’euros au deuxième trimestre 2009)
diminue de 16,4% au deuxième trimestre 2009. Le revenu généré par les
différents types de communications (nationale, internationale, à destination
d’un mobile) se réduit dans des proportions équivalentes. Le volume des communications
du RTC (13,6 milliards de minutes) est en recul de 11,5% au deuxième trimestre
2009 par rapport au deuxième trimestre 2008, soit 1,8 milliards de minutes en
moins sur la période. La baisse du volume de trafic affecte surtout les
communications nationales (+13,2%) et, dans une moindre mesure, les
communications vers les mobiles (-7,1%). Le trafic à destination de
l’international augmente de 3,0%.
b) Les communications en IP depuis les lignes fixes

Le volume des communications émises au départ des accès
IP s’élève à 12,8 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009. Le trafic
émis en IP continue de croître (+10,0% en un an au deuxième trimestre 2009) et il
représente à présent pratiquement la moitié (48,4%) du volume total des minutes
au départ des postes fixes. Cependant, le rythme de croissance du volume de
trafic IP tend à se ralentir. L’accroissement annuel de ce volume est de 1,2
milliards de minutes au deuxième trimestre 2009 alors qu’il atteignait près de 4
milliards de minutes au deuxième trimestre 2008.
Grace aux offres de téléphonie dites
« illimitées » pour les appels à destination des postes fixes
nationaux et internationaux dans les forfaits de type « multiplay »,
le développement de la téléphonie sur IP est nettement plus prononcé pour ces
types de communications.Ainsi, la moitié des
minutes des communications nationales vers les postes fixes (50%) et deux tiers
(66%) des minutes des communications internationales sont émises en IP. La
proportion des minutes des communications fixes vers mobiles émises en IP est plus
modeste (20%).


Notes :
- le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte
les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des
cartes prépayées.
- les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier
« séries chronologiques » sur le site de l’Autorité
En données corrigées des variations saisonnières, le
volume de trafic au départ des postes fixes se maintient, depuis la fin de
l’année 2007, sur un niveau global d’environ 27 milliards de minutes, soit un
milliard de plus qu’au cours des trois années précédentes. Ce volume se situe
toutefois, depuis le début de l’année 2009, à un niveau légèrement inférieur à
cette tendance (26,7 milliards de minutes au premier trimestre et 26,8 milliards
de minutes au deuxième trimestre en données CVS).] 2.2.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

Le nombre de publiphones en service est de 147 433 à la
fin du deuxième trimestre 2009. Ce nombre diminue sur un rythme annuel d’environ
5 à 6% depuis plusieurs années. Le net recul de l’usage de la publiphonie se
traduit par une baisse à la fois du revenu et du volume de communications (respectivement
-21,6% de et -24,1% sur un an au deuxième trimestre 2009). 2.3 Accès à l’internet sur réseau fixeLe nombre total d’abonnements à un accès à l’internet
s’élève à 19,4 millions à la fin du deuxième trimestre 2009, dont 18,7 millions
d’accès à haut débit (ADSL, câble et autres technologies). La croissance du
nombre d’accès à haut débit à l’internet s’était sensiblement ralentie entre la
mi-2006, période de très forte croissance (+3 millions en rythme annuel), et la
mi-2008 (+2,5 millions). Ce ralentissement est moins vif au cours des trois
derniers trimestres où l’accroissement se stabilise à un niveau encore élevé de
2 millions en rythme annuel.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison
d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa
comptabilisation sur le marché de détail. Le rapprochement des données
relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.


Le revenu de l’ensemble des accès à l’internet est de 1,5
milliard d’euros au deuxième trimestre 2009 et augmente de 8,9% sur un an. Les
accès à haut débit, avec 1,3 milliard d’euros représentent désormais plus de
90% de ce revenu. Le rythme annuel de
croissance du revenu du haut débit reste soutenu avec 10,9% au deuxième
trimestre 2009, même s’il s’est infléchi depuis le troisième trimestre 2008 (où
la croissance annuelle atteignait 20%).
Le revenu des accès à bas débit est dorénavant très
marginal (18 millions d’euros au deuxième trimestre 2009 soit environ 1% des
revenus internet). Les revenus annexes des fournisseurs d’accès à l’internet
(revenus de l’hébergement de sites, de la publicité en ligne…) sont de 116
millions d’euros.
La facture moyenne mensuelle d’un abonnement à l’internet
à haut débit est de 23,9 euros HT au deuxième trimestre 2009. Ce montant a peu
évolué depuis plus de deux ans.

Note : La rubrique « autres services internet »
correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les
revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de
terminaux sont intégrées à la rubrique « vente et location de terminaux
des opérateurs fixes et des fournisseurs d’accès à l’internet ».


2.4 L’accès à l'internet et à la télévision par ADSL Le nombre d’abonnements à un service d’accès à l’internet
par ADSL atteint 17,6 millions à la fin du deuxième trimestre 2009. En un an, ce
nombre s’est accru de 1,7 million. Une grande partie de ces abonnés (7,7
millions à la fin du deuxième trimestre 2009 soit 44% des abonnements ADSL) a également
la possibilité d’accéder via le DSL à un service de télévision. Leur nombre s’est
accru de 2,5 millions en un an soit une progression de 48,5%.


Note : Cet indicateur couvre les abonnements «éligibles» à
un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité
d’activer ce service et ce quel que soit le nombre de chaînes accessibles et
quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements
souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type «multiplay» qui
intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (accès à
l’internet, service de téléphonie). 2.5 La téléphonie mobile 2.5.1 Abonnements
L’ARCEP publie également une segmentation géographique de ces
abonnements ainsi qu’une ventilation par type de clientèle dans son
observatoire avancé du marché mobile (Suivi des Indicateurs Mobiles)
Le nombre de clients des services de téléphonie mobile
(nombre de cartes SIM en service) s’élève à 59,2 millions à la fin du deuxième
trimestre 2009. Il s’est accru de 3,1 millions en un an au deuxième trimestre
2009 soit une croissance annuelle de 5,6%. Cette croissance est au dessus de
celle (inférieure à 5%) relevée sur les deux derniers trimestres.
Les formules d’abonnements forfaitaires «post payées» sont
nettement majoritaires (68,5% des utilisateurs à la fin du deuxième trimestre
2009). Leur rythme annuel de progression est régulier et il est supérieur à 8%
depuis le milieu de l’année 2007 (8,1% au deuxième trimestre 2009).
Le nombre de «cartes prépayées», après deux trimestres de
recul, progresse légèrement (+0,5% sur un an au deuxième trimestre 2009). La
proportion de cartes prépayées effectivement activées continue cependant de diminuer.
Le taux d’activité des cartes prépayées est ainsi passé de 95% à la mi-2007 à 89%
à la mi-2009.


Notes :
- Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients
(abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un
service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS
ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la
technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.
- Le parc actif 3G est défini comme le nombre de clients ayant
accédé au cours des trois derniers mois (en émission ou en réception) à un
service mobile (voix, visiophonie, Tv mobile, transfert de données…) utilisant
la technologie d’accès radio 3G.
- Le nombre de cartes SIM Internet exclusives est défini comme le
nombre de cartes SIM vendues par les opérateurs mobiles (sous forme
d’abonnement, forfait ou de cartes prépayées) et destinées à un usage Internet exclusif
(cartes PCMCIA, clés Internet 3G / 3G+). Ces cartes ne permettent pas de passer
des appels vocaux.
Un client des opérateurs mobiles sur trois, soit 20,2 millions
à la fin du premier trimestre 2009, est un utilisateur actif des services
multimédia (accès à des services sur l’internet mobile, envoi de MMS,…).
Le nombre d’utilisateurs des services disponibles sur les
réseaux mobiles de troisième génération (3G) atteint 14,2 millions au deuxième
trimestre 2009, soit un client des opérateurs mobiles sur quatre. La
progression de l’usage des services 3G est très rapide, en un an le nombre
d’utilisateurs s’est accru de 6,6 millions (+87,2%).
Une partie des cartes SIM commercialisées ne permettent
pas de passer des appels vocaux mais sont utilisées exclusivement pour une
connexion à l’internet en situation de mobilité (via une carte PCMCIA, une clé internet
3G ou 3G+ …). Le nombre de ces cartes double en rythme annuel depuis plusieurs
trimestres. Il est de 1,5 million à la fin du deuxième trimestre 2009.
Cette expansion des nouveaux usages des réseaux mobiles
est favorisée notamment par la présence sur le marché d’offres orientées
« data » (offres « illimités » à l’Internet mobile) et de terminaux
spécialement adaptés à cet usage (téléphones mobiles « tactiles » et
ordinateurs connectables aux réseaux mobiles).



Note : Le nombre de numéros portés est défini comme le
nombre de portages effectifs (numéros activés chez l'opérateur receveur)
réalisés au cours du trimestre correspondant. Champ : Métropole et DOM.
Le nombre de numéros mobiles portés d’un opérateur à un
autre est de 383 000 au deuxième trimestre 2009, soit 82 000 numéros de
plus qu’un an auparavant.

2.5.2 Revenus et volumes sur le marché de détailLe revenu des services mobiles (téléphonie et transport
de donnée) s’élève à 4,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2009. La
croissance annuelle de ce revenu, qui atteignait près de 6% au début de l’année
2008, s’est progressivement ralentie depuis. Elle reste toutefois supérieure à 2%
depuis le début de l’année 2009 (2,4% au deuxième trimestre).
La part du revenu provenant des communications
téléphoniques mobiles se contracte pour le troisième trimestre consécutif (-2,1%
sur un an au deuxième trimestre 2009).En
revanche, la progression de la partie du revenu issu des services de transport
de données sur réseaux mobiles reste forte. Elle est, en rythme annuel,
supérieure à 20% depuis la fin de l’année 2007 et de 26,0% sur un an au
deuxième trimestre 2009. Ce type de revenu, qui atteint 917 millions d’euros au
deuxième trimestre 2009, représente d’ores et déjà près de 20% de l’ensemble
des revenus des opérateurs mobiles.

Note :
- il s’agit des revenus sur le marché de détail. Les revenus du
marché entre opérateurs (interconnexion, vente en gros) en sont exclus. En sont
exclus également les revenus de détail des services à valeur ajoutée.
Le volume de trafic au départ des mobiles est, en données
brutes, en léger repli pour le troisième trimestre consécutif (-1,3% sur un an pour
25,6 milliards de minutes au deuxième trimestre 2009). Cependant, en données corrigées
des variations saisonnières, ce volume est stabilisé sur un niveau d’environ
25,5 milliards de minutes depuis la fin de l’année 2007.
L’évolution des volumes de trafic au départ des réseaux
mobiles est très contrastée suivant la destination des appels :
- le volume des communications mobiles à destination du
réseau fixe national (4,5 milliards de minutes), décline depuis plusieurs
années. Il baisse de 4,0% au deuxième trimestre 2009 ;
- le volume des communications échangées entre les
mobiles d’un même réseau (trafic « on-net ») représente 13,0
milliards de minutes au deuxième trimestre 2009, soit un peu plus de la moitié
du trafic émis au départ des mobiles. Ce volume, après avoir connu un
ralentissement progressif de sa croissance tout au long des années 2007 et
2008, décroît depuis trois trimestres, sur un rythme annuel de 4 à 6% (-5,2%
au deuxième trimestre 2009) ;
- le volume des communications mobiles vers les réseaux
mobiles tiers (7,4 milliards de minutes) augmente de façon régulière. Ce
volume, qui représentait un quart du volume total de trafic au départ des
mobiles à la mi-2007, en représente presque 29% à la mi-2009. Le taux annuel de croissance est de 8,3% au deuxième trimestre 2009.
- le volume des communications mobiles à destination de
l’international s’accroît également de façon continue (+8,7% sur un an au deuxième
trimestre 2009), tandis que le trafic en itinérance des clients des opérateurs
français à l’étranger (« roaming-out ») diminue de 10,1% sur la même
période.


(les séries de
valeurs CVS sont consultables dans le fichier « séries
chronologiques » sur le site de l’Autorité)

Le nombre de messages interpersonnels (SMS et MMS) envoyés
au cours d’un trimestre par les clients des opérateurs mobiles continue
d’augmenter sur un rythme annuel extrêmement vif. Cet essor est largement
favorisé par les offres d’abondance de type « SMS illimités »
proposées par les opérateurs mobiles depuis la fin de l’année 2007. Les
messages « texte » (SMS) représentent la quasi totalité de ces
messages. Le nombre de SMS atteint 14,5 milliards au deuxième trimestre 2009,
soit près de sept milliards de messages de plus qu’au cours du deuxième
trimestre 2008.
En moyenne, un client a envoyé par mois 83 SMS au deuxième
trimestre 2009 contre 46 SMS au deuxième trimestre 2008. Les abonnés disposant
d’une formule forfaitaire ont une utilisation de la messagerie deux fois plus forte
que les clients disposant d’une formule prépayée (respectivement 99 et 48 SMS envoyés
en moyenne par mois).


2.6 Revenus et trafics voix des opérateurs mobiles en métropoleLes indicateurs de revenu récurent total et de trafic voix récurrent total étaient jusqu’au deuxième trimestre 2008 publiés dans par le Suivi des Indicateurs Mobiles (SIM) avec un trimestre de décalage par rapport aux autre indicateurs de cette publication. Pour des raisons de cohérence entre les publications d’indicateurs portant sur un même trimestre, revenu et trafic récurrent figurent désormais dans la présente publication avec le trimestre en cours.
Par ailleurs, des indicateurs de revenu total et de trafic total pour le marché de détail résidentiel, sont désormais publiés sur des périmètres géographiques et de services équivalents à ceux des indicateurs de revenu et de trafic récurrents (indicateurs portant sur la métropole et incluant les SVA). |
2.6.1 Marché de détail résidentiel en métropole (services mobiles et SVA des opérateurs mobiles)
Note : cet indicateur comprend, pour le marché résidentiel
seulement :
- le revenu des services mobiles (téléphonie et données). Il
s’agit de la partie « résidentiel » du revenu du marché de détail
figurant à la rubrique 2.5.2.
- le revenu des services à valeur ajoutée (y compris les
renseignements). Il s’agit de la partie « résidentiel » du revenu du
marché de détail figurant aux rubriques 2.7.1 et 2.7.2.

Note : cet indicateur comprend, pour le marché résidentiel
seulement :
- le trafic des services de téléphonie mobile. Il s’agit de la partie
« résidentiel » du trafic du marché de détail figurant à la rubrique 2.5.2.
- le trafic des services à valeur ajoutée (y compris les
renseignements). Il s’agit de la partie « résidentiel » du trafic du
marché de détail figurant aux rubriques 2.7.1 et 2.7.2. 2.6.2 Revenu total et trafic voix récurrents des opérateurs de réseaux mobiles (métropole)
Note : le revenu récurrent d’un opérateur de réseau mobile
couvre l’ensemble des revenus générés par les clients de l’opérateur sur le
marché de détail et sur le marché de gros, et qui ne seront pas reversés à des
tiers. Il inclut les revenus :
- de l’accès des clients aux services mobiles sur le marché de
détail ou sur le marché de gros ;
- du trafic sortant sur le marché de détail (y compris le roaming
out) et sur le marché de gros de l’accès et du départ d’appel mobile par les
MVNO hébergés ;
- du trafic entrant au titre de la terminaison d’appel (y compris
pour les appels vers les MVNO hébergés par l’opérateur de réseau).
Les éventuelles promotions et remises accordées aux clients sont
déduites du revenu récurrent. En revanche les impayés ne sont pas déduits
(conformément à la norme IFRS).
Sont exclus du périmètre : les frais de connexion, les ventes de
terminaux et le roaming in. Le revenu récurrent exclut les reversements aux
tiers, liés notamment aux services à valeur ajoutée (numéros spéciaux, SMS +,
etc.) ou aux services de renseignements.
Le revenu récurrent total des opérateurs de réseaux est la
somme des revenus récurrents des différents opérateurs. Il cumule donc les
revenus perçus auprès des clients finals (résidentiels et entreprises) et la
somme des revenus intermédiaires échangés entre opérateurs sur le marché de gros
au titre de la terminaison d’appel.
Le revenu récurrent total des opérateurs de réseaux ne couvre pas
les revenus perçus par les MVNO auprès de leurs clients.

Note : le trafic (en mode circuit) récurrent d’un opérateur
de réseau mobile couvre l’ensemble du trafic voix, sortant ou entrant, généré
par, ou à destination, des clients de l’opérateur et des ses MVNO. Le trafic
récurrent ne prend pas en compte le roaming in. Il comprend :
- les appels sortants vers les téléphones fixes ;
- les appels vers les mobiles tiers ;
- les appels vers les mobiles du même réseau, sont inclus notamment
les appels de consultation de messagerie vocale, y compris vers les opérateurs
mobiles virtuels ;
- les appels entrants des réseaux de téléphonie fixe et mobile, y
compris le trafic à destination des MVNO hébergés ;
- le roaming out.
Le trafic récurrent total est la somme des trafics
récurrents des différents opérateurs de réseaux. Le trafic voix récurrent total
comporte donc des doubles comptes, les minutes sortantes vers les mobiles tiers
d’un opérateur sont aussi décomptées par les autres opérateurs comme des
minutes entrantes. En revanche, les minutes sortantes vers les mobiles du même
réseau, ou vers les téléphones fixes, ne sont décomptées qu’une fois. 2.7 Les autres composantes du marché 2.7.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements) Le revenu des services à valeur ajoutée s’élève à 519
millions d’euros au deuxième trimestre 2009. Par rapport au premier trimestre
2008, ce revenu de ces services est en baisse de 15,7%.Le revenu des services « voix et télématique » recule de 17,3%
tandis que celui provenant des services de données est en repli de 10,8% au deuxième
trimestre 2009. Le revenu des services de données (139 millions d’euros au
deuxième trimestre 2009) diminue pour la première fois par rapport à l’année
précédente, il représente près de 27% de l’ensemble du revenu des services à
valeur ajoutée.
Les services « voix et télématique » ont généré
au cours du trimestre un volume de 2,7 milliards de minutes de trafic pour 1,1
milliard d’appels. Près de neuf sur dix de ces appels proviennent des postes
fixes. Le volume d’appels à destination de ces services diminue de 14,4% au
deuxième trimestre 2009. La diminution est particulièrement nette pour les
appels au départ des clients des opérateurs mobiles (-20,4%).Le nombre de messages surtaxés (SMS+, MMS+) émis
au deuxième trimestre 2009 est de 179 millions (+3,7% sur un an)

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les
opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux
sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type «donnée » incluent
par exemple : services kiosque «Gallery», services d’alerte, de «chat»,
services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de
sonneries, etc…



2.7.2 Les services de renseignementsLe revenu des services de renseignements téléphoniques s’élève
à 40 millions d’euros au deuxième trimestre 2009 et progresse de 3,7% par
rapport à celui du deuxième trimestre 2008.
Le nombre des appels vers les services de renseignements (27
millions d’appels) ainsi que le volume des minutes qu’ils génèrent (58 millions
de minute) sont en recul d’environ 15% sur un an au deuxième trimestre 2009. Sept
appels sur dix à destination des services de renseignements sont émis à partir des
téléphones mobiles.


Note : Sont considérés comme services de
renseignements : les numéros de type 118xyz en service depuis novembre
2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type
annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212). 2.7.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)Le revenu des liaisons louées sur le marché final s’élève
à 387 millions d’euros au deuxième trimestre 2009 et s’accroît de 3,8% sur un
an. Plus de la moitié de ce revenu (soit 211 millions d’euros) provient des
ventes de liaisons louées réalisées par les opérateurs auprès d’autres
opérateurs.
Le revenu du transport de données est de 469 millions
d’euros au deuxième trimestre 2009 et il progresse, sur un rythme modéré,
depuis le début de l’année 2008 (+0,5% au deuxième trimestre 2009).

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des
doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur
à opérateur. 2.7.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels .
2.7.5 Les terminaux et équipements Le revenu de la vente et location de terminaux atteint 712
millions d’euros au deuxième trimestre 2009. Sur un an, ce revenu augmente de 11,8%.
Les ventes de terminaux mobiles, avec 531 millions d’euros, représentent les
trois-quarts de ce revenu.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut les
commissions aux distributeurs. 2.8 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle
La facture
mensuelle moyenne par ligne
fixe est calculée en
divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de
l’accès et des communications téléphoniques et des accès à l’internet) pour le
trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N
rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE « LIGNE » EN PAGE 38)
La facture mensuelle
moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la
téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu
des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients
du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus
de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur
traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).


Le volume
de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le
volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de
lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.
Le volume de trafic mensuel moyen par
client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la
téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du
parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.


Le nombre de SMS interpersonnels
moyen émis par client, est calculé en divisant le nombre de SMS
sortants interpersonnels du trimestre N par une estimation du parc moyen de
clients du trimestre N rapporté au mois. Ce nombre n’inclut pas les SMS
surtaxés (votes lors d’émissions Tv par exemple). Ces derniers représentent en
moyenne un usage de 1 SMS par mois et par client.


La facture
mensuelle moyenne par
abonnement RTCest
calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les
lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N
par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.
La facture mensuelle
moyenne par abonnement à un service
de téléphonie sur accès IPest calculée en divisant le seul revenu
des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay)
sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre
N rapporté au mois.
La facture mensuelle
moyenne par abonnement à un accès à bas
débit à l’internet (respectivement haut débit) est calculée en
divisant le revenu des accès à bas débit (respectivement haut débit) à l’internet
du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N
rapporté au mois.



Le volume
de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en
divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par
une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement
IP) du trimestre N rapporté au mois.
Le
volume de trafic mensuel moyen par abonnement à un accès en bas débit à l’internet est
calculé en divisant le volume de trafic à un accès en bas débit à l’internet bas
débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à un accès
en bas débit à l’internet du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total
de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du
trimestre N-1) / 2]
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Réseaux fixes : précisions
relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen
Avec le développement de la voix
sur large bande comme « seconde ligne », le revenu moyen par
abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent de deux abonnements
au service téléphonique généralement sur IP. Dès lors le trafic moyen et la
facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi
plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne
des clients, la notion de « ligne » est introduite.
Jusqu’en 2004, les termes « ligne » et
« abonnement » étaient employés indifféremment pour désigner le
nombre de souscriptions au service téléphonique.
Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement
correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes
numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au
service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les
accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de
l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit
d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire.
Cette convention est conservée.
Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les
opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès
analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter
les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de
« lignes » comme :
- pour les accès numériques : le nombre
d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à
30 pour les accès primaires ;
- pour les accès analogique :
- les abonnements RTC ;
- les abonnements sur ligne xDSL sans abonnement RTC ;
- pour les abonnements au service téléphonique
par le câble, l’abonnement.
En ce qui concerne les revenus, le
nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la
possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines
destinations à l’international sans facturation supplémentaire. Dès lors la
facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de
communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à l’internet
et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.
La facture moyenne par ligne reflète ce que le client
paye par mois pour les services de téléphonie et l’accès à l’internet. Les
revenus pris en compte sont :
- les revenus de l’accès des abonnements
et des services supplémentaires ;
- les revenus des communications
au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en
supplément du forfait multiplay ;
- les revenus des accès en haut et
bas débit à l’internet.
Ne sont pas comptabilisés :
- les revenus de la publiphonie
et des cartes ;
- les revenus des autres
services liés à l’accès à l’internet, qui correspondent aux revenus des FAI
pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce
en ligne ;
- les revenus des services à
valeur ajoutés et services de renseignements.

Réseaux mobiles : Facture
moyenne par client et ARPU, quelles sont les différences ?
L’Observatoire
publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la
téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux
sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et
les communications (voix et données). Les revenus correspondant à
l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte.
Ces indicateurs
sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average
Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs
pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux.
Pour les opérateurs
mobiles, la notion d’ARPU comprend ici (voir définition détaillée §2.6) :
les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur
ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Cette définition est
ici harmonisée et s’applique de la même façon à tous les opérateurs.
Des indicateurs
d’ARPU sont publiés par ailleurs par les opérateurs eux-mêmes, selon des
périmètres qui peuvent être différents d’un opérateur à l’autre (selon les
opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming).
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Note : le revenu mensuel moyen récurrent par
client actif est égal au revenu récurrent du trimestre considéré divisé par
3, rapporté au parc de clients actifs moyen ((Parc de clients actifs de la fin
du trimestre précédent + Parc de clients actifs de la fin du trimestre
considéré)/2).

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